Baiinetles : 2. Batinetons
neton.) Coffre percé de trous, qui sert à conserver le poisson dans l'eau.
bannette [ba-nè-te] Ji. f. Petite banne ou panier d’osier, de roseau, bois mince, etc.
BAO
BAN
banni [ba-nf , e adj. et n. Qui est expulsé de sa patrie ; proscrit, exilé, r'ig. Ecarte, repoussé.
bannière [ba-ni] n. f. (du goth. bandi, enseigne). Enseigne sous laquelle se rangeaient les vassaux d'un seignesir pour aller à la guerre. Pavillon d'un vaisseau. Etendard d'une église, d'une confrérie, d'une Société. Iruniq. La eroix et la bannière, le comble dos cérémonies, des formalités, des instances. Fia. Parti : se ramjer suus la bannière de... Fain. En bannière, en chemise.
— Encycl. La bannière est un long drapeau étroit, ordinairement barlong, et dont le bord parallèle à la hampe est souvent lacéré en plusicursqueues.
La bannière, portée devant les princes, seigneurs et b an nere ts, avait une forme quad rangulaire .
Les églises, les abbayes, les corporations avaient aussi leurs bannières, à l'image de
leur patron „ , , , , . .
O- é n é c *1 1 c- L Bannière de confrérie religieuse: e e Bannière de société musicale.
ment. Vers la
fin du .\v' siècle, les bannières changèrent de forme ; on les fixa sur un support en T ; c'est la forme qu'affectent aujourd'hui les bannières des confréries religieuses, et celles des sociétés musicales.
bannir [ba-nir] v. a. (germ. bannjan). Exiler, cxiuilser, proscrire, chasser. Fig. Eloigner, repousser : bannir toute crainte.
bannissable [ba-ni-sa-ble] adj. Qui mérite d'ètre banni.
bannissement [ba-ni-se-man] n. m. Aciion de bannir. Etat d'une personne bannie. Exil. Peine qui consiste à interdire à un national le séjour de son pays.
— Encycl. Dr. Le bannissement est une peine criminelle, mais non afflictive, et purement infamante. Elle ne peut durer moins de cinq ans, ni plus de dix ans ; elle emporte la dégradation civique. La loi frappe du bannissement : les crimes contre la patrie, les attentats des ministres contre la liberté individuelle ; les coalitions de fonctionnaires pour résister à l’exécution des lois ; les crimes commis par ceux qui, condamnés à une peine afflictive et infamante, ont commis un second crime emportant comme peine principale, la dégradation civique.
Le bannissement emporte défense de rentrer sur le territoire (la contravention à cette défense s'appelle infraction ou rupture de ban), puis interdiction de résider dans les lieux désignés par le gouvernement pendant un temps égal à la durée de la peine subie, à moins qu’il n’en ait été disposé autrement par l'arrêt ou le jugement de condamnation.
La loi du 22 juin 1886 bannit les chefs des familles ayant régné en France, ainsi que leurs héritiers directs dans l’ordre de primogéniture, autorise le gouvernement à expulser, par décret en conseil des ministres, les autres membres des mêmes familles et leur interdit l’exercice tant des emplois civils ou mililaires que des mandats électifs.
bannisseur [ba-ni-seur'\ n. m. Celui qui bannit. BailllOCll.buril, village d’Ecosse (comté de Stirling). Robert Bruce y iivra aux Anglais une bataille (jiii assura l’indépendance de l’Ecosse (131t).
Banolas, v. d'Espagne (Catalogne), sur le Terr ; K. 000 h. Eaux thermales.
bauon n. m. Ancien droit de pâture après la récolte. Epoque où l'on pouvait exercer ce droit.
