‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 23 sur 1225 · AC K · texte numérisé non relu

AC K

ACC

accotoir a ko' n. m. Appui pour s'accoter •. ks accotoir» d r<n carrü»se.

aCCOUardir a-kou v. a. Rendre couard : la molles»" accouardit. S’accouardir v. pr. Devenir couard.

accouchée [a-hou-che] n. f. Femme qui vient d'accoucher, de mettre un enfant au monde. Loc. prov. Parée comme une accouchée, très parée. Caquet de l'accouchée, conversation l'utile.

accouchement a-kou-che-man n. m. Action d'accoucher, d'enfanter ; accouchement lahor'teuçc. Action d'aider une femme à accoucher ; «e spécialiser dans les accouchements.

— E.ncyoi.. L'accouchcment a lieu ver.s le deux cent soixante-dixiéme jour de la grossesse. Avant ce temps, il est précoce ; plus tard, il est dit retardé. L'accouchement est dü aux contractions de l'utérus, qui constituent le travail. Le début s'annonce par des douleurs lépéres, dites 7nouches; dix à seize lieures plus tard, viennent les qrandes douleurs ou douleurs conejuassantes, qui amènent l'expulsion du fœtus. Enfin, après, s'effectue la délivrance, [lar expulsion du placent.a. Les plus grands soins antiseptiques doivent accompagner les acconcliements, pour éviter l'infection pueriiérale. Il est nécessaire avant l'accouchement de donner un lavement, de vider la vessie et de faire la toilette des organes externes. Le lit sera protégé par du papier goudronné ou des toiles cirées, pour permettre de changer l'accouchée sans l'enlever de son lit. Après l'accouchement, il faut veiller aux soins de propreté, laisser reposer l'accouchée qui doit se tenir horizontalement pendant une huitaine de jours, pour éviter la descente de la matrice.

SlCCOUChor [a-kou -ché' v. n. Enfanter, mettre au monde. Fiq. Si dit des productions de l'esprit : accoucher d'un bon 7not. V. a. Faire un accouchement : accoucher une femme.

accoucheur, euse [a-kou, eu-ze' n. Médecin ou sage-femme dont la profession est de faire des accouchements. Adjectiv. : médecin accoucheur.

aCCOUdement a-kou-de-matt] n. m. Action de s'appuyer sur le coude. Rapprochement des fantassins ([ui. dans le r.ang, sont placés coude à coude.

accouder (s’) [sa-kou-dé] v. pr. s'appuyer du coinle, sur le coude. Se placer coude à coude.

aCCCUdoir [a-kou] n. m. Appui pour s'accouder ; accoudoir d'un prie-Dieu, d'une stalle.

aCCOUer [a-kou-é] V. a (préf. ad. et queue . Attacher des chevaux â la queue l'un de l'autre, de manière qu'ils marchent à la file.

accouple '^a-kou-ple] n. f. Lien avec lequel on accouple les chiens de chasse. Lien pour aceoupiler différents objets.

accouplement a-kou-ple-man[ n. m. Action d'acciiupler. Assemblage d'animaux par couple ; accouplement des bceufs. Rapport d'uu mâle et d'une femelle pour l'acte de la génération : le mulet naît de l'accouplemetit de l'âne et de la jument. Phy.siq. Réunion de deux ou plusieurs générateurs électriques ; éléments de piles, accumulateurs, dynamos, etc.

— Encycl. Phijsiq. Les piles et en général les générateurs d'électricité peuvent être accoufdés de plusieurs fayons : l» En surface ou eti quantité. On réunit toutes les électrodes positives et d'autre part toute.s les électrodes négatives, de sorte que. si l'on a n éléments de piles par exemple, l'ensemble fonctionne comme une pile imique ayant une surface n fois plus grande, c'est-à-dire une résistance intérieure n fois plus petite. 2» E>i ten.sion ou en série. On réunit l'électrode négative de chaque élément à l'électrode positive du suivant, et ainsi de suite. 3» A la fois en quantité et en tension. On forme plusieurs groupes d'éléments que I on réunit en tension,

puis on assemble ces grouiies en quantité.

