‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 199 sur 1225 · BAB · texte numérisé non relu

BAB

"babeliqu© adj. (de lîahel . Qui a rapport à la tour de Babel : confusion Ixibé tique. Gigantesque, très élevé : monument babélique.

Bab-el— Mandeb [dèb'] (détroit dE ' [Porte (les P/eiirs], entre l'Arabie et l’Afrique ; réunit la mer Rouge à l'océan Indien. A son entrée, se trouve l'ilot de Périm ; aux Anglais.

Babelon (Ernest), ai'chéologue et numismate français, né à Sarrey (Haut e-Marne).m. à Paris (18o4-1024,, membre de l’Académie des inscription et belles-lettres en 1897.

Bâber [bèr] (Zâhirad-dîn-Mohammed, dit), souverain du Turkestan, puis de rilindoustan, arrière-petit-fils de Tamerlan, fondateur de la dynastie des BaberideSy ou Grands Mogols de l’Inde (1483-1S30). 11 a composé •des Mémoires., traduits en français par Pavet de Courteille.

Ba.bès (Victor), anatomo-pathologiste et bactériologiste roumain, né à Vienne (1854 . A, le premier, décrit le bacille de la morve.

BRbct [!>è] n. f. Abréviation populaire du nom d'Elisabeth. liabet la Bouquetière, surnom donné par Voltaire au cardinal de Bernis.

Babelon.

Babeuf (François-Emile, dit Gracchus), démagogue français, né à Saint-Quentin, m. à Vendôme (1700-1707). Il conspira contre le Directoire, avec un certain nombre d’autres jacobins, et fut condamné à mort. Il se poignarda au moment de monter à l’échafaud. Sa doctrine, qui est une sorte de communisme, exposée dans son journal la Tri- •bune du peuple, est apper lée babouvisme.

babeurre [ beu-re ] n. m. (de battre, et beurre'. Liquide séreux, qui reste après le barat- Babeuf,

tage de la crème : le babeurre, dit aussi lait de beurre, est très rafraîchissant. babi n. m. Nom donné aux partisans du babisme.

babiebon n. m. (corrupt. de barbiehon) ou babiche n. f. Petit épagneul à poils longs et soyeux, élevé souvent comme chien d'appartement. (On l'appelle aussi fréquemment bichon.)

babil [iiT; n. m. idu gr. babazein, kalbutier). Abondance de paroles inutiles. En bonne part, langage des petits enfants, des jeunes filles. Chant babillard de quelques oiseaux : le babil de la corneille, de riiirond'lle.

babillage [il mii.^ ou babillement ibi.

Il mil., e-man n. m, Action de babiller; ce que l'on dit en babillant : bavardage : d'amusants babillages. Par anal. : le babillage des oiseaux.

babillard [ü, il mil., ar,. e adj. et n. Qui parle beaucoup et inutilement ; bavard. Où l'on parle beaucoup ; réunion babillarde. N. f. Arg. Babillarde. lettre, missive. Ant. Silencieux, taciturne.

Babillard [nr] de) [the Tattler'i, publication périodique d'Addison et Steele, traitant de littérature, de morale et de politique (1709-1711).

babilleineilt [6i, U mil., e-man] n. m. Penchant à babiller : le babillement est quelquefois un symptôme de maladie.

babiller [6f, il mil., é] v. n. (onomatopée). Bavarder sans suite, à propos de rien ; caqueter, jaser. Par extens. Dire du mal, médire.

babillerie [fif, il mil., e-ri] n. f. Bavardage.

babine ou babouill© n. f. Lèvre pendante de ■certains animaux (chien, singe, etc. — S'emploie surtout au pL). Pop. Lèvres. b"e)i lecher les babines, manifester le vif plaisir que l'on a eu ou que l'on aurait à manger quelque chose de bon.

Babinet [nè] (.Jacques;, physicien et astronome français, né à Lusignan (Vienne:, m.

à l'aris ( 1794- - 1 .S72 ' .

Membre de l'Académie des sciences (1810 . On lui doit l'invention de divers appareils, particuliérement un polariscope, un robinet spécial qui porte son nom, et aussi d'estimables écrits de vulgarisalion.

Bablngton (Antoine), conspirateur anglais, qui essaya de délivrer Marie Stuart prisonnière d'Elisabeth : mais il fut découvert, pendu et écartelé (15G1-158G .

