‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 173 sur 1225 · D’homme du peuple · texte numérisé non relu

D’homme du peuple

22 kil. de Château-Chinon ; 1.110 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Aunay-Sur-Odon, oh.-l. de c. (Calvados), arr. et à 32 kil. de Vire, sur l’Orfon, affl. de l'Orne ; 1.7i0 h. — Le cant. a 19 comm. et 8.910 h.

aune n. f. (del’anc. h.allem.eiina, avant-bras). Ancienne mesure (lm,188). Mesurer les autres àson aune< juger les autres d’après soi. Savoir ce qu'en vaut l'aune, savoir par expérience le cas qu’il faut faire d'une chose, la difficulté, le danger d une entreprise, etc. Prov. ; L’homme ne se mesure pas à l’aune, il ne faut pas juger du mérite de quelqu’un par sa taille.

aune ou aulne [<3-ne] n. m. (lat. alnus). Genre de castanéacées, comprenant des arbres à bois léger des régions tempérées humides. Syn.

VERNE ou VERONE.

— Encycl. L’espèce type de ce genre est l'aune visqueux {alnus glusitona'j, répandu dans toute l’Europe et la S i b é r i e , e t qu'on appelle aussi Verne. Le bois de l'aune, susceptible de recevoir un beau poli et prenant bien la couleur noire, est très propre à l’ébénistei'ie. Résistant longtemps à l’action de l'eau, il peut être employé dans les constructions . hydrauliques. L’é- ,

corce de 1 aune est ^

astringente et peut servir au tannage des cuirs. Combinée avec quelques préparations ferrugineuses, elle fournit une couleur noire dont les teinturiers, et surtout les chapeliers font usage.

auneau [nô] n. m. sarment de deux ans, arqué en forme de cercle.

AuHôaUj ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à 2.‘i kil. de Chartres, sur V Auneau, s.-affî. de l’Eure ; l.OoO h. [Aunelliens). Ch. de f. Orl. Instruments aratoires. Le duc de Guise y vainquit les protestants (lo8T). — Le cant. a 28 comm. et 11.920 h. aunée n. f. Longueur d’une aune, aunée ou aulnée [à-né] n. f. Bot. Composée inulée, à fleurs jaunes, amère et aromatique, employée en médecine.

— Encycl. It'aunée officinale ou grande aunée atteint plus d'un mètre ; elle a des fleurs jaunes.

On emploie, surtout en médecine, la racine comme amer.

auner [né] v. a. Mesurer à l’aune. Fig. Juger, apprécier. Fam. et væ. : Auner l'habit de quelqu'un, lui donner des coups de bâton.

aunes ou aulnes (i3-ne] n. m. pl. Génies malfaisants des féeries allemandes, dont le chef, le I roi des aunes », attire le voyageur près des rivières. (En réalité, le nom allemand Erlkœnig [roi des aunes] est une mauvaise lecture pour Elfekœnig [roi des elfes]). S. un aune ou aulne. — Le Roi des Aunes est le titre d'une célèbre ballade de Goethe, mise en musique par Schubert.

Anneuil \neu, l. mil.], ch.-l. de c. (Oise), arr. et à 12 kil. de Beauvais ; 1.520 h. Ch. de f. N. Patrie du peintre Le Brun. — Le cant. a 20 comm. et 8.800 h.

auneur,euse [eu-ze] n.Qui mesureàl'aune.Sous l’ancien régime, officier chargé de vérifier la longueur des aunes.

Aunillon (Pierre -Charles Fauiüt), littérateur français, mort à Paris (1684-1760), grand vicaire d'Evreux, auteur de comédies et de romans. 11 fut en relation avec Voltaire.

