‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 228 sur 1225 · MIQUE · texte numérisé non relu

MIQUE

Baseilbac (Jean), dit Frère Côme ou Cosme. célèbre chirurgien français, de l’ordre des feuillants, né à Pouyastruc. près de Tarbes, m. à Paris 1703- 17S1>. Il inventa le litliotome caché, pour l’opération de la taille.

Basel, comm. de Belgique (Flandre-Orientale, aiT. de Saint-Nicolas) ; 3.400 h.

basellaeées rcéHu-séi n. f. pl. Famille de dicotylédones apétales, ayant pour type le genre baselle. S. une bascllacée.

baselle [zè-le] n. f. Plante alimentaire originaire des pays tropicaux et cultivée dans les jardins d’Europe sous le nom d'épinard de Malabar : un manqe la bosselle comme l'épinard.

Bas-Empire. V. byzantin [empire).

baser [zé] v. a. Appuyer : basez vos calculs sur l'intérêt d'autrui. Se baser v. pr. Se fonder.

baS.-fOIld. [fon] n. m. Terrain bas et enfoncé. Endroit do la mer, d'une rivière, etc., 1» où l’eau est pou profonde ; 2» où l’eau est très profonde. (Rare en ce dernier sens, où il a pour antonyme iiaut-fond.) Fiq. Milieu, classe méprisable : les basfonds de la société. Pl. des bas-fonds.

Basford, v. d'Angleterre (comté de Nottingham) ; 17.000 h. Bonneterie.

Bashkirtseff (Marie), peintre russe, née près de Poltava en 1860, ni. à l'aris en 1884 : auteur du Meetinq (musée du Luxembourg, Paris). Elle a laissé un Jotirnni très intéressant et fondé un prix annuel de 800 francs, décerné chaque année au Salon.

basicité fzi] n. f. Chim. Propriété qu'a un corps de jouer le rôle de base dans les combinaisons.

baside \zi-de] n. m. Cellule sporifère des champignons hyménomycètes.

basidioiïiycètes [zi] n. m. pl. Ordre de champignons à spores formées par des basides. S. un basidiomycéte.

basification [zi, si-on] n. f. (du lat. bcLsis, ba.se. et faeere. faire). Passage d’un corps à l’état de base.

basiflxe [zi] adj. Seditd'ime anthère attachée par son extrémité inférieure.

basifuge [zi] adj. Se dit des organes des plantes (inflorescence notammentj dont la croissance se fait de la base au sommet ; chez les crucifères, la floraison est basifuye.

basilaire [zi-lè-re] adj. Qui sert de base, ou qui appartient à une base. Os basilaire, nom donné soit au sacrum, soit au sphénoïde.

Basile (saint), célèbre Père de l’Eglise greccme, évêque de Césarée, auteur de l'aiiégyriques. d'Ilomélics. de Traités, de Lettres ou épitres savantes sur des questions de doctrine, de discipline et de morale, et le fondateur du monachisme chrétien en Orient (329-379;. Fête le 14 juin.

Basile, hérésiarque bulgare, ra. en ilJ8: fondateur de la secte des botjomûes. 11 fut condamné à être brûlé.

Basile I"', le Macédonien, empereur d’Orient de 866 à 886, qui réorganisa l’empire byzantin. — Basile II, empereur d’Orient de 976 à 11125 ; il soumit la Bulgarie (957-1025).

Basile, personnage du Barbier de Séville, comédie de Beaumarcliais. 11 est devenu le type de l’hypocrite complaisant et cupide.

Sa devise : “ Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ", est devenue célèbre.

Basile Valentin, alchimiste du ■uioycn âge, qui employa 1 e P r e m ier î'anüniüine coE^inc médicament. 11 vécut probablement en Allemagne au xv« sicrle.

basilic n. rn. ha.silihus . Geiire de

labiées, cultivées jtour leur odeur ou employées

Ba5t!ic.

Assyriêone : 4. Persaoe; 5. J udaïque ; 6, Byzantine • 7. Géorgienne; posite ; 11. 12. Toscane; 3, 14, 15. Romane ; 113, 17 18, Gothique.

comme condiments et aromates. Serpent fabuleux, dont le regard avait, disait-on. la faculté de tuer. (On disait que le basilic était sorti d’un œui de coq ca,ssé par un crapaud, et I on croyait qu’il se tuait lui-même quand il se regardait dans une glace.) Fig. Yeux de basilic, yeux méchants, yeux courroucés. Genre d’iguanes habitant l’Amérique centrale et méridionale: le basilic vit au bord des eaux, grinijie et nage avec agilité; il atteint O'r.60 de long.

basilical, e

adj. Qui a raf»port à une basilique : 'plan basilical.

Basilicato,

prov. d’Italie. V. Potenza.

basilicon ou

basilicuiïl /lOîH*] n. m. (du gr. ^as/Za-V.os, royal,. Nom de plusieurs drogues anciennes, qui passaient pour avoir une cfficacilé souveraine.

Basilicon DÔron {le Présent royal], célèbre traité de politique et de morale, par Jacques roi d'Angleterre.

Basilidô, philosophe gnostique de récole alexandrine \iie s.apr. J.-C.\ qui prétendait concilier le christianisme avec l'aristolélisnie et le stoïcisme.

beiSilien, enne \zi4i-in, è~ne] n. Religieux, religieuse de 1 ordre de Saint-Basile.*

basilique [si] n. f. ^du gr. basîUkos. royal . Chez les Romains, édifice où l'on rendait la justice, et où s'assemblaient les marchands, les banquiers, les badauds, etc. Auj,, nom de quelques églises principales : la basiHyne de tiaint-Piery'e de Jiooie.

