‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 177 sur 1225 · L.AR. L'MV., 2 V. — T. L · texte numérisé non relu

L.AR. L'MV., 2 V. — T. L

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dans certaines installations de télégraphie sans fil, et qui a la propriété d'ètre à décohésion spontanée, évitant ainsi l'emploi du frappeur.

autodidacte [dak-te] adj. etn. {du préf. auto, et du gr. didaskein, enseigner). Se dit d'une personne qui s'est instruite elle-même, sans pi'ofesseurs.

autodidaxie [rfaA;-sf; n. f. (rad. autodidacte). Action de s'instruire sans maître.

autodrome n. m. fde auto, ahrév. de automobile, et du gr. dromos, course). Lieu où l'on fait des courses d'automobiles.

autodynamique adj. (du préf. auto, et du gr. dunainis, force). Qui est produit par la force propre d'une chose, sans agent extérieur.

autofécondation ^si-on] n. f. Union de deux éléments de sexe différent, mais portés par un même individu. (L'autofécondation s'observe principalement dans le régne végétal, chez les phanérogames à fleurs hermaphrodites, portant un androcée et un gynécée, qui arrivent en même temps à maturité. Dans le règne animal, l'autofécondation est très rare.)

autofrettage \frè-ta-je] n. m. Traitement spécial que l’on fait subir aux tubes métalliques en cours de fabrication, pour leur permettre de supporter ultérieurement les plus fortes pressions intérieures. (L'autofrettage consiste à développer dans l’épaisseur du métal, au moyen de la pression d'un fluide, un état tel que chaque couche concentrique ait tendance à comprimer celle qui lui est intérieure, jouant ainsi vis-à-vis d'elle le rôle d'une frette.)

autogène adj. (du préf. auto, ei da gi\ gennân, engendrer). Qui s'engendre, qui existe par soi-même. Soudure autogène, soudure de deux morceaux d’un même métal par fusion partielle obtenue au moyen de la flamme à haute température d'un chalumeau oxhydrique ou oxyacétylénique.

autognose [ghnô-ze] ou autOgnOSiC [ghnôzfj n. f. (du gr. autoe, lui-même, et gnâsis, connaissance). Connaissance de soi-même.

autographe adj. (du préf. auto, et du gr. graphein, écrire). Ecrit de la main même de l'auteur : lettre autographe de Racine. N. m. ; posséder un autographe de...

— En"ycl, Les faux autographes ont donné lieu à de nombreux procès ; un des plus célèbres est celui intenté en 1869 au faussaire Vrain-Lucas, qui avait vendu, entre autres, des lettres de Marie-Madeleine à Jésus, un sauf-conduit de Vercingétorix en français, etc.

autographie ~f^ n. f. (de autographe). Procédé au moyen duquel on transporte sur la pierre lithographique, ou sur toute autre matière, des traits préalablement tracés sur un papier spécial à l'aide d'une encre grasse, dite encre autographique.

— Encycl. L’autographie permet de reproduire récriture ou le dessin. On l’utilise surtout quand il s'agit d'obtenir rapidement des reproductions, mais l’exactitude de l'exécution est souvent sacrifiée à la rapidité.

autographier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Reproduire par le procédé autograph-ique.

autographique adj. Qui a rapport à l'autographie : papier, encre autographique.

auto-induction n. f. v. self-induction.

auto-infection [fèk-si-on] n. f. infection due aux microbes qui existent normalement dans un organisme.

auto-intoxication [fei-Aa-si-on] n. f. Ensemble des troubles causés par la rétention, dans l'économie, des toxines sécrétées par les tissus et qu'un mauvais fonctionnement des éraonctoires naturels n'élimine pas.

autolyse n. f. (préf. auto, et gr. lusis, dissolution'. Phénomène par lequel une cellule se désagrège spontanément en ses éléments divers.

autolytique adj. (rad. auto iy. se). Qui a rapport à la désintégration spontanée des cellules.

automate n. m. (du préf. auto, et du gr. maomai, je me meus). Machine organisée qui, par le moyen de ressorts, imite le mouvement d'un corps animé : certains jouets sont de petits automates. Fig. Personne qui ne sait ni penser, ni agir par ellemême ; le sot est un automate.