Aunis [niss], ano. prov. de France, réunie à la couronne en 1371; capit. La Rochelle. Forme , ,,

une partie du départ, de la Cha- “s 1 Aunis,

rpnte-Inférieure et une partie des Deux-Sèvres. Ce fut le dernier foyer du protestantisme en France, (llab. Aunisiens.)

auparavant [van] adv. D’abord, avant une autre cliose. — Ne dites pas ; auparàcanl la nuit, auparavant qu'il vienne,auparavant de partir; mais : avant la nuit, avant qu’il vienne, avant de partir.

auprès \prS\ adv. (de au, et près). Proche ; pour voir cela, il faut que je sois auprès. Auprès de loo. prép. qui marque proximité : auprès du palais. ou comparaison : le mal d'autrui n est rien auprès du nôtre. Ant. Loin.

AupS [dpss], ch.-l. de O. (Var), arr. et à 30 kilom. de Draguignan ; 1.670 h. Ch. de f. P. L. M. Poteries, — Le cant. a 6 comm. et 3.490 h.

auquel [6-kél] pr, rel. m. Se dit pour à lequel. Fém. A laquelle. Pl. Auxquels, auxquelles.

aura n. f. (mot lat. slgnlf. souffle). Méd. Sensation particulière qui, dans certaines maladies, annonce l’approche d’une crise.

— Encycl. L’aura existe surtout chez les hystériques ; elle est caractérisée par une sensation douloureuse qui part de l’abdomen, monte jusqu'au sternum et de là gagne la gorge ; c’est la sensation de boule. Chez les épileptiques, l’aura est excessivement rapide ; elle dure quelques secondes et se caractérise par une sensation d'engourdissement, des vomissements, des palpitations. Parfois, à eUe seule, elle forme l’attaque d'épilepsie.

aura popularis, mots lat. signif. le souffle popu laire, métaphore exprimant, chez Virgile {Enéide, VI, 816 ; Horace, Odes, III, 2, 20), etc., rinconstance de la faveur populaire.

a'Uramine n. f. Type de composé organique, qui fournit des matières colorantes jaunes.

Aurangzeta ou Aureng-Zeyb [ringh-zèb’],

empereur mongol de l’Hindoustan, descendant de Tamerlan. Arrivé au trône en 1659 par l'assassinat de ses trois frères et l’emprisonnement de son père, il fit la conquête de l’Inde, se montra administrateur habile, quoique fanatique et intolérant, et protégea les lettres. Sous son règne, l’empire mongol atteignit son apogée, mais la décadence commença du vivant même d’Aurangzeb (1619-1707)..

Auranitide, contrée de la Palestine an cienne, très prospère à l’époque romaine. Auj. le Haouran.

aurantia [si-a] n. f.

Matière colorante employée en photographie dans la coloration des écrans compensateurs.

aurantiacées [si-a-se] n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, comprenant des orangers, citronniers, cédratiers, etc, S. une aurantiacée.

aurantiamarine [si-aj n. f. Glucesido extrait de l'écorce d'amandes amères.

aurate n. m. Sel produit par l'aelion du sesquioxyde d'or (acide aurique) sur une base.

Auray [rè], ch.-l. de c. (Morbihan), arr. et à 40 kil. de Lorient ; port à l'embouchure du Loch ; 6.610 h. {A Iriens ou A Iréens) ; ch. de f. Orl. Fonderies, pèlerinage célèbre de Sainte-Anne d’Auray. Victoire de Jean de Montfort ; Charles de Blois y fut tué, et Du Guesclin fait prisonnier (1364). Près de là, sur les bords du Loch, les royalistes faits prisonniers à Qulberon furent passés par les armes au lieu dit depuis Champ des Martyrs. — Le cant. a 7 comm. et 19.290 h.

Aure ([vallée d’), une des plus belles vallées des Hautes-Pyrénées, au S. d'Arreau, arrosée par les Nestes et fort riche en eaux minérales de toute nature. (Hab. Aurais.) Elevage de bétail.

