‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 171 sur 1225 · AUD · texte numérisé non relu

AUD

auditeur, trie© n. fiat, auditor, trix). Personne c|ui écoute un discours, une lecture, etc. : des auditeurs atlentifs^ distraits. Auditeur de rote, v. HOTE Auditeur au Châtelet, autre!', magistrat attaché au Châtelet de Paris et chargé de juger les procès minimes. Auditeur à la Cour des comptes, au conseil d'Etat, fonctionnaire qui fait une sorte de noviciat avant d’être promu au grade de conseiller référendaire, de maître des requêtes, etc. Adjectiv. ; conseiller auditeur.

auditif, iV6 adj. (du lat. audire, supin auditwni, entendre). Qui concerne l’ouïe, l'oreille : nerf auditif.

audition [di-si-on] n. f. {lat. auditin). Action d'écouter, d’entendre; l'audition des témoins. Séance d'es.sai qu’un directeur de théâtre donne à un artiste, etc., avant de l’engager. Audition colorée, phénomène que présentent certains névropathes et qui fait qu'ils associent la sensation d'une couleur à celle d’un son.

auditionner [sCo-né] v. n. Donner une audition. fSe dit spécialement d'un acteur qui fait apprécier son talent : être admis à auditionner à VOpéra.)

auditoire n. m. fde auditeur). Réunion de ceux qui écoutent une personne parlant en public. Dans les tribunaux, endroit où se font les plaidoiries, auditorat [ra] ou auditoriat [ri-a] n. m. Grade ou fonction d'auditeur.

Audœnnien, enne [ni-in, è-ne\ habitant ou originaire de Saint-Ouen : les Audœnniens. Adjectiv. : commerce audœnnien.

Audomarois, oise [roi, oi-ze], habitant ou originaire de Saint-Omer ; ^es Audomarois. Adjectiv. : produits audomarois.

Audouin (Pierre), habile graveur français, né et m. à Paris (1768- 1822). Il interpréta les chefs-d’œuvre de Raphaël, du Corrège, du Caravage.

Audouin (Jean-'Victor). naturaliste français, né à Paris, m. à Saint- Mandé (1797-18U^ membre de l’Académie des sciences. Il fut un des créateurs de l’entomologie en France.

Audo vèr e,

première femme de Chilpéric, qui la ré- G. Acdian.

pudia à l’instigation

de Frédéçonde; celle-ci la fit étx’angler, ainsi que ses trois fils.

Audran, nom de plusieurs graveurs français. Le plus célèbre est Gérard, né à Lyon, m. à Paris (1640-1703), qui a gravé les œuvres de Lebrun, Mignard, Poussin et Le Sueur.

Audran ( Edmond), compositeur français, né à Lyon, m. à Thierceviîle (Eure) [1842-19011 ; l’auteur d’un grand nombre d’opérettes à la musique alerte, spirituelle et soignée: l'Ours elle Pacha, le Petit Poucet, le Grand Alogol, Gillette de Narbonne, la Mascotte, Miss Helyett , etc.

A U d r e s s e 1 1 e s ^d. Audran.

[dre-sè-le], comm. du Pas-

de-Calais, arr. et à 12 kil. de Boulogne ; 500 h. Bains de mer (plage de sable).

Audruicq, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 24 kil. de Saint-Omer; 3.030 h. Ch. de f. N. — Le cant. a 13 comm, et 17.430 h.

Audry de Puyravault, industriel et homme politique français, né à Piiyravault (1783-1852) ; il joua un rôle considérable sous la révolution de juillet 1830.

Audubon (John James), ornithologiste américain d'origine française, né dans la Louisiane, m. à New York (1780-1851) ; 'auteur des Oiseaux et des Quadrupk'les d' Amériiiue.

Audun-le-Roman, ch.-l. de c. (Meurthe-et- Moselle), arr. et à 16 kil. de Briey ; 720 h. Ch. de f. E. — Le cant. a 25 comm. et 11.670 h. A Audun-le- Roinan s’oppose Audun-le-Tiche, ville tout proche et ain.si nommée parce que ses habitants parlent l'ailiuuand et non pas le français. C’était, en 1870, une commune du dép. de la Moselle, arr. et à 27 kil. de Briey; détaché de la France en 1871, Audun-le Tiohe est redevenu comm. de la Moselle, arr. de Thionviile; 6.300 h. Ch. de f.

