‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 269 sur 1225 · BIS · texte numérisé non relu

BIS

Carte de la Birmanie.

birloir n. m. Tourniquet servant à ouvrir ou fermer le châssis d'une fenêtre.

Birman, e, liabitant ou originaire de la Bir-manie ; les Birmans.

Adjecliv. : le territoire birman.

Birmanie [ni].

Etat de l'Indochine, aux Anglais; pays montagneux. entre coupé de forêts et de déserts. arrosé par l'Iraouaddy et la Salouen.

Kiz, canne à sucre, indigo, tabac, coton ; éléphants, rhinocéros, tigres; 8 millions d'hab.

(Birmans). Cap. Ran- 001(11 pour la Basse- Birmanie et Manda- /flÿpour la Haute-Birmanie ; V. pr. Moiilmeyn. Akyaby Bassein, Pégou, Bhamo.

L'Angleterre a conquis la Birmanie, entre 1825 et 1885.

Birmensdorf, comm. de Suisse (cant. de Zurich) ; 1.300 h. Agriculture, viticulture. Filature de soie et de coton.

Birmenstorf, bourg de Suisse (cant. d'Argovie) ; 950 h. Eaux purgatives sulfatées magnésiques.

Birmingham [gâam'], v. d'Angleterre, sur le Kea ; 533.000 h. Aux environs, mines de fer et de houille. Importantes manufactures, métallurgie, filatures, fabrication de machines à vapeur. C’est en même temps un des centres politiques importants de Ë.Angleterre.

Birmingham, v. des Etats-Unis (Alabama), aux sources du Jones ; 35.000 h. Hauts fourneaux, laminoirs, filatures de coton.

Biron (Armand de Gontaut, baron de), maréchal de France, né à Biron, en Périgord (1524-1592); sei-vit vaillamment Henri l'V et fut tué au siège d'Epernay. — Son fils,

CnARLES, duc de Biron, né en 15G2, maréchal de France, servit avec intrépiditélacause de Henid l'V. Brave , mais prétentieux et sans scrupules, il était surtout avide d'argent.

Se croyant mal récompensé de ses services, il conspira avec le duc de Savoie et l'Espagne contre la France ; il fut condamné à mort et décapité dans la cour de la Bastille (31 juillet 1602). — Armand- Louis. duc de Lauzun, puis de Biron, né et famille, servit comme général le gouvernement révolutionnaire. Guiilotiné en 1793.

Birsfelden [dên], bourg de Suisse (demi-cant. de Bâle-campagne) ; 3.600 h.

bis, e [bi, bi-ze] adj. Gris brun : toile bise. Pain bis, pain de qualité inférieure et de couleur grise, à cause du son qu'il renferme. Fam. Changer son pain blanc en pain bis, faire un échange désavantageux.

bis biss] adv. (m. lat.). Une seconde fois, deux lois: numéro 20 bis. N. m. Cri par lequel on demande la répétition d’un couplet, d'un passage : chanteur qui a les honneurs du bis. \. ni.

Bisacquino, v. d’Italie (Sicile, prov. de Palerme) ; 10.000 h. 'Vignobles.

bisage [za-je] n. m. Action de biser.

bisaïeul, e \bi-za-i-eul] n. Père, mère de l'aieul ou de l'aïeule. PL des bisaïeuls, bisaïeules. bisaiguë n. f. Teehn. V. besaiouë.

bisaille [sa, il, mil., e] n. f. Farine inférieure, servant à la fabrication du pain bis. Mélange de pois et de vesces pour nourrir la volaille.

bisailler [za, il mll.,e'] v. n. Prendre une teinte gi'isâtre ; farine gui bisaille.

bisaunuallté [zan'-nu] n. f. Caractère de ce qui est bisannuel.

bisannuel, elle [zan'-nu-èl, è-le] adj. Qui revient tous les deux ans; fête bisannuelle. Bof. Quine fleurit, ne fructifie et ne meurt qu’au bout de deux ans, comme la carotte, la betterave, le blé d’hiver, etc.

bisbille \bis-bi, Il mil., e] n. f. (de l'ital. bisbiÿfio, murmure). Petite querelle sur un objet futile.

biscaïen [bis-ka-i-in] adj. et n. (de Biscaye, prov. d’Espagne). Se disait d'un fusil de gros calibre et du projectile qu’il contenait. Plus tard, projectile de boite à mitraille.

Biscaïen ou Biscayen, enne [bis-ka-i-in, è-ne\ habitant ou originaire de la Biscaye : les Biscatens. Adjectiv. : région biscalenne.

Biscarrosse, comm. des Landes, arr. et à 98 kil. de Mont-de-Marsan, prés de ï étang de Biscarrosse ; 2.460 h. Ch. de f. Pêcheries ; essences.

Biscaye [bis-ka-ie], prov. d'Espagne; 311.400 h. {Biscatens ou Biscayens). Ch.-l. Bilbao.

Bisceglie ibi-ché-i-H-é], V. d'Italie (prov. de Bari) ; 34.000 h. Port sur l’Adriatique. Vignobles.

BiSChheim, v. du Bas-Ithin, arr. de Strasbourg, sur le canal de la Marne au Rhin ; 9.860 h. Amidon, matériel de chemins de fer.

bischof n. m. Econ. dom. V. biciiof.

BiSChoff [bi-chof^ (Théodore), physiologiste et embryogéniste allemand, né â Hanovre, m. à Munich ; 1807-1 882).