L'accouplement de générateurs semblables se fait comme celui des piles.

accoupler [a-kou-plé] v. a. Joindre deux choses ensemble, mettre deux à^deux ; accoupler des bceufs. l'nir charnellement. Grouper ensemble plusieurs générateurs d'électricité ; accoupler des piles. Fig.: accouple r deu.v mots contradictoires. S’accoupler V. pr. Former un couple. S'unir pour la génération, en parlant des animaux.

accourci [a-kout'] n. m. Réduction d'un ouvrage : un accourci de la vie des saints.

accourcie [a-Zeonr-sf] n. f. Pop. Chemin plus court qu'un autre : prendre l'aceourcce.

accourcir [a-koin'] v. a. Rendre plus court, raccourcir : accourcir un" robe, un bâton. Axr. Allonger.

accourcissement [a-kour-si-se-»ianj n. m.

Diminution de longueur, de durée : l'accourcissenu’nt des Jours.

accourir [a-kou] v. n. (préf. ad. et lat. currere. courir. — Se conj. comme courir. Prend avoir ou être, selon que l'uu veut exprimer l'actiou ou l'état. Venir à la hâte : à itarengo, Desaix accourut au bruit du canon.

aCCOUrreS [a-kou-7'e] n. f. pl. (de accourir]. Plaines où landes entre deux bois, où l'on place les chiens pour guetter le gibier au débucher.

aCCOUrse (a-/m«r-.ve( n. f. Galerie extérieure, par laquelle on communique dans les appartements. Mur. Syn. de coursive.

ACCOUS ]a-kou»-s]. ch.-l. de c. (Basses-l’yrénées , arr. et à 28 kil. d'Oloron, sur un affl. du gave d'Aspe : 1.(120 h. Sources minérales. Phosphates. — Le caul. a 13 comm. et 7.920 h.

accoutrement a-kou-tre-man n. m. Le vêtement con.sidéré dans son ensemble. Habillement bizarre, ridienlc.

accoutrer a-kou-tré] V. a. Habiller ridiculement. t'hez le tireur d'or, serrer, polir le trou de la filière. S'accoutrer v. pr. S'habiller, s'affubler, se parer d'une manière grotesque.

accoutreur, euse [a-kou, eu-ze] n. et adj. Chez le lireur d'or, personne qui resserre ou polit le trou de la filière.

accoutumance ]a-kou' n. f. Habitude, actimi de SC familiariser avec une chose : l'accoutumance diminue le plaisir.

accoutumé, e a-kou' adj. Ordinaire, liabituel. .4 l'w roulumée loc. adv., à l'ordinaire, comme on a l'habitude de faire.

accoutumer a-kou-tu-me’' V. a. Faire prendre une habitude ; aecoutuynons les enfaytt.» au travail. V. U. .\viiir coutume sculem. aux (cmps composés, ,■

Accroohe-cœvir.

Accroche-plat.

jurais accoutumé d'aller, de fuir. . S'acccutumer v. jir. S babituer. A.nt. Déshabituer, désaccoutumer.

aCCOU'Vage [a-kou] n. m. Industrie qui consiste k faire éclore, en général an moyen de couveuses artificielles, les œufs des oiseaux de basse-cour.

accoutrer [a-kou-vé] v. a. Préparer un nid avec des œufs, pour qu'un oiseau couve : accouver «ne poule. V. n. Couver : poule, qui couve. S'accouver V. pr. Commencer à couver : jioules qui s'accouveyit.

accouveur, euse a-kou. eu-ze[ n. et adj. Personne qui pratique l'accouvage.

accréditer ’[a-kré-di-té] v. a. (de à, et crédit}. Mettre en crédit, ins[iirer la confiance ; sa loy/ayiié l'a accrédité. Faire croire à : accréditer uyi liruit. Accréditer un ayyibassadeur. lui donner des lettres de créance. S'accréditer v. pr. Gagner en réputation, en crédit. Se propager ; cette nouvelle s'accrédite. Ant. Discréditer.