Babinski Joseph), médecin français, né à Paris en 1 a."!? , connu par ses travaux sur les maladies nerveuses.

babiole n.f.

(liai, bahbola .

Jouet d'enfant.

Fig. Chose sans import.aure. sans valeur: bagal elle.

bablrOUSSa [rous-sa' n. m. Genre de pachydermes, originaires' de Malaisie, famille des suidés, voisins des porcs, h canines recourbées comme des ■cornes, et dont la chair est assez estimée : le habiroussa atteint la taille d'un petit âne.

Babinet.

bEbism© [bi$-7ne[ n. m. Doctrine professée par le réformateur persan Bab et ses successeurs : Subi- Ezel, Béha’-ullah, Abbas-effendi.

— Excycl. Le babisme est un curieux mélange de la Bible, du soufisme et du Coran. Scs sectateurs admettent la divinité du Christ. Dans la pratique, ils demandent l'émancipation de la femme musulmane, la suppression de la polygamie, la tolérance religieuse, des lois en faveur du paupérisme. Le babisme compte en Perse plus d'un million d'adhérents, et ne cesse de progresser.

babiSt© adj. Qui se rapporte au babisme :

doctrine babiste.

bablab. ou bablad [blad'] n. m. Nom, dans rindc, des fruits de divers acacias employés pour le tannage et la teinture en noir. (De là le nom de tanin oriental donné à ces fruits.)

Babol6in 7m] (saint), premier abbé de Saint- Maur-les-Fossés. m. v. 665. Il fonda à Paris plusieurs églises et hôpitaux. Fête le 26 juin.

Babor (.monts), petit massif montagneux d’Algérie, au centre de la Petite Kabylie et au fond du golfe de Bougie; 1.994 m. d’altitude.

bâbord n. m. (holl. bakboord). Côté gauche d'un navire, quand on regarde l’avant. Ant. Tribord.

— Encycl. Sur les navires à vapeur et surtout sur -les navires de guerre, bâbord est la partie du navire où se tient l'équipage, où il s'embarque, celle qu’accostent les embarcations de contée, etc., le bord opposé ou tinbord étant réservé au commandant et aux officiers.

bâbordais [dè] n. m. et adj. Matelot qui, sur le rôle d’équipage, a reçu un numéro pair d'inscription.

babott© n. f. fm. provençal). Nom donné communément à la chenille de la pyrale, qui attaque la vigne. Nom donné à d’autres insectes nuisibles.

BabOU (Jean), diplomate français et grand maître de l’artillerie, au service de François P*" ; m. en 1569 ; il fut le grand-père de Gabrielle d'Estrées.

BaboU (Ilippolyte), publiciste français, né à Peyriac (Aude), m. à Paris (182V-1878 : écrivain élégant, à la forme originale et fine. Citons de lui : les Prisonniers du Î-Décembre.

baboucard [to] n. m.

Un des noms vulgaires du martin-pêcheur.

babouebo n. f. (persan liaiiou.he.

papoch. qui couvre le pied'.

Pantoufle orientale en cuir de couleur, sans quartier et sans talon.

babouin n. m. ''rad. babine). Espèce de grog singe d'Afrique, du genre cynocéphale. Figure grotesque, que les soldats peignaient sur les murs du corps de garde, et qu’ils faisaient embrasser par le camarade coupable d'une faute légère. Fig. Baiser le babouin, se soumettre avec humiliation : le duc de ^ Bohan a été contraint de baiser le babouin. Méd. Petit bouton aux lèvres. Fig. et fam. Enfant folâtre, turbulent. (Le féni. babouine est usité quelquefois, dans le sens de sotte.)

babouvisme [vis-me[ n. m. Doctrine de Babeuf. qui demandait la mise en commun des biens et l’obligation pour tous au travail. (Le babouvisme est la première doctrine socialiste qui ait manifesté ses tendances par un programme de réformes.)

babouvist© [uzs-te] n. m. Partisan du babouvisme.

Babrius ou Babrias [«ss], poète grec, qui mit en vers, dans un style naturel et souvent élégant, les fables d’Esope (me s.).

baby [à l’anglaise hé-bé; ou à la française ba-hi] n. m. Mot angl., syn. de bébé. Plur. : Des habies, à l’anglaise; ou, à la française, des baby, invar.

Babylas [^^ss] (saint), évêque d’Antioche (me s.). Martyrisé sous Dèce. Fête le 24 janvier.

