‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 175 sur 1225 · AUR · texte numérisé non relu

AUR

■tcrg (14-80-1543). Il fut l'un des collaborateurs de Luther pour sa traduction de la Bible.

Auron (l'), riv. de France, née dans le départ, de l'Ailier ; elle se jette dans l'Yèvre (riv. g.) à Bourges; •cours 84 kil.

aurone [dj n. f. Nom vulgaire de plusieurs espèces du genre armoise.

Aurora, v. des Etats-Unis (Illinois), sur le Fox jliver ; 25.000 h.

aurore n. f. (lat. aurora). Lumière qui précède le lever du soleil. Poétiq. I^s larmes, les présents de l'aurore, la rosée. Fig. Commencement : l'aurore de la vie. Etemelle aurore, vie éternelle des bienheureux. Le Levant : du couchant à l'aurore. Adj. Invar. D'un jaune doré : des étoffes aurore. Jlubans aurore, de cette couleur. Aurore boréale, météore lumineux qui parait dans le ciel, du côté du nord. Aurore australe, le même phénomène observé dans l'hémisphère sud.

— Encycl. Le phénomène dit aurore boréale ou australe est d'autant plus commun que la région où on

Aurore boréale ea draperies.

l’observe est plus voisine des pôles. L’aspect d'une aurore boréale ou australe est très variable : le plus général(ÿnent, elle se présente sous Ibrine d'ai'cs lumineux circulaires, qui persistent quelquefois pendant plusieurs jours ; souvent, leur forme varie d’une manière assez rapide. Ce phénomène est intimement lié au magnétisme terrestre ; il rend folle l'aiguille aimantée.

Aurore, déesse du matin, chargée d'ouvrir au Soleil les portes de l'Orient. Chez les Grecs, Eos, fille d’Iïypérion et sœur d'Hélios ; c'est une déesse amoureuse, qui enleva successivement Céphale, Orion, Cljdos, Rithon. On la qualifie généralement : aux doigts de rose. [Myth.)

Aurore (Z’), célèbre et magnifique fresque du Ouide, qui décore la coupole du palais Rospigliosi, à Rome. La jeune déesse, le corps enveloppé d’une draperie en partie soulevée par le vent, vole devant le char d’Apollon ; elle tient dans ses mains des fieurs, qu’elle répand sur la terre, autour du char. Les Heures forment une ronde. (V. p. 166.)

aurore n. f. Nom vulgaire des papillons du genre anthokaris.

AuroS [rossj, ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 40 kil. de Bàzas, près de la Beuve ; 610 h. — Le cant. a 14 comm. et C.900 h.

Auroux [row], comm. de la Lozère, arr. et à 50 kil. de Mende ; 1.340 h.

. aurure n. m. (du lat. aurum^ or). Alliage d’or avec un autre métal.

Auscitaîu, aine [ôs-si-Zm, è-ne], habitant ou originaire d’Auch : les Auscitains. Adjectiv. : populat ion auscitaine.

Ausculta, fili, premiers mots et titre d’une bulle fameuse adressée à Philippe le Bel par le pape Boniface VIII, qui y déniait au roi le droit de lever tout impôt sur l'Eglise sans son autorisation.

auscultation [6s~kuI-ta~si-on] n. f. (du lat. ûWscwZfare, écouter). Méd. Méthode de diagnostic qui consiste à écouter les bruits normaux ou anormaux qui ont leur siège dans le poumon ou le cœur.

— Encycl. L'auscultation est dite immédiate quand on applique directement l’oreille sur la poitrine du malade, médiate quand on se sert, comme intermédiaire, du stéthoscope.

Elle ne date véritablement que de Laennec, qui inventa le stéthoscope etintei’préta d’une façon géniale les bruits perçus.

L’art vétérinaire utilise l’auscultation aussi, et elle lui permet de suppléer à l’absence de renseignements.

auscultatrice [ôs-Aiii]

n. i'. Ueligieuse qui en accompagne une autre au parloir, pour assister à la conversation.

ausculter [6sdiui-té] v.

a. ( lat. auscultare ) . Faire l’auscultation : ausculter 'un malade.

AuSOUe [zo-ne], poète latin, né et mort à Bordeaux (vers 310-\’ers 392) ; précepteur de Gratien, versificateur très habile d’idylles, d’épigrainmes, etc. C’est un écrivain parfois frivole, mais à qui l'on doit de beaux vers sur la Moselle et sur la patrie gauloise.

Ausones [ô-zo-ne) ou Ausoniens [ô-zo-nim], ancien peuple d'Italie, d'origine osque et dont les tribus occupaient tout le centre et le sud de la Péninsule ; un Ausone ou Ausonien.

Ausonie [d-io-nlj, terre des Ausones, nom d'une partie de l'ancienne Italie, appliqué par les poètes à l'Italie tout entière ;

Je chaote les combats et cet homme piatiT^

(Jui, cies bords phrygiens conduit dans 1' «Ausonie »,

Le premier aborda les champs de Lavinie.

Boileau.

auSpice [ôs-pi-se* n. m. (lat. auspicium ; de avis, oiseau, et spicere, examiner). Terme générique désignant, chez les Romains, les divei's présages qui se tiraient en général du vol, du chant des oiseaux et de la manière dont ils mangeaient. Prêtre qui

prenait ces présages. Fig. PI. Sous d'heureux auspices, avec apparence de succès. Soits les auspices de quelqu'un., sous sa protection.

a'USSi [ô-si] adv. (lat. aliud sic). Pareillement i je mourrai, vous aussi. Adv. de comparaison : Bayard était aussi bon que vaillant. Conj. C’est pourquoi : iégoîste n'aime que lui, aussi pe7'S07i7ie ne l'aime. Tellement, à ce point : com77ient un Zîomme aussi intellige7it peut-il, etc. Loc. conj. Aussi bien, tin surplus ; car. parce que : négligez les critiques des sots : aussi bien, nul ne s'en soucie. Aussi bien que, de môme que. Aussi peu que, pas plus que.

auSSière [ô-sZ-è-re] n. f. Mar.etpèch. Sorte de cordage ou de corde. V. iiaus.sière.