Au© [a-ou-é], V. d'Allemagne (Saxe), sur la Muldc; 17.000 h. Gisements de mica et do kaolin.

Au© (Hartmann d’), minnesinger allemand, né et m. en Souabo (1170-1235). Son principal ouvrage est Iwein ou le Chcval'Ler au lion.

Au©r (Ignace), homme politique allemand, né à Dommelstedt (Bavière), m. à Berlin (1846-1907). Organisateur du parti socialiste allemand.

Au©rb3.cll (BerUiold), romancier wurtembergeois, né à Nord:itettcn, m. à Cannes (1812-1882); aut nu* des Scènes villageoises de la Forêt-yoire.

Auersperg [spergh'] (comte d’}, écrivain et homme politique aiilriohien, né àLaybacli (1806-1876).

Aucrstdscit^ bourg de la Saxe prussienne, où pavout remporta une brillante victoire sur les' Prussiens (1806). Davout fut créé duc d’Auerstiedi,

AufPay [ô-fè], comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 26 kil. de Dieppe; ch. de f. Et. ; 1.420 h.

Aulr©cllt (Théodore), philologue et orientaliste âllomaïul. né à Leschnitz, in. à Bonn { 1 822-1 907); auteur de travaux remai'quables de grammaire comparée.

Augagri©ur evictor), médecin et homme politique français, né à Lyon en 1853. Il fut professeur à la faculté de médecine de Lyon, maire et député de cette ville, gouverneur de Madagascar (1905), ministre et ^n>uverneur de rAfri(pie équatoriale (1920).

Au^au, comm. du Morbihan, arr. et à 9 kil. de Ploérniel; 1.850 h. Ardoises.

aug© [ô-jé] n. f. (lat. alveus). Pierre ou bille de bois creusée, où mangent et boivent les bestiaux, etc. Récipient de bois à l’usage des maçons, cimen-

Auges : A, d’abreuvoir; B, de maçon; C, de cimeiilier.

tiers, etc. Godet d’une roue hydraulique. Vide compris entre les deux branches du maxillaire inférieur, chez les animaux domestiques (cheval, bœuf, mouton, porc).

Auge (vallée d’), en Normandie, dép. du Calvados, arrosée par la Touques. Riches pâturages, qui nourrissent des bœufs estimés. (Ilab. Augerons).

Augé, comm. des Deux-Sèvres, ari*. et à 20 kil. de Niort ; 1.420 h.

Augé (Claude), homme de lettres, lexicographe et éditeur français, né à l’Isle-Jourdain (Gers), m. à Fontainebleau ( 1 854-1 924) .

Auteur de nombreux ouvrages d’enseignement et de musique, il put, grâce à la clarté de son esprit, la sûreté de son jugement et son étonnante puissance de travail, concevoir et diriger avec une rare maîtrise le Nouveau Larousse illustré, le Petit I.arousse, le Larousse Universel, etc. Il fonda en 1907 la revue le Larousse Mensuel.

Augé de Lassus

(Lucien), littérateur et auteur dramatique fran- Claude Augé,

çais, né etm.àParis(1846-

1914) ; auteur d’études archéologiques et pittoresques [les Spectacles antiques) et de livrets d’opéra [PhrynO-

Augeard (Jacques-Matthieu), fermier général et secrétaire des commandements de la reine Marie- Antoinette, né à Bordeaux, m. à Paris (1731-1805); auteur de Mémoires secrets fort intéressants.

augé© [jé] n. f. Le contenu d’une auge, augelot [lo] n. m. Vitic. Petite, fosse carrée, que l’on creuse pour y planter un plant de vigne. * Auger [jé] (Louis-Simon), littérateur français, Dé à Pans, m. à Meulan (1772-1829); membre,, puis secrétaire perpétuel de l’Académie française, critique de mérite (Mélanges philosophiques et littéraires), Auger©au [rô] (Pierre-François-Charles), ma* réchal et pair de France, créé duc de Castiglione, né à Paris, m. à La Houssaye (1757-1816). Il se signala dans les campagnes de la République et de l'Empire, notamment à Arcole, léna, Eylau, et exécuta le coup d’Etat du J8-Fructidor. Son caractère n’était pas à la hauteur de ses grands talents militaires ; on lui a reproché avec raison ses dilapidations ; toute l’armée connaissait les fourgons d'Augereau.

