V . Frédéric
Barbés (Armand), homme politique français, né à La Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Il conspira contre le gouveiTiement de Louis- Philippe et fut même condamné à mort par la Chambre des pairs, en 1839. Représentant du peuple (1848), il fut Armand Barbés, surnommé le Bayard de la
démocratie. Emprisonné en 1849, il fut rendu à la liberté en 1854, s’expatria volontairement et mourut à La Haye (1809-1870).
BarbeSOUje, chef des bandes vagabondes, appelées les mauvais garçons, qui ravagèrent l’Ile-de- France et le Gâtinais, au commencement du xvie s.
Il fut tué à Estigny, en 1537, par un meunier des environs de Lens.
barbet, ette
[iê, è-te] n. et adj.
Espèce d’épagneul à poil longetfnsé.
Crotté comme un barbet, très crotté.
— Encycl. Il y Barbet,
a deux variétés de
chiens barbets : le grand barbet, à oreilles larges, pendantes, jambes courtes, corps épais (ce chien atteint souvent la grandeur du mâtin) ; 2o le petit barbet, qui ne diffère du précédent que par sa taille plus petite et son pelage un p*mi moins laineux et
plus hérissé. Le barbet aime l'eau, et nage bien ; aussi l'emploie-t-on à la chasse des oiseaux aquatiques.
barbet Ibè] n. m. Nom donné jadis aux vaudois du Dauphiné et du Piémont, et aux protestants des Cévennes, parce qu'ils appelaient leurs pasteurs barbes fxvie et xviie s.). Contrebandier dans les Alpes.
Barbet de Jouy (Joseph-Henri), littérateure t archéologue français, né à Canteleu, prèsde Rouen 11812-1896).
barbette [bè-te] adj.
et n, f. Femelle du barbet : une barbette noire.
barbette [ôè-ïej n. f.
Sorte de guimpe, qui recouvre la poitrine et le cou des religieuses. Fortif. Plate-forme en terre, assez élevée pour que les canons qu’on y place puissent tirer par-dessus le parapet. Tirer à barbette, se dit des pièces qui tirent par dessus la plongée d’un ouvrage. En barbette, se dit de toute bouche à feu qui est disposée de manière à pouvoir tirer en barbette. Adjectiv, : batterie barbette.
Barbey d’Aurevilly (Jules), romancier français, né à Saint-Sauveur-le- Vicomte (Manche),. 111. à Paris (1808-1889) ; auteur des Diaboliques,. V Ensorcelée, le Chevalier des Touches, une Vieille Maîtresse, les OiJuvres et les Hommes du xixe siècles, etc. Mélange curieux de catholicisme, de dandysme et de satanisme, .il a un talent original et excessif, parfois brutal, mais plein de verve et d'éclat, barbéyer \bé-ié] v.
n. {Se conj. comme grasseyer.) Mar. Se tenir, par rapport au vont, de façon que le bateau gouverne sans avancer.
Barbeyrae(Jeaiii,
jurisconsulte et philosophe français protestant, né à Béziers, m. à Groningue (1674-1744).
Ba>rb6ZÎeU.Xÿ ch.-l. d’arr. (Charente), près du Trèfle, s.-affl.de la Charente;
4.310 II. {Barbeziîiens).Ch..ûe f. Et., à 32 kil. d’Angoulême.
Eaux-de-vie, truffes, volailles renommées. — L’arr. a 6 cant., 80 comm., 43.120 h. ; lecant. a ISconim., 11.710 h.
Barbezieux {coq et poule de), race de gallinacés, à plumage d’un noir mat chez la poule, à reflets chez le coq. Poules bonnes pondeuses, médiocres couveuses. Jeunes, elles sont d’un engraissement très facile ; elles fournissent les volailles renommées de I^érigueux, de Ruffec, etc..
BarbezieUX (Louis Le Tellibr, marquis de),, fils de Louvois, né et mort à Versailles (1663-171)1).. Il fut à vingt-trois ans ministre de la guerre, en remplacement de son père (1691). ^
barbican n. m. Genre d’oiseaux grimpeurs, dont le nom scientifique est pogonias.
barbictie n. f. Barbe qu’on laisse croître seulement en une petite touffe au menton.
barbichon ou barbichet [chè], ou barbictie n. m. Petit barbet.