— Encycl. On ne voit guère d’automates avant le xvu» siècle ; mais c'est surtout au xviiis siècle que furent construits de merveilleux automates, tels que le Joueur de flàte, le Joueur de tambourin ou le Canard artifteiel, du célèbre Vaucanson. L'abbé Mical, Frédéric de Knauss, les frères Droz, Léonai'd Maelzel, Robert Iloudin se sont distingués dans la fabrication des automates.

automatie [ma-tî] n. f. (de automate). Faculté de se mouvoir et d'agir spontanément.

automatique adj. (rad. aufomate). Qui opère, qui s'opère par des moyens mécaniques : la filature automatique du coton. Fig. Qui s'exécute sans la participation de la volonté ; mouvement automatique.

automatiquement [A:e-man] adv. D'une manière automatique.

automatiser [ti-zé] v. a. Rendre automate : l’habitude automatise certains ouvriers.

automatisme tis-me] n. m. Caractère de ce lUi est automatique, purement machinal.

— Encycl. Descartes considérait les animaux comme de pures machines, dépourvues de pensées, de plaisirs et de souffrances. Cet automatisme exagéré a, pourtant, sa part de vérité. L’automatisme physiologique est plus près de la réalité. Il est certain, par exemple, que la volonté n’est pour rien dans la circulation du sang. Les « actes réflexes » de la physiologie moderne sont la base de notre vie automatique. Notre vie mentale est soumise,ellc aussi, à l'automatisme. Qu'est-ce que l’association des idées, l'hypnotisme, sinon des manifestations de l’automatisme psychologique ? Dans les dilTérents mod .-s d'activité. l'instinct, les phénomènes d'habitude et d’imitation sont également des formes de l'automatisme psychologique.

La philosophie déterministe, qui fait tout rentrer, mémo les pliénomènes les plus élevés de l'activité mentale, dans le domaine de l’automatisme, peut être appelée une philosophie de l’automatisme absolu.

autOIÏlEtiSte [tîs-fe] n. m. Constructeur d’automates : Vaucanson fut un célèbre automatiste.

Automédon, conducteur du char d’Achille.

N. m. Par métonymie, et souvent ironiq., cocher ou écuyer habile ; les automédons parisiens.

automètre n. m. (du préf. auto). Instrument géodésique, servant aux opérations de nivellement et au lever de plans.

automitrailleuse n. f. Automobile blindée, pourvue d’une ou plusieurs mitrailleuses.

automnal [tom'-nal] e, aux adj. Qui appartient à l’automne : plantes automnales.

automnatiou [tom'-na-si-on] n. f. Influence de l'automne sur la végétation.

automne [to-ne] n. m. et f. (lat. autumnus). Saison de Tannée, qui commence ordinairement le 22 septembre et finit le 21 décembre. (V. saison.) Fig. L’âge mûr : être à l'automne de la vie.

— Encycl. L’automne est le temps qui s’écoule entre l’équinoxe d'automne et le solstice d’hiver. Dans les temps anciens, on ne reconnaissait que trois

L’Automne, bas-reUef de Bouchardon (fontaine de la rue de Grenelle, à Paris).

saisons ; le printemps. Tété et l’hiver. Les nations tout à fait septentrionales n'admettaient même que deux saisons : l'hiver et Tété. Le mode de division de Tannée en trois saisons paraît remonter au temps de la vie pastorale, alors que la belle saison se terminait à la rentrée des troupeaux pour l'hivernage. — C’est en automne 'que les travaux de l’agriculture sont le plus nombreux ; fin de la récolte des céréales, récolte des regains et d’un grand nombre de fruits ; travaux de culture pour les grains qui doivent passer l’hiver en terre. Bien nourrir et soigner les animaux, qui ont à fournir, dans cette période de Tannée, beaucoup de travail.