Babylon©, capit. de l'ancienne Chaldée, sur l'Euphrate, une des villes les plus grandes et les plus riches de l’Orient. Ses gigantesques murailles et ses jardins suspendus, construits par Sémiramis, étaient classés parmi les sept merveilles du monde. Baby- Ipne, dont les souverains les plus fameux furent Sargon, Sémiramis, Nabuchodonosor, Nabonassar, etc., fut prise par Cyrus, qui détourna le lit de l'Euphrate (538 av. J.-C.), et par Darius (519 av. J.-C.) [lîab. Bahylo'rtiens]. Ses ruines sont situées dans la vaste plaine où s’élève aujourd’hui la petite ville de llillah, à 160 kil. au S.-E. de Bagdad. Le nom de Babylone, après avoir été appliqué métaphoriquement à Rome par les premiers chrétiens, se donne aujourd’hui aux grands centres de population, comme Londres et surtout Paris, où l'on accuse l’agglomération des masses, les richesses, les raffinements de l'industrie et de la civilisation d engendrer la corruption des mœurs.

Babyloni© [nf], nom de la partie de la Chaldée voisine de Babylbne, et qui est appliqué aussi à la (’haldée entière. Elle forme aujourd'hui le vilayet de Bagdad 'Turquie d’Asie).

Babylonien, enne [ni-in, è-ne], habitant ou originaire de Babylone ou de la Babylonie : les Babyloniens. Adjcctiv. : ruines babyloniennes.

babylonism© [nrs-nïe] n. m. (de Babylone). Caractère de ce qui est grandiose, gigantesque.

bac \hak] n. ni. (du holl. bak, auge). Bateau long et plat, servant à passer un cours d'eau, et généralement retenu par une j)oulie qui glisse le long d'un câble tendu d'une rive à l’autre. Grand baquet de bois.

— Encycl. Le bac a une forme rectangulaire; ses deux extrémités se terminent par des panneaux mobiles, destinés à faciliter l'entrée ou la sortie du bateau. Il est halé à bras d’hommes, inù par la vapeur ou par l'électricité. Dans le premier cas. un ou deux câbles tendus en travers du cours d’eau servent à le guider. Lorsque la rivière est navigable, on remplace les câbles aériens par une traille, c’est-à-dire par une chaîne maintenue au fond du cours d'eau et dont l’extrémité aboutit au bac. Le passeur fait avancer son bateau en tirant sur elle. — Il existe, notamment en Amérique, des bacs spéciaux appelés bacs transbordeurs, qui permettent de faire traverser un bras de mer à un train' entier de chemin de fer [ferry-boats;.

Bac [le) ou Passage du bac, tableau de Nicolas Berghem (Louvre). C'etie œuvre, peinte sur bois, est aussi remarquable par la composition que par la qualité de l'air et de la lumière. (Y. p. 216.)

BAG

Bac.

bac n. m. Abréviation populaire de baccalauréat : préparer son bac.

bac n. m. Fam. Baccarat. Tailler un bac, jouer au baccarat.

bacaliaU [li~6] n. m. (du port, hacalhâo, merluche). Morue sèche, dans le langage des marins.

Bacau ou Bakau, v. de la Roumanie (Moldavie), sur la Bistritza; 13.000 h. Céréales, bois.

baccalauréat [ba-Ua-lô-ré-a] n. m. (du lat. ôacca,-baie, et laurus, laurier). Premier grade que l’on prend dans les différentes facultés d’uae université, et qui donne le titre de bachelier : baccalauréat ès Lettres, ès sciences ; baccalauréat en droit.

— Encycl. Baccalauréat de V enseignement secondaire. Les pièces à déposer par les candidats sont : lo l'acte de naissance légalisé; 20 une demande écrite en entier et signée de la main du candidat ; elle doit être sur papier timbré ; la signature est soumise à la formalité de la légalisation. Si le candidat est mineur, sa demande doit être accompagnée de l'autorisation de son père ou tuteur, dont la signature doit être également légalisée ; 3o une note indiquant la série d’épreuves choisies. A ces pièces peut être joint le livret scolaire. Le candidat doit avoir 16 ans au moins. Les inscriptions sont reçues : loau secrétariat de la faculté des lettres pour les mentions laiin-grec,latin-langues mvantes,latin-sciences de la pe partie ; pour la mention philosophie de la 2e partie ; 2o au secrétariat de la faculté des sciences pour la mention sciences-langues vivantes de la 1 partie, et la mention mathématiques de la 2e partie.