Aure (comte d’), hippographe français, un des maîtres de l’équitation en France (1798-1863).

aurea mediocritas, mots lat. signif. médiocrité d'or. Expression d’Horace {Odes, II, 10, 5), pour dire qu'une condition moyenne, gage de tranquillité, doit être préférée aux tracas de l'opulence.-

Aurec, comm. de la Haute-Loire, arr. et à 33 kil. d’Yssingeaux, sur la Loire ; 2.800 h. Ch. de f. P.-L.-M. Rubans.

Aureilliaii[rti-

ian', comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 3 kil, de Tarbes ;

(sainte), vierge romaine du me siècle, martyrisée sous Valérien. Fête le 2 décembre. — Fille de Hugues Capet et sœur du roi Robert.

Fête le 15 octobre.

Auréliôll [ H- Aurélien. [Busle du Vatican. j m\empereur romain

de 27Ü à 276, souverain remarquable, mais cruel; né vers 212. Il vainquit les Goths, les 'Vandales, les Sarmates, les Marcomans et Zénobie, reine de Palmyre. Il fut tué par un de ses affranchis

Aurélien (saint), évêque d'Arles en 5'f6 ; m. vers 552. Fête le 16 juin.

aurélière [d] n. f. Perce-oreilîe.

Aurelius "Victor, consul et historien latin du ive siècle, continuateur de Tite-Live; honnête homme et écrivain judicieux, dont il ne reste que des fragments.

Aurelle \rè-le] de Paladines

(Louis d’), général fl'ançais, né au D’Aurelie de Paladines.

Malziou (Lozère),

m. à Versailles (1804-1877). 11 était au cadre de réserve quand il fut chargé, en 1870, d’organiser la ire armée de la Loire, avec laquelle il gagna sur les Prussiens la bataille de Coulmiers.

Aurengabad, v. de rinde, ch.-l. de la prov. de ce nom ; 39.000 h. Résidence d’Aurangzeb, qui la fit construire.

auréolaire [/é-re] adj. Qui ressemble à une auréole.

Auiangztb.

AUPt

auréole n. f. (du lat. auréola, s. ent. corona^ couronne d’or). Cercle lumineux dont les peintres, les sculpteurs entourent la tète des saints. Fig. Gloire, prestige : l'auréole du martyre, du génie, de la gloire.

auréolé, e adj. Ceint d'une auréole.

auréoler [lé] v. a. Orner d’une auréole.

AurèS. massif montagneux et boisé de r Atlas algérien (prov. de Constantine) ; 2.328 m.

aures habent, et non audient, mots lat. signif. Us ont des oreilles, et jls n'entendront point. Pensée du Psalmiste (ps. cxiii), que l’on rappelle à propos de ceux chez lesquels la passion étouffe la voix de la raison. V. oculos habent.

aureux [reû] adj. m. Se dit du premier des oxydes de l’or.

AuriaC^ comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 20 kil. de Villefranche ; i.210 h. Ch. de f. M.

Auricll, V. d’Allemagne (Prusse, Hanovre) ; 6.000 h. Distilleries, manufactures de tabac.

auriculaire [U-re] adj. (du lat. axiricula, petite oreille). Qui a rapport à l’oreille : maladie auriculaire. Qui entend, qui a entendu de ses propres oreilles : témoin auriculaire. Confession auriculaire, qui se fait à voix basse à l'oreille, du prêtre. N. m. Le petit doigt de la main, ainsi nommé parce que sa petitesse permet de l'introduire dans l’oreille. Genre de champignons hyménomycètes, dont une espèce (comestible), appelée communément oreille de Judas, croît en France sur les vieux troncs d’arbres.

auricule n. f. Lobe ou petit bout de l’oreille. Oreille externe tout entière. Appendice situé à la partie supérieure de chaque oreillette du cœur. Espèce de primevère des Alpes et des Pyrénées, appelée aussi oreille d'ours.

auriculé, e adj. Qui est muni d'auricules ou oreillettes.

auriculiste [Zis-ïe] n. et adj. m. Médecin qui traite spécialement les maladies d'oreille. (On dit aussi AURiSTB et adricure.)

auriculo-ventriculaire adj. Anat. Qui se rapporte à la fois à l’oreillette et au ventricule du cœur : valvules auriculo-ventriculaires.

aurifère adj.(dulat. auimm, or, et ferre, porter). Qui renferme de l’or: terrain aurifè)'e.

aurification [si-o?z] n. f. Action d’auiûfîer les dents.

aurifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Obturer une dent creuse en y foulant de l'or en feuilles ou en petits lingots spongieux.

aurifique adj. (du lat. aurum, auri, or, et facere, faire). Qui change en or : puissance, vertu aurifique.

