h. Ch. de f
Et. Eau x-devie. — Le cant.
a 8 comm. et 6.200 h.
baigneur , euse [6é, gn mil., eur. eu-ze] n. Qui se baigne.
Qui tient une maison de bains, qui prend *soin des bains, ou qui aide les autres à se baigner. Petit personnage en porcelaine , qui souvent tient lieu de fève dans les gâteaux des Rois.
baigneuse
[6é, gn mil., euze] n. f. Sorte de bonnet de femme. 'Vêtement, peignoir pour le bain.
Baigneuse (la), tableau d'ingi’es (1855) ; corps de femme, modelé avec science et fermeté. — Statue de Falconet (1757), gracieuse et élégante.
Baigneuses (les), tableaux de Poelcnburg ; — de 'Van Huysum I Louvre) ; — de Courbet (18531 ; — de Corot : les Baigneuses aux îles Borromées (1842] ; etc,
Baigneux-les-Juifs [bê,gn mil., eûj, ch.-l. de o. (Côteni'Or), arr. et à 34 kil. de Chàtillon-sur- Seine, près de la Seine naissante ;
420 h. — Le cant. a 13 comm. et 3.290 h.
baignoir [bê, gn mil.] n. m.
Endroit d'une rivière, où l'on se baigne.
baignoire [6é, gn mil.] n. f.
'Vaisseau dans lequel on se baigne.
Loge de théâtre au rez-de-chaussée.
'V. CHACFFE-BAIN.
Baïgory (vallée de), vallée de la i^rance, dans le département des BasseS'Pyrénées, qui fut autrefois un des districts du royaume de Basse-Navarre. Mine de cuivre.
Le général Dubouquet, commandant l’armée des Pyrénées-Orientales, y battit les Espagnols en 1795-.
Baïlcal, lac de la Sibérie méridionale, au N. des monts Saïansk et Yablonoï. Grande profondeur; pêcheries d ’ esturgeons , saumons, etc. Il reçoit la Selcnga et l’Angara supérieure ; il se déverse dans r lénisséi par l’Angara inférieure. Le Transsibérien le contourne au S.
Baikie (William, Balfour), voyageur anglais, né h Arbroath (Ecosse), m.
Baignoire.
Baîgneust^, d«j Falcoiiet.
Baigneuse, d’aprèa Ins'res.
à Sierra-Leone (1824-1804). Explorateur de la Bénoué Soudan central).
bail {ha, l mil.] n. m. (bas lat. batium). Contrat par lequel on cède la jouissance d'un bien meuble ou immeuble pour un temps déterminé, et moyennant ' certain prix appelé loyer ou fermage : tout bail doit être enregistré. Bail emphylé/Uique, conclu pour un très grand nombre d'années (d'iiabitudc 99 ans). PI. des baux.
— Encycl. Dr. On nomme éutiZettrlepropriétaire de la chose louée ; preneur, celui qui prend la cliose à bail. Le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 1» de délivrer au preneur la chose louée ; 2» d'entretenir cette chose en état de servir à l’usage pour lequel elle a été louée ; 3o d'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail.
Le preneur est tenu de trois obligations principales : user de la chose louée en bon père de famille ; payer le prix du bail aux termes convenus ; restituer la chose telle qu’elle a été l'églée d'après Vétat des lieux. A défaut d'état des lieux, le preneur est censé avoir reçu la chose en bon état de « réparations locatives ». On désigne sous ce nom les réparations et dépenses de menu entretien, qui sont toujours, sauf clause contraire, à la charge du preneur.
Celui-ci a le droit de sous-louer et de céder son bail, si le contrat ne le lui interdit pas. Lorsque, le bail étant arrivé à expiration, le preneur reste en possession de la chose louée sans opposition du propriétaire, le bail se continue par tacite reconduction.
Le bail à loyer est le louage des maisons et celui des meubles. Le bail à ferme est celui des héritages ruraux ; il comprend deux modes principaux ; 1“ le bail à ferme ordinaire, dont le prix, payable en argent ou en nature, est toujours d'une somme ou d'une quantité fixe ; 2o le bail ù colonat pnrtiaire ou colonage partiaire, dans lequel le preneur cultive le fonds affermé sons condition du partage des fruits avec le bailleur. Quand ce partage a lieu par moitié, le colon partiaire est dit métayer.
