‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 172 sur 1225 · AUM · texte numérisé non relu

AUM

augustat 'nhui-ta] n. m. Dignité d'Auguste, d'empereur romain.

AugUSta-Victoria, ex-impératrice d'Allemagne. née à Dolzig, nu à Doorn (Hollande) [ISüS-

Fille du duc Fi'édéric de Slesvig Holstein- Sonderbourg-Augustenbourg et d'Adélaïde de llohenlohe-I,.angenbourg, elle épousa, en 1881, à Berlin, le prince üuillaame de Prusse, gui devint empereur et i-oi en 1888, sous le nom de Guillaume 11.

auguste [d-ghii3-te] adj. (lat. augustus). Majestueux, vénérable, imposant, solennel : personnage auguste; auguste protection.

Auguste (Histoire), suite de monographies des trente-quatre empereura romains, d'IIadrien à Probus ; ouvrage rédigé sous Constantin par divers auteurs (Spartianus, Gallicanus, Trcbellius Pollion, Vopiscus, Lampridius, Capitolinus).

Auguste (Cæsar Octavids), empereur romain, connu d'abord sous le nom à'Octave, petit-neveu de Jules César et son héritier, né à Rome l'an 68 av. J.-C., mort à Nola l'an li apr. J.-C. Il fut d'abord triumvir avec Antoine et Lépide, garda pour sa part l'Italie et l'Occident ; il resta seul maître du pouvoir après sa victoire d'Actium sur Antoine (31), reçut avec le nom d'Auguste les divers pouvoirs civils et religieux répartis jusqu'alors entre les magistrats, et commença ainsi l'ère des empei’eurs romains. Aidé par Agri[)[>a et Mécène, il s'attacha à faire oublier, par l'excellence de son gouvernement, la gravité du changement qu'il apportait dans la constitution de la république. Il multiplia les fonctionnaires à Rome, embellit la ville, divisa l'Italie en régions, pour faciliter le cens et la perception de l'impôt, et réorganisa l'administration des provinces, partagées en provinces sénatoriales etprovinces impériales ; ces mesures eui-cnt pour effet d'augmenter la centralisation dans le monde romain. 11 ordonna des expéditions, généralement heureuses, en Espagne, en Rhétie, en Pannonie, en Germanie (où, pourtant, son lieutenant Varus subit un désastre), en Arabie, en Arménie et en Afrique. Il adopta Tibère, qui lui succéda. Il fut à sa mort honoré comme un dieu.

Le règne d'Auguste, qui fut l'époque sinon la plus glorieuse, du moins la plus brillante de l'histoire romaine, laissa des traces dans la littérature de tous les peuples. Les lettres, la poésie et l'éloquence enfantèrent ces chefsd'œuvre qui sont la plus haute expression du génie latin, et contribuèrent à la gloire de cette époque que l'histoire désigne sous le nom de siècle d'Auguste. Elle fut illustrée par Horace, Virgile, Tite- Live, S a 1 1 U s t e ,

Ovide et un grand nombre d'autres hommes de génie et de talent, dont la plupart ont été patronnés qjar Mécène et protégés par Auguste. C'est

mença la belle époque de l'architecture romaine.

Le titre d'Auguste fut porté depuis par les empereurs l’omains.

Parmi les principales représentations d'Auguste, citons les belles statues du Vatican et du Louvre.

Auguste (èj-e d'). Syn. ère actiaqüe ou alex.an- DRisE ou OES Augustes. V. ère.

Auguste, nom de plusieurs princes de Saxe et de Pologne au xvrt et au xvii® siècle. Le plus connu est Auguste 11 (1670-1733), électeur de Saxe, né à Dresde, qui fut élu roi de Pologne après la mort de J. Sobieski (1697). C'était un prince doué de quelques talents militaires, tolérant, et d'un caractère élevé, mais trop enclin au faste. On cite surtout, à propos de lui, un vers mal interprété de Frédéric II :

Lorsque Auguste buvait, la Pologne était ivre.

Les applications que l’on fait de ce vers feraient croire qu'Auguste était de la famille du Sganarelle de Molière , qui émettait cet axiome :

« Quand j'ai bien bu et bien mangé , je veux que tout le monde soit soûl dans ma maison. »

Cette interprétation est erronée . Le contexte montre, en effet, que Frédéric voulait simplement exprimer cette idée que les courtisans et même les peuples se modèlent sur les rois.

— Auguste III, fils du précédent , électeur de Saxe, né à Dresde, compétiteur d e Stanislas Leezinski et roi de Pologne (1733-1763). — Sa fille, Marie-J osÉPHE, fut la mère de Louis XVI.

