‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 193 sur 1225 · COUVEUSE · texte numérisé non relu

COUVEUSE

avide adj. (lat. avidus; de avéré, désirer ardemment). 'Vorace, goulu : le loup est avide. Que l’on cherche à satisfaire avec passion ; regards, désirs avides. Fig. Qui désire avec beaucoup d'ardeur : avide de gloire. Cupide, insatiable : médecin avide. Ant. Désintéressé.

avidement fman] adv. D’une manière avide : la loutre mange avidement. Fig. Avec empressement, avec ardeur : les écrits de l'opposition sont toujours lus avidement.

avidité n. f. (lat. aviditas). Gloutonnerie : la loutre mange avec avidité le poisson. Désir ardent et insatiable. Cupidité, convoitise. Ant. Désintéressement.

avien, enne [vi-in, é-ne] adj. (du lat. avis, oiseau . Qui ressemble à l’oiseau, qui offre quelque analogie avec lui ; structure avienne ; caractères aviens.

AvienuS [ui-é-nuss] (Rufus Festus), poète et géographe latin du iv« siècle, imitateur d’Aratus.

Avigliano, v. d’Italie (prov. de Potenza) ; 19.Ü0Ü h.

avigner [gn. mil., é] v. a. Planter de vignes ; on a avigné de plants américains les territoires ravagés par le phylloxéra.

Avignon, ch.-l. du dép. de Vaucluse, ancienne cap. du comtat Venaissin, sur.le Rhône ; 4-8.200 h. (Avignonnais). Ch. de f. P.-L.- M.. à 742 kilom. de Paris.

Archevêché . Soieries , safran, garance, vins. Célèbre château des papes, construit de 1339 à 1370. Patrie de Folai'd, des Parrocel, de Joseph Vernet; de M^e Favart,

Triai , Aubancl . Avignon fut le siège de la papauté de 1309 à 1377. En 1348, le pape Clément VI l'acheta à la maison de Provence, et la ville resta à 1 Eglise romaine Armes d'.tvjc^non . jusqu'en 1791, époque où elle

fut réunie à la France. L’arr. a 5 cant., 21 comm., 90.370 h. : le cant. Nord a 2 comm. et 26.730 h. ; le cant. Sud, 1 comm. et 23.040 h.

Avignonet, comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 6 kil. de Villefranche ; 1.920 h. Ch. de f. du Midi. Pierre a chaux.

Avila, V. d'Espagne, ch.-l. de la prov. de ce nom (Vieille-Castille; ; 12.200 h. Patrie de sainte Thérèse.

Château des Papes, à Avignon.

Pittoresque enceinte foi-tiflée. Ses églises romanes comptent parmi les plus belles d'Espagne. — La prov. est peuplée de 209.000 h.

Avila (Sanche d’), général espagnol qui, au xvi« siècle, sous les ordres du duc d'Albe, joua un rôle dans la révolution des Pays-Bas ; il fut tué au siège de Maëstricht, en 1579.

Avila (Gilles Gonzalés d’), historiographe de Castille ; né à Avila (1577-1658) ; auteur de Chroniques.

Avilès, V. et port d’Espagne (m-ov. d'Oviedo), surlerzo de Avilès ; 12.000 h. Hist. Fuero d' Avilès, charte par laquelle Alphonse VII confirma les fueros de la ville d’ Avilès ; c’est le plus ancien texte de la langue espagnole (1155).

avilir V. a. Rendre vil ; déprécier : avilir une marchandise. Dégrader: l' alcoolisme avilit l'homme. Ant. Relever, ennoblir. S’avilir v. pr. Se dégrader, se déconsidérer : pour être grand dans la misère, il suffit de ne pas s'avilir.

avilissant [li-sari]. e adj. Qui avilit, qui dégrade : la paresse est avilissante. Attr. Ennoblissant.

avilissement [H-se-man] n. m. Etat d'une personne, d'une chose avilie. Dépréciation : l'avilissement du change. Déconsidération, abjection : Corneille tira noire théâtre de l’avilissement et de la barbarie.

avilisseur, euse [Zi-se«r, eu-ze] n. et adj. Qui cherche à avilir quelqu’un : l'avilisseur vit souvent de chantage.

avillon [ll mil.] n. m. Doigt d’un oiseau de proie, avinage n. m. (de aviner). Action d'imbiber de vin ; Vavinage des tonneaux, des barriques.

aviné, e adj. (de aviner). Fam. Qui est en état d'ivresse.

aviner [né] v. a. Imbiber de vin : aviner une cuve. S’aviner V. pr. S'imbiber de vin. Fa>?i. S'enivrer avion n. m. (du lat. avis, oiseau. — C'est le nom donné par l’inventeur Ader à son appareil d'aviation.) Nom donné aux aéroplanes (monoplans ou multiplans) qui sont affectés au service des armées : les avions de la ^narine {hydroaéroplanes) sont appelés hydravions. V. aéroplane, aviation.

