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Prusse, par la victoire de Sadowa, la situation prépondih-ante que l’Autriche avait jusque-là occupée dans le monde germanique. La guerre de 1870-1871 contre la France, qu’il avait directement p7’Ovoquée, jusqu’à falsifier des télégrammes diplomatiques, mit le comble à sa célébrité et à sa puissance. Chancelier de l’Empire, il chercha par tous les moyens à accroître le pouvoir impérial au détriment de la volonté nationale, soutenant contre le parti catholique la guerre religieuse du KuUurkampi et n'hésitant pas, pour s’attacher les classes ouvrières, à entrer dans la voie du socialisme d'Etat.
A l’extérieur, la politique du chancelier de fer eut un double but : 1» isoler la France en Europe ;
2o empêcher l’Autriche de reconquérir, sur les nationalités allemandes, une influence morale qui diminuerait 1 ’ o m n i p o tence de la Prusse. C’est pour ce motif qu’il imposa son alliance à l’Autriche, trop affaiblie et divisée pour résister à son voisin. Avec l’adjonction de l’Italie, il constitua la Triple-Alliance, à laquelle le rapprochement de la France et de la Russie fit bientôt contrepoids. Il voulut, et il y réussit, faire de l’Allemagne une puissance coloniale, et c’est à Berlin que se tint la conférence internationale destinée à régler le « partage de l’Afrique (1885) ». Mais il dut abandonner le pouvoir (1890) quelque temps après l’avènement de Guillaume II (1888), qui supportait impatiemment sa tutelle.
"bismutll [his-muf] n. ra. (mot angl.). Métal d'un blanc gris, un peu rougeâtre, de densité 9,8, cassant et facile à réduire en poudre.
— Encycl. Chem. Ce métal fond à 2680 et se volatilise vers 1.6000 C. ; il est très cassant et ne peut se travailler aux outils ; on ne l’utilise qu’en l'alliant à d’autres métaux. On le trouve à l’état natif, mais on exploite aussi comme minerais son oxyde, son carb(>nate et son sulfure. C’est surtout la Saxe qui fournit le plus de bismuth.
Les alliages de bismuth sont très fusibles ; ainsi, l’alliage Darcet fond dans l’eau bouillante.
— Thérap. On emploie en médecine le sous-nitrate de bismuth (appelé communément bismuth), comme antidiarrhéique, à la dose de 1 à 12 grammes. Ce sel sert encore pour calmer les douleurs gastriques. On fait absorber des bouillies bismuthées aux sujets que l’on examine à la radioscopie, afin d’opacifier leur esto- , mac ou leur intestin. Le bismuth sert à fabriquer des fards. On emploieFoxychloruredebismuth sous lenom de blanc de perles, pour remplir les perles artificielles.
bismuttlé \his-mu], e adj. Qui contient du bismuth : bouillie bismuthée.
bismutlline [bis-mu] n. f. Sulfure naturel de bismuth.
bismuthisme [bîs-mu-tis-me] n. m. Intoxication par les sels de bismuth.
biSOC n. m. Agr. V. bissac.
bison [zon] n. m.(gr.ôzsdn).Bœuf sauvage de l’Europe etde l’Amérique du Nord, à gaiTotrelevéen bosse.
— Encycl. Les bisons ont la tête courte et large,
les cornes courtes et relevées en arc, le front très bombé. Le bison d’Europe, qui atteint jusqu'à 2“,30 de hauteur, sur une longueur déplus de 3mètrcs, n’est plus représenté que par quelques individus conservés en Angleterre. On l’a confondu, à tort, avec l’aurochs. Le bi- Bison d’Amérique.
son d'Amérique, plus grand que le bison d'Europe, est sur le point de disparaître également, décimé par des chasses meurtrières.
foisonne [zo-ne] n. f.
Toile grise, employée surtout comme doublure. Femelle du bison.
Bisontin, e [bi-zon]
(de Bi^ontii, hab. de Vesontio, n.lat. de Besançon), habitant ou originaire de Besançon : les Bisontins.
Adjectiv. : l'industrie bisontine.
bisorin [zo], e adj.
(du lat. bis, deux fois, et os, oris, bouche). Qui a deux bouches, deux ouvertures placées à des niveaux différents, de façon que le liquide écoulé par l’ouverture inférieure, soit immédiatement remplacé par celui qui afflue par l'ouverture supérieure: encrier bisorin, bouteille bisorine.
Bisou, Bésou, Bis,
Bès, dieu égyptien, représenté sous les traits d’un nain robuste et bestial. (C’était le bouffon des dieux, le maitre du plaisir et de la joie.)
Bisoutoun ou BéMstOUn, village du Kurdistan persan, près duquel sont des rochers du mont Bagistan, couverts de bas-reliefs et d’inscriptions cunéiformes.