Augerolles [ro-ie],

comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 22 kil. de Thiers ; 2.140 h. Fromages.

Augeron, onne [o-nej, habitant ou originaire du pays d’Auge : les Augerons. Adjectiv. : porc augeron.

augôt [ô-jè] n. m. Petite auge. Pièce du mécanisme de répétition dans un fusil : l'auget fait passer la cartouche du magasin dans le canon.

ailg©tte \jè-te] n. f. Petite auge.

AugiaS [jï-ass], roi d'Elide et l'un des Argonautes. Ses étables, qui contenaient 3.000 bœufs, n'avaient pas été nettoyées depuis trente ans. Hercule, venu sur Tordre d'Eurysthée dans les Etats d’Augias, nettoya ses écuries en y faisant passer le fleuve Alphée. On fait de fréquentes allusions à ce travail du héros : « A peine le Code eut-il paru qu'il fut suivi presque aussitôt, et comme en supplément, de commentaires, d’explications, de développements, d'interprétations, que sais-je?... J’avais coutume de m'écrier, au conseil d'Etat ; <• Eh ! mesu sieurs, nous avons nettoyé l'écurie d'Augias ; pour <t Dieu, ne Tencouibrons pas de nouveau ! » (Napoléon.) Par contre, le nom d'écurie d'Augias s’applique à toute organisation, privée ou publique, dont on veut dire qu'elle aurait besoin d'être sévèrement réformée.

Augier [yi-rj (Emile), auteur dramatique français, né à Valence, m. à Paris (1820-1889), membre de l'Académie française. Il est Tauteur de pièces d'une grande portée sociale, d'une observation pénétrante, d’un vif sentiment dramatique.

Citons : Gabrielle. les Lionnes pauvres. Madame Caverlet, Maître Guérin, le Fils deGihoyer, Emile Augier.

le Mariage d'Olympe, les

^frontés, l'Aventurière, la Pierre de touche, les Fûurchambault, le Gendre de Monsieur Poirier, Jean de Thommeray, etc. Augier est un moraliste sûr et profond, peu enclin au paradoxe, peu accessible

aux chimères, d'un esprit franc, net et savoureux.

AugigïiaC, comm. de la Dordogne, arr. et à s kil. de NoiUron ; 1.280 h.

augîte n. f. Espèce minérale appartenant au genre pyroxèiie, qui se trouve dans les roclies v*)leaniques et constitue avec le feldspath le fond de la matière des basaltes.

augmeilt ogh-matC n. m. du lat. augmrntum, accroissement). Syllabe qu'on ajoute à certains temps du passé, devant le radical du verbe, dans le grec et quelques antres langues. Dr. Ce qu'on ajoute à la dot, pour former le douaire.

augmeutabl© [ogh-ma^i] adj. Que Ton petit augmenter.

augmentateur^ trie© [ogh-man] n. Personne qui fait des additions à un ouvrage d'esprit.

augmentatif, i'VB [ogh-man] adj. Gramm. Se dit d’une particule comme très, fort, archi, ou d’un suffixe comme agne, issime, qui sert à ajouter au sens des mots : m07Uagne (grand mo7it), savantissiniQ (très savant). N. m. : l'italien a de nombreux augmentatifs. Ant. Diminutif.

augmentation, [ogh-man-ta-si-o^i^^ n. f. de augmenter). Accroissement : augmentation d'étendue. Elévation d’un salaire, d'un traitement : obtenir de V augmentation. Mus. Agrandissement de la valeur des notes d'un thème ou d'un sujet de fugue. Ant. Diminution, rabais, réduction.

augmenter [ogh-man-té] v, a. ^de aug^nent). Accroître : augmenter sa fortune. Ajouter au traitement, au salaire : augmenter un domestique. V. n, : sa foi'tune augiiiente. Ant. Diminuer, réduire, res» treindre.