— Enoycl. Les avions utilisés au cours de la Grande Guerre comprenaient au moins deux places [pilote ou mécanicien et observateur oumitrailleur . Ils étaient aménagés différemment et dotés d’appareils divers (mitrailleuses, bombes, appareils à signaux, T. S. P., etc.), suivant qu’ils étaient avion de chasse, de combat, de bombardement, d’observation. Quelques uns, mis à la disposition du service de santé étaient porteurs de matériel sanitaire ou chirurgical.

Avion, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 15 kil. d’Arras ; 9.410 h. Ch. de N. Houille, brasserie.

avionnerie n. f. Tout ce qui concerne la construction des avions, et l'organisation du service de ces appareils.

avir V. a. Rabattre les bords de deux pièces de tôle ou de fer-blanc, pour les assembler. V. havir.

aviraison [rè-zon] n. f. (de virer, tourner). Détour de l’eau dans les salines.

aviron n. m. (de à, et de l’anc. franç. viron, circuit). Rame d'embarcation.

— Encycl. L'aviron est ordinairement fait de hêtre, de frêne ou de sapin ; on y distingue la poignée, le manche, le bras, la pelle. Les embarcations légères n'ont qu'une rangée de nageurs de chaque bord, mais les grosses embarcations ont souvent deux ou plusieurs hommes accouplés sur le même aviron ; les avirons sont alors dits « doublés ». Les avirons de l'avant s’appellent aviron des brigadiers, ceux de l'arrière avirons des chefs de nage. On donne le nom d'avirons de galère à ceiix qui arment les chaloupes. Les avirons sont prévus, en cas d'avarie de machine, sur les petits bateaux à vapeur. V. canotage.

avironnerie [ro-ne-rî] n. f. Fabrique d'avirons, avironnier [ro-ni-é] n. m. F'abricant ou marchand d'avirons.

avis [ri] n. m. (de à, et de l'anc. franç. vis ; du lat. visum, ce qui est vu). Opinion, sentiment : partager l'avis de quelqu'un. Fam. M'est avis que, je pense que. Délibération, vote : prendre l'avis des juges. Conseil : donner un bon avis. Sauf meilleur avis, si l'on ne propose rien de mieux. Avertissement, renseignement : recevoir un avis mystérieux. Avis au public, placard affiché. Avis aux lecteurs, sorte de préface en tête d'un livre. Prov. : Deux avis valent mieux qu’un, on fait bien, avant d’agir, de consulter plusieurs personnes. Autant de têtes, autant d’avis, il y a autant d'opinions différentes que de personnes (on dit aussi, en latin : Quot capita tôt census).

avisé [zé , e adj. Aperçu. (Vx.) Prudent, circonspect : homme, esprit avisé. Part. pass. Pensé, imaginé : ce fut à lui bien avisé.

avisement [vi-zc-man] n. m. Qualité d’une personne avisée, pi-udcnte ; avoir de l avisement.

aviser 'zé v .a. (de à, eCviser). Apercevoir : aviser quclquun dans la rue. Avertir, informer : aviser quelqu'un de son départ. Prov. ; Un fou avise bien un^ sage, il se peut que l’on reçoive un bon avis inéme dun homme peu sensé. Un verre de vin avise bien un homme, le vin inspire parfois une bonne idée. 'V. n. Réfléchir à ce qu’on doit faii-e : avisons à sortir d'ici. S’aviser de v. pr. Trouver ; s'aviser d un bon expédient. Essayer, se mêler de ; s'aviser de chanter. Loc. prov. On ne s'avise jamais de tout, on ne pense jamais à tout ce qu’il y avait-à faire.

aviso [soj n. m. (ra. espagn. signif. avis). Navire de faible tonnage, chargé autrefois de porter des avis, des ordres, etc., et destiné aujourd'hui aux

stations lointaines, ou aux escadres, comme les avisos-torpilleurs. Pl. des avisos.