Bauon, ch.-l. de c. (Basses-Alpes), arr. et à 24 kilom. de Forcalquier, sur le Cavalon, affl. de la Durance ; 1.020 h. — Le cant. a 11 comm. et 3.950 h.
bauq^UaiS [kè] adj. et n. m. Se dit d’un marin ou d’un navire qui fait la pêche au banc de Terre- Keuve.
banque n. f. (ital. banca, banc ; à cause des bancs ou comptoirs des anciens changeurs). Commerce qui consiste à avancer des fonds et à en recevoir à intétérêt, à escompter des effets moyennant une prime ; faire la banque. Lieu où s’exerce ce commerce. Etablissement public de crédit placé sous le contrôle de l’Etat et ayant certaines charges et privilèges, notamment celui d’émettre des billets de banque. A certains jeux, celui qui tient le jeu ; fonds d’argent qu’il a devant lui. Faire sauter la banque, gagner tout cet argent.
Echéance du salaire des ouvriers :
le samedi est généralement jour de banque. Théâtre de saltimbanques et ce qui se rapporte à cette profession.
— E.ncycl. Suivant la spécialité de leurs opérations, on distingue :
les banques de dépôt et de virement, dont les opérations se bornent a l’acceptalion de dépôts et aux virements de comptes ; les banques d'escompte, dont les opérations se bornent à escompter les effets de commerce ; les banques de circulation, dont les billets payables à vue sont, moyennant un intérêt, remis aux commerçants contre les effets de commerce ; les banques d'émission, banques commerciales qui joignent à l’acceptation des dépôts et à l’escompte l’émission de billets de banque, en vertu du droit commun ou d'un privilège légal : les banques territoriales ou hypothécaires, faisant des avances sur hypothèques de biens-fonds ; les banques agricoles, faisant des prêts ou des avances à l’agriculture : les banques de spéculation, dont la principale opération consiste en achat et vente de titres, tels que : inscriptions de rente, actions et obligations : les banijues populaires, ou d'avances, banques fondées par des sociétés coopératives en vue d’ouvrir des crédits à découvert aux membres
de ces sociétés. Souvent une même banque fait tout ou pai'tie de ces opérations. La Banque de France, créée en 1803 et placée sous le contrôle de l’Etat, a le privilège exclusif d'émettre des billets à vue et au porteur, dits billets de banque. {V. billet.) Ses opérations statutaires sont les suivantes : escomptes d'effets de commerce et d’effets publics, avances sur lingots, sur rentes, sur actions et obligations de chemins de fer et du Crédit foncier, recouvrements gratuits, etc. Elle a son siège à Paris et des succursales dans les départements. Elle est administrée par un gouverneur et deu« sous-gouverneurs, nommés par le gouvernement et assistés d'un conseil de régence de quinze membres et de trois censeurs, nommés par les actionnaires.
banquer .Aéj v. a. Garnir de ses bancs une embarcation.
banquereau "A'e-rdjn.m.Petit banc ou bas-fond.
banqueroute [ke] n. f. (de ntal. banca, banc, et rotta, rompu; allusion au vieil usage de rompre le banc ou comptoir du banqueroutier). Faillite d'un commerçant, occasionnée par sa faute et punie par la loi. Fig. Violation d’un engagement. Banqueroute simple, occasionnée par l'incapacité, l'imprudence ou la mauvaise chance. Banqueroute frauduleuse, banqueroute avec détournement d'actif et indication d’un passif imaginaire.
— Encycl. Dr. La banqueroute est la faillite d'un commerçant causée par sa faute et punie, selon les cas, de peines criminelles ou correctionnelles.
On distingue deux sortes de banqueroutes ; la banqueroute simple et la banqueroute frauduleuse.
Il y a banqueroute simple : 1» si le failli s'est livré à des dépenses excessives pour sa position ; 2» s'il a perdu de fortes sommes dans des opérations fictives ou fondées sur le pur hasard ; 3» si, pour continuer plus longtemps son commerce, il a fait des emprunts ruineux ou acheté des marchandises, pour les revendre au-dessous du cours ; 4“ si, après avoir suspendu scs payements, il a voulu favoriser un de ses créanciers au préjudice de tous les autres.