— Encycl. La basilique romaine, sorte de iorum couvert, consistait, en général, en une grande salle ûblongue et rectangulaire, avec des bas cotés séparés de la nef principale par des rangs de colonnes. Chaque extrémité se terminait par une abside semi-circulaire, où siégeait un tribunal. Les basiliques chrétiennes s'inspirèrent de cette architecture. Elles comprennent d'ordinaire deux parties : lo une cour ou parvis entouré d’un portique ; 2» un édifice iermé, divisé en trois ou cinq nefs par des colonnades, précédé d'’un porche ou narth 'x à trois portes, et terminé au fond par un hémicycle, où se trouvaient le siège de l'évêque et les bancs du clergé. En avant de l'hémicycle était l'autel, et devant l'autel, le chœur, renfermant l’ambon et le Icctorium.

Au point de vue liturgique, une église peut recevoir du pape le titre de « basilique », et à ce titre est attachée, entre autres privilèges honorifiques, la préséance sur toutes les autres églises, excepté la* cathédrale. Les basiliques sont majeures ou mineures. Quatre seulement sont majeures ; ce sont les églises de Rome : Saint-Jean de Latran, Sainte-Marie-Majeure. Saint- Iherre et Saint-Paul hors les Murs ; le maître-autel de chacune d'elles est appelé autel papal, parce que le pape seul peut y dire la messe. Toutes les autres basiliques sont mineures.

basiliçi'ue adj. Mu gr. basilihos, . Veine

basilique, veine superficielle et interne dû bras.

Basiliques /es), compilation juridique en langue grecque, entreprise au ix® siècle par Basile Rr.

BasiliSQUe, usur])ateur de l'empire d'Orient en 476, détrôné par Zénon llsaurien, qui le fit mourir de faim en 478.

basin n. m. (pour bombasin. de l'italien

hombayjine}. Etoffe croisée, dont la chaîne est de fil et là ti'amc de coton : basin uni, piqué.

Basin ou Bazin (Thomas}, clu’oniqueur évoque de Lisieux, né à Caudebec (1412-1491. un des con.seil- 1ers les plus écoutés de Charles VII. 11 particiiia à la révision du procès de Jeanne d'Arc.

Basine ou Bazine, 'femme de ChUdéric 1er et mère de Clovis ; vivait vers le milieu du y* siècle.

Basingstoke, v. d’Angleterre (Ilamiishire} ; 8.0U0 h. Bois, charbons.

basion [sï-oîîAi.m. Point du bord antérieur du trou occipitiAl, qui diffère do situation chez chaque race liuuiainc.

basiotribe n. m. instrument de chirurgie (►bstétricale, servant à pratiquer la basiotripsie.

basiotripsie [si\ n. t. (du gr. basis. base, et tripsis, broiement;. Opération par laquelle on broie la tête du fœtus mort et retenu dans le bassin.

basique r^i-A’eJadj. Chim. Se dit. des sels qui contiennent un excès de base ou d'un corps quelconque qui présente les earaclèrcs de base.

Ba^^iiique : 1- l*arlique; 2. Nef ceutraie; ij. Bas fôlOs; 4. Traûsept; 5. Tribunal.

Basire ou Bazire (Claude), com-entlonnel, lié à Dijon (1764-1794), décap.té avec les dantonistes.

bas-jointé, e [ia] adj. Art vétér. Qui a le paturon court et presque horizontal : jument bas-jointée.

baSkO’t-ball n. m. (en angl. balle au panier). Jeu entre deux équipes de B. qui consiste à lancer un ballon rond à travers un panier suspendu â 2'”, 50 au-<lessus du sol.

BaskirSouBaSCllkirS, peuple d’origine mongolique, qui habite le sud-est de la Russie d’Europe.

bas-mât [ba-mâ] n. m. Paidie inférieure d’un mât à brisure. PL des bas-mâts.

bas-métier [ta, ti-é] n. m. Petit métier qui se pose sur les genoux pour’ de petits ouvrages.

Basnag'e (Jacques), théologien protestant, né à Rouen, m. en Hollande (1653-1752). H contribua à la conclusion de la triple alliance de La Haye (1717). H a écrit de nombreux ouvrages. — Son frère, Be.nri Basnage de Beauval, né à Rouen, m. à La Haye (1656-1710), publia l'Histoire de la vie et des ouvrages des savants de 1687 à 1709.

basoebe [zo-che] n. f. (du lat. basilica, tribunal). Corps et juridiction des anciens clercs de procureur. Fam. Aujourd’hui, ensemble des gens de loi : avoués, notaires, huissiers, etc.

— Encycl. Lorsque les rois de France habitaient le Palais de Justice, qu’on nommait souvent alors le Palais royal, tous les clercs du parlement formaient une association, un corps connu sous le nom de basoche ; ceux qui en faisaient partie s'appelaient clercs de la basoche. Ils élisaient un roi, qui a; ait une cour, des armoiries, et rendait la justice, deux fois par semaine, au Pré-aux-Clercs. La basoche présidait aux divertissements publics ; elle donnait des représentations théâtrales, où l'on jouait des pièces appelées farces, soties, moralités. Tous les ans, le roi de la basoche passait la revue de ses sujets, à laquelle François l'r voulut assister une fois. Henri III supprima le titre de « l'oi de la basoche ».