accréditeur [a-kré] n. et adj. m. Celui qui donne sa garantie en faveur d'un tiers pour une somme quelconque.

accrescent ta-krés-sayi], e adj. (du lat. accrescerc, croître). Se dit des parties de la fleur autres que l'ovaire, qui continuent â s'accroître après la fécondation jusqu'à la maturité,

accrétion [a-kré-.si-oyi] n. f. Action de croître, de se développer; accroissement, augmentation.

Accrington , v. d'Angleterre ( Lancastre ; ; 32. (XK) h. Filatures de coton, houille.

accroc [a-krn] n. m. (de accrocher). Déchirure faite par ce qui arrache (clou, épine, etc.'. F'ig. Difficulté. Fayyy. : il est suryyeym ym accroc dayis cette, affaire. Tache ; avoir uyi accroc à sa réputation.

accrochage [a-kro] n. m.

Action d'accrocher.' Résultat de cette action : l'accrochage d'un tableau.

accroche-cœur [a-kroche-keur[ n. m. invar. Petite mèche de cheveux lissée en crochet et aplatie sur la tempe.

accrochement [a-kro-chemayi] n.m. Action d'accrocher, de s'accrocher : l'accrochemeyit de deux vo'Uures. Fig. Difficulté, embarras.

accroche-plat [a-kro-che-pla] n. m. invar. Support fait de lames métalliques, destiné à accrocher à plat, sur les murs, des porcelaines. des faïences, etc.

accrocher ta-kro-che'] v. a. (de à. et croche). Suspendre a un crochet : accrocher uyi tableau. Retenir par q^uelque pointe crochue : cette hrayiche a accroché yytoyi paletot. Rctai-der, arrêter, heurter : accrocher une voiture. Fig. : c'est uyie affa'ire accrochée. Obtenir par ruse : accrocher une place. S’accrocher v. pr.

Etre retenu par quelque chose ; s'accrocher aux hrayiches. Importuner vivement ; s'accrocher à guelqu'uyi. Ant. Décrocher.

accrocheur, euse [a-kro, eu-ze] n. Personne qui accroche. Fayn. Qui oDtient quelque chose par adresse, par ruse.

accroire [a-krn't-re] (faire) v’. a. Faire croire ce qui n’est pas. Eyi faire accy'oire à quelqu’un, lui en imposer, le ti-omper. S’en faire accroire v. pr. Présumer trop de soi-même.

accroissement [a-Aroi-se-man] n. m. Action dé croître, de pousser : l'accroisseyyient d'une playite. Augmentation, agrandissement : accroisseyyieyit de fortune. Ant. Diminution, amoindrissement.

accroît [a-Aroi] n. m. Accroissement, augmen- (ation d'un troupeau. En parlant d'une plante, action de croître.

accroître [a-kroî-tre] V. a. (Se conj. comme croître, mais le part. pass. accru ne prend pas d’accent circonflexe.) Augmenter, l’endre plus grand, au propr. et au flg. ; accy'oitre sa fortune; tout accroît ynes eyiyiu'is. V. n. et S’accroître v. pr. Aller en augmentant : soyy bieyi accroît, s'accroît tous les jours. Ant. Amoindrir, diminuer, réduire, restreindre.

accroupetonner (s’) [sa-krou-pe-to-né] v. pr. s accroupir.

accroupi, e a-krou] adj. Assis sur les talons, accroupir (s’) [sa-AroMÏ V. pr. (de à. et croupe). .S'asseoir sur ses talons, se baisser : le chameau s'accroupit pour se laisser charger.

accroupissement [a-krou-pi-se-man] n. m.

