‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 22 sur 1225 · V. ACCLIMATEMENT · texte numérisé non relu

V. ACCLIMATEMENT

— Encycl. L'homme s’acclimate assez facilement dans les pays froids ou les régions de hautes altitudes, mais il lui est très difficile de s’habituer aux pays chaud.s. C’est vers l'àge de 35 ans que l’acclimatation est le plus facile, et c’est vers l’àge de 12 ans qu elle est le plus pénible. Les Européens établis dans les pays tropicaux doivent envoyer leurs enfants dans leurs pays d'origine de 2 à 20 ans.

L’acclimatation des animaux se prépare en les faisant passer graduellement de leur pays d’origine dans le pays où on veut les acclimater, et, lorsqu’on a obtenu leur multiplication. L'acclimatation se réalise au bout de plusieurs générations. Les Grecs ont acclimaté en Europe le paon et le faisan ; les Romains, la pintade; au xvie siècle, les Espagnols acclimatèrent le dindon et le cobaye. Les plus remarquables acquisitions de notre époque ont été faites en matière de pisciculture. De même, certaines espèces végétales : le platane, le lilas, la tulipe, le * tabac, la pomme de terre sont des produits d'une acclimatation relativement récente. En 1854, Geoffroy Saint-Hilaire fonda la Société nationale d'acclimatation en vue de multiplier les espèces utiles.

Acclimatation {Jardin zoolotjigue d'), créé en 1860 et situé au bois de Boulogne (Paris) ; on y voit des plantes et des animaux exotiques, rassemblés surtout pour l’amusetnent du public.

ACCliniEt6ment [a-hli, man] n. m. Etat de ce qui est acclimaté. Evolution spontanée par laquelle un organisme se met en harmonie avec un milieu nouveau. (On ne doit pas confondre acclimatement et acclimatatio7i, cette dernière supposant que l'adaptation s’accomplit, au moins en partie, sous l’ertbrt de l'industrie humaine, tandis que l'acclimatement indique la révolution spontanée par laquelle l’orgaûîsine se met en harmonie avec un milieu nouveau.)

acclimater [a-kU-ina-té] v. a. Accoutumer à un nouveau climat : acclimater 'une plante. S’accii> mater v. pr. S'habituer à vivre dans un lieu. Se dit aussi des choses : vsaqe qui s'est acclwiaté en France.

acclimate Ur [a-kli] n. m. Celui qui acclimate ; Jean Nicot fut l' acclimateur du tabac en France.

acclillé, e [a-kU] adj. (du lat. acclmis. appuyé). Se dit, en histoire naturelle, d’une partie qui en couvre une autre par le coté : dents acclinées.

accoinçon [a-koin] n. m. (de à, et coin). Partie de la charpente ajoutée à un toit pour rendre sa pente régulière, (On dit aus^i accoinçan.)

accointable [a-A'oin] adj. Susceptible de s'accointer.

accointance [a-kohi] n. f. Liaison, fréquentation, rapports, intelligences : accomtance compromettante.

accointé, e [a-koin] n. Mot qui signifiait autrefois ami, parent, allié : lui et ses accohités.

accointer ïa-kobi-té] v. a. (de à, et du lat. cog7iitus, connu). Faire connaissance, entrer en relations avec quelqu’un. S’accointer v. pr. Se lier, entrer en relations avec quelqu'un.

accoisement [a-koi-ze~ma7i] n. m. (de à, et coi). Apaisement : Vaccoiseme7it des flots. (Vx.)

aCCOiser [a-koi-zé] v. a. Rendre coi, apaiser. (Vx.) S’accoiser v. pr. S'affaiblir, perdre de sa force.

aCCOlad.6 [a-Aol n, f. (de accolei'). Embrassement ; d07iner tarcolade. Petit coup au plat d'une épée donné sur l’épaule d’un chevalier au moment \ de sa réception : on do7i7ie aujourd' hui l'accolade r au militair ‘ que V 07% décore de la Légion d'hon7ieur. i V. coLÉE. Trait de plume ou signé typographique / pour réunir plusieurs aidicles en un seul, ou, en musique, pour joindre ensemble des portées qui doivent être exécutées en même temps.

accolader [a-ko-la-dé] v. a. Réunir par une accolade. Fayn. Donner l’accolade à quelqu'un. S’accolader v. pr. Se donner mutuellement l'accolade.

accolag’Ô [a-ko] n. m. Action de fixer les sarments ou des rameaux à des tuteurs ou à des espaliers.