Basoche [ta), opéra-comique en trois actes, paroles d’Albert Carré, musique d’André Messager. Une aventui-e du poète Clément Marot forme le sujet d’un livret amusant ; musique vive et alerte (1890).

basoebieu, euue [zo-chi-in, c-ne', adj. et n. De la basoche.

bas-officier n. m. Militaire qui a un grade inférieur à celui d’officier. (Ou dit aujourd'hui suusuffic'ier.)

Bas-Oba, comm. de Belgique (Liège, arr. de Hiiy); 1.250 h.

Basquais, aise, habüant ou originaire des pays basques (le masculin est peu usité). ’V. Basque. Ad'jectiv. : une femme basquaise.

basque [bas-ke] n. f. Partie d’un vêlement découpée et descendant au-dessous de la taille : les basques d'un habit ; corsage à basques.

basque [bas-ke] adj. Qui a rapport aux Basques ou à leur pays ; l'agilité basque. N. m. Langage que parlent les Basques. T’amioui’ de basque, imnliourin garni d'une seule peau et niimi de grelots.

Basques [bas-'kè\ou Euskalduuak) habitants des deux versants des Pyrénées occidentales du côté de la France et de l'Espagne, en Navarre. Ce sont de hardis montagnards, au nombre d'environ 800. OUO, qui parlent un idiome spécial, agglutinant, sans rapport avec les langues voisines. C'est en vain que l'on a essayé jusqu’ici de rattacher les Basques aux principaux groupes ethniques d'Europe. (En i)arlant des femmes, on dit plutôt Ra.vgwazses.)Loc. prov. : Trotter, courir coinryie wi Basque, ma.vch.ev beaucoup, courir vite.

Basques (provinces), une des grandes divisions de l’Espagne, formant une capitainerie générale, qui comprend les provinces d’Alava, Guipuzeoa et Biscaye 510.000 h.

basquet [bas-kè] n. m. Caissette à claire-voie servant à l'emballage des fruits.

basquette [bas-kè~te] n. f. Vêtement d’homme à courtes basques.

basquine \bas-kî-ne] n. f. Jupe très ornée.

bas— relisf [ba-re-ll-èf] n. m. Ouvrage de sculpture qui fait saillie sur un fond. Pi. des basreliefs.

— Encycl. Il y a lieu de distinguer trois genres de reliefs : le haut-relief ou plein relief, dont les figures se détachent presque entièrement du fond et se rapprochent de la ronde bosse ; le demi-relief ou la demi-bosse, où les figures ressortent de la moitié de leur épaisseur ; le ôfls-î’e/ïe/' proprement dit. don1 les figures sont représentées comme aplaties sur le fond et ne forment qu une légère saillie. I)e beaux basreliefs ornent les obélisques et les pylônes égyptiens, les palais des Assyriens et des Perses, les frisés et les métopes des temples grecs, les arcs et les colonnes des Romains, les églises romanes ou gothiques, les édifices de tout genre de la Renais* sauce et des temps modernes.

BaSS (détroit de), entre l’Australie et la Tasmanie ; il doit son nom à l’Anglais George Bass, qui le découvrit en 1798. Pêche du corail.

bassa basa] adj. f. Mot italien usité en musique, et signifiant basse.

Bassæ ou PMgalie {temple de), temple grec au sud-ouest de l'Arcadie, célèbre pour les basreliefs de sa frise [Combat des Centaures et des Lapi l lies ; des Grecs et des A7nazones),

Bassam (Grand.-) [saw'}|, comptoir del Afrîquc-üccidentale française (côte d'ivoire) ; comnierce d'étolTes, poudre d'or, huile de palme, acajou, llab. Jiassamans.)

BaSSaU (Jacopo da Ponte, dit le), peintre italien, né et m. à Bassano ; imitateur hardi et adroit de Paul Véronèse (1510 1592). Ses quatre fils popularisèrent sa manière.

BaSSanOÿ v. d ltalie (Vénétie), sur la Brenta : 14.500 h. Soieries, tanneries. Btmaparte y vainquit les Autrichiens ^1796'. l'atric d Aide Ma'iuice et du Bas.san.

BstSS3.no (duc de .V. Maret.

BAS

b&SSe fbà-se'. n. I'. Mus. Partie, voix, instrument à cordes ou en cuivre, ne faisant entendre que des sons g'raves. l’ersonne qui a une voix de basse. Acteur, musicien qui chante ou joue la partie de basse. Basse chiffréi, partie de la basse surmontée de chiffres indiquant les accords que lac- ^

compagnateur, organiste ou Etendue de la voix de baste. pianiste, doit réaliser. Basse

coiLtinue, partie de basse instrumentale, destinée à soutenir la tonalité ou les tonalités successives pen-

Exemple dp basae contrainte»

danttout le cours d'un morceau. Basse contrainte, formule de basse qui se répète constamment la même

et sans changement. Basse à 4 cylindres, instrument à vent, en cuivre, à embouchure et à pistons.de la famille des saxhorns tc'est le tuba) : la basse généralement en si b s'écrit surtout en clef de fa.

basse f6â-se] n. f. Endroit où l'eau est peu profonde et où se trouve caché un banc de sable, de roches ou du eorail : les basses sont marquées sur les cartes marines.

basse-contre n. f. Mus.

Voix de basse la plus grave. PI.

des basses-contre.

basse-cour n. f. Partie d'une maison, d'une ferme, où l'on élève la volaille : bassecour sablée. Ensemble des animaux qui vivent dans la basse-cour ; la basse-cour comprend les canards, les dindons, les oies, les poules, les pigeons et aussi les lapins. PI, des basses-cours.