Position d une personne ou d un animal accroupi. Fig. Affaissement moral.

accru a-kru] n. m. Rejeton produit par les racines. (La prescription de trente ans fait reconnaître comme acquis au propriétaire d'un arbre le terrain suriequel des accrus de cet arbre ont rejeté pendant cet espace de temps.)

accrue [a-krù] n. f. Augmentation d'un terrain par la retraite des eaux, ou par atterrissement. Augmentation d'une forêt par l’extension des racines de ses arbres sur le terrain voisin.

accutaitum ak-ku-bi-toyyf — mot lat.] ou aCCUbitoirê Iiz-Am] n. m. Lit ou sofa destinéàun convive, dans les festinsro mains.

accueil [a-keu, i mll.l n. m. (de accueillir). Réception bonne ou mauvaise. Faire accyieil. bien recevoir. Faire bon accueil à ime traite, l'accepter ou la payer à l'échéance.

accueillant [a-keu, il mil., au], e adj. Qui fait bon accueil : pèrsnyine accueillayite.

accueillir a-keu, U mil. ir] V. a. (préf. ad, et cueillir. — Se conj. comme cueillir.) Recevoir quelqu'un bien ou mal : accueillir avec boyité. Agréer : accueillir uyie deyyiayide. Ant. Repousser, éconduire aCCUl [a-kui'] n. m. Le fait d'étre acculé. Lieu sans issue, impasse : être pris dayis uyi accul.

acculée [a-ku-lé] n. f. Action d’un navire qui frappe la mer avec sa poupe.

acculement [a-ku-h-yiyan] n. m. Etat de ce qui est acculé : action d'aeeulerau jirop. et au fig. : l'acculeyyieyit d'uyte voiture ; iacculeyyieyit des eyyyieyytis.

acculer [a-ku-lé] v, a. (de «. et cul). Pousser d.ans un endroit où l’on ne puisse plus reculer. Fig. Mettre dans l'impossibilité de répondre, d'agir : çrt

Accumulateur.

argument iaccula. V. n. En parl/int d'un navire, pencher de luanière que l’arrière baisse. S'acculer V, pr. S'adosser : U s'accula contre mur.

ACCUm a-from’] (Frédéric;, chimiste allemanu, né à Hückebdurg. m. à Berlin Le premier,

il appliqua en grand le gaz hydrogène à l'éclairage, accumulateur, trice n. et adj. Qui

accumule ; un accumulateur d'ècus ; inachine accumuiatrire. N. m. Appareil électrique, emmagasinant l'énergie et capable. A un moment donné, de restituer cette énergie sous forme de courant.

— Encycl. Physiq. Le premier accumulateur électrique est dû à* Planté flSGO;. Les accumulateurs sont employés pour l’éclairage, pour les voitures automobile.s, etc. ; ils peiinettent de transporter l’énergie électrique à des distances quelconques. L’accumulateur de Planté comprend deu.>: lames de plomb parallèles et très rapprochées, qui plongent dans de l'eau aciduléed'un résemmir [A et jouent le rôle d’électrodes positive '(P,' et négative (N). On les met en communication, l'une avec le pôle positif, l'autre avec le pôle négatif d'une pile (B) ou d'une source de courant : il y a élcctrolyse de l'eau : l’oxygène se porte sur l'une des lames [électrode positive), l'hydrogène sur l'autre (électrode négative J; qtiand ces gaz ne sont plus aosorbés, l'accumulateui’ est chargé. Si l'on enlève la pile ou la source électrique et qu'on réunisse les deux lames de l'accumulateur par un fil conducteur, celui-ci sera parcouru par un courant inverse du premier. On reconnaît que l’élément est chargé en plaçant un fil métallique très fin entre les bornes P et N ; en appuyant sur une borne O, le courant passe dans le fil, qui rougit.

