‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 194 sur 1225 · AVO · texte numérisé non relu

AVO

AVU

avocat [te’, e n. Jat. advocatus; de iid, auprès, et vocatu.i, appelé). Personne qui fait profession de plaider en justice. Fi';/. Personne, chose qui défend, intercède ; se faire l'acoeat des opprimés; prendre la vérité pour avocate. Avocat du diable, celui qui défend une mauvaise cause.

L'avocate des pécheurs, la sainte Vierge. Avocat général, v. part, cncycl. Adjectiv. ; femme avocate. Prov. : Bon avocat, mauvais voisin, le voisinage d'un homme habitué à la chicane entraine souvent des procès.

— Encycl. Nul ne peut être avocat s'il n'est licencié en droit et s'il n a prêté devant une cour d'appel, sur la présentation d'un membre du conseil de l'ordre, le serment professionnel. Après un stage de trois ans, l'avocat stagiaire peut demander au conseil de l'ordre ou de discipline son inscription au tableau. Le conseil de l'ordre ou de discipline est élu par tous les avocats inscrits ; présidé par un bâtonnier, également élu, il prononce contre les avocats en faute l'avertissement, la réprimande, l'interdiction temporaire, la radiation ; le recours contre ses décisions est porté devant la cour d'appel. Les honoraires jiayés aus avocats par les parties ne sont fixés par aucun tarif.

l/avocat au conseil d’Ltat et à la Cour de cassation est un officier ministériel qui représente les parties devant le conseil d'Etat ou la Cour de cassation, et jouit du privilège exclusif de plaider et faire des actes de procédure devant ces juridictions.

Pour acheter une charge d'avocat au conseil d'Etat et à la Cour de cassation, il faut être âgé de vingtsix ans, avoir été avocat pendant deux ans et être agréé après examen par par le conseil de l’ordre.

La nomination est faite par décret.

L'avocat général est un officier du ministère public qui remplace le procureur général, principalement pour le service des audiences. Il y a des avocats généraux à la Cour de cassation, à la Cour des comptes et dans les cours d'appel.

avocat [te] n. m.

Fruit de l'avocatier.

avocatier [ti-€\ n.

m. Genre de lauracées, comprenant des arbres ou des arbrisseaux d’Amérique et d’Asie, dont le fruit, très estimé, est connu sous le nom d'avocat ou ■ poire d'avocat.

avocatoire adj. Se dit de ce qui rappelle ; des lettres avocatoires. N. m. ; un avocatoire.

avocette [sé-te] n. f. (ital.

arocetta). Oiseau échassier du littoral français de l’Atlantique, à long bec recourbé en l’air, au plumage noir et blanc, et de la taille d’un faisan.

Avocourt, comm. du dép. de la Meuse, arr. et à 20 kil. de 'Verdun ; BOO h. (en 191i). Au cours de la bataille de Verdun, le bois d' Avocourt a été pris par les Allemands durant la troisième phase de leur offensive, le 20 mars 191G: les Allemands en ont été délogés par les Américains deux ans et demi plus tard ^26 septembre 1918).

aVOgadorS [dor] n. m. pl. Magistrats vénitiens, au nombre de trois, qui remplissaient devant les tribunaux les fonctions du ministère public. S. un avogador.

Avogadro (comte), physicien italien, né et m. à Turin (177G-185G). Il est l'auteur d'une remarquable théorie des atomes.

avoi n. m. En brasserie, action de faire couler le moût d'une cuve dans une autre ; donner un avoi.

avoiement [»mn] n. m- Matériel de ferme. (Dialect.)

avoine n. f. (lat. avenu).

Genre de graminées avénacées, qui fournit un grain particulièrement employé à la nourriture des chevaux. Fam. Nourriture en général. Gruau d'avoin^, avoine passée au four et moulue qui sert à la préparation de bouillies et de tisanes rafraichissantes. Baie d'avoine, pellicule qui enveloppe la graine de l'avoine (elle sert pour la nourriture des bestiaux, et l'on en fait des oreillers et des paillasses d'enfants). Folle avoine, spontanément dans les champs.

— Encyol. Bot. Les principaux caractères de l'avoine sont : épillets à trois fleurs hermaphrodites, dont la supérieure est stérile ; trois étamines et un ovaire sessile, avec deux styles écartés et plunjeux ; un caryopse arrondi, sillonné sur une des faces, velu au sommet, et adhérent à la glumelle supérieure.

— Agric. Les variétés de l’avoine cultivée se cla.ssent pratiquement en deux groupes : les avoines de printemps et les avoines d'hiver. Là où les hivers sont relativement rigoureux tNord et Estl, on cultive surtout des variétés de printemps ; à l'Ouest et au Midi, des variétés d'hiver et de printemps. Les avoines d'hiver se sèment en automne ; les avoines

de printemps, en mars ou avril. Un semis de printemps trop tardif est généralement préjudiciable. Préparée par un seul labour, la terre est ensuite entretenue par un hersage, qui peut être suivi de roulages (terres légères).