Automne (T), tableau de Jordaens (Bruxelles) ; — de Poussin (Louvre) ; etc.

automobile adj. (du préf. auto, et de mobile). Se dit d’appareils qui ont en eux leur moteur propulsif : chariot automobile. N. f. Voiture qui marche à l'aide d'un moteur à vapeur, à l'électricité, à pétrole, à air comprimé, à gaz, etc. ; une belle automobile. Quelques-uns font ce nom du masculin.) Industrie des automobiles : le Salon de l'A utomohile.

— Encycl. Le premier type de voiture automobile date de 1765. A cette époque, en effet, un officier français, Cugnot, construisit un chariot à vapeur, dont une variante existe encore au Conservatoire des arts et métiers. Successivement, les Anglais Griffith (1821), Brustall et Ilill (182i), Hancock, Gurney, etc., construisirent des diligences à vapeur, d’après le principe qu'avait utilisé Cugnot. En France, l’idée fut reprise par le marquis de Stafford (1859) ; mais il faut arriver jusqu’en 1889 pour trouver un type d'automobil evraiment pratique, qui, en tout cas, présentait sur scs devanciers une incontestable supériorité. Ce véhicule, dû à l’ingénieur Serpollet, utilisait la découverte que venait de faire cet inventeur : la chaudière à vaporisation instantanée, basée sur l’emploi de tubes à section très réduite et dans laquelle on obtient rapidement de la vapeur à haute pression. D’autres inventeurs imaginaient vers la même époque le moteur à explosion, qui, appliqué aux automobiles, devait devenir d’un emploi si fréquent dans cette branche de la mécanique.

Aujourd'hui, les trois moteurs principaux sont : le moteur à explosion (qui utilise surtout l'essence de pétrole, mais dont certains types fonctionnent à l’alcool, à la benzine, aux huiles lourdes, etc.) ; le moteur à vapeur, dont Torgane principal est une chaudière Serpollet; enfin, le jnoteur électrique, aiimenté par des accumulateurs.

Une automobile comprend le châssis et la carrosrie, variables Tun et l’autre de forme, de dimensions, de robustesse, suivant la destination du véhicule. On distingue les voitures de ville et de tourisme, comprenant toutes les formes de carrosseries (ouverte ou fermée), depuis la puissante voiture de course et le petit tonneau, jusqu’aux confortables limousines, berlines, landaulets et taxis ; les véhicules industriels (camions, camionnettes, autobus) ; les automobiles de guerre (autocanons, automitrailleuses, autoprojecteurs, et jusq^u’aux chars d'assaut, véritables forteresses automobiles) ; les tracteurs, enfin, qui constituent des appareils propres à remorquer les pièces d'artillerie lourde, ou les instruments de culture. Le châssis comprend tous les organes essentiels de la locomotion : le moteur proprement dit, la direction, la trayismission, les freins, les roues munies de bourrelets en caoutchouc Ipneumatiques\ dont la partie qui doit être en contact avec le sol est. en général, pouiYue d'antidérapants.

Avant de mettre une automobile en service. Il faut faire une déclaration (sur papier timbré à 0 fr. 60) adressée au préfet (au préfet de police à Paris) et indiquer les nom, prénoms et adresse du propriétaire, le nom du constructeur, le type de la voiture et la vitesse qu'elle peut fournir. A cette demande doit être jointe la copie du procès-verbal de réception, délivré par le service des mines (et que fournit toujours le vendeur de la machine).

L'immatriculation du yéliicule consiste alors en l'apposition, à Tarant et à l'arrière, d'un numéro trois chiffres au plus), accompagné d’une ou deux ettres qui varient suivant les régions et correspondent à celles dont sont afl'ectés les arrondissements minéralogiques, comme nous l’indiquons dans le tableau ci-dessous :

A — Alais : Ardèche, Gard, Lozère, Hérault.

R — Arras : Pas-de-Calais, Oise, Somme.

B — Bordeaux : Charente, Charente-Inférieure, Dordogne, Gironde, Lot-et-Garonne, Gers, Landes, Basses-Pyrénées, Hautes-l^rénées.

C — Chalon-sur-Saône : Ain, Saône-et-Loire, Côted'Or, Doubs, Jura, 'Yonne.

H — Chambéry : Savoie, Haute-Savoie,Hautes- Alpes, Drôme, Isère.