Les baux écrits sous seing privé doivent être timbrés ; ils sont soumis à un droit d'enregistrement dans le délai de trois mois, sons peine d'un droit en sus. Les locations verbales doivent être déclarées
dans les vingt jours quand elles ne dépassent fias trois ans et un certain prix annviel. Le bailleur' et le preneur sont tenus personnellement de l'enregistrement et de la déclaration ; en matière de location verbale, l'obligation de la déclaration incombe au bailleur, sauf recours contre le preneur.
Bail (Joseph), peintre français, né à Limonest (Rhône), m. à Paris (1862-1921). On lui doit des tableaux d'intérie\irs d'une couleur chaude, d'une exécution harmonieuse; les Dentellières ; le Bénédicilé des hospitalières de Beaune ; etc.
balle [bi-le] n. m. (du lat. bajulus, porteur). Régent, tuteur. Syndic. Ambassadeur de 'Venise à Constantinople. CVx.) Nom donné à certains fonctionnaires de la monarchie capétienne. Nom donné en Provence au berger conduisant les troupeaux transhumanls.
bâillant bâ, llmlL.nn], e adj. Qui bâille ; C05Ui'/7es bâillantes.
baillard [ba, il mil, ar] n. m. Bot. et' agrie. Nom donné à plusieurs variétés d’orge.
Baillarger \jé] (François), médecin aliéniste français. né à Montbazon, m. à Paris (1 G-1891) ; auteur de belles recherches sur les maladies mentales.
Baillaud (Edouard- Benjamin), astronome français, né à Chalon-sur-Saône
en 1848. Directeur de
l'Observatoire de Paris, membre de l'Académie des
sciences (1908).
baille [fin, It mil., e] n. f.(de l'ital. baglia, baquet). Grand baquet de forme tronconique, employé surtout par les marins. Baquet.
bâillement
bâ. Il mll , e-man] n. m. Action de bâiller.
bailler [6a, il
mil., é] V. a. (du Baille à drisse et baille à lavage, lat. bajulare, porter). Slot vieilli qui signifie : donner ; bailler des coups, de l'argent; bailler à ferme sa propriété. En faire accroire : vous me la baillez belle.
bâiller ;6a, il mil., éj v. n. (vx fr. baaiiler ; du bas lat. badare, ouvrir la bouche). Respirer en ouvrant convulsivement la bouche ; on baille de sommeil, de fatigue, de faim, d'ennui. Par en. Etre mal joint, s'entr'ouvrir : porte gui bâille. — On n’écrit pas : bâiller, mais bayer aux corneilles.
baillet [6a, il mil., è] adj. m. Se dit d'un cheval qui estd'un roux tirant sur le blanc i cheval baillet.
Baillet [6a, il mil., é] (Adrienl, prêtre et érudit français, né à La Neuville, près de Beauvais, m. à Paris (1649-1706). On lui doit les Jugements des savants sur les principaux ouvrages des auteurs.
Baillet ^Georges), artiste dramatique : né à Valenciennes en 1848 ; s'est distingué dans le répertoire classique.
Bailleul [6o. il mil., eul], ch.-l. de c. Nord), arr. et à 17 kil. d'Hazebrouck, sur la Becque, affl. de la Lys ; 13.230 h. IBailleulois). Ch. de f. N. Brasserie, dentelles. Ville prise par les Britanniques dès le 30 août 1918, au cours de leur offensive entre la Somme et la Lys, dans la poussée vers la position Ilindenburg. — ■ Le cant. Nord-Est a 4 comm. et 18.890 h. ; le cant. Sud-Ouest a 6 comm, et 1:3.800 h.
bailleur, eresse [6a. il mil., eur, e-rè-sf, n. Qui donne à bail. Bailleur de fonds, qui lournit de l’argent. Ant. Preneur, cess'onnaire.