— Encycl. Des loges pour les lapins, un poulailler pour les coqs et les poules, d'autres loges pour les couveuses, une chaponnière pour les volailles à engraisser, des perchoii'S pour les dindons, tels sont les principaux éléments d'une basse-cour bien organisée. Il faut en outre un espace libre où les volailles puissent se promener et s'ébattre eu plein air. Le sol de la cour doit être agencé pour éviter tout séjour de l'eau pluviale ou autre, et l'on doit y amonceler de la cendre et du sable. Enlln, la plus grande propreté doit régner partout.

basse-courier [kow-ri-4], ère n. Personne chargée du soin des animaux de la basse-cour.

Bassecourt, comm. de Suisse (cant. de Berne) ; I.IOÜ h. Horlogerie, commerce de bois.

Bassee (La), ch.-l. de c. (Nord), arr. et à 24 kil, de Lille, sur le canal de La Bassée. qui joint la Lys à la Dcule ; 4.G3Ü U. Ch. de f. N. Industrie active ; filatures de coton, brasserie, sucrerie. A différentes reprises au cours de la Grande Guerre, de durs combats ont été livrés autour de La Bassée, particulièrement sur les bords du canal. Du 18 au 22 octobre 1914, puis en mai 191S, en avril et en juillet 1918, Allemands, maîtres du pays où ils s'étaient puissamment fortifiés, et Français, puis Anglais y ont lutté avec acharnement. La Bassée est redevenue française le 3 octobre 1918. — Le canton a 11 comm. et 18.2G0 hab.

basse-étoffe n. f. Alliage de plomb et d'étain.

basse-fosse n. f. Cachot profond, .obscur et humide. Cul de basse-fosse, cachot encore plus souterrain, creusé dans le premier. PI. des basses-fosses.

Basse— Go ulaine, comm. de la Loire-inférieure, arr. et à 6 kil. de Nantes ; 1.2G0 h. Ch. de f.

Basseïu, v. de la Birmanie, sur la rivière de Basseîn; 30.000 h. Commerce de riz.

Basselin (Olivier), poète du xv® siècle, né à Vire. Les chansons naïves publiées par Jean Le Iloux, en IGIO. sous le nom de Vaux de-Vire, sont l'œuvi-e de ce dernier et non de Basselin.

basse-lisse ou basse-lice n. f. v. lice.

basse-lissier [ba-se-li-si-é] n. m. Artiste qui travaille en basse lisse. PI. des basse-lissiers. V. lisse.

bassement [bâ-se-man] adv. D'une manière basse, vile : agir bassement. Akt. Noblement, fièrement.

BaSSenge (Jean-Nicolas), écrivain et homme politique belge, né à Liège (1758-1811).

BasseUS, comm. de la Gironde, arr. et à 9 kil. de Bordeaux; 1.200 h. Ch. de f. O. Vins.

Bassens, comm. do la Savoie, aiT. et à 2 kil. de Chambéry; 1.170 h.

Basse-Pointe (La), ch.-l. de e. de la Martinique, arr. de Saint-PieiTe ; 5.000 h. Port sur l'Atlantique. Culture de la canne à sucre.

Bassersdorf, comm. de la Suisse (cant. de Zurich) ; 1.100 h. Moulinage de soie.

bassesse Ibâ-sè-se', n. f. Manque d'élévation dans le rang, la position : la bassesse de la naissa)ice. Fig. l’etitesse d'esprit, manque de dignité ; la bassesse du caractère. Action, parole, manières viles, honteuses : dire, faire des bassesses. Trivialité : la bassesse d'une expression. Aux. Noblesse, grandeur.

basset ibâ-sè] n. m. Chien courant à jambes courtes, oreilles longues et pendantes. Adjectiv. : chien basset. Mus. Cor de basset ou basse-cor, clarinette recourbée, à sons plus graves que ceux de la clarinette ordinaire.

— Encycl. 11 existe des bassets dans la plupart des r.aees de chiens ; mais paruii les variétés sélectionnées on distingue les bassets à jambes droites.

Basset.

les bassets à jambes torses, bassets d'Artois, bassets griffons vendéen-, bassets terriers écossais, etc. Les b.assels sont très ardents à la chasse, où on les emploie soit il courre le renard, le lapin et le lièvre, le dachshund est employé à la chasse sous terre.

Les bassets chassent en donnant de la voix.

basse-taille

Ua, Il mil., e] n. f.

MUS. Voix entre le baryton et la basse. Chanteur qui a cette voix. PI. des basses-tailles.

Basse-Terre (La), ch.-l. de la Guadeloupe; lO.GOü h. (Basseterriens). Evéché, cour d'appel. Rade.

Basse-Terre (La), ch.-l. de l'île Saint-Christophe I Antilles anglaises) ; 9.000 h. Port actif : sucre, coton, gingembre.

bassette [ia-sé-ie] n. f. Jeu de cai-tes qui se joue entre un banquier et quatre joueurs.

basettborn [sè-tom] n. m. Sorte de clarinette en fa, à quinze clefs, dont les deux corps s'adaptent dans une pièce d'ivoire coudée.

Basse'velde, comm. de Belgique (Flandre- Orientale, arr. d'Eecloo) ; 3.700 h.

bassia [ba-si-a] n. m. ou bassie [6a-sfj n. f. Genre de plantes de la famille des sapotacées, propres aux Indes orientales et à l'Afrique tropicale.

— Encycl. Les bassins sont des arbres à suc laiteux et dont les graines contiennent une graisse comestible dite beurre de Gulam. Le bois du bassia est aussi dur que le bois de teck ; ses feuilles donnent une boisson alcoolique ; les fleurs sont également comestibles. Le bassia est cultivé dans le Bengale et plusieurs autres contrées de l'Inde.

bassior iba-si-éj n. m. Banc de sable dans une rivière.