Auguste [ ô-gkus-

te n. m. Type do Le clowu .Auguste,

clown contemporain :

l Auguste ne parle pas. mais il gesticule fort.

augustin, augustîne [o gAuss] n. Religieux, religieuse de l'ordre de Saint-Augustin.

— Exlvcl. Les augustins proprement dits, ou er-

aussi sous ce règne que com¬

mîtes de Saint-Augustin, qui sc rattachaient à la communauté établie à Tagaste par saint Augustin, formaient depuis le xi' siècle plusieurs congrégations isolées, réunies en ordre en 1256 par Alexandre IV. Ils se divisaient en deux branches principales : les augustins chaussés, et les augustins déchaussés.

Les augustines suivent la règle de saint Benoît. Leur premier monastère fut fondé à Venise en 1177. Elles ont pour mission la garde des malades, et le service des hôpitaux. Elles forment plusieurs congrégations : par exemple, en France, les sœurs de la Recollection et de Saint-Thomas de Villeneuve.

Augustin (saint), évéque d'Hippone (prés de BÔne), fils de sainte Monique, né à Tagaste (Afrique romaine), mort à Ilippone. Après une jeunesse orageuse, il fut attiré vers la vie religieuse par les prédications de saint Ambroise, et devint le plus célèbre des Pères de l'Eglise latine (Silt-WO) ; par ses principaux ouvrages : la Cité de Dieu, les Confessions (v. Confessions), le traité De la grâce, etc., il contribua puissamment a la constitution du dogme chrétien en un corps de doctrine. Fête le 28 août.

Un mot ; 2'olle et lege (Pi-ends et Iis), qui se rapporte à une circonstance solennelle de sa vie, a passé dans toutes les langues. Un jour, livré aux violentes agitations qui troublèrent sa jeunesse et que lui-même raconte éloquemment dans les Confessions, Augustin avait fui la compagnie de quelques amis pour aller chercher sous un bosquet de son jardin la solitude et le calme ; il crut entendre une voix qui lui disait ; Toile et lege. Surpris, se deman dant quelle était cette voix et surtout quelle lecture lui était indiquée, il courut retrouver Alype, son ami ; un livre était placé sous ses yeux : c'étaient les Epîtres de saint Paul : Augustin l'ouvrit au hasard, et tomba sur ce passage de l'apôtre : Ne passez pas votre vie dans les festins et les plaisirs de la table... mais revêtez-vous de votre Seigneur Jésus- Christ. et gardez-vous de satisfaire les désirs déréglés de la chair. Augustin n'eut pas besoin d'en lire davantage ; ce précepte le décida à abandonner la vie de dissipation qu'il avait menée jusque-là.

Augustin (Saint) et sainte Monique, chefd'œuvre d'Ary Scheifer, au Louvre ; admirables figures extatiques (v. p. 165.).

Augustin (Saint) en extase, tableau de Murillo, qui montre le saint debout et tendant un bissac où Jésus enfant dépose un pain.

Augustin (saint), apôtre de l'Angleterre ; il fonda le siège épiscopal de Cantorbéry (ra. vers 605).

augustine n. f. Chaufferette dans laquelle une lampe à esprit-de-vin sert de foyer. Pâte qui fait couper les rasoirs. Sorte d'étoffe de soie.

Augustinus, célèbre traité théologique, dans lequel Jansénius exposa les opinions qu'il croyait trouver dans saint Augustin sur la grâce, le libre arbitre et la prédestination. D'après lui, le libre arbitre n'existerait pas : et le Christ serait mort non pas pour tous les hommes, mais seulement pour les prédestinés. Cet écrit provoqua de vives disputes, et donna naissance à la secte des jansénistes (1640).

AugUStO'WO, V. de la Russie (Pologne), sur la Netta ; 12.000 h. Victoire du général russe Rennenkampf sur le général allemand Schubert (30 septembre -4 octobre 1914).

Augustule (Romulus), dernier empereur romain d'Occident, déposé par Odoacre (476).

auj ourd’liui lô-jour-du-i] adv. (de au, jour, de, et hui [lat. hodie]). Dans le jour où l'on est. Dans le temps présent : aujourd' hui Vinstruction, est obligatoire. D'aujourd'hui, en ce jour, ou à compter de ce jour.

aula n. f. (m. lat.). Chez les Romains, lieu découvert devant une maison importante. Palais où réside la cour. Dans les universités allemandes, suisses et américaines, salle des actes et des fêtes scolaires.