— Encycl. Le bailleur de fonds est un préteur dont la situation est régie par les principes du contrat de prêt. Celui qui prête aux comptables publics, aux officiers ministériels, etc., les sommes nécessaires pour la constitution de leur cautionnement, jouit d'un privilège de second ordre sur* ledit cautionne¬
ment, mais les créanciers pour faits de charge viennent en première ligne.
bâilleur, euse [6â, Il mil., eur, eu-ze] n. Qui bâille souvent.
bailli [6a, Il mil.] n. m. [du vx fr. baillir, administrer). Officier d'épée ou de robe, qui, en France, rendait la justice au nom du roi ou d'un seigneur. Dans l'ordre de Malte, titre donné à des chevaliers d'un grade supérieur à celui de commandeur.
— Encycl. Les baillis étaient des fonctionnaires salariés et révocables, qui avaient pour mission de représenter la royauté dans les provinces et d’exercer un contrôle sur les officiers locaux d’origine féodale. Ils avaient pour similaires dans le Midi les sénéchaux. Philippe Auguste leur assigna pour la première fois un rôle précis en 1190. Ils étaient à la fois, à l’origine, des agents administratifs, financiers, militaires et judiciaires. Avec le temps, ces diverses fonctions l'urent partagées entre plusieurs titulaires, et l'importance des baillis diminuée d'autant.
bailliage [6a, il mil., a-je] n. m. Tribunal ju géant au nom et sous la présidence d’un bailli : procureur du roi au bailliage. Juridiction d'un bailli ; la Révolution supprima les bailliages.
bailliager f6a, il mil., a-jé], ère adj. Qui appartient à un bailliage.
baillie [6a,iZmll.,fJn.f. Fonction d’unbaile. (Vx.) baillistre [6a, il mil., is-tre] n. m. Celui qui avait la garde et tutelle de mineurs nobles. (Vx. i baillive r6a, u mil.] ou baillie [6a, il iifli.,fj n. f. Femme dum bailli. (Vx.)
BaillOII [6a, Il mil., on] (Ernest-IIenri), médecin et botaniste français, né à Calais, m. à Paris (1827-1893) ; auteur d'un remsirquable Dictionnaire de botanique et d’une importante Histoi re des plantes (1866-1886).
bâillon [6<î, Il mil-, on] n. m. (de bâiller). Tampon ou objet quelconque que Ton met dans ou sur la bouche de quelqu'un pour l’empêcher de crier. Mettre un bâillon d or à quelqu'un, acheter son silence. Sorte de muselière qu'on met aux animaux pour leur faire absoi'ber un médicament ou les empêcher de mordre (ou de teter).
bâillonnement ]bâ, ll mil., o-ne-man] n. m. Action de bâillonner.
bâillonner \bâ, U mil., o-né\ v. a. Mettre ün bâillon. Fig. Réduire au silence : bâillonner la presse.
bailloque [6a, il mil.] n. f. Plume d’autruche femelle, peu estimée.
Baillot [6a. 1/ mil., o] (Pierre-François de Sales), violoniste français, né et m. à Paris (1771-1842). baillOtte [6a, il mil., o-te] n. f. Sorte de baquet. Baill'y [6a, ll mll.,i] (Jean-Szlvain'i, littérateur et astronome distingué, né et m. à Paris (1730-1793). Président de la Constituante lors 'de la célèbre séance du Jeu de Paume et maire de Paris après la prise de la Bastille, il perdit sa popularité lorsqu'il eut fait exécuter la loi martiale. contre les pétitionnaires assemblés au Champ de Mars pour demander la déchéance de Louis XVI, arrêté à Varennes. Il fut exécuté en 1793. On fait quelquefois, en littérature, allusion à un épisode de. sa mort : les apprêts de son supplice furent d'une longueur excessive ; ses membres glacés par le froid et la pluie s'agitaient involontairement : <1 Tu trembles, Bailly?
lui dit un des assistants. — Oui, mon ami, mais c'est de froid, » répondit-il simplement. On lui doit d'excellents travaux sur l'histoire de l'astronomie et des Souvenirs.