Bassigny, petit pays de l'ancienne France, sur les deux rives de la haute Marne, autour de Chaiu mont, et qui a été partagé en 1790 entre les départements de la Meuse, de l'Aube et de la Haute-Marne.

Bassilly, comm. de Belgique (llainault, arr. de Soignies) ; l.loO h.

bassin [ia-siiz] n. m. idu celt. bac, creux, cavité). Récipient large, profond, circulaire ; son contenu : manger un bassin de fruits. Plateau de balance. Plat de métal dont on se sert dans les églises pour recueillir les offrandes. Fig. et fam. V. bassinet. Pièce d'eau dans un jardin. Partie d'un port où les vaisseaux stationnent, Bassin à flot, bassin ouvert ou darse, bassin qui communique librement avec la mer. Bassin de radoub, celui où l'on amène les navires pour les réparer ou les nettoyer. Bassin d'un fleuve, tout le pays arrosé par ce fleuve et par ses affluents. Bassin houiller, gisement de houille d'une certaine étendue. Anat. Ceinture osseuse qui termine le tronc des animaux vertébrés et sert de point d'attache aux membres inférieurs.

— Encycl. 3Iar. Dans les ports sans marée, les bassins communiquent librement avec la mer et sont toujours accessibles ; ils s'appellent bassins ouverts ou darses. Dans les ports à marée, on trouve les bas-

Bassin de radoub.

shis ù flot,, fermés par des portes étanches, et à niveau à peu près constant. Pour réparer ou nettoyer les bâtiments, on se sert de bassins de radoub ou formes et de bassins flottants. Les bassins de radoub communiquent avec la mer par une porte mobile ou bateau-porte : on y intx'oduit le navire à réparer, on ferme le bateau-porte, on vide Teau, et le vaisseau repose sur des poutres. Les bassins ou docks flottants employés là où Von ne pourrait construire des bassins de radoub, sont composés de gi'ands caissons qu'on remplit d'eau pour les immerger au tirant d'eau du navire qui doit y entrer, et qui, une fois vidés, émergent jusqu'à la plate-forme supérieure du fond.

— Anal. Le bassin est la ceinture osseuse qui, chez les vertébrés supérieurs, est située à l'extrémité du tronc et s'articule avec la colonne veiHébrale et avec le fémur. Chez l'honirne, le bassin est formé en arrière par le sacrum et le coccyx et, sur les i)arties latérales et en avant, par les os iliaques. Les articulations de ces os entre eux sont des symphyses (pubienne. sacrO'iliaque, sacro-coccygienne). La partie supérieure du bassin est très évasée et constitue le grand bassin : la partie inférieure, plus étroite, est le ■petit bassin. L'ouverture qui réunit ces deux parties est le détroit supérieur, et la partie inférieure du petit bassin est le détroit inférieur . Le petit bassin est plus large chez la femme que chez l'homme. Les altérations du bassin résultent de fractures, de plaies, etc.

bassinage [ba-si] n.

m. Action de bassiner une plaie, ou d'arroser légèrement des semis, de jeunes plantes.

bassine[ia-si-ne)n.f. Ustensile circulaire en métal. servant à des usages domestiques ou industriels : basshie à vaisselle, à confitures.

bassinés Iba-si-nv n. f. Contenu d'une bassine.

baSSinement 'ba-si-ne-man-, n. m. Action de bassiner : bassinement d'un lit. (Peu us.)

BAS

baSSinsr [ia-st'-n«i v. a. Chauffer avec une bassinoire ; bassiner un lit.

Humecter avec un liquide ; bassiner une plaie. Arroser légèrement : bassiner des semis. Pop. Ennuyer, fatiguer.

bassinet [ôa-si-né]

n. m. Petit bassin ; cuvette. Fig. et fam. Cracher au bassinet ou au bassin, donner de l’argent à contre-cœur. Petite jiièce creuse de la platine des anciennes armes à feu, dans laquelle on plaçait la poudre d’amorce. Calotte de fer, casque en usage durant le xivf siècle.

Es| éce de renoncule, dite

aussi bouton- Ba.sinot

d'or. Anat. (p«ut. «v*.).

Petite poche située au fond de la scissure du rein.

baSSi— lins.îitnirR.

noire

ba-si] n. f.

Bassin d e

métal, ayant un couvercle percé de trous, et servant à chauffer un lit. Pop. Grosse montre. Personne qui ennuie.

bassiot [6a-si-o] n. m. Baquet du distillateur d'eau-de-vie.

bassiste [Ua-sis-te] n. m. Artiste qui joue de la basse ou du violoncelle. (On dit aussi basse n. f., ou

BASSIER n. m.)

bassoir n. m. En Auvergne, pierre d’appui d’une fenêtre.

Bassompierre [ba-soiî] (François de), maréchal de France et diplomate, né au château d'IIaroué (Lorraine), m. à Provins (1579-1G46); un des esprits les plus brillants de son temps.

Il fut mêlé à un grand nombre de négociations diplomatiques ; mais, compromis dans la cabale de la journée des Dupes, il resta enfermé douze ans à la Bastille, par ordre de Richelieu.

Ses Mémoires, quoique peu littéraires, historique.

basson [ba-son] n. m. (ital. bassone). Instrument à vent et à anche, qui forme dans l'orchestre la basse du quatuor des instruments en bois. (Son étendue est de trois octaves et une quinte.)

bassoniste [ba-soni s- te] ou basson [ba-son] n. m. Celui qui joue du basson.