Barbié du Bocage (Jean-Denis), géographe, français, né et m. à Paris {1760-1825) ; membre de l'Académie des inscriptions et fondateur, en 1821, de la Société de géographie.
barbier [bi-é] n. m. Celui dont la profession est de raser et soigner la barbe.
— Encycl. A Rome, comme souvent encore de nos jours, la boutique des barbiers — tonsorcs — était le lieu où les oisifs venaient apporter ou chercher des nouvelles. — En France, la profession de barbier eut une certaine importance au moyen âge, parce qu'elle comprenait l'exercice de la clürurgie. Des rivalités inévitables éclatèrent entre les deux corporations dès le xvie siècle; les barbiers l'emportèrent, et les documents nous les montrent prati* quant la médecine et la chirurgie élémentaires. Lacorporation subsista jusqu'à la Révolution.
Barbier de Séville {lé) ou la Précaution inutile. comédie en quatre actes, en prose, de Beaumarchais (1775) : type parfait de la comédie d'intrigue; chefd'œuvre d'entrain, de malice satirique et de grâce. Les ruses par lesquelles le barbier Figaro, drôle génial, au service du comte d’Almaviva, enlève au vieux jaloux Bartholo sa pupille Rosine en sont le sujet.
Barbier de Séville {le), opéra bouffe en quatre actes, un des chefs-d'œuvre de Rossini (1816). Partition étincelante d’inspiration et de verve, style gracieux, orchestration spirituelle, délicate et varice. C’est le chef-d'œuvre du genre.
Barbier (Louis)', surnommé Tabbé de la Rivière, évêque de Langrcs, m. en 1670. Il avait été aumônier de Gaston d'Orléans, dont il trahissait les secrets au profit de Mazarin. Il avait légué cent écus au poète qui ferait son épitaphe. La Monnoye écrivit la suivante :
un très persoanag^e.
Qui fut d’un illuftlro lig'nage,
Qui posséda mille vertus,
Qui ne trompa jamais et qui fut toujours âge.. .
Je n’en dirai pas davantage :
C’est trop mentir pour cent écus.
Ba.rbier (Edmond-Jean-François*, avocat au parlement, né et m. à Paris ^1689-1771;; auteur d'un
Barbey d’Aurevilly»
BAR
BAR
précieux Journal historique et anecdotique de l;i période comprise entre 1718 et 17' 3.
Barbier (Antoine-Alexandre', savant bibliographe français, né à Couiommiers ; auteur du Dictionnaire des ouvraqes anonymes et pseudonymes (17 65- 1825].
Barbier (Henri- A uguste), poète français, né à Paris, m, à Nice (1805-1882!; auteur des lamhes, poèmes d'une verve chaudè et un peu crue.
Barbier (Jules), auteur dramatique français, né et m. à Paris 11825-1901). Il a donné des drames et les livi-ets de ; Galatée, les Noces de Jeannette, Faust, Roméo et Juliette, etc.
Barbier d’AuCOUr (Jean), littérateur et jurisconsulte français, né à Langres, mort à Paris (164i-lG94^ ; il fut l'adversaire des jésuites.
Barbier de Meynard (Casimir- Adrien), orientaliste français, né à Marseille, m. à Paris (1827-1908). Membre de l'.\cadémie des in.scriptions
Barbier de Montault (Xavier), archéologue et écrivain religieux français, né à Loudun, m. à Baslay (1830-1901).
barbière n. f. Au moyen âge, partie de l'armure qui protégeait le cou, le menton et les jones.
Barbiéri (Francisco Asenjo), compositeur espagnol. né et m. à Ma-
Auguste Burbier.
drid {i823-1894). Ses œu vres nombreuses eurent beaucoup • de succès au théâtre et aux concerts.
Très érudit, il collabora à beaucoup de périodiques.
barbifler [^-é] v. a.
(Se conj. comme prier).
Fam. Faire la barbe, raser. Se barbifier v. pr.
Se raser.
bar bille iimii., «j
n. f. Bavure en filament, qui reste au flan des monnaies.