Les tribunaux peuvent, à leur gré, déclarer, en outre, dans certains cas, qu’il y a banqueroute simple, par exemple si le failli est marié sous le régime dotal ou séparé de biens, et s’il a tenu celte circonstance seci’ète ; si ses écritures sont tenues d'une manière irrégulière ou incomplète. La banqueroute simple comstilue un délit puni d’un emprisonnement de un mois à deux ans ; en cas de circonstances atténuantes, cet emprisonnement peut être réduit même au-dessous de six jours. Elle ne fait obstacle ni au concordat, ni à la réhabilitation.
Il y a banqueroute frauduleuse lorque le failli a soustrait ses livres, détourné ou dissimulé une partie de l’actif, ou s’ est reconnu débiteur de sommes qu’il ne devait pas. Le Code pénai prononce contre ce crime la peine des travaux forcés, depuis cinq jusqu'à vingt ans, ou, s’il y a des circonstances atténuantes, la réclusion ou l’emprisonnement de deux à cinq ans.
La tentative de banqueroute frauduleuse est punie comme l'acte même. Le failli, condamné pour banqueroute frauduleuse, ne peut obtenir un concordat, et celui qu'il aurait obtenu avant sa condamnation est annulé. La réhabilitation ne lui est jamais ouverte. V. FAILLITE.
banqueroutier [ke-rou-ti-é], ère n. Qui fait banqueroute. Adjectiv. : commerçant banqueroutier.
banquet [kè] n. m. (rad. banc). Grand repas ; festin solennel et somptueux. Le banquet sacré ou eucharistique, la communion.
Banquet {le), dialogue de Platon, qui a pour cadre un bemquet offert par Agathon à ses amis, et pour objet Tamour et la science du beau. Tout en y exposant une profonde doctrine esthétique, Platon a, su tracer de chacun des interlocuteurs, en particulier de Socrate, un portrait distinct et vivant, et répandre dans tout le dialogue la grâce de sa poésie (ive s. av. J.-C.).
Banquet (le) ou Dialogue sur la beauté, ouvrage de philosophie morale, par Xénophon (iv« s. av. J.-C.).
Banquet des sophistes (Ze) ou des savants (üeipnosophistés), ouvrage d’Athénée, rempli de renseignements curieux sur l’ancienne littérature grecque (ii' s. av. J.-C.).
Banquet {la Condamnation de], célèbre moi-alité du xv« siècle.
Banquet de la garde civique (le), chef-d’œuvre de Van der Helst (musée d’Amsterdam) ; vingt-quatre personnages y sont représentés en pied et de grandeur naturelle. (V. p. 210.)
Banquets civiques. Pendant la Révolution, on appela de ce nom des repas publics qui se renouvelaient à toutes les fêtes et dans certaines circonstances mémorables, et auxquels le peuple se portait avec enthousiasme. On en reprit l'usage après la révolution de 1848.
Banquets réformistes, nom donné à des banquets organisés, à la fin du régne de Louis-Philippe, par les hommes de l'opposition, pour propager les idées de réforme électorale et parlementaire. Le gouvernement, après avoir autorisé les premières de ces réunions, voulut empêcher le banquet du XII® arrondissement de Paris, qui devait couronner tous les "autres. Les organisateurs persistèrent, et de cette situation sortit la révolution de 1848. Elle commença le jour même fixé pour le banquet (24 février).
banqueter ke-tel v. n. (Prenant deux t devant une syllabe muette : il banquette). Faire bonne chère. Prendre part à un banquet.
banqueteur [ke] n. m. Celui qui banquette, banquette [kè-te\ n. f. Banc rembourré et sans dossier. Jouer devant les banquettes, devant une salle de théâtre à peu près vide.
Appui en pierre d'une fenêtre.
Palissade à hauteur d’appui.
Impériale d'une diligence. Plateforme où s'abritent les tireurs derrière le parapet d'un rempart. Petite voie pour les piétons le long d’un canal, d'un chemin de fer, etc. Banquette irlandaise, talus gazonné que les chevaux doivent franchir dans les courses d’obstatcles.