Accumulateur hydraulique. Oet appareil, inventé par Armstrong, est employé pour mouvoir les grues des docks et, d'une façon générale, pour actionner certaines machines-outils ; sa force motrice est empruntée h l'eau, et son alimentation se fait k l’aide d’une pompe actionnée par une machine à vapeur.

accumulation [a-ku, si~on] n. f. (de accumuler). Entassement, amas, amoncellement : accinnulation de richesses, de preuves.

accumuler [a-ku-7nu-lé] v. a. (lat. accumulaj'c). Entasser et mettre 1 un sur l'autre. Amasser, amonceler. rassembler : accumuler des trésors, des preuves. Ant. Disperser, dépenser, dissiper, dilapider.

ACCUrse (François), jurisconsulte italien, né à Florence, m. à Bologne (1182-12(50,; un des rénovateurs du droit romain, auteur de la Graride Glose. accusable [a-ku-sa-ble] adj. Qui peut être accusé, accusateur, trice [a-ku-sa] n. et adj. Qui accuse quelqu'un ; délateur, dénonciateur. Acemvateur punlic, magistrat qui, pendant la Révolution, était chargé du ministère public, près un tribunal criminel : Fouguier-'Tinrille remplit avec férocité les fonctions d'accusateur public.

— Encycl. Dr. En Grèce et à Rome, où il n’y avait pas de ministère public, les particuliers avaient l'initiative de l’accusation. Ils étaient récompensés en cas de succès ; mais ils encouraient de graves pénalités quand ils calomniaient des innocents, ou étaient impuissants à soutenir leurs accusations.

acCUSâttîf, iv© [a-ku-za] adj. Qui concerne l'accusatif : forme aceusative. N. m. Cas des déclinaisons grecque, latine, etc., qui indique le complément direct, le mouvement vers.

accusation [a-ku-za-si-on] n. f. Iniputîvüoa, reproche d'un fait blâmable. Action de déférer à la justice la connaissance d'un crime pour en provoquer la répression : comparaître devant le jury sous U7ie accusation d'assassinat; la procédure criminelle coinprend trois périodes distinctes : l'inculpation, la prévention ou l'accusation et le jugement. S’emploie aussi comme synonyme de Ministère public : l'accusation dit oui. la défense (l’avocat) dit 7ion. Acte d'accusation, exposé des faits imputés à un accusé par le ministère public.

accusatoire [a-ku-za] adj. Qui motive une accusation, qui s'y rapporte.

accusé [a-ku-zé], © n. l^ersonne â qui on impute une infraction pénale, l'ius sj)écialein.. personne traduite pour crime devant la cour d'assises : absoudi'e U7i accusé. Accusé de 7'éception, avis donné qu’on a reçu une chose. Syn. Prévenu, inculpé.

— Encycl. Dr. Inculpé désigne en général t-oute personne soupçonnée d’une infraciion. L'inculpé reconnu coupable par l'instruction est dit accusé lorsqu’il est renvoyé devant la cour d'assises, et prévenu lorsqu'il est renvoyé devant la police

AccubîLum.

correctionnelle ou le triiiunal de simple police.

accuser [a-Ait-zêi v. a. (lat. accusare). Imputer une faute, un délit à queliiu'nn : accuser de lâcheté. Révéler, avouer : accuser scs péchés, soyi âge. Servir d'indice ; (es ap pare.yices yious accuseyit. Fig. Indiquer : ce.tte action accuse de la folie. Bx-arts. Kaire ressortir certaines parties du corp.s cacliées sous ce qui les couvre : accuser 1rs yyiu.scles soits la peau. Coynyyi. Accuser réceptioyi, donner avis qu'on a reçu une cliose. S’accuser v. pr. Se reconnaître, s’avouer coupable. Se confesser : il faut s'accuser de ses péchés, Ant. Disculper, justifier, excuser.

acénaphtène [yiaf] u. m. (de acétyjlèyie. et naphtalhiei. Carbure d'hydrogène C'*!!'» cristallisé, qui s'extrait des huiles lourdes du goudron de houille.

acense, acensement, acenser, acen- Seur. V. ces mots par deux c : acce.nse, etc.

acéphale adj. Caractérisé par l'acéphalie : les huîtres soyit aréphale.'i. N. in. : wn acéphale. (On dit aussi ACÉpnALiES. enne. V. lamellirr.vnciies.