P’ — Clermont-Ferrand ; Cantal, Haute-Loire, Puyde-Dôme, Allier, Nièvre.

D — Douai ; Nord, Aisne.

L — Le Mans : Ille-et-Vilaine, Mayenne, Sarthe, Côtes-du-Nord, Finistère, Loire-Inférieure, Morbihan.

M, V — Marseille ; Basses-Alpes, Vaucluse, Alpes-

Maritimes, Bouches-du-Rhône, Corse, ’Var.

N, O — Nancy : Meurthe-et-Moselle, Meuse, Manie,

Vosges, Aube, Haute-Marne, Haute-Saône, Belfort.

E, G, I, U, X — Paris ; Seine.

P, K — Poitiers : Maine-et-Loire , Deux-Sèvres , Vendée, Indre-et-Loire. Loir-et-Cher, Loiret, Vienne, Cher, Corrèze, Creuse, Indre, Haute- Vienne.

Y ou Z — Rouen : Eure-et-Loir, Seine-et-Marae, Seine-et-Oise, Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Inférieure.

S — Saint-Etienne : Loire, Rhône.

T — Toulouse : Ariège, Haute- Garonne, Aveyron, Lot, Tarn-et-Garonne, Tarn, Aude, Pyrénées- Orientales.

I.' " Association générale automobile » a établi un code de signaux de route. Ces signaux, placés à droite de la route en allant vers l'obstacle et à

Les quatre siguaux adoptés par la Société de tourisme.

quelque distance de l'endroit qu’ils précisent, rendent de grands seiYices et évitent bien des accidents, le chauffeur étant prévenu à temps pour modifier son allure.

— Dr. fiscal. Les automobiles sont passibles de la contribution sur les voitures, chevaux, mules et mulets et soumises par suite au payement d’une taxe, qui varie selon la population de la commune où réside le possesseur et,'d’autre part, selon le nombre de places et celui des chevaux-vapeur. Les automobiles sont, en outre, passibles de la taxe des prestations.

— Nul ne peut conduire une automobile s’il ne possède : 1“ le récépissé de déclaration de son véhicule ; 2“ un certificat de capacité. Celui-ci s’obtient en adressant au préfet (préfet de police, à Paris), une demande sur papier timbré ; à cette demande sont joints ; 1» un certificat de domicile, délivré par le maire (à Paris, par le commissaire de police du quartier) ; 2» une pièce d'identité (acte ou bulletin de naissance, livret de mariage ou militaire, etc.) ;

3“ deux photographies non collées. Le certificat est fourni sur la demande régulièrement établie et losignedeTAutomobile-Clubaprès examen pratique subi

en présence du service des mines (ou de l’Association générale automobile).

Automobile-Club de France (A. C. F.), société fondée à Paris en 189S, pour le développement, en France, de Tindust r i e automobile

et de ses filiales, . .

au inoysn d’encou- Insigne des automobilistes militaires»

ragements de toute sorte : courses, expositions, etc.

âlltomolDiliSllie [Zzs-Îïie] n. m. Construction, des automobiles. Sport, tourisme pratiqué au moyen des automobiles.

diUtomobilistO Uîs-te] n. Qui conduit une automobile. Qui pratique Tautomobilisme.

aU-tOinoteur, trie© adj. (du préf. auto, et de moteur). Qui produit de soi-méme le mouvement, autonome adj. Qui possède l’autonomie, autonomie [d, 7nî] n. f. {du préf. auïo, et^du gr. nomos, loi). Droit de se gouverner ou de s administrer librement : l'autonomie des commuiies est limitée nar la tutelle administrative. Fig. : l'auloyxomie de la raiso7i. Philos. Auto7iomie de la l’olontéy propriété qii a, selon Kant, la volonté de trouver en elle-même la loi de ses déterminations. (Kant en fait l’unique principe de la morale.)

autonomiste [wn's-ZeJ n. m. Partisan de l’autonomie.

antonyme adj. (du prêt. auto, et du gr. onuma. nom). Se dit d’un ouvrage publié sous le véritable nom de l'auteur.

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