— Encycl. L’accolagc. destiné à préserver les branches des secousses du vent et à favoriser une meilleure répartition de l’air, de la chaleur et de la lumière solaires, s'opère au commencement de l’été,

accolé, 6 [a-ka' adj. Attaché. lié, joint, contigu à.

lilas. Se dit des pièces posées à coté les unes des autres et SC touchant.

accolement [a-ko-ie-

mauj n. m. Action de joindre, de réunir. V. accotement.

accolsr a-ko-lé] V. a. I^préf. ad, et lat. coHum, cou». .Jeter les bras autour du cou de quelqu'un pour l'embrasser. Paire figurer «■nsemble ; accoler dciu' noms. Accoler la vi<j7ie., la lier à î’échalas.

aCCOlure [a-fto] n. f. Lien de paille, d osier, etc., pour fixer la vigne, les branches d’arbre. Assemblage de bûches ilottées. Ligature qui, en reliure, maintient les feuillets d’tin livre.

accombant akJcon-ban , e adj. -du laf. ac-

cumherc, se coucher sur.. .Se dit dune partie de la plante qui est couchée sur une autre.

accommodable [a-ko-mo] adj. Qui se peut accommoder, s'arranger : la mauvaise foi re7id les querelles peu accommodables.

accomiliodag^e [a-Ao-uio] n. m. Action d’accommoder. Apprêt des aliments : U7i bon accommodage relève loie viatide médiocre.

accommodant [a-ko-mo-da7i], e adj. Complaisant, traitable, d'un commerce facile ; homme aceo77imodant, d'un co77imerce accommodant. Ant. Intraitable.

accommodateur, trice [a-ko-7no] adj. Qui se rapporte, qui sert à l’accommodation : inuscles accommodateurs.

accommodation [a-ko-mo-da-si-07i\ n. f. Action d’accommoder : acçom7nodatio7i d'un local. Accoymnodation de l'œil, changement qui s'opère dans l’œil, pour rendre la vision distincte à des distances différentes.

— Encycl. Physiol. L’accommodation visuelle a pour but de donner au cristallin une courbure telle que l’image d’un objet se fasse nettement sur la rétine. Ce changement de courbure a lieu sous l’influence du muscle ciliaire. Plus ce muscle se contracte, plus on voit les objets proches. L’œil est dit yiormal quand il voit à l’infini sans accommodation ; il est hypei'métrope quand il doit s’accommoder même pour les objets placés très loin; l'œil est ynyope quand il ne peut voir les objets situés à l'infini ; enfin, il est presbyte quand il n'existe plus d’accommodation.

accommodement [a-ko-mo-de-ma7i] n. m.

Arrangement, disposition oiouvelle et convenable à la destination ; appropriation accommode7ne7Us à fab'e dans U7ie 7naison. Accord d'un différent: U7i mauvais accommodement vaut lyiieux qu'u7i honp î’ocès.

accommoder [a-ko-iyio-dé] v. a. (lat. accoyyiynodare). Rendre commode, propre à : accoynmoder un apparteyyient. Concilier : accoynmoder une affab'e à l'ayniable. Apprêter, assaisonner : accoynmoder de la viayide, du poisson. Convenir ; cette yy\aiso7i yyi'accommiode. S’accommoder v. pr. Etre content, satisfait : le philosophe s' accomynode de tout. Physiol. Se mettre au point, en parlant de l’œil.

accompagnateur, trice [a-ko7i-pa-f/yia] n. et adj. Qui accompagne avec la voix ou avec quelque instrument la partie principale d’un morceau de musique.

accompagné, e [a-kori-pa-gné] adj. Blas. Sç dit de certaines pièces honorables (pal, barre, bande, l'asce, chevron, etc.) et de certains animaux ayant à leurs côtés des pièces secondaires.

accompagnement [a-koyi-pa-gyie-ynayt] n. m. Action d'accompagner. Fig. : la douleur est souveyit Vaccoyyipagyieyyieyit du plaisir. Accessoire destiné à compléter certaines choses ; cette chayyybi'e yyianque des accoyyipagyieyneyits nécessaiy'es. Mus. Ensemole instrumental ou vocal, harmonique, qui soutient, enrichit une mélodie exécutée par une voix ou par un instrument : chanter avec accompagncyneyit de piayio, de chœur, d'orchestre. Parties secondaires destinées à soutenir la partie principale : soyiatejjour le piano, avec accoyyipagyieyyieyit de basse et de violoyi.