— Encycl. Ces textes ont beaucoup contribué au déchiffrement des inscriptions de l’Assyrie et , de la Chaldée. Ils racontent l'histoire de Darius. Un grand bas-relief, qui domine ccs insci'iptions représente ce roi foulant à scs pieds le Mage, usurpateur et neuf rois vaincus.
bisquain ou blsquin [Ms-Ain] n.m.Peau de mouton préparée et garnie de sa laine, dont on couvre le collier de.s chevaux de trait.
bisque [bis-ke] n. f. (orig. inconn.). Potage de
Bisoutouû.
coulis d’écrevisses, de volaille ou de gibier, de hachis de poissons, etc. Avantage de quinze points qu’un joueur fait à un autre, au jeu de paume. Pop. Dépit, mauvaise humeur : avoir, prendre la bisque.
— Encycl. Les écrevisses doivent être cuites sur un feu ardent, assaissonnées de sel, de gros poivre et de beurre. Une fois cuites, piler les chairs, lesdélayer ensuite dans un bouillon gras ou maigre jusqu’à ce qu’on ait obtenu une purée ni trop épaisse, ni trop claire. Piler de même les carapaces, additionnées d’un peu de la cuisson des écrevisses ; passer à l’élamine la purée ainsi obtenue. Faire chauffer à feu doux les deux purées, verser successivement sur le pain coupé dans la soupière et préalablement mouillé d’un peu de bouillon. — Pour la bisque de poulet et de gibier, piler à froid les chairs, mouiller avec de bon consommé, passer à l’étamine et procéder comme ci-dessus. Pour la bisque de poulet, ajouter en dernier lieu du riz cuit à part.
bisquer [ôis-A-é] v. n.Fam. Eprouver du dépit, bisquière [6is-A't] n. f. Gardeuse de chèvres, bisquine ou besquine iMs ou bés-ki-ne] n.f. Bateau de pêche de faible tonnage, arrondi de l’arrière et portant trois mâts à pib le et un beaupré ; la bisguine, qui navigue surtout dans la Manche, est aussi ap2Jelée chasse-marée.
bis repetita placent (loc. lat. signif. littéral. : Les choses repétées plaisent, Bisquino-
et, dans l’application : Il est agréable que certaines choses reviennent, recommencent deux fois). Cet aphorisme a été imaginé d’après un vers de l’Art poétique d’Horace (365), où le poète dit que telle œuvre ne plaira qu'une, fois, tandis que telle autre, répétée dix fois, plaira toujours iHæc decies repetita placebit.)
bissac [6i-sac] n. m. (préf. bis, et sac). Besace ; sac analogue, faisant partie du harnachement des chevaux dans l’armée.
BissagOS fpAoss] (îles), archipel de l’Atlantique, sur la côte de la Sénégambie. Caoutchouc, riz, arachides. Au Portugal.
BisSandOUgOU, poste de l’Afrique-Occidentale française (Guinée) ; c'était l'une des principales citadelles de l'empire de Samory.
bisse n. f. (ital. biscia). Blas. Animal représentant un serpent posé en pal et dont le corps forme plusieurs sinuosités.
bissecter [bi-sik-té\ v. a. (de bis, et du lat. secare, supin, sectum, couper). Diviser par une ligne droite en deux parties égales : bissecter un angle.
bissecteur, trice [6i-sé/r] adj. (de bissecter). Géom. Qui divise en deux parties égales : plan bissecteur; Ligne bissectrice.
N. f. Ligne de bissection, Bissecinrp
ou ligne droite qui divise T
un angle en deux parties égales.
bissection [bi-shk-sî-
on] n. f. (de bissecter). Géom. Division géométrique, en deux parties égales : la bissection d'un dièdre.
Bissen [ôis-sên] (Hermann-Guillaume), sculpteur danois (1798-1868), collaborateur de ’Thorwaldsen.
bisser [6i-séJ v. a. (du lat. bis, deux fois). Demander à quelqu’un de recommencer : bisser un danseur. Répéter : hisser un couplet.
bissexte [/n'-sêAs-ïè] n. m. (du lat. hissextus, deux fois sixième). Vingt-neuvième Jour ajouté "au mois de février, dans toutes les années dont l'expression numérale est exactement divisible par quatre, c'est-à-dire bissextiles.
bissextil, e [6i-sèAssJ adj. (lat. bissextilis). Se dit de l'année de 366 jours : année bissextile.
— Encycl. Chez les Romains, l'année était de 365 jours ; or. la terre employant à peu près 365 j. 1 /4 à faire sa révolution annuelle autour du soleil, les six heures restantes avaient amené, au temps de Jules
Bismarck»
Bisou,
Bissoc»
César, une perturbation entre les dates vulgaires elle» révolutions célestes. Pour régler cette différence, Jules César appela à Rome Sosigène célèbre astronome d’Alexandrie. Ce savant établit que l’année commune serait trois fois de suite de 365jours, et la quatrième de 366 jours. Ce jour intercalaire s ajoute au mois de février. qui, tous les quatre ans, a 29 jours au lieude28.Cette quatrième année se nomme bissextile.ToMte année dont l’expression numérale est exactement divisibleparquatre est bissextile : 1888, 1892, 1896, 1904, etc. Les années séculaires ne sont pas bissextiles, sauf celles dont les deux premiers chiffres sont également divisibles par 4 : 16 00, 2000, 2400, etc.
bissexué [bi-sèk-sué], e ou bissexuel, elle [M -sèk-su-èl, è-le] adj. [àchis, et sexué). Se dit des fleurs qui ont à la fois des étamines et des pistils.
bisso n. m. Dans le Valais, canal d’irrigation.