Les épreuves du- baccalauréat sont divisées en deux parties, et les épreuves de la seconde partie ne peuvent être subies qu’un an après celles de la première.

Les épreuves sont écrites (celles-ci éliminatoires) et orales. Le baccalauréat est ainsi divisé :

Première partie : Série A. Latin-grec ; série B. Latin-langues vivantes ; série C. Latin-sciences ; série D. Sciences-langues vivantes.

DevLxième partie: lo Philosophie; 2o Mathématiques.

Pour toutes les épreuves écrites (sauf pour la version latine, la version grecque, et l’épreuve de langues vivantes'!, il est donné trois sujets, entre lesquels les candidats ont le droit de choisir.

Le baccalauréat de l’enseignement secondaire est admis, quelle que soit la mention inscrite sur le diplôme, pour l’inscription dans les facultés et écoles d’enseignement supérieur en vue des grades ou titres conférés par l’Etat.

baccara [ha-ka-rà] n. m. Jeu de cartes.

— Encycl. Le baccara se joue entre un banquier et des joueurs ou pontes formant un ou deux tableaux. Le banquier, avec plusieurs jeux de 52 cartes, donne, une par une, deux cartes à chaque tableau et deux à la banque. L’as vaut 1, le deux 2, etc., jusqu’au dix, qui vaut 0, ainsi que les figures. Le banquier et les pontes additionnent le nombre des points qu’ils ont, en ayant soin, chaque fois qu'ils dépassent 10 points, de retrancher 10 points, de telle sorte que le maximum ne peut être que 9. Si le banquier a 8 ou 9, il abat, et gagne, à moins qu’il n’ait 8 et l’adversaire 9. Si le banquier a moins de 8, il offre une carte à l’adversaire, qui, alors seulement, abat, s’il a 8 ou 9, et, s’il a moins de 8, accepte ou refuse la carte, suivant son intérêt à le faire. Le banquier, même en cas de refus par l'adversaire de prendre une carte, peut le faire pour son compte. Cette dernière carte, qui porte au total maximum de trois le nombre de cartes que l'on peut avoir en main, se tire à découvert. Dans le baccara ordinaire, le banquier conserve la banque jusqu’à épuisement des cartes ou de sa mise de fonds. Dans le baccara chemin de fer, le banquier passe la main dès qu’il a perdu un coup.

baccarat [ba-ka-ra] n. m. Ciûstal de la manufacture de Baccarat.

Baccarat \ba-ka.-ra], ch.-l. de c. (Meurthc-ct- Moselle), anv et a 25 kil. de Lunéville, sur la Meur- Ihe ; 7.000 h. Ch. de f. E. Importante manufaciure de cristaux ; gants, broderies ; carrières. La ville fut prise et en grande partie incendiée par les Allemands, puis reprise par les Français au commencement de la Grande Guerre (1914). — Le cant. a 19 comm. et 14,660 h.

BaCCClli (Guido), médecin et homme politique italien, né et m. à Rome (1832-191 6). Il s'est occupé des travaux d’assainissement de la Campagne romaine. — Son fils Alfredo, né à Rome en 1803, est un poète philosophe.

bsiCCliaiIia>l [ha~ka] n. m. Fam. Grand bruit.

baccbanale [ha-ka\ n. f. Fam. Débauche bruyante. Danse emportée, tumultueuse. PI. Fêtes païennes en l'honneur de Bacchus.

— Encycl. Analogues aux dionysies de Grèce, les bacchanales, pratiquées surtout en Etruric et à Rome, devinrent rapidement prétexte à débauches et à crimes. A la suite d'un grand procès dans lequel plus de sept mille personnes furent impliquées, et un grand nombre furent condamnées à mort ou à la prison (186 av. J.-C), les bacchanales furent interdites par un sénatus-consulte dont le texte nous a été conservé.

Bacchanales [représentations de). Il existe deux tableaux célèbres du Titien (National Gallcry (Londres^, et Madrid) ; — d’A. Carrache iRome) ; — du Poussin (National Gallery) ; etc.

baccbanalis©r [ba-ka, zé' v.n.fde bacchayiale). Faire du bruit ; se livrer à l'orgie.

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