Bassora ou Basrab, v. de la Turquie d’Asie, sur le Chalt-el-Arab ; 29.000 h. C’est le port de Bagdad. Dattes, soieries, tapis. Aussitôt après la déclaration de guerre de l'Entente à la Turquie (3 novembre 1914), des contingents anglo - indiens ont occupé Bassora ( le 21 novembre), qui a été la première base britannique pour les opérations contre Bag- Basson, dad. Depuis le début de 1920, uu chemin de fer relie Bassora à Bagdad.

baSSOrine [fta-so] n. f. Corps solide, demi-transparent, insoluble dans l'eau, extrait de la gomme de Bassora.

Bassot (Jean-Antonin-Léon), géographe, astronome et général français, né à Renève iCôte-d'Or), m. à Paris (1841-1917). Membre de l'Académie des sciences (1893). Auteur d'importants travaux de géodésie.

bassotiu [ôa-so] n.m. Cuve à indigo du teinturier.

Bassoutos [foss] ou Bakonis (niss), groupe ethnique important de l’Afrique australe, établi vers les sources du fleuve Orange. Les Bassoutos ont les traits nigritiques, quoique leur teint soit jaune brun.) Un Bassouto ou Bakoni.

BasS'tfille (Nicolas-Jean Hugou de), diplomate" français, né à Abbeville, assassiné à Rome dans une émeute populaire (1763-1793).

Bast. Myth. Déesse à tête de chatte, adorée dans la basse Egypte.

basta [bas-ta] adv. (de l'ital. bastare, suffire . Pop. Assez : basta! vous m'ennuyez. Marque aussi déception : il croyait réussir, mais basta.

Bastau ou Baztail (val de), célèbre vallée de la Navarre espagnole ; elle se prolonge en Fiance Basses-l'yrénées/. — Torrent des Uautes-Pjrénées. affl. du gave de Pau ; donne son nom à la vallée ae Bustan, où se trouve le i’au. •

bastant [bas-tan], e adj. Suffisant. CVx.)

bastaque [bas-ta-ke] ou bastague ’bas-taghe\ n. f. Mar. Hauban en usage sur les lougi-cs.

Bastarnes, peuple qui s'étendait, au ii» siècle, de la haute Vistule au bas Danube.

baste [bas-te] ou bast [bosl’] interj. (de basler). Qui marque l'indiflérence, le dédain : baste! je m rn moque.

baste [bas-te'. n. m. L'as de trèfle au jeu de l'hombrc, du quadrille, etc. : je baste est le troisième des matadors.

Maréchal de Bassompierre.

sont d’un grand intérêt

Etendue du basson.

BAT

BAS

baste [iias-te] n. f. Vaisseau de bois pour le transport de la vendange. Panier qu'on attache au b.'it d une bête de somme.

Bas'6lîca, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 28 kil. d'Ajaccio : 3.69U h. — Le cant. a B oomm. et 6.720 h.

baster lias-tê] v. n. (de l'ital. hastare, suffire). Suffire. Donner satisfaction à quelqu'un. (Vx.i basterne [bas-tèr-né] n. f. (lat. bastmid). Char employé dans l'antiquité par les peuples du Nord,

Armes de Bastia.

puis par les Romains et les Mérovingiens. Litière portée à dos de mulet.

fiastia^ ch.-l. d'ai’r. (Corse) ; 29, 400 h. [Basiiais). Port de mer, place forte.

Industrie métallurgique, marbreries, tannei’ies, fabi’iques de pâtes alimentaires. Patrie de Casablanca, Salicetti. — L’arr.

a 20 cant., 94 comm. et 84.600 h. ; le cant. de Bastia (Terranova) a 2 comm. et 10.440 h. ; celui de Bastia (Terravecchia) a 1 comm. et 19.520 h.

Bastîan (Adolphe), voyageur et ethnographe allemand, né à Brème, m. à Port-d’Pspagne (Trinité) [1826-19ü5j.

Bastîat [has-ti-a] (Claude-PredeV/c), économiste français, Tun des principaux chefs des doctrinaires, •né à Mugron (Landes ) , m. à Rome (1801-1850); défenseur de la liberté du travail et du libre-échange; auteur des Harmonies économiques et d’un grand nombi*e de petits pamphlets souvent d un grand bon sens, écrits avee agrément et esprit.

bastide [bas- ' iî-de] n. f. (du provenu. bastir, bâtir).

En Provence, petite maison de campagne, Autrefois, petit ouvrage provisoire construit pour l'attaque d'une place. Ville fortifiée, de fondation seigneuriale ou royale.'’*(Vx.)

Bastide-de-Sérou (La), ch. de c. (Ariège), arr. et à 18 kil. de B'oix, sur l’Arizc, affl. de la Garonne ; 2.520 h. {Bastidiens). Fer, plomb, cuivre. — Le cant. a 13 comm. et 6.270 h.

Frédéric Bastiat.

Bastide— l’Evêque-(La), comm. de l’Aveyron, arr. età 12kil. de Villefranche, sur le Lézert; 2,070 h.

Bastien-Lepage (Jules), peintre français, né à Damvillers, m. à Paris (1848-1884) ; un des meilleurs représentants de l'école du plein air [Paysanne au repos, l ‘S Foins, le< Jardins au printemps^ etc.) ; il a peint aussi une série de portraits.

bastille [has-ti, il mil., e] n. f. (en forme de hasüde)^ Autrefois, ouvrage détaché de fortification. Château fort. Ancienne prison d’Etat de l'aris. (En ce sens, prend une majuscule.) Par ext. Prison quelconque, moyen d’asservissement.