Aulagllior (Alexis-François), médecin français, né à Grasse (1767-1839) ; auteur d'un Dictionnaire des aliments et des boissons.

Aulard (Alphonse), professeur et historien français, né à Montbron (Charente) en 1849 ; auteur de travaux historiques sur la Révolution française. Il a édité de nombreux documents, notamment sur la Société des jacobins, et écrit une Histoire politique de la Révolution française (1901).

Aulerques [7ér-*e] ou Aulerces [/ér-se], nom de différents peuples gaulois du temps de César, dans le centre et l'ouest de la Gaule. S. : un Aulerque ou Aulerce. Adjeetiv. ; guerrier aulerque ou aulerce.

aulèto n. m. (gr. aulétâs). .Toueur de flûte, dans l'antiquité. Surnom de Ptotéinée II d'Egypte.

auletiqUB n. f. Art de jouer de la flûte, chez les Anciens.

aulique adj. (rad. aula). De la cour. Conseil aulique, tribunal suprême dans l'ancien empire germanique. Conseiller aulique, conseiller de la cour d'Autriche.

aulique n. f. Thèse quun licencié soutenait pour obtenir le doctorat en théologie.

Aulis riî'ss], port de Béotie, où se réunit la flotte des Grecs avant son départ pour Troie, et où Iphigénie fut sacrifiée. Bien que le mot Aulide ait été souvent employé par les poètes, il n'y a jamais eu en Grèce de pays de ce nom.

Aulisio (Dominique d’), littérateur italien, né à Naples. Esprit encyclopédique, il a laissé d'importants ouvrages de droit, de philosophie, de médecine, etc. (1639-1717).

Aulla, V. d'Italie (prov. de Massa), sur la Magra ; 6.000 h.

Aullene; comm. de la Corse, arr. et à 20 kil de Sartène ; 1,200 h.

aulnaie n. f. v. aunaie.

Auluat, comm. du Puy-de-Dôme, arr. et à 7 kil. de Clermont-Ferrand; l)052h. Ch, def. P.-L.-M,

Aulnay rd-nè], ch.-l. de c. (Charente-Inférieure), arr. et à 18 kil, de .Saint- Jean-d'Angély, sur la Brédoire ; 1.540 h. Ch. de f. Belle église romane du XII» siècle. Eau.x-de-vie. — Le cant. a 25 comm. et 11.190 h.

Aulnay (Philippe et CTaulicrd’). gentilshommes normands attachés au service des belles-filles de Philippe le Bel : Marguerite, Jeanne, et Blanche de Bourgogne ; ils furent condamnés à mort, torturés, écorchés vifs et décapités sur la idace publique de

Pontoise en 1314. Ils figurent dans la fameuse légende de la Tour de Nesle.

Aulnay-sous-Bois, ch.-l. de cant. fSeine-et- Oise),arr. et à 37 kil. de Pontoise; 7.140h. Ch. de f. N. aulne [d-ne] n. m., aulnaie [d-né] n. 1. V. AUNE,

AUNAIE.

Au]nej)d-ne] ou Aulne, fleuve côtier de Bretagne, qui prend sa source dans les Côtes-du-Nord, arrose Châteaulin et se jette dans la rade de Brest ; cours 130 kil., dont une partie est empruntée par le canal de Nantes à Brest.

Aulnoy [d-not], comm. du Nord, arr. et à 3 kil. de Valenciennes, sur la Rhônelle. afti. de l'Escaut ; 2.610 h. Huiles et graisses industrielles. Pris parles Britanniques le 6 novembre 1918, au cours de la bataille de la Lys et de l'Escaut.

Aulnoy (Maric-Catherine Jumel de Bernevili.e, comtesse d’), écrivain français, auteur de contes de fées ; la Belle aux cheveux d'or, l'Oiseau bleu. Fortunée, le Dauphin, etc., restés populaires, et de Mé moires ; m. en 1705.

Aulnoye, comm. du Nord, arr. et à 12 kil. d'Avesnes; 1.690 h. Hauts l'otirHcaux.

aulofée ou auloffée [6-lo-fé] n.f. Action d'un bâtiment en mouvement pour approcher du litdu vent.

Ault, ch.-l. de c. (Somme), arr. et à 32 kil. d'Abbeville ; 1.800 h. Serrurerie. Bains de mer (belle plage de sable). — Le cant. a 19 comm. et 18.020 h.

Aulu-Gclle, grammairien et critique latin du II» siècle de notre ère ; auteur des Nuits attiques, livre pédant et mal composé, mais précieux p.Tr le nombre des renseignements qu’il nous a conservés sur la littérature et les mœurs antiques.