^bissoc [ôi-soA] ou bisOC n. m. (de bis ou bi ^ et soc). Charrue à deux socs.
Bisson (Hippolyte), lieutenant de vaisseau français, né à Guéménée (1796-1827). Il fit sauter son navh’e dans la mer Egée, près del'île Stampalia, plutôt que de se rendre à des pirates turcs.
Bisson (Alexandre), auteur dramatique français, né à Briouze (Orne) m. à Paris (1848-1912). On lui doit : le D^uté de Bombignac, les Surprises dit divorce, la Famille
Alexandre Bisson»
Bistortd : a, fleur; b, fruit.
Dans le
. Bistouri.
Pont- Biquet, Château historique, etc., comédies d'une gaieté franche et de bon aloi.
bi S S U S n. m.
y. BYSSDS.
bistarde [bu-tarde] n. f. Nom donné à 1 ’ outarde canepetière »
Syn. BITARDB.
bistoquet [bis-tokè] n. m. Instrument tranchant, qui coupe à longueur les tringles de fer servant à fabriquer des clous.
bistorte [his-tor-te] n. f. (de bis, et du lat.
torta, tordu). Genre de renouée astringente, appelée ainsi parce que sa racine est tordue sur ellemême, ordinairement deux fois.
bistortier [6istor-ti-ë\ ou bistotier ïbîs-to-ti-é^, n. m. fdu lai.ôisforr tus, tordu deux fois). Pilon de pharmacien, pour les substances molles.
bistouille [bis-tou, il mil., e]
Nord, boisson faite du mélange d’un peu de café et de beaucoup d’eau-de-vie.
bistouri Vyis-tou] n. m. Petit couteau chirurgical, servant à faire des incisions dans les chairs.
bistourisor [bis-tou-rî-zé] v. a. Traiter par le bistouri. (Vx.)
bistournage [6^s-^owrJ n. m. Castration, par torsion sous-cutanée, du cordon testiculaire, principalement chez le taureau et le mouton.
bistoumement [bis-tour-ne-man] n. m. Ac tion de bistoumer.
bistourner [bis-tour-n^ v. a. fde bis, et tourner). Tourner, déformer. Faire le bisxournage.
bistre [6is-^?’e] n. m. Couleur d’un brun noirâtre, employée dans le lavis et que l'on obtient avec de la suie détrempée et mêlée d’un peu de gomme. Adjectiv. Qui est de couleur bistre : teint bistre; crayon bistre. bistrer [bis-tré] v. a. Donner la couleur du bistre, bistro [ôzs-tro] n. m. Pop. Marchand de vin, restaui'ateur.
bisulce ou bisulque adj. fde bi, et du lat. sulcus, sillon). Qui a le pied fourchu.N.m.pl. V.RUMiNANTSbisulfit© n. m. Sel de l’acide sulfureux : les bisulfites sont utilisés dans le mutage des vins. bisulfure n. m. v. sulfure.
Bitaubé [ïd] (Paul-Jérémie), littérateur français, né à Kœnigsberg, m. à Paris (1732-1808), auteur d une bonne traduction d’Homère.
Bitcbe, ch.-l. de c. de la Moselle, arr. et à 40 kilom. de Sarreguemines ; 2.700 h. Ch. de f. E. Petite place forte, qui repoussa deux fois les Autrichiens et les Prussiens en 1744 et en 1793. En 1870, les Allemands ne purent s’emparer de la ville, défendue par le colonel Teissier.
Biterrois, © [hi-tè-roi,oi-ze], habit, ou origin. de Béziers; Zes Riîerrots. Adjectiv. : ^industrie biteri'oise.
Bitbyui© fnU, anc. contrée de l’Asie Mineure, sur le littoral du Pont-Euxin et de la Propôntide : V. princ. Nicée, Ficomédie. Les Bithyniens éiaient d’origine Ihrace. La Biihynie constitua longtemps un royaume que Nicomède III, en mourant, légua aux Romains (75 av. J.-C.).
Bitlis [tliss], V. de la Turquie d’Asie (Kurdistan), sur le Bitlis, sous-al'fl. du Tigre ; 40.000 h. Cotonnades. Sources minérales. Prise sur les Turcs par les troupes du grand-duc Nicolas le 3 mars 1916, au cour* de la campagne d'Arménie.
Biton. V. Ci.ÉoBis.