ACll

ACÉ

acéphalie n. f. (du gr. a prlv., et kephaU, tête;. Absence totale de tête.

acéphalopode adj. et n. m. (de acéphale, et du gr. puKS, podos, pied). Se dit d'un monstre sans tête ni pieds.

acéracées [sê] n. f. pi. Bot. 'v. acérinées. acérage n. m. Action d'acérer un outil, un insstrument en y soudant de l’acier pour- le rendre plus dur, plus résistant,

acérain, e [rZa, é-ne] adj. Qui tient de la nature de l’acier : fer acérain.

acéras [ra.ss] n. m. Genre d’orchidacées qui vivent dans les terrains sablonneux ou calcaires, et dont les tubercules servent à la préparation du salep.

acératie [tt'i ou acératosie [si] n. f, (du gr. a priv., et lieras, atos, corne). Zool. Absence d’antennes ou de cornes. ...

acerbe [sèr-be] adj. (lat. acerbus). D’un ^.ût âpre, d’une saveur astringente : fruits acerbes. JFig. Sévère, mordant ; langage acerbe.

acerbité [sèr] n. f. Apreté : l'acerbité des fruits sauvages. Fig. Sévérité : l'acerbité du langage.

acerdèse [sér-dè-ze] n. f. (du gr. akerdês, non profitable). Oxyde de manganèse hydraté, corps presque noir, que l'on nomme aussi manganite.

acère adj. et n. m. (du gr. a priv., et keras, corne). Entom. Qui est privé de cornes, de tentacules, d’antennes.

acéré, © adj. Qui est garni d’acier : outil acéré. Tranchant, aigu : lame acérée. Fig. Mordant, caustique : les traits acérés de la calomnie.

acérer [ré\ v. a. (de acier. — Se conj. comme accélérer.) Souder de l’acier à du fer : acerer un sabre. Fig. Rendre piqu nt, mordant : le doux Racine acérait bien une épigramme.

acérinées iné] ou acéracées r.sé] n, f. pi.

Bot. Tribu de la famille des sapindacées, ayant pour type l'érable (lat. acer). S. une acérinée ou acéracée.

Acerra-, v. d’ilalie (prov. de Caserte) ; 13.200 h. Sources minérales.

acérure n. f. Morceau d’acier préparé pour être soudé a une pièce, à un outil qu’on veut acérer.

acescence r.îès-san-sej n. f. Disposition à s’aigrir, a devenir acide. Etat de ce qui est acescent : vin tournant à l'acescence.

— E-ncycl. Œnol. L’acescence est due à l’action du mycoderma aceti (v. mycoderme), qui transforme l'alcool en acide acétique. Elle atteint de préférence les vins jeunes et peu chargés en alcool. On l’évite par une propreté rigoureuse des vaisseaux vinaires et le niéohage ou le sulfitage des fûts. Quand un vin renferme plus de 1 gramme d’acide acétique par litre, il est impossible de le traiter, et la seule ressource est de le convertir en vinaigre ; s’il en contient moins, on peut essayer de lui rendre son goût primitif en le pasteurisant, ou bien encore en lui ajoutant par' petites quantités du tartrate neutre de potassium.

acescent [sés-san’, e adj. (lat. acescens). Qui commence à devenir acide, qui s’aigrit ; bière acescente.