Aussig, v. de Tchéco-Slovaquie (Bohême), sur l'Eîbe ; 39.200 h. Vins ; manufactures d’étoffes, papeteries.

AuSSillOU [ô-si, Il mil., on\, comm. du Tarn, arr. et à 18 kil. de Castres; 1.360 h. Draps, flanelles.

aussitôt [d*si-/(5] adv. Au moment même: César vint et vainquit aussitôt. Loc. con}. Aussitôt que, en même temps que ; dès que. V. tôt.

Austeu (Jane), romancière anglaise, née à Stcventon, m. à 'Winc-iirster (1775-1817), qui a tracé une.

peinture trèsreinarquable des mœurs de la ge7iir]i en Angleterre [Orgueil et Fi'èjugé, Raison et Sensibilité, Mansfield Park, E777ma).

auster [ds-ZèrJ n. m.

(du gv.auehi, dessécher;.

Nom poétique du vent du midi.

austère rds-fè-re^adj.

(du gr. austeros, sévère, rude). Apre, astringent :

saveur austère. (Peu us.j Rigoureux, dur:yei7?iecm,stè7'e. Sévère : ve7'tu austère. Am. Indulgent, riant.

austèremeut [ôs-tè-re-77\an] adv. Avec austérité.

austérité [ds-fd] n. f. (de austère). Mortification des sens et de l’esprit : les austCn'itès des anacho- 7'ètes. Fig. Sévérité : austérité des ouixurs, des lois.

Austerlitz [ds-Zér], petite ville de la république tchéco-slovaque, en Moravie, sur la Littawa, où Napoléon battit les Autrichiens et les Russes (2 déc. 1805;; 4.000 h. Parmi toutes les victoires de Napoléon, il n’en est pas une qui entoure sa mémoire d'un prestige plus légendaire ; c’est pourquoi il est si souvent appelé le vamqueur d'Austerlitz. Pour l'armée et pour lui-même, elle est restée un de leurs plus purs, de leurs plus brillants souvenirs. Après la bataille, l'Empereur avait adressé à ses soldats la proclamation célèbre où on lisait ces mots : « Il vous suffira de dire : « J'étais à la bataille d’Aus- « terlitz », pour que l'on vous réponde : « Voilà un « brave. » Quelques instants avant la bataille de la Moskowa (1812), le soleil se montra dans tout son éclat, comme le matin de la célèbre victoire : « Soldats, s'écria Napoléon, c’est le soleil d'Austerlitz ! » Ces mots, devenus depuis légendaires, électrisèrent la Grande Armée. La bataille d’Austerlitz fut appelée bataille des t7'ois Empereurs, parce que les empereurs de France, d’Autriche et de Russie y prirent pai't. (Le nom tchèque est Slavkov.)

Austerlitz [Bataille. d'), célèbre tableau de Gérard (1810, Versailles). Le général Rapp amène à Napoléon le prince Repnine prisonnier. (V. p. 166.)

Austill [ô,s-ïï?i], V. des Etats-Unis, capit. du Texas, sur le Colorado; 19.000 h. Commerce actif.

AuStiH (Stephen Fuller), homme d’Etat américain, fondateur de l’Etat du Texas, né à AustinvUle (Virginie) [1793-1836].

AuStin (Alfred), poète satirique et publiciste anglais, nè <à H'^adingby. près de Leeds, m. à Ashford (Kent) [1835-1913]. Poète lauréat en 1896.

austral [ôs-ir-ai], e, als ou aux adj. (rad. ottsier). Méridional : terres australes ; signes australs OU austraux. Ant. Boréal.

Australasie [ô.s, sf], nom que l’on donne à l’ensemble géographique formé par l'Australie, la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande.

Jane Atislen.

Australie ros. lî] ou Nouvelle-Hollande,

très grande île de l'Océanie ; colonie anglaise. C’est un vaste plateau, en grande partie désert à l'intérieur, mais bordé à TE. par des montagnes de 1.800 à 2.000 m. d’alt., les Alpes australiennes, d’où descend un grand fleuve, le Murray. Sup. 7.929.000 kil. carr.; pop. 4.845.000 h. {Austrafien.s). L’Australie se divise en Australie-Occidentale, Australic-Méridionale et Territoire du Nord, les provinces deVictoria, Queensland et Nouvelle-Galles du Sud. Toutes ces colonies, en 1901 , se sont fédérées pour fonderunEtatcommun, s’administrant librement sous la suzeraineté de l'Angleterre. La-capitale est Canber- 7'a. V. pr, : Mrlbo urne, Sydney,

Adélaïde, Ballarai, Perth et Brisbane. —

L’Australie a vu sa prospérité économique se développer rapidement au cours du dernier siècle : les mines d’or, de cuiyi'c et de houille, l'élevage des bestiaux, l’exportation des laines, etc., sont les principales de ses ressources. (V. Océanie.) Comme les autres dominions britanniques, le Commonwealth ■ of Australia a participé à la Grande Guerre ; ses soldats ont formé avec les Néo-Zélandais les troupes Anzacs (v. ce mot), qui se sont illustrées aux Dardanelles et dans le nord de la France.

Armoiries de l’Australie»

Australie-Méridionale, Etat d'Australie:

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