Bastille (/a), forteresse construite à Paris, à la porte Saint-Antoine ; elle fut commencée sous Charles V par le prévôt Hugues Aubriot en 1370, et terminée en 1382. Elle devint bientôt une prison d'Etat, qui reçut, entre autres détenus illustres, Jacques d'Armagnac, BassompieiTe, Foucquet, l’IIomme au Masque de fer, la marquise de Brinvilliers, le duc

• La Bastille au .xv« siècle.

d’Orléans, Vollaire, I>ally-Tollendal, Latude, etc. Devenue comme le symbole de l’absolutisme royal et du régime du bon plaisir, la Bastille fut prise et détruite par le peuple de Paris le 14 juillet 1789. En 1880, la France a choisi, comme fête nationale, le 14 juillet, jour anniversaire de la prise de 1^ Bastille.

Bastille [Mémoires sur la), pamphlet historique du xviiio siècle, par Linguet, publié à Londres en 1783. C’est un plaidoyer contre les lettres de c/ichet et les détentions arbitraires.

bastillé [bas-ti, U mil., é], G adj. Bîas. Se dit des pièces qui ont les créneaux l'enversés et tournés vers la pointe de l’écu. (V. la planche blason.)

bastillon Ibas-ti, il mil.] n. m. Petite bastille. Ane. nom de baslio7i.

bastillonner \bas-ti, // mil., o-îîJ] v. a. Munir de bastillons : basîillormer un ouvraye*

bastiu [bas-tin] n. in. Cordage on sparterie, dans la marine du Levant.

bastiHB [bas-ti-n'i\ n. f. Sorte de selle large et évasée, se rapprochant de la forme du bât.

bastîng [bas-tin] n. m. Madrier épais et peu large.

bastillg‘ag‘6 [bas-tin-gha-Je] n. m. (du celt. hast, rempart). Mar, Garniture de caissons, en bois ou en fer, placés au-dessus du plat-bor , des navires de guerre, et destinés à rec e V 0 i r les hamacs de l’équipage,

— Encycl.

Les b a s t i ngages sont reco u V er t s presque enticrement en a., bastingago.

tôle cintrée,

ou au moyen de toiles. Les bastingages servent aussi d’abri en temps de guerre ; les hauiacs qu'ils renferment arrêtant les balles ou les éclats d'obus. Les bâtiments de commerce n'ont pas de bastingage*.

bastiügue [bas-tin-yhe] n. f. (ital. baslinyà). Mar. Toile, filets matelassés tendus au-dessus du bastingage pour se garantir.

bastinguer [bas-tin- qM] V. a. Mar. Munir de bastingues. Se bastinguer v. pr. Se mettre à couvert par des bastingages.

bastion 7/a, n. m. (ital. hastione). Fortif. Ouvrage avancé, à deux flancs et deux faces.

— Encycl. Le bastion est l'organe principal de la fortificaiion dans les systèmes de Vauban et de Cormontaigne.

Les bastions, séparés par des coitrtines, ont leurs flancs dirigés de manière à flanquer les faces des bastions voisins.

Ces faces sont armées des pièces les plus puissantes, l’artillerie de petit calibré étant répartie sur les flancs, d’où elle n'a à battre que les fossés et les abords des faces des bastions collatéraux.

bast.onner [ias-fi-o-nJJ v. a. Garnir de bastions : fort bastionné.

bastogn© [bas-to-gne] n. f. Blas. Bande alésée en chef.

Bastog^n©, v. de Belgique (prov. de Luxembourg), ch.-l, d'arr., sur la Wiltz ; ‘3.700 h. Tannerie, bonneterie. — L’arr. a 33 comm. et 48.500 h.

bastoilliad.0 [bas-to-na-de] n. f. (du vx fr. baston pour bâton). Volée de coups de bâton : recevoir u,ne bastonnade.

bastringue \bas-trin-ghe] n. m. Pop. Bal guinguette.

Arg. Etui dans lequel les forçats cachent des petites scies, limes, etc.

Techn. Outils à forer des petits trous. Etabli de tonnelier.

bastriuguer [has-trin-ghé\ v. n. Pop. Fréquenter les bastringues.

bastude \has-tu-de] ou battud© [ba-tu-de] n. f. Filet de pêche pour les étangs salés.

bas-V©Iltre <ha-van-tre] n. m. Partie inférieure du ventre. PI. des has-ve^itres.

bat ^baV] n. m. (de battre). Au cricket, raquette avec manche pour recevoir la balle. Pêch. Le bat d'un poisson, longueur d'un poisson de la queue au bout du museau.

bât \hâ] n. m. (bas lal. bastum, de même ovig. que le gi*. bastazein, porter). Selle grossièi’C de bête de somnm. Fiÿ.

Porter le bat, être soumis à de exigences pénibles. Porter son bât, avoir sa part de peines.

Prov. : Savoir ou sentir) où le bât blesse, connaître les inCOn- Mulet chargé du bât.

vénients de la

situation, les causes secrètes de la souffrance, du chagrin.

— Encycl. Le bât se compose d’un fut ou arçon, assujetti sur le dos de l'aniinal au ntoyen d'une sangle de cuir. Une croupière et un fessier s'opposent â ce que le fût glisse en avant : un poitrail l’empêche de reculer vers la croupe. Des crochets, attaches et bâchous complètent le bât.

bataclan n. m. (onomat.). Fam. lAttirail, équipage embarrassant.

bataille [ta, il mil., e] n. f. (rad. battre). Autref., rang de troupes. Gendarmerie. (Vx.) Auj., combat général entre deux armées, deux flottes. BatailL. rangée, celle où les deux armées se font face et sont rangées en ligne. Fig. Querelle, discussion : une bataille d'ivro nés. Difficultés, luttes : la bataille de la vie. En bataille, en ordre déployé. Fam. En parlant d’un chapeau à cornes, les cornes placées parallèlement â la ligne des yeux. Charnp de bataille. tei’rain sur lequel deux armées se battent. Cheval de bataille, cheval que l’on monte les jours de combat. Fig. et fam. Sujet favori. Jeu de cartes à deux.