Acesta ;sès-fe], personnage de l'Enéide, roi de Ségeste (Sicile); il secourut Priamà Troie, accueillit Enée en .Sicile, et fit ensevelir Anchise.

acétabulaire [Zé^re] n. f. Aigue dont le thalle unicellulaire se termine par une sorte de dôme dressé en tube ressemblant au chapeau d’un champignon.

acétabule n. m. (du lat. acetabulum, vase). A iiaZ. Cavité articulaire qui reçoit la tète d’un os. Zool. Excavation d’une, coquille ou d’un polypier dans lequelle l’animal est fixé. Cavité ou s’insère la patte de derrière des insectes.

acétabulifères n. m. pl. Mollusques céphalopodes pourvus de cupules ou ventouses (poulpe, seiche, calmar, etc.). S. un acétabulifère.

acétal n. m. Corps résultant de l’oxydation de l’alcool de vin ; l'acétal ne s'altère pas à l'air. [C'est un liquide incolore, d’une odeur éthérée et suave.)

acétamide n. f. Corps solide, blanc, cristallin, obtenu par l’action de l’ammoniaque sur l’éther acé^ tique : l'acétamide a une saveur fraîche et sucrée.

acetate n. m. (du lat. acetum, vinaigre). Chiin. Sel dérivant de l'acide acétique : acétate de plomb, de cuivre, de fer, etc.

— Encycl. Un certain nombre d’acétates sont employés en médecine et dans l’industrie ; l’acétate d'ammonium (esprit de Mindererus), ceux de potassium ; ferre foliée de tartre), de mercure ; l’acétate neutre de cuivre ou verdet et cristaux de Vénus employés en médecine ; l’acétate d’aluminium est employé comme mordant dans la fabrication des toiles peintes ; l’acétate ferrique sert dans la fabrication des indiennes ; l’acétate neutre de plomb sert à la fabrication du blanc de cèruse ; l'acétate basique de cuivre ou vert-de-gris oaverdet de Montpellier est employé comme mordant et oxydant dans la teinture, etc. ; la photographie utilise les acétates d’ammoniaque, d’argent, d’amyle, de chaux, de fer, de potassium, de sodium, etc.

acétène n. m. Nom donné à un carbure d’hydrogène, qui est un homologue du gaz des marais.

acéteux, euse teü, eu-ze] adj. Qui a le goût du vinaigre.

acêtlficaltioD [sZ-oh] n. f. Action de convertir en vinaigre, en acide acétique.

acétifler :/?-(;] v. a. (lat. acetum, vinaigre, et facere, faire. — Se conj. comme prier). Chim. Convertir en vinaigre, en acide acétique : acétifter du vin. S’acétifler v. pr. Sc convertir en vinaigre.

acétimètre ou acétomètre n. m. (du lat.

acetum, vinaigre, et gr. nietron, mesure;. Instrument, gradué comme un alcoomètre, pour apprécier le degré de concentration d'un vinaigre.

acétimètrie ou acétométrie [zrf, n. f. (de acétimètre). Appréciation du degré de concentration du vinaigre

acétique adj. (du lat. ac'.tum, vinaigre). Se dit de Tacide auquel le vinaigre doit sa saveur et des composés qui en dérivent. Fermentation acétique, fermentation qui donne naissance au vinaigre, à l’acide acétique.

— Encycl. Chim. L’acide acétiq:Ue, dont la formule chimique est C’11‘0’, est la base du vinaigre (v. vinaigre); il fond :i 1G'>.7 et bout vers 117o. On l’utilise à l’état impur pour la fabrication des acétates, et notamment de l’acétate de plomb ; l’acide

pur est employé comme réactif en chimie et en photographie. L acide employé dans l’industrie est extrait de Tacide pyroligiieux.

acétol n. m. Chim. Liquide incolore, bouillant vers lio", qui est le premier terme d’une série de composés organiques dont la molécule renferme un ou plusieurs groupes carbonyles et un groupement Mcoolique. Pharm. Vinaigre médical, préparé par distillation. Acétol normal, aldéhyde acéticjue ou vinaigre. Syn. ACÉTYLCARBINOL.

acetonamine n. f. Composé résultant de l’acétone avec l’ammoniaque ou une amine grasse, acétomel [méZj n. m. Sirop de vinaigre miellé, acétone n. f. Liquide incolore, d’odeur éthérée, volatil, inflammable, qui se forme dans la distillation sèche des acétates, et qui est le type dune classe de composés ayant une constitution et des propriétés analogues.

acétonémie [mî] n. f. (de acétone, et du gr. haima. sang). Etat pathologique, déterminé par la présence dans le sang de produits toxiques et notamment de l’acétone.

