BET
Bessin, pays de la Basse-Normandie, dans le Calvados. (Ilab. Dessins.)
Bessines, ch.-l. de c. (Haute-Vienne), arr. et à 31 kil. de Bellac, sur la Guartempe, afft. de la Creuse ; 2.690 h. Ch. de f. Orl. Droguets. — Le cant.
beSSOIlj onne [bé-son, o-nc] adj. et n. (du lat. bis, deux fois). Jumeau, jumelle. (Dialectal.)
Besson, comm. de l'Ailier, arr. et à 14 kil. de Moulins : 1.480 h.
Bessus [Oès-sMss], satrape qui gouvernait la Bactriane, sous Darius Codoman ; il assassina son maître après la bataille d'Arbelles, Pris par Alexandre le Grand, il fut livré au frère de Darius, qui le fit périr dans d'affreux tourments (328 av. J.-C.).
bestiaire [bès-ti-è-re] n. m. (lat. hestiarius ; do bestia, bête). Gladiateur qui. chez les Romains, combattait contre les bêtes féroces. Adjectiv. : un esclave bestiaire. Endroit renfermant des bêtes féroces : un vaste bestiaire. Au moyen âge, recueil de fables ou de données sur des animaux réels ou légendaires.
bestial, e, aux [bés-ti-al] adj. (lat. bestialis ; de bestia, bête). Qui tient de la bête, qui fait ressembler à la bête : fureur bestiale ; des penchants bestiaux.
bestialement [bès-ti-a-le-maii] adv. D’une façon bestiale : vivre bestialement.
bestialiser [bes-ti-a-U-zé] v. a. Rendre bestial. Se bestialiser v. pr. Devenir bestial.
bestialité [6ès-ti] n.' f. Caractère de l’homme qui se livre à tous les instincts de la brute. Union de l'être humain avec un animal : les Hébreux punissaient de mort la bestialité,
bestiasse [6ès-ti-a-se] n. f. Pop. Personne stupide ; grosse bête.
bestiaux [ies-fi-d] n. m. pl. Animaux dom^estiques, élevés en troupeaux. (Sert de plur. à bétail.)
— Encycl. Dr. Les bestiaux que le propriétaire d'un fonds livre au fermier ou au métayer pour la culture, ou qu'il emploie lui-même pour l’exploitation de son. fonds, sont considérés comme immeubles, tant qu'ils demeurent attachés au fonds.
Le produit et le croît des bestiaux appartiennent à l'usufruitier.
En cas de saisie-exécution, la loi déclare insaisissables « une vache ou trois brebis ou deux chèvres au choix du saisi, avec les pailles, fourrages et grains nécessaires pour la litière et la nourriture desdits animaux pendant un mois ».
Quiconque vole ou tente de voler dans les champs des bestiaux est passible d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de 16 à 500 francs, bestiole [6ès-ff] n. f. Petite bête, bestion [bés-ti-on) n. m. Petite bête.
Bestoujev-Bioumine (Constantin), publiciste et historien russe, né dans le gouv. de Nijni- Novgorod, m. à Saint-Pétersbourg (1829-1897) ; auteur d’une Histoire de Russie^ malheureusement inachevée.
bestoiirnéj [6èss] adj. Se disait autref. pour mal tourné. Placé à rebours du sens naturel. (On écrivait aussi bétourné.)
bêta n. m. Deuxième lettre de l’alphabet grec, bêta, asse [a-se] n. et adj. Pop. Personne bête: un bêta, une bêtasse ; gentil, mais bêta.
bétail [béta. l mil.] n. ra. (de bestial, pl. bestiaux). Nom collectif des animaux de pâture dans une ferme : le gros bétail se compose du cheval, de l’âne, du mulet, du bœuf ; le mouton, la chèvre et le porc forment le menu bétail.
— Encycl. Il serait rationnel de comprendre sous la dénomination de bétail tous les animaux, quels qu'ils soient, mis en œuvre dans une exploitation rurale. On peut considérer les animaux de la ferme sous trois points de vue :
10 production du fumier ; 2» production de la viande ou autre matière organique utilisable ; 3» production du travail.
Le bétail avait autrefois une importance énorme pour la production du fumier.