Augsbourg [âghs-hour], v. de Bavière, sur le Lech, affl. du Danube; 154.000 h. Très belle cathédrale (xe-xve s.) et magnifique hôtel de ville. Orfèvrerie. Fonderie de canons. Patrie d'Holbein, de Brucker. Les protestants y présentèrent, en 1530, la fameuse co7\fession d' Augsbourg. En 1686, à la suite de la révocation de Tédit de Nantes, la ligue d' Augsbourg y fut signée contre Louis XIV, entre TAutricne, TEspagne, la Suède et différents princes allemands. Cette ligue, œuvre de Guillaume d’Orange et de laquelle fit bientôt partie l’Angleterre, soutint conü'e la France une guerre de neuf ans, qui se termina par la paix de Ryswick (1088-1697).

Augsbourg (confession d'), nom donné au formulaire contenant la profession de foi des proteslanls ; il fut rédigé par Mélanchthon et adopté par les protestants au cours de la grande diète réunie par Charles-Quint à Augsbourg, en 1530.

Auguis [ô-ghu-i] (Pierre-René), publiciste français, né à Melle (1786-1846). Il fut député libéral sous la monarchie de Juillet, après avoir été emprisonné sous la Restauration. On lui doit notamment une édition de la Cori'espondance de Louis XVIII avec Je marquis de Favras.

augurai, e, aux [ghu\ adj. Relatif aux augures : science augurais.

auguralement [man] adv. Avec le rit augurai ; comme un augure.

augurât [ra] n. m. Dignité, fonctions d'augure, augur© n. m. (lat. augur). Présage, signe par leq^uel on juge de l’avenir. Oiseau de bon (ou de mauvais) augure, personne qui fait prévoir une bonne (OU une mauvaise) nouvelle. Pretre qui tirait des présages du vol ou du chant des oiseaux, de Tappétit des poulets sacrés, etc.

— Encycl. Les augures et les amispices formaient un important collège ; rien de grave ne se faisait qu’on ne les eût auparavant consultés. Un augure pouvait empêcher une délibération publique, sous prétexte que les auspices n'éiaient pas favorables. Les augures avaient comme insigne principal de leur fonction un bâton recourbé, le lituus, qui leur seiwait à délimiter le templum ou partie du ciel dans laquelle ils observaient les présages. La foi dans ces superstitieuses prédictions fut de bonne heure ébranlée. On connaît la conduite de Claudiiis l*ulcher, qui, mécontent de leurs présages, fit jeter à la mer les poulets sacrés, disant de les faire boire, puisqu'ils ne voulaient pas manger. Caton et, après lui, Cicéron assuraient que deux augures (ils parlaient des augures privés) ne pouvaient se regarder sans rire.

Aussi, Annibal avait-il raison de se moquer du roi Prusias, qui regardait comme plus utile de consulter les entrailles d’une génisse que ses plus habiles généraux,

augurer [ré] v. a. (de augure). Présager, conjecturer d'après certains signes ; augurer l'avenir d'après le passé.

AugUSta (m. lat.), nom donné par les Romains à Tépouse, à la fille, à la mère ou à la sœur de Tempereur.

AugUSta, nom ancien d'un grand nombre de villes bâties, visitées ou prises par Auguste ou un autre empereur.

AugUSta, v. des Etats-Unis, capit. de TEial du Maine, sur le Kennebec; 12.000 h. — V. de TKtat de Géorgie, sur le Savannah; 34.000 h. Fonderies, filatures.

AugUSta, v. du roy. d'Italie (prov. de Syracuse) ; 13.300 h.

AugUSta (Marie-Louise-Catherine . inipérairice d'Allemagne et reine de Prusse, fille du grand duc de Saxe-Weimar et femme de Guillaume née à Weimar, m. à Berlin (1811-1890).

aUgUStaî, ©, aux adj. et n. Antiq. ro)n. Membre de collèges municipaux chargés du culte d’Auguste et de la gens Julia.

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