h. V. pr. Adélaïde
Australie-Occidentale, Etat d'Australie ; 280.300 h. V. pr. : Albany, Perth.
AUT
Australie- Septentrionale ou Territoire du Nord, Etat d'Australie: 5.000 h., non compris les indigènes, dont le nombre échappe à toute évaluation. V. pr. Palmei'ston.
Australien, enne [6s-tra-li-in, é-ne], habitant ou originaire de l’Australie : les Ausîi'oliens. Adjectiv. : laines australie7ines.
Austrasie [ôs-tra-zî] {royau77\e de l'Est-', royaume dans l’est de la Gaule franque ; capit. Metz (511-843). Rivale heureuse de la Neustrie, elle fut le berceau de la dynastie carolingienne. (Ilab. Austi'asiens.)
Austrasien, enne [ôs-tra-zî-in, è-7ie\ habitant ou originaire de l'Austrasie : les Austrasiens. Adjectiv. : guerriers austrasiens.
Austremoine [ôs] (saint), apôtre et premier évêque d’Auvergne (vers 250). Fête le Hr novembre.
Austriæ est imperare orbi universo (mots lat. signif. Il appartie^it à VAuU'iche de C07n7na7\der à tout l'univers). Ambitieuse devise de la maison d’Autriche. Elle s'écrit par abréviation A. E. I. O. U. Elle est composée sur les cinq voyelles de l'alphabet, et a été traduite par des mots allemands qui commencent par les mêmes lettres : Ailes Erdi'eich ist Oesterreich unterthan.
austro [ds-Zro], préfixe qui entre en composition avec un nom de peuple ou de pays et indique une relation avec l'Autriche.
Austro-Hong^ie, nom donné à l’ancien cm pire d’Autriche-Hongrie.
Austro-Hongrois, e [ôs, groi, oi-ze], habi
tant ou originaire de l’ancien empire d’Austro-lIon grie : les Âustro-Hong7^ois. Adjectiv. : les populations austro-hongroises.
autan n. m. (lat. altanus). Vent impétueux du S. et du S.-E.
autant [tan] adv. (du lat. aliud tantU7n, aiitre tant). Marque égalité de mérite, d’étendue, de quantité, etc. Loc. conj. : Autant qite, dans la même proportion ou de la même manière que. D'auta7it que, vu que. Loc. adv. : D'autant, dans la môme proportion : payez im aco77\pte, vous dwimuerez vos dettes d'autant. Tout autant, autant que. D'auta72î plus, d'autant 7noins, servent à exjirimer l'augmentalion ou la diminution de la proportion. Loc. prov. : Autaiit de tètes, autant d'avis, v. tôt capita. Auttnxt en emporte le vent, ce sont promesses illusoires, menaces sans consistance- Autaiit^dé pris sur Veunenn, petit profit, petit avantage n’est pas à négliger.
nutnrcîlîo [ô, chî] n. f. (du gr. autos, lui-même, et aidihein, commander). Gouvernement d’un Etat par scs citoyens.
aut Gæsar, aut nihil, mots lat. signif. Ou e7npereur ou rien, devise attribuée à César Borgia et qui peut servir de devise à tous les ambitieux.
âUtel n. m. (lat. altai'e). Table pour les sacrifices. Fig. Tout ce à quoi on sacrifie, on immole quelque chose : Vautel du devoir, de la patrie, etc. Table consacrée où l'on dit la messe. Le sacrifice de l'autel, la messe. Maître-autel, l'autel principal de chaque église. Fig. La religion, l'état ecclésiastique: respecter les autels; se destmer aux autels. Le t7'ône et l'autel, la royauté (ou l’empire) et la religion considérées comme unies pour assurer le gouvernement du pays. Paré.co777me U7i autel, en grande toiletle. Autel contre autel, croyance contre croyance. Loc. prov. : A7nis jusqu'aux autels, prêt à tout faire, excepté ce qui est contraire à la religion.