accompagner [a-koiy-pa-gyié] V. a. Aller de compagnie avec quelqu’un. Escorter : accompagyier U7i co7ivoi. Joindre, ajouter à une chose de manière à la faire valoir : accompagner ses plabitcs de vifs y'eproches. Mus. Soutenir le chant au moyen d’un accompagnement : Vorque accoyyypagyie adyyiirahleyneyil les chant - d'église. S’accompagner v. pr. Mener avec soi. Mus. Se faire k soi-même raccompagnemenf.

accompli, e [a-kon] adj. Achevé, j-évolu, réalisé acconipli; vingt ayis accoyyiplis. Fait accompli, chose décidée par l’événement et pour laquelle il n’y a plus a reveair : s'bicliner devarit le fait accoynpli. I*arfait dans son genre : homyyie, mérite aceoyyipU.

accomplir [a-koiï'- v. a. l'préf. ad. et lat coyyiplei'e, remplir). Achever, remplir entièrement : accoyyiplir tin devoir. Exécuter, effectuer, réaliser ; accoyyyplir un py'ojet. Pratiquer, suivre : accomplir ses devob'S.

accomplissement [a-koyi-jyli-se-ynayi] n. m. Action d'accomplir, de suivre, de pratiquer. Achèvement. Réalisation complète.

accon, acconage, acconier n. m. v. aco.\,

aconage, aconier.

accorage [a~ko] n. m. Mar. Action de placer desaccores:/’accoy'age d'uyi na- V ire.

accord

'a-Aorl n. m. (de accorder). Conformité de sentiments, bonne intelligence : vivre en parfait accoi'd avec ses voisins. Harmonie : il faut de l'accord entre le gpste et la parole. Transaction : accord bitervcnu efUre deux pidssayiees. 'Toynber d'accord, être d'accord, être du même avis. Grayyy. Rapport des mots, concordance : il y a accord du geyire et du yiomby'e eyity'e l'adjectif et le nom; il y a accord de personne et de yioyyihre entre le sujet et le verbe. Mus. Tnion de .sons formant harmonie: il y a des accords de trois, quatre

Aocorag-

Aoc. de 3 sons Accord Accord

I Nccord parfaiU devons de 5 sous

et cinq not.-s, parmi Irsqurh on distingue 1rs accords consnnants rt 1rs acrords disso7iants. Accord parfait ré\mion de la tonique, de la médiante et de la doini: nanle, auxquelles on ajoute la réplique de la tonique à 1 octave. Loc. adv. D'accord, j'y consens, j’en conviens. D'un romniun accord, unaniineinent. Axt. Dé. saccord, discorde, discordance, dissonance.

— Excyci.. On distingue, en harmonie, les

aecnrds ronsonanls ;v. ce mot', tel.s que l’accord parl’ait majeur et l’accord parfait' mineur, et les accords (lis,sonants 'v. ce mot', tels que faeeord de septième, les accords avec prolongation, retards, al¬

térations, ’eic. Pour l’exécution, les accords peuvent être plaques, lorsque toutes les notes sont exécutées

Accord arpégé .\ccord plaqué

en même temps, ou arpégés, lorsqu elles sont exécutées successivement.

accordable ra-4or] adj. Qui peut être accordé: gc'dce accordable. Que l'on peut mettre d’acooi-d : plaideurs accordables.

accordage [a-kor] ou accordement a-korde-man] n. m. Action d’accorder un instrument à cordé : l'accordage d'un piano.

accordailles [a-A'or-dn, il mil., el n. f. pi. Fiançailles : le repas des accordailles. (Ne s’empl. pas au sing. — On dit aussi accords.)

accordant [a-kor-dan], e adj. Qui s'accorde bien. Mus. Consonant : do fit sol sont des tons accordants entre eux.

accorde! [a- A-or- de] Mar. Commandement adressé aux rameurs pour qu’ils rament ensemble. N. f. ; commander ïaccoi-de.

accordé, e [a-Aor] n. Fiancé, fiancée.

Accordéon.

Accordée de village (!'), tableau de Greuze dïôl) (Louvre], C’est la signature du contrat. La charinante accordée, toute timide, une rose à sou corsage blanc, est conduite par son fiancé. Aimable scène de famille, heureuse composition, quoique les poses soient un jieu maniérées. (’V. p. 17.)

accordéon [a-kor] n. m. Instrunient de musique, composé de languettes de métal qui sont mises en vibration par un soufflet.