Daiiqueile.
banquier [Af-é], ère n. Personne qui fait le commerce de la banque. Jeux. Personne qui lient le jeu contre tous les auti’cs joueurs, notamment au
baccara. Se dit des navires qui vont à Terre-Neuvo pêcher la morue sans toucher terre et rapportent le poisson en « frais sel » sous le nom de morue fraîche ou morue verte. Adjectiv. Qui a rapport à la banque ou aux banquiers : l'aristocratie banquière.
banquise [Ai-se] n. f. (du Scandinave bank, banc, et ice, glace). Enorme amas de. glaces côtières, résultant de la congélation directe de 1 eau de la mer.
— Encycl. Les banquises sont surtout étendues et épaisses dans l'hémisphère austral, où elles peuvent s'élever jusqu'à 5U ou 60 mètres au-dessus du niveau de l'océan, ce qui représente une épaisseur immergée quatre fois et demie supérieure. La glace en est salée, et s’épaissit par-dessous de 1 mètre à 2 mètres par an, augmentation compensée par la fusion superficielle. Les fragments de la banquise qui se détachent et sont portés vers l'équateur par les courants prennent le nom d'icebergs et constituent de sérieux dangers pour les navires.
banquiste [kis-te] n.m. saltimbanque, bateleur, charlatan. Fig. îîomme à promesses mensongères.
Banquo iA'o] ou Banco* Ihane ou gouverneur royal de Lochaber (nord de l'Ecosse), sous Duncaii (xi® s.). Il resta spectateur muet du meurtre de son maître par Macbeth. Dans la suite, il devint luimême suspect au meurtrier, qui le fit égorger au milieu d'un repas, espérant ainsi jouir en paix de cette couronne teinte de sang. Dans sa tragédie de Macbeth, Shakespeare a tiré un grand parti de cette aventure dramatique. Au milieu d'un festin donné à toute sa cour pour célébrer son anniversaire, une place reste inoccupée, où tout à coup apparaît l'ombre de Banquo, qui n’est visible que pour le meurtrier. Ce spectre épouvante Macbeth, et tous les convives croient qu'il a perdu la raison. Les écrivains rappellent souvent le spectre de Banquo, dramatique personnification du remords.
bans n. m. pl. Planches qui servent de lit aux chiens de meute.
b anse n. f. (mot all.). Grande manne carrée pour le transport des marchandises.
Ban-Sur-Meurthe, comm. des Vosges arr.
de Saint-Dié), sur la Petite Meurthe ; 1.2ü0 hab. Ch. de f. E.
BanS’tvarra, V. de rinde anglaise, ch.-l. d'une principauté du même nom ; 8.000 hab.
Bant, V. d’Allemagne (Oldenbourg) ; 22.300 h.
bantam [tam'] n. (de Bantani, n. de ville). Nom d'une variété de coq et de poule de Java : les bantams sont de petite taille, mais très estimés. Athlét. Poids bantam, v. poids.
Bantam [taml], v. ruinée de Tile de Java, capit. d'un ancien royaume (auj. prou de Bantam).
Bantou, un des principaux groupes de population de l'Afrique du Sud, parlant un idiome agglutinant. V. Caere.
Bantry, v. maritime d'Irlande (Munster), sur la baie de Bantry, formée par l’Atlantique ; 2.700 h. Bataille navale en 1689.
Ban’Ville (Théodore de), poète français, né à Moulins, m. à Paris (1823-1891) ; un des maîtres de Técole des parnassiens, auteur des Odes funambuleMues ; de Gringoire,Florise (comédies) ; œuvres d’une forme scrupuleuse, d'une versification curieusement ciselée et caractérisée par la recherche de la rime ultra-riche ; d'un spirituel Traité de poésie française, etc.
ban'V'in n. m. (de ban, et vin). Br. féod.
Avis public par lequel le seigneur autorisait la vente du vin dans sa seigneurie. Droit qu’avait un seigneur de vendre son vin avant tous ses vassaux jusqu’à une certaine époque de l'aimée.