— Encycl. D'après les textes bibliques, les autels hébreux n’étaient d'abord que des mottes de gazon ou des amas de pierres. Moïse institua d'une façon définitive l'autel des holocaustes et l’autel des par-fums. Les autels égj'ptiens ont en général la forme de cônes tronqués. Les Grecs et les Romains n'eurent d'abord comme autels que de simples tertres de gazon, des amas de terre, de pierres ou de cendres; puis ils élevèrent des autels fixes en pierre, en marbre ou en brique, de forme circulaire ou carrée, avec une cavité pour le feu, sur la face supérieure, et des rainures pour l’écoulement du sang et du vin des sacrifices. Ils s’élevaient dans les rues, dans les maisons, mais surtout devant les temples. L'autel chrétien affecte originairement soit la forme d'une table de pierre ou pie7're de consécration, soit la forme d'un tombeau renfermant des reliques. L'usage des 7'etables (v. ce mot; devint général au xiie siècle. Peu après, on éleva au centre de l’autel un taber- 7\acle, destiné à contenir la réserve eucharistique. Les autels suivirent les vicissitudes de l'art memumental. Le maître-autel est placé au fond de la nef principale.
Auterive, ch.-l. de c. (Haute-Garonne), arr. et à 19 kil. de Muret, sur l'Ariège; 2.560 h. (AtHer/vams). Ch. de f. M. Briqueteries, poteries. — Le cant. ail comm. et 7.670 h.
Auteuil [teu, l mil.'', anc. comm. du dép. do la Seine, réunie à Paris iXVIe arr.). Eaux feriTigineuses froides. Asile de Sainte-Périne, pour personnes âgées. Célèbre hippodrome pour les courses d’obstacles. Ce fut le séjour favori de littérateurs célèbres : Boileau, Molière, La Fontaine, plus tard Condorcet, etc. On désigna, à la fin du xyiii® et au commencement du xix® siècle, sous le nom de Société d' Auteuil, un certain nombre de savants qui se réunissaient dans le salon de M®* Helvétius, à Auteuil, puis dans la maison de Destutt de Tracy ; Condillac, d’Holbach, Morellet, Cabanis, Chénier, "Volney, Laromiguicre furent les principaux d’entre eux.
auteur n. m. (lat. ouctor ou autor). Celui qui crée, qui fonde quelque chose : l'auteur d'un p7'0jeî, d'u7i plan; l'auteur d'une calomnie. L'auteur de Vimwers, Dieu. Ecrivain, homme ou femme, qui a fait un livre, une œuvre quelconque : les auteui's scientifiques. L’ouvrage même : étudier U7i auteur. Adjectiv. : fe77\77ie auteur. Celui qui est la cause d’un événement : Vauteur de ses propres 7naux. Droit d'aitteur, expression qui désigne : 1® le droit qu'a un écrivain ou un artiste d’autoriser ou d'interdire la traduction, reproduction, représentation, etc., de ses œuvres : 2® la redevance qui est payée à l’écrivain ou à l’artiste (peintre, compositeur, etc.) pour lesdites reproductions, exécutions, etc.
Auteurs et compositeurs dramatiques (è^ociété des). Son origine remonte à Beaumarchais (1791). Elle fut régulièrement constituée le 7 mari 1829. Elle est administrée par une commission de quinze membres nommés par l’assemblée générale et deux agents généraux. Elle a pour objet : 1® la
Si!
Attila repoussé par saint Léon (Raphaël),
L’Atelier d’Horaoe Vernet (Horace Vernet), v. p. IBS.
AUT
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Ai'TBt.s : 1. Ki'yptien : 2. Dome-tique ; 3. Taurobolitpte ; U’Apollon, à Delphes ; 5. Aulel et table d’ofTrande g:rec8 ; 6. Etrusque ; 7. Romain f ruines de l’ompéi): 8, 9. Chrétiens prinnilif'* ; '0. Chrétien (ix» s.) ; 11 . de la Patrie ( l’ête de la Kcderalion, à Pans, M juillet 1790/ ; 12. Roman ; 13. Chrétien (xii* s. ); 1 Parai ; 15. Israélite ; 16. Catholique (xx* s.) ; 17. Maître autel de cathédrale ; 18. Chinois ; 19. Japonais.
défense mutuelle des droits des associés vis-à-vis des administrations théâtrales ; 2» la perception des droits des auteurs et la mise en commun d'une partie de ces droits; 3® la création d'un fonds de secours; 4® la création d’un fonds commun de bénéfices partageables. — Sur ce type s’est fondée, en 1 851 , la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.