Aujourd'hui que l’on utilise les engrais chimiques et les autres matières fertilisantes, comme compléments de fumures,
11 est possible de concevoir une exploitation agricole avec très peu de bétail.
Comme producteur de viande, le bétail est devenu la cause des plus notables bénéfices de la culture , à condition d'exploiter des animaux précoces, soumis à une alimentation rationnelle. L’élevage de la race bovine doit se pratiquer dans les régions herbeuses et plutôt humides ;
le cheval demande des prairies plus saines. Le mouton habite des régions plus ou moins calcaires et sèches.
Bétaille, comm. du Lot, arr. et à 57 kil. de Gourdon ; 1.300 h. Ch. de f. O. Patrie de Pierre de Montmaur.
Betcbat, comm. de l’Ariège, arr. et à 19 kil.
de Saint-Girons ; 1.210 h.
Plâtre.
Betebouana ou Bechouanaland,
région de l’Afrique australe, entre le fleuve Orange et le Zambèze, qui est occupée par les 23 tribus cafres des Betchouanas. On distingue, au point de vue administratif, le Bechouanaland britannique et \e protectorat du Bechouanaland septentrional.
Betebouanas [na] ou Beebouanas, tribus cafres de l’Afrique australe, qui habitent le Betchouanaland. — Un Betchouana.
bête n. f. (lat. bestia).
Tout animal autre q^ue l'homme ; les bêtes de ta forêt, de la mer. 'Vermine, vers, insectes, etc. : lit infesté de bêtes ; fruits mangés
des bêtes. Bête de somme, qui porte les fardeaux ; de trait, qui les traîne. Bêtes féroces ou carnassières, celles qui se nourrissent de la chair des autres. Bêtes puantes, blaireaux, fouines, putois, etc. Bêtes fauves, cerfs, daims, chevreuils, etc. Bêtes noires, sanglier, marcassin, etc. Bête à bon Dieu, coccinelle. Au fig., chez les moralistes, partie animale et passionnelle de l'homme ; l'âme et la bête. Bête noire, personne ou chose qu'on déteste le plus. Bonne bête, personne de peu d'esprit, mais sans méchanceté. Bête de l'Apocalypse, animai fantastique décrit par saint Jean dans son livre mystérieux et que certains prennent pour la figure de l'Antéchrist. Bete/iomére'e, jeu d'hombre espagnol, un'peu modifié. Loc prov. : Il (ou Elle) n’est pas la moitié d'une bête, expression amphibolique, signifiant tantôt : il (ou elle) est tout à fait stupide, tantôt ; il (ou elle) esl intelligent. Au temps où les bêtes parlaient, il y a très longtemps ; à l'époque des choses merveilleuses. Paov. ; Morte la bête, mort le venin, un ennemi, un méchant ne peut plus nuire quand il est mort. Qui se fait bête, le loup le mange, il ne faut pas être trop bon. Reprendre du poil de la bête, chercher un remède dans la cause même du mal (allusion à la croyance populaire que le poil d’une bête, appliqué sur la morsure qu’elle a faite, en opère la guérsiun).
— Encycl. Jeu de la bête hombr-e. Il se joue à 2, 3, 4 ou 5 personnes, avec un jeu de piquet et des jetons ayant une valeur conventionnelle. Chaque joueur reçoit cinq cartes, distribuées en deux iois. Il n’y a qu’une couleur de triomphe ordinaire, c’est le premier joueur qui détermine la couleur quand les autres joueurs passent sans renvier. Celui qui possède le roi, la dame et le valet d'atout, aies trois matadors. S’il y joint l'as et le dix de la même couleur, il a les cinq matadors, valant chacun un jeton. Trois levées suffisent pour gagner le coup et faire codille. Le joueur qui ne fournit pas ou ne joue pas fait la bête. Pour le reste du jeu, les choses se passent comme à l'hombre. .
bête adj. Sot, stupide : enfant bête. Qui dénote la stupidité; air bête. Prov.
Plus tin que lui n’est pas bête, se dit de quelqu’un que l'on veut donner pour très malicieux. Ant. Fin, futé, intelligent, spirituel.
Bête du Gévaudan. V. Gé-