— Encycl. L’acétonémie est une complication redoutable, du diabète. Elle doit faire craindre l’apparition du coma terminal.

acétonurie [rî ] n. f. (de acétone, et ^ du gr. ouron, urine). Elimination d’acétone par Turine.

acétoselle [sè-Ze] n. f. Nom vulgaire de l’oxalide acide, dite aussi furelle, alléluia, surelle.

acétosellé, e [séZ-Zé] adj. Qui a la saveur de l’oseille.

acètosité [zi] n. f. Etat, qualité des substances

acéteuses.

acétoxime n. f. Composé organique fondant à oflo, qui est le premier terme d’une série (acétoximes) de corps 'obtenus par l’action de Thydroxyiamine sur les acétones. Syn. iso.nitrosopropanes,

DIMÉTHYLCAREOXIME.

acétyl n. m. Radical hypothétique des composés acétiques.

acétyl-carbinol n. m. Syn. de acétol.

acétylène n. m. (de acét'ique). Gaz hydrocarboné C^IP, que Ton obtient en traitant le carbure de calcium par Teau ; l'acétylène est très employé pour l'éclairage. Acétylène dissous, acétylène en dissolution dans l’acétone. Syn. protohydrcre de carbure.

— Encycl. Le gaz acétylène fut entrevu par Ed. Davy en 1836, mais il fut ensuite délaissé, et ce ne fut qu’une vingtaine d’années plus tard que Perrot, Bœttgor, Torrey, etc., en reprirent l’étude. Berthelot en détermina, en 1862, le remarquable pouvoir éclairant, et Bullier, trente ans après,! dota l’industrie de la méthode de préparation du carbure de calcium et, par suite, de l’acétylène, que Ton obtient en décomposant ce. carbure par Tcau.

L'acétylène est un gaz incolore, qui brûle à Tair en donnant une flamme blanche, très éclairante ; sa densité est 0,92. 11 est soluble dans Teau, le sulfate de carbone, l’acétone, etc. ; il est liquéfiable à 18“, sous la pression de 13 atmosphères. Son emploi pour l’éclairage exige de grandes précautions. Il peut, comme gaz d’éclairage, produire l’asphyxie ; son mélange avec Tair, dans des proportions déterminées, est détonant, et des explosions se produisent souvent lors de l’ouverture et de la fermeture des récipients, dont on ne doit jamais approcher avec une lumière. La présence du gaz se décèle par une odeur d’ail. En mélange avec l'oxygène (chalumeau oxyacétylénigue), l’acétylène est utilisé par l’industrie pour la soudure autogène et pour le coupage des métaux.

Achab [kab], roi d’Israël, qui épousa Jézabel, et fît mourir Naboth pour s’emparer de sa vigne ; il fut tué au siège de Ramoth en Galaad. Les chiens, suivant la prédiction du prophète Elie, léchèrent le sang de ses blessures (917-897 av. J.-C.).

achade n. f. Houe pour biner les vignes.

AchâeUS [Zcé-uss], frère d’ion, neveu d'Hellen, ancêtre mythique des Achéens. — Roi de Syrie, né vers 270 av. J.-C., mort en 21S.

Actiaïe [Zta-i], contrée de Tanc. Grèce (Péloponèse), habitée par les Achéens. Elle forma au moyen âge une principauté de l’empire latin de Constantinople qui, après différentes vicissitudes, tomba en 14-61 aux mains des Turcs.

achaine ycè-ne] n. m. Bot. V. AKÈNE.

acJialaildage n. m. Action d’achalander ; l'enseigne et la réclame sont deux bons moyens d'achalandage . Clientèle d’un marchand.

achalandé, e

adj. Qui a beaucoup de chalands, d’acheteurs :

boutitfue bien achalandée.

aclialander [d^

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