Autharis frî'ssl, roi des Lombards. 11 régna de 654 à 590, conquit l'istrie et la plus grande partie des pays au delà du Pô.
authenticité [d-tan] n. f. Qualité de ce qui est authentique, vrai : l'authenticité d'un acte. authentification n. f. Action d'authentifler. authentifier [o-tan, fi-é'\ v. a. (Se conj. comme prier). Syn. de autuentiquer.
authentique \â-ian] adj. (du gr. authentês, qui agit par soi-même). Revêtu des formes légales requises : acte authentique. Certain, incontestable, évident, sûr, vrai, positif: histoire authentique. Mus. Modes authentiques, nom donné aux quatre modes primitifs du plain-chant, à ceux qui ont été fixés par saint Ambroise, et airxquels saint Grégoire ajouta les quatre autres, qui prirent le nom de plagaux. (V. ÉGLISE, plagal.)
Authentiques [/es], de l’empereur Justinien. V. Novelles.
authentiquement [6-tan-ti-ke-man] adv.
D’une manière authentique.
authentiquer [â-tan-ti-ké] v. a. Rendre authentique, légaliser : authentiquer un acte.
Authie [ti], fleuve côtier de France, qui naît dans le Pas-de-Calais, passe à Doullens et se jette dans la Manche ; cours 100 kil.
Authon, ch.-l. de c. (Eure-et-Loir), arr. et à 16 kilom. de Nogent-le-Rotrou ; 1.310 h. {.\uthonniers). Ch. de f. Et. Ferme modèle. — Le cant. a
Authon (Jean d’), bénédictin chroniqueur et poète, né à Beaiirepaire ou à Poitiers (vers 1466- 1327) ; il a écrit la Chronique du roi Louis XII.
Autichamp [chant , famille originaire du Dauphiné, dont plusieurs descendants se distinguèrent sur les champs de bataille au xvi' et au xviii' siècle. — Le comte Charles d’Autichamp (1770 1852) fut un des chefs de l'insurrection vendéenne de 1793.
auto (du gr. autos, lui-même), préfixe signifiant même, de soi-même, par soi-même, cto.
auto n. f. (ou masc.). Abréviation familière de AUTOMOBILE : monter en auto.
autobiographie [f{] n. f. (du préf. auto, et du gr. bios, vie, et grnpfiein, écrire). Vie d’un personnage écrite par Iiii-ménie.
Autobiographie de Benjamin Franklin. Ellecomprcnd trois pariies. La première est l'histoire des vingt-cinq premières années de railleur. La seconde, écrite pendant le séjour de Franklin à Passy (1754), le montre s'oceiipant des affaires publiques et s'étend jusqu'à l'époque de sa première mission en .Angle¬
terre (1767). A partir do là, on n’a plus que deà fragments. Franklin se montre, dans son autobiographie, un esprit sain, vigoureux, un peu sceptique.
autobiographique adj. Qui tient de l’autobiographie : notes autobiographiques.
autobus [àuss] n. m. (mot formé de deux abréviations familières : auto pour automobile, et àwspour omnibus). Fain. Omnibus automobile. V. automobile.
autocauou n. f. Canon monté sur une automobile blindée. V. automobile.
autocar [kav] n. m. Grande automobile découverte, à l’usage des toui'istes. V. automobile.
autocheuille n. f. Automobile montée sur Caterpillar.
autochrome adj. et n. f. (du préf. avto, et du gr. chroma, couleur). Se dit de plaques photographiques donnant la reproduction des couleurs du modèle par le moyen d’un écran polychrome.
— Enc. L’écran des plaques autochromes est constitué par de nombreux petits écrans, qui sont des grains microscopiques de fécule colorés en rouge-orangé, violet et vert, et uniformément répartis sur la plaque, de manière à s'interposer entre les rayons lumineux et la surface sensible. Ces écrans se laissent traverser par les couleurs complémentaires, de sorte que la plaque (développée suivant une technique spéciale qui donne un positif) reproduit, lorsqu’elle est examinée en transparence, les couleurs réellesdumodèle.
autochromie [Àrrd-mf] n. f. Photographie directe des couleurs, au moyen de plaques autochromes.
autochtone [6-tok-to-né\ adj. et n. (du préf. auto, et du gr. khthôn, terre). Qui est originaire du pays qu’il habite ; dont les ancêtres ont toujours habité ce pays : un peuple autochtone ; un autochtone. Syn. de aborigène.
autocinésie [si-né-zf] n. f. (du gr. autos, luimême, et kiiiêsis, mouvement). Mouvement propre de la matière
vivante.
autoclave
adj. et n. m. (du préf auto, et du lat. clavis, clef).