^ aurige ou auriga n. m. (du lat. auriga, co cher). Anîiq. Conducteur de char dans les courses de cirque, à Rome.

aurigène n. f. Genre d’insectes coléoptères serricornes, renfermant de grands et beaux buprestes de la région circaméditeiTanéenne.

aurigineux, euse [neû, eu-ze] adj. ['du lat. aurigo, inis, jaunisse). Qui a rapport à la jaunisse, qui en provient : fièvre aurigineuse.

Aurignac [ô-ri-g7iak], ch-1. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 22 kil. dé Saint-Gaudens ; 1.210 h. Grotte où l’on a trouvé des restes préhistoriques, — Le cant. a 19 comm. et 8.130 h.

Aurigny, une des îles anglo-normandes, au N.-O. du Cotentin, dont elle est séparée par le rax de Blanchard ; 3.400 h. V. pr. Aurigny ou Alderney, aurigo n. m. (du lat. aurigo, jaunisse). Coloration en jaune des yeux et de la peau chez les personnes atteintes de la jaunisse.

Aurillac [ri, il mil., ak tal, sur la Jordanne. s.-affl.

de la Dordogne ; 18.040 h. ; ch. de f. Orl., à 557 kil. de Faxis {Aurillacois ou Aurillaquais)„ Chaudronnerie, fromages. Commerce de chevaux, mulets, etc. Patrie de saint Géraud, du pape SylvÆsti'c II (Gerbert), du conventionnel Carrier, etc. — L'arrond. a 8 cant., 95 oom., 87.380 h. ; le cant. Nord a 11 comm. et 12.340 h. ; le cant.

Sud a 13 comm. et 23.090 h.

Auriol, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 28 kil. de Marseille, sur

ch.-l. du dép. du Can-

Armes d’ Aurillac.

THuveaune ; 2.740 h.

Ch. de f. P.-L.-M. Produits chimiques.

Auriol (George), littérateur et dessinateur français, né à Beauvais en 1863 ; il a écrit dans le genre humoristique et s'est distingué dans les arts décoratifs.

SiUripenne [pè-ne] adj. (du lat. aurum, auri, or, et penna, plume). Qui a les ailes de couleur d'or.

aurique adj. etn. t. Mar. Se dit des voiles à quatre côtés non symétriques.

auri sacra famés ! mots lat. signif. Exécrable faim de l'or! expression de Virgile {Enéide, III, 57). On dirait, en français : exécrable soif de l'or.

auriscalpe [ris-kal-pe] n. m. (du lat. auris, oreille, et scatpere, gratter). Curette à l'aide de laquelle on extrait le cérumen de Toréille.

Aurispa (Jean), célèbre érudit du xv» siècle, né à Noto(Sicile) [1369- 1459]. Il rapporta de Constantinople en Italie un grand nombre de manuscrits grecs.

auriste [rîs-ie] n. m. Syn. de adri-

CUHSTE.

aurochs [d-

rotes] n. m. (de Aurod,..

1 ail. aue ro ch s ,

bœuf de plaine). Nom vulgaire d’une espèce de bœuî (ôos aujourd'hui éleinte, et qui habi¬

tait encore l’Europe au moyen âge.

auroferrifère adj. Qui contient de l'or et du fer. AurOgallUS [pa/./ussl (Mathieu), philologue allemand, né à Comhiettau (Bohême), m. à W'ittem-

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