L'avoine sert surtout à la nourriture des chevaux et des autres animaux domestiques. Comme le riz et l'orge, le gruau d'avoine sert à faire des potages. On fait, en Bretagne, du pain avec la farine d'avoine mêlée à celles du froment et du seigle. L'avoine maltée sert, en Allemagne, à faire une bière légère et hygiénique. La paille d'avoine est excellente pour le gros bétail et les bêtes ovines.

avoiner [néj v. a. Mettre au régime de l'avoine, avoinerie [ri] n. f. (rad. avoine). Terre semée en avoine.

attoir V. a. liât, hahere. — J'ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont. J'avais, nous avions. J'eus, nous eûmes. J'aurai, nous aurons. J'aurais, nous aurions. Aie, ayons, ayez. Que j'aie, que nous ayons. Que j'eusse, que nous eussions. Ayant. Eu, e). Posséder : avoir du bien, du mérite. Eprouver ; avoir faim, avoir peur, qu'avez-vous? Se procurer : on a cela à bon marché. Obtenir : il aura le prix. 'Vaincre : avoir son adversaire. On les aura, nous les battrons (mot consacré par Tordre du jour du général Pétain à la 10® armée, le 10 avril 1916). Etre d'une dimension, d'un âge de : la tour Eiffel a trois cents mètres de haut-, ce jeune homme a vingt ans. Avoir à, devoir: avoir à payer. Avoir pour, posséder comme: avoir pour parent. Tenir, regarder -. avoir quelqu'un pour insolvable. Avoir en, apprécier d'une certaine façon: ayez enhorreur l'hypocrisie. En avoir, éprouver de l'irritation : en avoir contre quelqu'un. Avoir de. ressembler: beaucoup d'enfants ont de leur père et de leur mère. jS’'avoir qu'ü, suivi d'un infinitif, il suffit de. Marque aussi la menace, la crainte. Je n'avais qu'à, tu n'avais qu'à, se dit par reproche, quand on a mal pris ses mesures, commis une faute. Avoir avec soi, compter quelqu'un comme compagnon ou comme partisan. Avoir beau faire, s’efforcer inutilement. Avoir l'air, paraître, sembler. Fam. Avoir de quoi, être dans l’aisance. Impers. Il y a, il est, il existe. (C’est un des deux verbes auxiliaires servant à conjuguer les autres verbes.)

ECVoir n. m. Ce qu’on possède de bien : doubler son avoir. Partie du compte d'une personne, où Ton porte les sommes qui lui sont dues. Axt. Doit.

avoirdupois ou atrerdepois n. m. Nom donné à un système de poids appliqué en Grande- Bretagne et aux Etats-Unis à toutes les mai-chandises autres que les métaux précieux, les pierreries et les médicaments, et dans lequel la livre vaut 16 onces (4-53 gr. 60). 'V. troy.

a'VOiSinant [zi-nan], e adJ. Proche, voisin. a'VOisiner [zi-né] v. a. Etre proche, être voisin. A'VOla, V. du roy. d'Italie (Sicile, prov. de Syracuse); 12.600 h. Vins, fruits.

Avon, comm. de Seine-et-Marne, arr. et près de Fontainebleau, non loin de la Seine ; 2.870 h.

Avord, petite comm, du Cher, arr. et à 21 kil. de Bourges ; 500 h. Ch. de f. O. Camp militaire.

avortement [man] n.m.(deavorter).Expulsion, spontanée ou provoquée, avant l'époque où devient viable le produit de la conception. l'Yg. Insuccès : l'avortement d'une entreprise. Syn. fausse couche.

— Encycl. 3Iéd. L’avortement spontané se produit surtout chez les femmes très jeunes ou très âgées. En dehors de ces cas, l'avortement peut provenir de la syphilis, de l'albuminurie, etc., des père et mère. Le traitement consiste en repos complet au lit, en lavements laudanisés, en injections de morphine, etc. L'avortement provoqué tombe sous le coup de la loi ; il est toujours dangereux pour la femme, qu'il expose aux infections, et laisse presque toujours de la métrite.

— Dr. La peine de la réclusion frappe l'auteur de manœuvres abortives quelconques, ainsi que la femme qui les a pratiquées ou laissé pratiquer. Si l'avortement a eu lieu, les médecins et pharmaciens coupables de l'avoir facilité ou provoqué sont punis des travaux forcés à temps.

— Vétér. Avortement infectieux on épizootique. En dehors des avortements que peuvent occasionner chez les femelles des mammifères (vache, jument, brebis) certaines causes accidentelles comme les coups, les indigestions, refroidissements, les courses fatigantes, etc., il se produit parfois aussi (chez les vaches principalement) un avortement qui est dû à une affection microbienne contagieuse. On en prévient les efl'ets par la désinfection des étables et la mise des bêtes au pâturage si la saison le permet. L'isolement des femelles avortées s’impose, ainsi qu’un traitement approprié à leur état.

avorter [té] v. n. (lat. abortere ; de ab priv., et ortus, part. pass. de oriri, naître). Accoucher avant terme. Fig. Ne pas acquérir son complet développement, en parlant d'une plante. Ne pas mûrir, en parlant des fruits. Echouer, ne pas réussir, en parlant d'une entreprise.

avorton n. m. Plante qui n'a pu atteindre son entier développement. Animal venu avant terme. Far plaisant. Petite personne mal laite.

avouable adj. Qui peut être honnêtement avoué : motif avouable. Ast. Inavouable.

avoué n. m. (lat. advocatus; forme populaire, dont avocat est la forme savante). Officier ministériel, chargé de faire les procédures pour les parties devant les tribunaux de première instance et les cours d'appel.

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