Banyuls-Sur-Mer, comm. des Pyrénées- Orientales, arr. et à 42 kilom. de Céret ; 3.300 h. Ch. de f. M. (Banyulens ou Banyulais). Port sur la Méditerranée, à l'embouchure du Batloury. Vins liquoreux renommés de grenache et de rancio. L’appellation de « banyuls » est réservée aux vins récoltés et manipulés sur le territoire. des communes de Cerbère, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer, et sur une partie de la commune de Collioures.
baobab n. m. Genre de malvacées, comprenant des arbres immenses des régions tropicales, les plus gros des végétaux.
— Encycl. Le baobab, dont la plus gi-ande hauteur ne paraît pas dépasser 10 mètres, atteint des dimensions bien plus grandes en largeur. Sou tronc
Baobab.
peut avoir jusqu'à 23 mètres de circonférence. Cette masse énorme est couronnée de branches gigantesques, longues de 20 à 25 mètres. Le baobab est employé à de nombreux usages. L’écorce et les feuilles des’ jeunes l’ameaux servent à faire des tisanes adou-
Th. de Banville.
BAO
•cissantes. Les nègres mêlent à leurs aliments les feuilles séchées à l’ombre et réduites en poudre. Le suc sert à faire une boisson renommée. On utilise en outre le fruit gâté pour faire du savon.
Baour-Lormian (Pierre), poète français, né à Toulouse, m. à Paris (1770-1854.) ; adversaire du romantisme, médiocre traducteur des Poésies tlOssian.
Bapaume [pd-??îe], ch. l. de c. (Pas-de-Calais., arr. et à 22 k. d’Arras : 2.950 h. {Bapaumois). Ch. de f. N. Victoire de Faidherbe sur les Prussiens, les 2 et 3 janvier 1871. Ville prise le 17 mars 1917, au cours de l’oifensive de l’Artois dans la direction de Cambrai, par les Anglais du général Gough, sur les Allemands, qui l’avaient pillée et détruite en se retirant ; perdue un an plus tard et l'econquise par les Anglais le 29 août 1918.
Bapst^ famille d’orfèvres joailliers. — Georges- Michel devint, en 1752, orfèvre du roi, et ses successeurs furent joailliers de la couronne. — Germain Bapst, né et m. à Paris (1853-1921), a publié des travaux d’archéologie.
baptême [6a-ïè-me] n. m. fgr. hapîismos ; de baptizein, laver). Le premier des sept sacrements catholiques, qui s’administre aujourd'hui en répandant un peu d’eau sur le front de celui que l’on baptise, et par l'invocation expresse des trois personnes de la Trinité : le baptême a pour effet d'effacer le péché originel et de rendre chrétien. Bapteme de sang, le martyre. (Il tient lieu du véritable baptême.) Baptême d'une cloche, d'un navire, etc., cérémonie solennelle pour les bénir. Baptême de la ligne ou des tropiques, cérémonie burlesque, qui a lieu quand un navire passe sous l’un des tropiques ou sous l’équateur. (Elle consiste à inonder d'eau de mer ceux qui traversent la ligne pour la première fois.) Recevoir le baptême du feu, assister à une bataille pour la première fois. Nom de baptême, prénom qu’on reçoit au moment du baptême.
— Kncycl. Dans l'origine, on baptisait en plongeant dans l'eau. Autrefois, le baptême n’était conféré que dans un âge avancé et après de longues épreuves imposées aux néophytes, appelés aussi « catéchumènes ». Suivant la doctrine catholique, le baptême ne peut être réitéré ; il est nécessaire au salut. Nul ne peut conférer le baptême, s'il n’est au moins diacre, sauf les cas d'absolue nécessité, où toute personne, même hérétique ou incrédule, peut conférer le baptême, pourvu qu’elle ait l'iniention de faire ce que fait l’Eglise. En cas de danger, ou avec permission de l’évêque, et provisoirement, le baptême solennel peut être suppléé par l’ondoiement. Les calvinistes rejettent le baptême des enfants ; les luthériens l'ont conservé.