Bailly (Antoine), architecte français, né et m. à Paris (1810-1892). Paris lui doit le tribunal de com- •luerce. la mairie du IVe arrondissement le lycée Saint-Louis, etc.
Bailly (François-Anatole) philologue et helléniste français, né et m. à Orléans (1831-1911) ; auteur d'un remarquable Dictionnaire grec-français (1904).
Bailly (le P. Vincent de Paul), religieux assomptionniste français, né à Berteaucoui't (Somme), mort à Paris (1832-1912), fondateur et rédacteur en chef de la Croix.
bain [bin] n. m. (lat. balneum). Eau ou antre liquide dems lequel on se baigne ; les bains hygiéniues doivent être tièdes. Immersion du corps ou une partie du corps dans Teau ou dans tout antre liquide, dans un gaz, dans de la vapeur d'eau, et aussi dans des substances solides boues, sable).: le bain froid doit être court. Fond de bain, linge dont on garnit une baignoire. Liquide dans lequel on plonge une substance pour la soumettre à une préparation quelconque : bain de fixage. Potée de verre en fusion. PI. Etablissement de bains. Eaux thermales ou minérales : les bains de Vichy, de Luchqn. Loc. fam. : Envoyer quelqu'un au bain, lui faire comprendre vivement qu'il vous importune. Bain de pied, ce qui déborde d’une tasse, d’un verre, dans la soucoupe. Loc. prov. : C'est un bain qui chauffe, se dit quand le soleil frappe des nuages épais présageant la pluie.
— Encycl. Archéol. L’usage des bains chauds ou froids a existé chez les Grecs comme chez les Egyptiens et les Perses. Dans l'Athènes du v« siècle, les Itains chauds étaient d’un usage courtmt, ainsi que les bains de vapeur : il y eut des bains publics et des bains privés. Chez les Romains, le luxe des bains se raffina sous l’empire, et Ton vit se dresser xes magnifiques établissements de bains on thermes, qui étaient des lieux de réunion très fréquentés de la société romaine ; on y trouvait : le caldarium pone le bain chaud; le frigidarium pour le bain froid ; le tepidarium, dont la température douce servait de transition ; le sudatorium ou étuve, etc. Dans 1 ancien régime, les estuves ou maisons de bains chauds étaient soumises à des réglements spéciaux. L usage des bains p.mtés à domicile a été introduit d Allemagne en France vers 1819. .
L usage des bains est très répandu en Orient, par suite des prescriptions de Tislam, qui enjoint a tour homme souillé de se laver le corps entier.
BAI
Ordre civil du Bain.
— Thérap. Les bains sont liquides, gazeux ou solides. Liquides : ils sont composés d eau simple ou d'eau contenant en dissolution ou en suspension diverses substances. Les bains médicamenteux les plus usités sont : les bains alcalins (250 gr. de carbonate de sodium pour un bain) ; les oains salés (pour l'adulte, 5 kilogr., pour l'enfant, 1 kilogr. de sel gris), qui sont toniques ; les bains sulfureux (100 gr. de trisulfure de potassium), employés contre les maladies de la peau et les rhumatismes ; les bains d'amidon (500 gr.) ou de son (1 kilogr.), qui sont adoucissants ; les bains de tilleul, calmants ; les bains sinapisés (50 à 200 gr. de farine de moutarde), qui sont dérivatifs, etc. On peut donner les bains froids ou chauds, les premiers doivent être de peu de durée, de 5 à 15 minutes ; les bains chauds ou tièdes ne doivent jamais dépasser 30 minutes, car ils affaiblissent et peuvent produire la syncope. Il est bon de ne prendre les bains qu a la fin de la digestion ; cependant, pai’fois, on les ordonne immédiatement après un léger repas. Les bains simples peuvent être pris tous les jours, les bains médicamenteux nécessitent lindication d'un docteur. Gazeux : les bains gazeux sont les bains de vapeur ou d’air chauffé, qui sont employés contre l’obésité ou les rhumatismes, et les bains d’air comprimé, utilisés contre certaines affections des voies respiratoires. Solides : les bains solides sont les bains de boues minérales, les bains de sable, utilisés contre les douleurs articulaires et le rachitisme.