AviSSeaU. (Charles-Jean), potier, né et m. à Tours (1791-1861). Il retrouva le procédé, perdu de- Iiuis Bernard Palissy, de fusion des émaux colorés à une haute température, avisure [zu; ou avissure [i'i-.sit] n. f. (de

avir). Rebords de deux pièces do tôle ou de ferblanc se rabattant l'une sur l'autre, et les unissant par assemblage.

Avit [ni] (saint), illustre prélat gallo-romain, évêque de Vienne (Dauphiné) en 490, m. vers 525 : uateur de poèmes religieux, que Guizot a rapprochés du Paradis perdu.

avitaillement [ta. Il mil., e-man] n. m. Action d'approvisionner; ravitaillement. Provisions de bouche ou de guerre. (On dit mieux ravitaillement.)

avitailler [ta, ll mil., é] v. a. (vx fr. vitaille, pour victuaille). Pourvoir de vivres et de munitions un camp, une place, un vaisseau. (On dit mieux ravitailler.)

avitaminose n. f. (du gr. a priv., et de vitamine). Ensemble des troubles provoqués pai- l'usage exclusif d'aliments privés de vitamines : le scorbut est une avitaminose.

AvitUS [fuss], empereur romain d'Occident de 454 à 456, né en Auvergne, beau-père de Sidoine Apollinaire ; il fut détrôné par Ricimer. 11 avait, avant son avènement au trône, remporté d'éclatants succès sur les Huns.

avivage n. m. Action d’aviver : l'avivage du feu, des couleurs.

avivement [man] n. m. Action d'aviver les bords d'une plaie, c’est-à-dire de les rendre saignants avant de les rapprocher à l'aide d’une suture et pour en favoriser la réunion.

aviver [vé] v. a. (rad. vif). Rendre plus vif, plu? ardent : aviver le feu. Plus éclatant ; aviver uns couleur. Couperà plus vive arête, ou polir davantage : aviver une poutre, une pièce métallique, Teclin. Frotter légèrement de mercure la feuille d’étain destinée à étamer une glace. Etendre l’or amalgamé. Envenimer, irriter : aviver une blessure et. au fig. : aviver le chagrin. Mettre à nu les parties saines d'une plaie, eni faisant disparaitre les parties morbides : aviver les bords d'une cicatrice. Ant. Amortir, effacer, ternir.

avives n. f. pl. Chez les animaux, syn. de parotidite.

avivoir n. m. Outil dont se servent les doreurs pour aviver ou étaler l’amalgame de l’or.

Aviz (ordre d'), appelé aussi ordre de Saint-Benoit d'Aviz ou ordre du mérite militaire d' Aviz, ordre portugais de chevalerie, fondé au xii' s. par des chevaliers réunis pour combattre les Maures et qui a pour origine la. prise d'Evora sur ceux-ci. Les frères d'Evora ou confrères de Sainte- Marie d'Evora reçurent du saintsiège une organisation régulière.

Le roi Alphonse Ilenriquez. ayant enlevé aux Maures la forteresse d'Aviz, en donna la garde aux frères d'Evora. qui prirent alors le nom de chevaliers d'.iviz. L’ordre d’Aviz fut sécularisé, en 1789 par la reine Maria, qui le destina uniquement à récompenser le mérite. Il comprend trois classes ; le ruban est vert. — Cet ordre, ti-anspoflé au Brésil lors de l’émigration de la famille royale portugaise, y est devenu un ordre national ; les insignes y sont à peu près les mêmes qu'au Portugal, à ces différences près que le bijou est surmonté de la couronne impériale et que le ruban est orné d'un liséré rouge.

AviZ6, ch.-l. dee. (Marne), arr.

et à 10 kil. d'Epernay ; 2.750 h. (en 1914). Ch. de f. E. Vins mousseux.

— Le cant. a 18 comm. et 10.680 h.

avocaillon [ka, il mil., on] n.

m. Fam. Petit avocat sans notoriété.

avocasser [ka-séj v. n. Exercer obscui'émcnt la profession d’avocat.

avocasserie [ka-se-rî] n. f. Profession d’avocat obscurément exercée. Mauvaise chicane d'avocat.

avocaSSier [A'a-sf-é], ère adj. Qui a rapport aux mauvais avocats : gent avocassiére ; faconde avocassiére. N. m. Mauvais avocat.

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