Baptême du Christ, tableau de Raphaël (Loges du Vatican) : — de Paul Véronèse (musée Bréra, à Milan) [V. p. 215] ; — de Rubens (Malines) ; — de Nicolas Poussin, etc.
Baptême de Clovis, groupe en marbre de Guillaume, à Sainte-Clotilde (Paris) ; — peinture murale de Joseph Blanc, au Panthéon (Paris). [V. p, 216J.
Baptême de la ligne {le), tableau de F. Biard (1834-) ; composition habile, au dessin net et précis, représentant d'une façon amusante cette scène bouffonne. (V. BAPTÊME et p. 215).
baptiser [badi-sé] v. a. (gr. baptizein). Conférer le baptême à : ))aptiser un enfant. Bénir, en parlant d'une cloche, d'un navire, etc. Donner un nom : baotiser un cheval Bayard. Fam. Baptiser du vin, au lait, y mettre de l’eau.
baptiseur [ba-ti-zeur] n. m. Individu qui baptise. (Inus.)
baptîsie [bap-ti-si] n. f. (du gr. baptvsis, action de teindre). Genre de légumineuses-papilionacées de l’Amérique du Nord, qui renferment une matière colorante bleue et une résine à propriétés vomitives.
baptisin [bap-ti-zin] n. m. Résine vomitive, extraite de la baptisie.
baptismal [ba-tis-maî], e, aux adj. Qui appartient au baptême. Qui sert pour donner le baptême : eau baptismale. Fonts baptismaux, bassin où l’on baptise.
baptism6 [èa-fns“-me] n. m. Doctrine d’après laquelle- le baptême ne doit être administré qu’à des adultes convertis. V. anabaptiste.
baptistaire [ba-tis-tè-re] adj. (lat. baptistarhis). Relatif au baptême. N. m. Pièce vulgairement appelée extrait de baptême.
baptiste [ba-tis-te] n. m. Partisan du baptisme.
Baptiste, nom qu’on donne quelquefois aux niais des baraqûes de saltimbanques. Prov. : Tranquille comme Baptiste, dans une insouciance absolue (du mime Baptiste Debureau, qui restait imperturbablement calme sous les coups).
baptistère [ba-tis-tè-re] n. m. Petit édifice que l'on construisait autrefois près des cathédrales, pour y baptiser. Chapelled’uneéglise où l'on baptise.
— Encycl.
Dans les premiers temps du christianisme, les baptistères étaient en dehors des églises, dont l’entrée était interdite aux cat é c h u m è n es.
D’abord en forme de tour, ils furent ensuite construits suivant un plan polygonal. Les baptistères étaient dédiés à saint Jean-Baptisie. Les baptistères célèbres abondent en Italie (Ravenne, vie s. ; Pise et Florence, xii» s.). En France, on peut citer les baptistères de Saint-Jean de Poitiers, de Saint-Front de Périgueux, etc.
ba>ptistill [ba-îis-tin n. m. Membre d'une congrégation fondée au xviiie siècle et placée sous les
auspices de saint Jean-Baptiste : les haptistîns sont des missionnaires.
baptistine \ba-tis-ti-ne] n. f. Religieuse d'une congrégation établie au xviii® siècle ; les baptisîines sont cloîtrées et habitent des cellules.
baC^uet \kè] n. m. (de bac). Petit cuvier de bois. Baquet de Mesmer, cuve de chêne dont Mesmer se servait pour ses expériences de magnétisme.
— Encycl. Jeu au baquet. Dans ce jeu, un baquet plein d’eau est suspendu en équilibre, sous un portique. Le joueur, hissé sur vm véhicule avançant rapidement, doit introduire la pointe d'une longue gaule, qu’il tient à la main, dans un trou percé à travers une planche clouée à la partie
Jeu du uaquet.
inférieure du baquet. S’il manque son coup, le baquet fait bascule et l’inonde..
baqUetage \ke-ta-je] n. m. Action de baqueter.
baqueter [ke-té] v. a. (Prend deux t devant une syllabe muette :je baqueîte). Puiser de l’eau dans un baquet : retirer de l'eau, avec une pelle et une écope.
baquettes [kè-îe] n. f. pl. Tenailles à tirer les fils métalliques à la filière.
baquetures [A:e] n. f. pl. Vin qui tombe d'un tonneau en pei'ce dans le baquet placé sous le robinet.