Il faut encore signaler les bains d’eaux minérales, utilisés contre les affections les plus diverses, et les bains de mer, si efficaces dans la scrofule elles tuberculoses. Enfin, de plus en plus, on utilise les bains électriques et les bains delumièi'e; mais leurs indications relèvent du médecin.
Bain {ordre du), ordre de chevalerie anglais, institué en 1399 par Ilenii IV, roi d’Angleterre, réorganisé en 1725 par George 1er puis par George III en 1825, et enfin par la reine Victoria en 1847. Il comprend des grands-croix, des commandeurs et des chevaliers, les uns militaires, les autres civils : la décoration militaire est une croix à huit pointes, la décoration civile est formée par le médaillon central de l’insigne militaire allongé en ellipse. Pour les deux, le ruban est rouge.
Bain turc (le), tableau d’Ingres (1859), aujourd’hui au Louvre ; savant ensemble de nus féminins.
Hairi [feèn'] (Alexandre), philosophe anglais, de l'école expérimentale, né et m. à Aberdeen (1818-1903) : auteur de la Logique et de la Science de l'éducation, et aussi d’une Grammaire estimée.
Baincthun, comm.du Pasde-Calais, arr, et à 6 kil. de Béthune : 1.870 h.
Bain - de - Bretagne ,
ch.-l. de c. (Ille-et-Vilaine), arr.
et à 41 kil. de Redon ; 4.870 h. Ch. de f. Etat. Tanneries. — Le cant. a 9 comm. et 17.150 h.
bain-marie [bin-ma-rt\ n. m. Manière de chauffer certains corps, qui consiste à les placer non sur le feu mais dans un vase contenant de l'eau que Ton chauffe directement ; on cuit au bainmarie les aliments très susceptibles de brûler. Ustensile composé d'un double récipient, dont le premier contient l'eau, et le second la substance à chauffer. Réservoir à eau chaude d'un fourneau de cuisine. Pi. des bains-marie.
Bains, comm. de la Haute- Loire, arr. et à 9 kil. du Puy :
Bains, comm. d'Ille-et vilaine, nrr. et à 7 kll.de Redon: 2.710 h.
Bainsizza (plateau de), plateau du comté de Gorizia, situé sur la rive droite de Tlsonzo, au N. de la ville de Gorizia. Conquis par les Italiens du général Cappello à la fin daoût 1917, au cours de la onzième bataille de Tlsonzo, puis perdu .tôt après, à la suite de la défaite de Caporetto, lorsque les Italiens durent reculer de Tlsonzo jusqu'au Tagliamento (oct. 1917).
Bains-Ies-Bains Î6î?t], ch.-l. de c. (Vosges), arr. et à 30 kil. d'Epinal, sur le Baignerol ; 2.380 h. Ch. de f. E. Eaux hyperthei'males, utilisées pour le traitement des maladies des artères et des affections rhumatismales. Fabriques de clous.
— Le cant. a 12 comm. et 9.670 h.
Baïoeasses ou Bodio- CaSSeS, peuple de la Gaule, dans le Calvados actuel, région de Bayeux. — Un Baïoeasse ou Bodiocasse.
baïonnette [ba-i-o-nè-te] n.
f. (de Bayonne, ville où cette arme fut d'abord fabriquée). Sorte de long poignard qiii s'adapte au bout d'un fusil : Loicvois donna la baïonnette à l'infanterie française. Baïonnette au canon ! D.ïminctu ■. a, épé.- Remettez la baïonnette, son- baïonneue; b, bafonneries de clairon pour avertir les ® douille; c, sasoldats qu’ils doivent mettre ou bre-baïonnoiie. retirer la baïonnette. Par ext. Fantassin, force ar-
Orrlre militaire du Bain.
üaia-marie.