Aululaire (C) ou la Marmite, comédie de Plaute, qui tire son nom d'une marmite pleine d'or que le vieil Euclion a trouvée enfouie dans sa maison; pièce où l'avarice est tournée en ridicule, imitée mais sui-passée par TAuare, de Molière (ii» s. av. J.-C.).

A.ulus [/mss], comm. de 1 Ariège, arr. et à 33 kil. de Saint-Girons, sur le Garbet ; 720 h. Eaux thermales sulfatées calciques et ferrugineuses, pour dermatoses, arthritisme, dyspepsie, goutte, aulx [d] n. m. pl. Un des pluriels de ail. Aumagine, comm. de la Charente-Inférieure, arr. et à 12 kil. de Saint-Jean-d Angély ; 1.130 h. Ch. de f. Eaux-de-vie.

humain© [â-ma, il mll., e] n. f. (lat. animalia). Gros bétail. Adjeetiv. : bêtes aumailles. CVx.)

Aumalej ch.-l. de c. (Seine-Inféricure), arr. et à 26 kil. de Neufchâtel, sur la Bresle ; 2.420 h. (Aumalois). Ch. de f. N. Sources minérales. Combat entre Henri IV et les Espagnols, en 1592. — Le cant. a 13 comm. et 7.240 h.

Aumale^ v. d'Algérie, arr. et à 126 kil. d'Alger, sur l'oued Souaghi ; 5.200 h.

Aumale (duc Charles d’), un des chefs de la Ligue. Battu aux journées d'Arques et d Ivry, il défendit Paris assiégé par Henri IV, s'allia avec les Espagnols, et mourut exilé à Bruxelles (15o4-1631).

Aumale (duc d’), quatrième fils de Louis-Philippe I»», général et historien français, né à Paris en 1822, m. à Zucco (Sicile) en 1897. Il se distingua dans les campagnes d'Algérie, où il enleva la smala d'Abd-el- Kader. En 1873, U présida le conseil de guerre chargé de juger le maréchal Bazaine. Rayé des cadres de l'armée et proscrit en 1886, il rentra en France enl889. Ha laissé une excellente Histoire des princes de Condé et légué à l'Institut le château de Chantilly et les belles collections qu’il contenait . V . Orléans.

aumées [méjn.f.pi.

Nom donné aux mailles des filets de chasse et de pêche, quand elles sont triples.

AumetZ, comm. de la Moselle, arr. de Thionville ; 3.200 h. Ch. de f.

aumône n. f. (du gr. eleèmosunè, pitié). Ce qu’on donne aux pauvres par charité : faire l aumône. Fig. Ce que l’on sollicite humblement par faveur : implorer l'aumône d'un regard.

aumôner [né] v. a. et n. Payer une amende au profit des pauvres et des hôpitaux. Faire l'aumône. (Vx.)

aumônerie [rî] n. f. Charge d'aumônier, aumônier [ni-é] n. m. Prêtre attaché à un établissement, à un corps, à un prince, pour dire la messe, etc. Grand aumônier de France, titre donné au premier aumônier des anciens rois de France.

— Encycl. h existe dans les lycées et collèges des aumôniers chargés de donner l'enseignement religieux et de célébrer les offices des cultes. Il en existe aussi dans les prisons et, en général, dans les hôpitaux.

Les aumôniers militaires (catholiques, protestants, israfditesj, qui n’existaient plus en temps de paix, ont repris leurs fonctions pendant la Grande Guerre. Ils comprenaient : les aumôniers divisionnaires, assimilés au grade de capitaine, les aumôniers bénévoles et volontaires.

aumônière n. f. Autref., bourse de ceinture, qui contenait l'argent destiné aux aumônes.

Aumout [mon', ch.-l. de c. (Lozère), arr. et à 24 kilom. de Marvejols ; 1.320 h. Ch. de f. M. — Le cant. a 6 comm. et 4.650 h. ,

Aumont (ducs d’), nom de deux maréchaux de France : le premier, Jean d’Aumont (1522-1595i, se distingua dans les rangs des armées royales pendant les guerres de religion ; le second, Antoine d’Aumont (1601-1669). V. Daumont.

aumusse [à-mu-se] ou aumuce n. f. (da l’allem. mütze, bonnet). Capuchon, en u.sageau moyen âge, qui enveloppait complètement la tête et le cou, mais laissait le visage à découvert. Fourrure dont les chanoines, les chantres se couvrent quelquefois la tête et qu’ils portent ordinairement sur le bras.

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