Baquoy, famille de gi‘aveurs français du xviiie siècle.
bar n. m. (mot angl.). Débit de boissons où l’on consomme surtout debout devant le comptoir.
bar n. m, V. BARD.
bar n. m. (allem. bars). Nom vulgaire des labrax, poissons de mer dont la chair est très estimée.
— Encycl. Les bars ont à peu près la forme des perches d’eau douce, avec un corps plus allongé etpouvant atteindre 1 mètre. Le bar se pèche à l'hameçon, et souvent avec un petit tube de caoutchouc qui dissimule l’hameçon. On le mange cuit au court-bouillon et accompagné d'une sauce relevée (sauce câpres), ou bien grillé (à la maître d'hôtel;.
bar n. m. Unité de pression employée pour mesurer la pression atmosphérique : le bar équivaut à un million de dynes par centimètre carré. Syn. iiec-
TOPIEZE.
Bar (comté de). V. Barrois.
Bar (Le), ch.-l. de c. (Alpes-Maritimes), arr. et à 9 kil. de Grasse ; 1.340 h. Huiles. — Lecant. a 10 comni. et 6.010 h. Ch. de f. S.
Bar, comm. de la Corrèze, arr. et à 8 kilom. de Tulle : 1.050 h.
Bar, V. de Pologne, sur la Row ; 14.000 h. En 1770, y fut foimée la Confédération de Bar, qui se proposait de défendre la Pologne contre les vues ambitieuses de la Russie.
Bara (Joseph), enfant célèbre par son héroïsme, né à Palaiseau fSeineet-Oise) en 1779, tué près de Cholet en 1793.
Il avait suivi, comme hussard, le général Desniarres, dans l'armée républicaine. Pris dans une embuscade et sommé de crier : « Vive le roi ! » il répondit par le cri de: « Vive la République ! » et tomba percé de coups. La Convention décréta que le buste du glorieux enfant serait placé au l'anthéon et qu’une gravure représentant son dévouement patriotique sel'ait envoyée à toutes les écoles primaires. Le célèbre sculpteur David d'Angers exposa la statue en marbre du jeune héros au Salon de 1829.
Une statue en bronze, Bara, œuvre de Lefeuvre. oeuvre d’Albert Lefeu-
vre, a été érigée à Palaiseau en 1881. — Mort de Bara, tableau de Weerts, musée du Luxembourg. (V. p. 216.)
Bsira. (Jules), homme d'Etat belge, un des chefs du parti libéral, né à Tournai, m. à’Bruxelles (1835- 1900,.
Ba.r£tb3> ou Barabin, steppe immense de l’Asie russe (gouv. de Tobolsk et de Tomsk).
Baquet.
BAR
Barabbas ou Barrabas [iass], Juif qui, lorsque Jésus fut conduit devant Ponce-Pilate, se trouvait détenu dans les prisons pour crime de sédition et de meurtre. Lorsque Ponce-Pilate proposa aux Juifs de choisir entre Jésus et Barabbas, pour que l’un d’eux fût délivré à l'occasion de la fête de Pâque, le peuple préféra le meurtrier à l’innocent, et Barabbas échappa ainsi au supplice. Le nom de Barabbas a passé dans la langue comme synonyme de personne d'une figure rébarbative, d’un aspect sauvage et méchant : c'est un Barabbas, c'est une figure de Barabbas, et l’on fait souvent allusion, en littérature, à l’ignorance du peuple, qui est parfois aveugle et qui préfère Barabbas à Jésus.
BRra^C (Jean), poète roumain, néà Alamov (Transylvanie) [1779-1848], auteur d'Arghir et Hélène, de la Destruction de Jérusalem.