Se dit d’une marmite en métal pour opérer la cuisson en vase clos. Appareil à pression de vapeur, employé à la stérilisation des instruments Chil urgicaux, pan- Autoclave ; A, chaudière; B, bouîllOQ sements, etc. à stériliser ’, K,vi* de pressitio pour main-
— En'CYCL. En tenir le couvercle; G, soupape (le svireté :
bactériologie, les O, th.rm^èlrc; c, n.con vervaul
. , O ' nrisea de bouillon au moyen de la pince r .
autoclaves sont ^
des instruments qui permettent de porter une enceinte à une température supérieure à lüO®, et. par suite, de tuer les germes microbiens qui se trouvent
dans les substances placées dans' cette enceinte. En chimie, on se sert, d'une façon générale, des autoclaves pour faire des réactions sous forte pression.
Le joint autoclave sert dans les machines à vapeur pour clore hermétiquement les ouvertures qui, dans les générateurs de vapeur, sont appelées trous d'homme et servent à faciliter le nettoyage intérieur des chaudières ; il fonctionne comme un couvercle de marmite maintenu fermé par la px’ession de la vapeur.
autoconduction [si-mi] n. f. Prodiiction de courants dans un corps placé à l'intérieur d'un solénoïde traversé par des courants de haute fréquence, sans que ce corps soit dans le circuit.
autocopie [pfj n. f. (du préf. auto, et de copie';. Procédé au moyen duquel on reproduit une écriture ou un dessin à un certain nombre d'exemplaires. Epreuve obtenue à l'aide de l'aiitocopiste.
autoeopier 'pi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Reproduire, multiplier au moyen de l'autocopie.
autocopiste 'pü-te] n. Personne qui autocopie. N. m. Appareil servant à autoeopier.
— Encycl. L'autocopiste est un appareil d'autographie dans lequel la pierre est remplacée par une feuille de parchemin végétal recouverte de gélatine et tendue sur un châssis.
autocrate n. m. (gr. autokratês; de autos, luimême, et kratos, puissance). Monarque qui est luimême la source de tout pouvoir; le tsar était qualifié empereur et autocrate de toutes les liussies.
autocratie [sf] n. f. (rad. autocrate). Gouvernement d'un souverain absolu.
autocratique [kra-ti-ke] adj. Qui a rapport à l’autocratie : gouvernement autocratique.
autocratiquement [ke-man] adv. D une manière autocratique.
autocycle [si-kle] n. m. Bicyclette ou tricycle à moteur mécanique.
autodafé n. m. (en espagn. auto de fe. arrêt de foi). Proclamation et exécution solennelle d’un jugement prononcé par l’Inquisition sur un impie, un juif, un hérétique, qui, ordinairement, périssait sur le bûcher ; Par ext. Toute action de brûler : faire un autodafé de sa bibliothèque.
— Encycl. Des accusés qui comparaissaient devant le tribunal de l'Inquisition, quelques-uns étaient acquittés, d'autres condamnés à l'abjuration ou à diverses peines (amende, emprisonnement, etc.) ; d'autres, enfin, étaient livrés au bras séculier, qui lui-même les livrait au bourreau. Vêtus d'une tunique ou sanbenito. et coiffés d'un bonnet de carton, les condamnés entendaient leur sentence, intoiTompiie de temps à autre par les actes de foi des assistants, puis ils étaient brûlés. Il y a eu de nombieux autodafés du xvi» au xviii* siècle, surtout en Espagne, au temps de Philippe II.
Autodafé (un , tableau de J. Robeid-Fleiiry 1845 ; scène pathétique, peinte avec vigueur et celai, autodècohéreur n. m. Cohereur employé
lü*