— Encycl. L’accordéon a été inventé en 1827, par C. Buffet. Pour - j ouer de cet instrument, on le soutient de la ?nain gauche , tandis ((ue de la main droite on fait agir la soufflerie en tiraqt et en poussant alternativement le soufflet ; les doigts agissant sur un système de clefs (de dix à seize), obtiennent de chacune d’elles le son désiréaccordéoniste [a-Aor, Jiis-te] n. et adj. Personne qui joue de l’accordéon.

accorder [a-kor-dé] v. a. (préf. ad, et lat. cor, cordis, cœur). (Mettre d’accord : accorder deux adversaires. Concéder, octroyer : accorder du temps, une grâce. Consentir à admettre, avouer, reconnaître pour vrai : j'ai eu tort, je l'accorde. Gram. Mettre les mots en concordance : on accorde le verbe avec S071 sujet. Mus. Mettre d'accord entre elles les cordes d'un instrument. Mettre au même ton tous les instruments d'un orchestre, d’une harmonie, d'une fanfare. Fig. et fam. .iccorder ses flûtes, prendre se.s dispositions, ou s’entendre avec un autre, principalement pour duper quelqu’un. S’accorder v. pr. Etre d'accord : deux scélérats ne s'accordent que pour faire le mal. Etre oclroy é : les dignités devraient toujours s'accorder au niérile. Gram. Etre eu concordance : l'adjectif s'accorde, avec le nom. Axt. Brouiller; refuser, repousser, rejeter.

accordeur [a-Ao/] n. et adj. m. Qui accorde les instruments de musique : un accordeur de pianos.

accordoir ,(a-Aor] n. m. Outil pour accorder les instruments de musique (pianos, orgues, etc).

Accords (T ABouROT

français Accordoir de piano.

(Io47-1590) ; auteur de poe-

sies ingénieuses et d’amusantes facéties, dont certaines sont de véritables tours de force liitéraires : hs Bigarrures et Touches.

accord [a-ko-re] adj. fde l'angl. scoi'e, entaille). Se dit d’une côte coupée verticalement à la surface de la mer et dont les navires peuvent- s'approcher à la toucher. N. m. Mar. Pièce de bois pour soutenir un vaisseau en construction.

accorer [a^ko-y'é] v. a. Maintenir par des accores : accorer U7i navire. Assujettir pour empêcher de vaciller : accorer un toyiyieav, une ynalle,

aCCOrné, e [a-Æorjadj. B/as. Se dit des animaux représentés avec des cornes d’un émail particulier.

aCCOrt ^a-AorJ, 6 adj. (de Tital. arcoi'to, avisé). Civil, complaisant : feyyime douce et accorte. Rusé, fin : u)ie accorte souhy'ctte.

accortement [a-koi'-te-yyiayi] adv. Adroitement, gracieusement.

accortise [a-kor-ti-ze] n. f. Humeur gracieuse et complaisante.

aCCOStable \a-kos-ia-hle^ adj. Facile à aborder, à approcher : "bâtbyieyit, plage arcostable. Fig,: les bourrus soytt difficileyyicnt accostubles.

accostage [a-kos-ta-je] n. m. Action d’aceOster : par gros temps, les accostages sojit difficiles.

accoste! \a-kos-ie\ interj. AJar. Commandement aux rameurs d’un canot de se rendre à bord ou à terre. N. f. : connnayidcr l'accoste.

accosté [a-kos-té], e adj. Blas. Se dit de pièces comme le pal, la bande, la barre, ayant k leurs côtés des pièces secondaires placées dans la meme direction • d'azur au pal d'or accosté de six étoiles d'arg*‘nt.

accoster [a-hos-té] V. a. préf. ad, et lat. costa, côte). Aborder quelqu’un pour lui parler, se tenir à côté de lui : Vit/'y accosta ('oncini le tua d'uyi coup de pistolet. Mar. S’approcher aussi jirés que possible : accoster un vaisseau, une terre, uu quai, aCCOt ’a-ko] n. m. (de accoster . .\gric. Adus.sement de fumier autour d’une couciie, pt>ur cmj'écher le froid d’y pénétrer, l'echyi. Terme de céramique désignant les pièces en terre cuite destinées à maintenir les piles de Cazettes.

accotement [a-ko-te-yyiayi] n. ni. P. et ch. Espace compris entre la chaussée et le fossé, le ruisseau et la maison. 'On dit aussi accolement. ( h. de f. Espace entre le rail et le bord de la voie,

accoter a-ko-té] v. a. de à, et /•»*/»' . Ajipuyer d'un côté, soutenir à l'aide d’une cale ; w < oU-r 'u7l loyiyvm}».. Eiayer : anoter une mura U-. .S’accoter v, pr. S'appuyer ; s'ueeoter Coirti'e un tuar.

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