— Encycl. Bæ-arts. Les batailles ont souvent inspiré les artistes. A partir du xviic siècle, la bataille devient un genre spécial. Parmi les peintres qui s’y sont illustrés, nous citerons Salvaior Rosa, Van de Velde, Van derMeulen, Lebrun. David, Carie Vernet. Gros, Delacroix, Bellangé, Iloi’ace Vernet, Pils, Yvon. Philippoteaux, Meissenier, Dumaresq, de Meuviîle, Détaillé, etc.

— Jeux. L’as ostia plus forte des cartes, puis viennent le roi. la dame, le valet, etc. On joue à deux avec

un jeu de 52 ou de 32 cartes. On distribue toutes les cartes, que chaque joueur tient en paquet renversé.

Le second joueur retourne la carte de dessus, l’autre joueur en fait autant. Celui qui a la carie la plus forte fait la levée. Si les deux cartes jouées sont équivalentes, elles restent sur le tapis, et les joueurs continuent jusqu’à ce que l'un deux abatte une cai’te supérieure à celle de son partenaire ; il ramasse alors toutes les cartes. La partie se termine lorsque l'un des joueurs a pris toutes les cartes de l'autre, • Bataille de Dames, comédie en trois actes, en prose, de Scribe et Legouvé (1851). Deux jeunes femmes rivales cherchent a sauver un officier compromis dans une conspiration. Beaucoup d esprit et d'habileté scénique.

Bëtta.ille (Félix-Heîi?’y], poète et auteur dramatique français, né à Nîmes, m. à Rueil {1872- 1922) ; auteur de cooiédies : Maman Colibri, la Marrhe nuptiale, Potiche, la Femme nue. Sœurs d'amour, Notre image, etc., d'une p.çychologie hardie, subtile et éprise de cas exceptionnels.

batailler [fa, il

mil., ê] V. n. Livrer bataille. Etre en guerre, lutter. Contester, se disputer :Zes philosophes bataillent sur des sujets incompréhens ib les.

batailleur, euse ta, U mil-, eu-ze] adj. et n. Qui aime à batailler: lumeur batailleuse.

bataillon [ta, il mil., on] n. m. (rad. bataille). Corps d’infanterie ou d'artillerie àpied. Fraction d'un régiment subdivisée en plusieurs compagnies. Chef de- bataillon, officier qui commande un bataillon. Troupe quelconque : le choc des bataillons. Bataillon carré, présentant quatre fronts à l’ennemi. Bataillons scolaires, groupements qui furent constitués pour donner une certaine instruction militaire aux élèves des écoles primaires et qui durèrent de 1881 à 1892. Bataillon sacré, troupe thébaine, organisée par Pélopidas, dont tous les membres étaient prêts à mourir l'un pour l'autre. (Le bataillon sacré périt tout entier à la bataille de Mantinée.)

— Encycl. Le bataillon, qui fut longtemps l’unité tactique de l’infanterie, comprend normalement quatre compagnies. Ce chiffre est porté à six pour les bataillons de chasseurs ; de même, les bataillons d'artillerie de forteresse sont à six batteries. Les bataillons sont habituellement groupés, par trois ou par quatre, en régiments, et commandés chacun par un chef de bataillon, ou co^nmandant. Il existe cependant des bataillons formaiit coips (ariillexûe de forteresse, chasseurs à pied, infanterie légère d’Afrique), et ceux-ci peuvent alors être commandés par des lieutenants-colonels.

Bataillon carré en 1815 [lè), tableau de Protais (au musée du Luxembourg). C’est à Waterloo. Le tableau ne montre que des cadavres, sous les pâles rayons lunaires. Impression profondément triste.

Bd/td/üg^SkS, V. des Philippines (Luçdn), sur le golfe de Batangas ; 66.000 h.

bSttara n. m. Nom vulgaire des oiseaux du genre thamnophile.

bâtard [ta?^], © adj. et n. (de bât, engendré sur le bât, dans une auberge). Né de parents non mariés ensemble : sous L'ancien régime, qua^id les bâtards étaient anoblis, leurs armoiries deva'ient ■porter une brisure. Dégénéré ou altéi'é : race bâtarde. Tenant de deux genres contraires ou opposés : arclntectu7'e bâtarde. Porte bâtarde, porte intermédiaire entre la porte cochère et la petite porte. N. f. Ecriture à jambages pleins, à liaisons arrondies, entre la ronde et 1 anglaise.

— Encycl. Tout d'abord les bâtards héritèrent de

la noblesse : à partir de 1600, ils durent obtenir des lettres d'anoblissement. Au point de vue du droit privé, leur condition alla en s'améliorant et, en 1789, ils jouissaient pour une large part de la capacité civile, sans pouvoir toutefois hériter ab intestat. Le droit révolutionnaire les mit sur le même pied que les enfants léitimes, que le code civil vint favoriser de nouveau dans l'intérêt des institutions familiales. Le législateur de latroisièmerépubliqueréagit à son tour contre les tendances du code civil. (V. ENFANT et ENFANTS Balaideau. •

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