\tl mil.] Barbiéri,
n. m. Petit barbeau. Bar-
belure d'une flèche. Dent de l'hameçon. Filament tactile, placé de chaque côté de la bouche, chez certains poissons (carpe, barbeau., loche^ etc.). PI. Replis de la peau de chaque côté du frein de la langue, chez le bœuf et le cheval : c'est à tort que Von croit améliorer Vétat d'un animal qui ne mange ni ne boit en lui coupant les barbillons.
Barbin (Claude), libraire français»
m. en 1703 ; a édité la pluparl des écrivains du xviie siècle. 11 est cité dans le Lutrin, de Boileau, dans les Femmes savantes, de Molière, etc, barbiste [ôis-ie] adj. etn, m. Elève du collège Sainte-Barbe (Paris) : un barbiste ; un écolier barbiste,
bSLTbitiste [fîs-tc; n, m. Genre d'insectes orthoptères, voisins des éphippigères, famille des locustidès, communs en Allemagne et en France,
barbitou ou barbitos [ïoss] n. m,
(mot gr. t. Sorte de lyre gr^ecque, de grande dimension.
Barbizon^ vilîagte de Seine - et - Marne, arr. et a 12 kilrom. de Melun, à la
ment. Fig. et fam. Barbouiller le coeur, donner légèrement la nausée. linrbouiller du papier, mal écrire ; écrire en mauvais style. 'V. n. Prononcer mal.
barbouilleur, euse fèoit, u mii., eu-jc] n. Qui barbouille. Fam. Mauvais peintre, mauvais écrivain, etc.
barbouillis n. m. v. barbouillage.
barbouillon, onne [boti, il mil., on, o-ne] adj. et U. Qui barbouille, qui’ fait uial sa besogne, barbouquet kè] n. m. Art vétér. N. bouquet. BarbOUX (//enri-Martin), avocat et publiciste français, né à Chàteauroux, m. à Paris (1834-1910). Juriste consommé, très lettré, il fut membre de l'Académie française.
barbu, e adj. Qui a de la barbe. Ant. Imberbe, barbu n. m. Omith. V. BDCco.
barbue féti) n.f. Poisson de mer plat très estimé, du genre turbot.
■ — Encycl. La barbue atteint jusqu'à 60 centimètres de long, et se trouve sur toutes les côtes de France. On la confond parfois, en diverses régions, sous le nom de carrelet, avec la plie franche. Dans le Midi, on la nomme romôon (Nice), passar et roun (Cette).
— Cuis. Barbue saueehûllandaise.
Dresser la barbue, cuite au courtbouillon, sur une serviette entourée
de pommes de terre à l'anglaise ; garnir de persil ; servir à part une sauce hollandaise.
Barbue au gratin. La barbue, nettoyée, est placée sur un plat à gratin beurré ; couvrir la barbue de vin blanc, que l'on fait réduire. Dix minutes avant la cuisson, ajouter de la sauce italienne. Achever de gratiner ; ajouter au plat sorti du four des fines herbes, un filet de jus de citron et do inadère. On prépare aussi la barbue à la héchamelle, à V italienne et à la provençale ; enfin, elle sert de garniture de vol-au-vent, de bouchées, etc.
barbule n. f. (dlmln. de barbe). Nom des petits crochets implantés sur les filaments qui poussent de chaque côté de la côte d’une plume.
barbuquet [kè] n. m. Art îf^tér. Ecorchure ou petit bouton aux bords des lèvres.
barbute n. f. (de barbe].
Capuchon religieux, la’ique et militaire. sorte d'aumusse du xiv» siècle, qui habillait la tète, ne découvrant que le visage. Casque léger et sans visière, laissant le b k . , . ,
Visage a découvert (xv® s.). Masque ' '
fait d une étoffe terminée en pointe, percée de 2 trous
BARCAROLLE des Nymplies, dans Obéron (Weber).
Barbue,
lisière occidental'C d'C la foret de Fontainebleau ; 480 h. OéQèbre par le séjour qu’y ont fait que^iies-uns des meilleurs peintres paysagistes français : Th. Rousseau, Corot, Troyon, Millet, etc.
barbon n. m. Par dénigr. Vieillai'dbarbot [6o] n. m. barbote ou l>arbotte [bo-té\ n. f. Nom vulgaire de la lotie commune.
barbotage n. m. Action de barboter.