Kemeltez la baïonnette (sonnerie).
mée : assiéger une ville avec vingt mille, baïonnettes. Joints, douilles à baïonnette, joints ou douilles dont le mode de fermeture rappelle le dispositif de fixation d'une baïonnette,
— Encycl. La baïonnette, utilisée pour la première fois, dit-on, par les troupes de Catinat à la journée de la Marsaille, fut perfectionnée pai Vauban, qui imagina un dispositif en douille, permettant de la fixer au bout du fusil sans gêner le tir. La baïonnette du fusil de guerre français est à lame quadramgulaire, et ses blessures sont extrêmement dangereuses.
baïoque [(in-fo-I-e] n. f. (ital. haiocco). Petite monnaie des anciens Etats i-omains, valant un peu plus de cinq centimes.
baïrak [rn/T n. m. (mot turc signif. drapeau, enseigne). Etendard d'un régiment de janissaires.
baïrakdar n. m. Porte-drapeau d'un régiment de janissaires.
baïram [ba-i-ram'] ou beïram [bé-i-ram'] n. m. (mot turc). Nom des deux fêtes principales des musulmans, dont Tune se célèbre après le jeûne du Ramadan, et Tautre soixante-dix jours plus tard.
Baireuth (Sophie-Wilhelmine, margravine de), sœur de Frédéric le Grand, née à Potsdam (1709- 1758), mère du margrave d'Anspach. Elle a laissé en français d'intéressants Mémoires.
Bais [bè], ch.-l. de c. (Mayenne), arr. et à 20 kil. de Mayenne, sur TAron, affl. de la Mayenne ; 1.650 h.; — Le canton a 9 comm. et 11.480 h.
Bais [6è], comm. d’Ille-et-Vilaine, arr. et à 16 kil. de Vitré ; 2.540 h.
baisailler [0é-3a, il mil., é] v. a. Syn. de baisoTER. (S'est employé aùtref. dans le sens de faire des visites ennuyeuses.)
Baïse [bé-i-ze] (la), riv. de France, qui naît au plateau de Lannemezan, arrose Mirande, Condom, Nérac, et se jette dans la Garonne (r. g.) ; cours 180 kil., dont une partie navigable.
baîSeXD.aîn [bè-ze-ynin] n. m. Honneur que le vassal rendait à son seigneur. Cérémonie usitée dans certaines cours, et qui consiste à baiser la main du prince. PI. Civilités, compliments ; offHr ses
baisemains ti quelqu'un.
baiS6m6nt [bè-ze-rnari\ n. m. Action de baiser les pieds des pauvres le jeudi saint, ou la mule (pantoufle) du pape.
baiser [bè-zé] n. m. Action de baiser ; baiser de paix. Baiser de Judas, de traître. Baiser Lamourette. V. Lamourette.
Baiser de Judas, scène de la Passion, qui a souvent inspiré les peintres : Ary Scheffer (v. p. 218) ;
Baiser de Judas, peinture de Fiandrin.
Hébert (Luxembourg) ; Flandrin (Saint-Germaindes-Prés, à Paris, etc.).
Baisers {les), de Jean Second ; poésies érotiques, écrites en latin, d'une grâce charmante (1541).
Baiser (^e), groupe en marbre, une des plus belles productions d’A. Rodin, au Musée du Luxembourg (1898).
baiser [ié-
zé] V. a. (lat.
basiare). Appliquer, poser ses lèvres sur : baiser la ynain, un crucifix. Poétiq.
Effleurer; Tonae qui baise le rivage. Fig. eiironiq. Baiser les yyxaiyxs à quelqu'un , lui témoigner qu’on n’est pas de son avis, qu’on ne fera pas ce qu’il désire : vous prêter de l'argent ? je VOMS baise les mains.
Baiser les pieds,
baiser la pqus- Baiser, g^roupe de Rodin.
Stère des pieds
de quelqu'un, lui donner d’humbles marques de respect, de soumission. Baiser la teire, manquer de noblesse et d'élévation. (V. babouin.) Se baiser v. pr. Techn. Etre en étroit contact, collé avec : pains qui se baisent dans le four.
baiSBUr, euS6 [bè-zeur, eu-ze] n. Personne qui a la manie de donner des baisers.
Haisieux [èé-zï-ei)], comm. du Nord, arr. et à 13 kil.de Lille : l-930h.Ch.de f. N. Couleurs d'aniline.
baisoter [bè-zo-îé\ v. a. Donner des baisers répétés.