Bischoffsheim, comm. du Bas-Rhin, arr. de Mülsheim ; 1T488 h. Ch. de f.

Bischoffsheim (Louis-Raphël). banquier et philanthrope français, né à Mayence, m. à Paris (1800-1873). — Son fils. Raphaël-Louis, né à Amsterd.Tm. m. à Paris (1823 1906), banquier et homme politique.

BiSChofzell, comm. de Suisse (cant. de Thurgovie) ; 2.620 h. Scieries, tissage, pâle de bois, broderies.

Bisch'Willer [bich-vi-lèr], ch. 1. de c. (Bas- Rhin). arr.de Haguenau,sur la Moder : 8.300 h. Ch. def.

biscornu, e [6is] adj. (de bis, et cornu). Qui a deux cornes ; bonnet biscornu. D’une forme irrégulière : construction biscornue. Fig. Bizarre : raisonnement bUcornu.

biSCOtin [6is-7co] n. m. (de Tital. biscottino, dimin. de biscotto, biscuit). Petit biscuit ferme et cassant.

biscotte [Jis-âo-te] n. f. (de l'ital. biscotto, biscuit). Tranche de pain (souvent au lait), séchée au four. Petit four en pâte sèche et dure.

biscuit [Jis-âu-i] n. m. (préf. bis. et cuit). Sorte de pain sec, dur et peu levé, se conservant longtemps, employé surtout pour les soldats et les marins. Fam. S'embarquer sans biscuit, s'engager dans une entreprise sans avoir pris ses précautions. Pâtisserie faite avec de la farine, des œufs et du sucre. Ouvrage de porcelaine, dont la cuisson est faite en vue de Témaillage : le biscuit est d'un blanc mat, imitant le grain au marbre.

biscuit, e [bü-ku-i] adj. (de biscuit, n. m.). Cuit deux fois : briques biscuités.

biscuité [bis-ku-i-té] adj. Se dit d'un pain destiné aux soldats en campagne : le pain biscuité, soumis aune cuisson plus longue que le pain ordinaire, se conserve plus longtemps.

biscuiter [bis-ku-i-té] v. a. Amener la porcelaine à l'état de biscuit : four à biscuiter.

biscuiterie [bis-ku-i-te-rî] n. f. Fabrique de biscuits.

bis dat, qui cito dat {Celui-là donne deux fois, qui donne vite). Pensée de Sénèque, signifiant que celui qui oblige promptement, oblige doublement.

bise [bi-ze] n. f. Vent du nord, sec et souvent froid. Fig. Hiver ; quand ta bise fut venue.

' biseau [z6] n. m. Bord taillé obliquement: glace taillée en biseau. Outil acéré, à tranchant incliné, biseautage [z6] n. m. Action de biseauter, biseauter [zû-té] v. a. Tailler en biseau : biseauter un brillant, une glace. Marquer les cartes pour les reconnaître et tricher au jeu

biseauteur, euse [zô-teur, eu-ze] n. Celui, celle qui biseaute les cartes.

biseautoir [zô] n. m. OutU, machine à biseauter.

bisegmentation [sègh-man-ta-si-on] n. f. Action de bisegmenter. Etat de ce qui est divisé en deux segments.

bisegmenter [sègh-man-té] V. a. (de bi, et segmenter). Séparer en deux parties.

biser [zé] v. a. (du lat. its.deux fois). Reteindre, en parlant des étoffes : biser du drap. V. n. Dégénérer, noircir, en parlant des grains qui se gâtent.

bisérié, e adj. (de bi, et sérié). Disposé sur deux séries, deux rangs.

biset [zè] n. m.

(de bis, adj.). Pigeon sauvage d’un gris ardoisé, nommé aussi pigeon de roche. Adjectiv. :

pigeon biset.

bisette [zè-tê] n. f. Petite dentelle en fil de lin, autref., de couleur grise, aujourd’hui de couleur noire et fabriquée en Auvergne et en Normandie. Omith. Macreuse.

bisexué [séfe-su-é). Cou bisexuel, elle>éAsu-èl, è-le] adj. V. biss'exué.

Bishop-Auckland, v. d’Angleterre (Durham) ; 11.600 h. Industrie cotonnière.

Biskra, v. d'Algérie (Constantine), à la limite du Sahara et sur le versant méridional des monts Aurès ; 8.500 h. [Biskris ou Biskriens). Palmeraie. Station hivernale ; fabrication de tapis, dattes.

Bismark, archipel de TOcéanie, au N.-E. de la Nouvelle-Guinée, comprenant la Nouvelle-Poméranie, le Nouveau-Mecklembourg, les îles de 1 Amirauté, le Nouveau-Hanovre, les Saint-Mathias, Tile Longue, etc. ; à l’Australie.

Bismarck (Otto-Léopold, prince de,, homme d’Etat prussien, né à Schœnhausen (MagdebourgI, m. à Friedrichsruhe (1815-1898). Ministre du rot Guillaume 1»'' de Prusse, énergique et actif, mais autoritaire et poussant jusqu’au cynisme l'absence do scrupules politiques, d'ailleurs bien servi par les fautes et l'imprévoyance de ses adversaires, il se proposa de fonder l'unité allemande sous Tbégémonie prussienne. Il prépara la conquête sur le Danemark du Slesvig et du Ilolstein et donna à la

Charles de Biron*

m. à Paris» de la même

Page 1