Boisson rafi'aîcàifisante pour les bestiaux, ftiite de farine ou €e son délayé dans de Teau. Arg. Vol.
Barbotai!) localité du Gers, comm.
de Cazaubon, arr. et à 35 kilom. de Condom ; 606 h. Ch. de f. M. Eaux sulfureuses; bains de bouc contre l’alaxie locomotrice. les dermatoses, le rhumatisme, barbotemeilt [man] n. m. Action de barboter, barboter v. n. (onomat.). Fouiller avec le bec dans l'eau ou dans la boue : le canard barbote. Marcher dans une eau bourbeuse. Fam. et fig. Parler avec embarras, difficulté ; patauger. En paidaiit des animaux, boire du barbotage. Arÿ, Voler.
barboteuT) euso [eu-ze] n. Personne qui barbote. N. m. Canard domestique. N. f. Appareil que. dans les lavoirs publics, on emploie pour laver le linge à Tcau chaude. fOn dit aussi barbotte.) Machine employée .pour le lavage de certains minerais. Appareils utildsïés dans les laboratoires de chimie pour faire réagir ’les liquides sur les gaz.
barbotièro u. f. Mare où barbotent les canards. Baquet renfermant le barbotage destiné aux bestiaux.
barbotiü a. m. Couronne en fer à empreintes, employée dans les chèvres et les monte-charges, pour empêcher la chaîne de glisser.
bRrbotUiC n. f. Pâte à potex’ies, qu’on vUîlisc par coulage, e-t qui donne une faïence ou une porcelaine tendre -eît ^ea'méable. (On s’en sert aussi pour coller les gaumiuires dans les faïencerie.s.)
barbouillage [bou. Il mil.’ ou barbouillis [bou. Il mil.. i[ m, m. Grossière application de couleur. Mauvzùsc peinture. Ecriture illisible. Fig. Discours embrouillé.
barbouiller [ôo«. Il mil., él v. a. Salir, gâter; barbouiller son visage de suie, teindre grossière-
pour les yeux, et qui couvi'e le visage ; au moyen dge, les iepreius étaient tenus de porter une barbute.
Barca, sumom donné à divers membres d’une famille carthaginoise, à laquelle appartenaient Amilear, Asdrubal, Annihal. (Ce mot signifie éclair.)
barcarolle )ro-le] n. f. (liai, barcarola; de barca, barque). Chanson de batelier et, surtout, du gondolier vénitien. Toutchant d’un rythme analogue. Parmi les barcarolles célèbres, citons ; le Chant des Nymphes (Obéron, de Weber) ; Accours dans ma nacelle (Guillaume Tell, de Rossini) ; .imis, la matinée est belle [la Muette, d’Aubert) ; Glisse, ma Gondole iHaydée, d’Auber'; Où vas-tu, pauvre gondolier [Zampa, d’Herold); et c.Schubert, Schumann, Saint-Saèn.s, Mendels- *sühn, Chopin, etc., ont composé de jolies barcarolles.
barcasse [ka-se\ n. f.
Grande barque.
Barcellona, v. du roy.
d'Italie (prov. de Messineï ;
Barcelone, v. et beau . .ni
port d'Espagne, sur la Mé- Armes de BareeW.
diterranée, près de Tembouchure du Llobrégat ; capit. de la Catalogne et de la prov. de Barcelone ;
Bard,
587. .'500 h. (Barcelonais). Industrie et commerce très actifs : draps, lainages, soieries, cuirs, dentelles ; vins, fruits, etc. En 1493, il y fut conclu un traité par lequel le roi de Franco rendait au roi d’Arag<jn le Roussillon et la Cerdagne. — La prov. de Barcelone a 1.134.000 h.
BarcclonUG— du— Gers, comm. du Gers, arr. et à 62 kilom. de Mirande ; LlOO h. Ch. de f. M. barcelonnette n. f. N. bercelonxette.
Barcelonnette, ch.-l. d’arr. (Basses-.4Ipes1, à 87 kilom. de Digne, sur rUhaye, affl. de la Durance;