Baracaldo, v. d’Espagne (prov. Basques), sur le Nervion ; 10.000 h. Forges et fonderies,
baracliois [choi] n. m. Petit port naturel, peu profond, entouré de rochers à fleur d’eau.
baradaS [da] n. m. Grand œillet d’un rouge brun.
baradeau ou barradeau n. m. Petit fossé servant à l’écoulement des eaux pluviales dans un champ.
Baradée (Jacques). V. Zanzale.
baradine ou barradine [ha-ra] n. f. Fossé creusé en écharpe sur le flanc des montagnes pour recevoir les eaux pluviales.
baraestliésiomètre [fs je jî] n. m. (du gr. baros, pesanteur, aisthesis, sen.sation, et metron, mesure). Instrument^ destiné à mesurer les sensations tactiles.
baragouin n. m. Langage corrompu ou étranger, et incompréhensible.
— Encycl. Ce mot vient du bas breton bara, pain, et givin, vin, mots qui, exprimant les premiers besoins de l'homme, devaient êU*e souvent entendus par les Français chez les Bretons. Comme ils n’en comprirent pas d’abord la signification, ils les réunirent pour en faire l’équivalent de langage inintelligible.
baragouinage n. m. (de baragouin). Fam.
Manière de parler vicieuse, embrouillée, difficile à comprendre.
baragouiner \né] v. a. et n. (de baragouin). Parler mal une langue : baragouiner l'anglais. Parler une langue que les autres ne comprennent pas : des Chinois baragouinant entre eux.
baragouineur, euse [eu-ze] n. Qui baragouine.
Baraguay-d’Hilliers [ghè-di-H-é] fLouisi, général français, né à Paris, m. à Berlin (1764-1812). — Son fils Achille, maréchal de Finance, né à Paris, m. à Amélie-les-Bains (1795-1878), prit Boraarsund aux Russes (1854) et battit les Autrichiens (1859, à Melegnano.
Barail (François-Charles du), général français» né à Versailles, m. à Neuilly (1820-1902). Il prit partaprès 1871, à la réorganisation de l’armée; on lui doit des Souvenirs d’un grand intérêt.
Barakiba, nommé aussi Akiba, célèbre docteur juif, qui joua un rôle actif dans riiisurrection juive de Barcochebas, Le Fils de l'Etoile; fut condamné à être écorché vif (ii^ s. apr. J.-C.)
De Barante.
baralipton n. m. Terme mnémotechnique, inventé par les logiciens scolastiques pour désigner un mode de syllogisme, dans lequel les prémisses sont générales et affirmatives et la conclusion particulière et affirmative.
barandage n. m.(du prov. haranda, barrage).
Pêche au moyen d'un filet qui barre une idvière. (Le barandage est une pêche prohibée.)
barander [dé] v. n- Faire la pêche au baran" dage.
Barante (baron Guilaume-Prosper Brugière de), historien, publicisle et homme d'Etat français, né à Riom, m. à Barante 1782-1866) ; auteur d'une "istoire des ducs de Bourgogne, excellent modèle de narration historique, qui le fit entrer à l’Académie française.
baraque n. f. (bas lat.
baraca). Hutte en planches.
Boutique en planches. Fig.
Maison mal tenue. Jeu de billard, dans lequel on place à un des angles d'un billard ordinaire un casier précédé d'un plan incliné et creusé de cavités peu profondes, où il s’agit de faire arriver et tenir une bille, baraquement [Ae-
n. m. Action de baraquer. Ensemble de ba-
Baraque : 1. De campement; 2. De merchaud toruin.
raques. Matériel servant à baraquer des troupes.
baraquer [Arel v. a. Etabli r sous des baraques : baraquer un régiment. V. n. : troupes qui baraquent.
baraquette [kè-te] n. f. Poulie spéciale employée sur les bateàux. Petite baraque.
barat [ra] n. m. (du turc barat, diplôme). Patente de drogman.
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