‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 276 sur 1225 · BRISURES · texte numérisé non relu

BRISURES

Caudé

Gringolé

Maussabrè-

Modificati O ns et Attributs particuliers de différentes pièces honorables ou de meubles

Accorné Adossés /^'ouré Alternés Arraché Barbé Becqué Brochant

Ondé

Empiétant Enté

Fiché

Patté Semé

Sommé

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iKJ

Cantonné

PRINCIPAUX ORDRES de CHEVALERIE

ARMOIRIES (attributs extérieurs) dequelques grands dignitaires delà couronne

Sr^Prévôt de l’Hôtel

ensuite dans l 'eau froide, qui dissout les matières solubles. On Vessange dans de l'eau couiante alcaline pour en enlever les matières albumineuses. On le côi(/c pour obtenir la saponification des matières erasses et les expulser à l'aide de plusieurs lessives successives. A cet effet, le linge est placé dans un cuvier et recouvert d'une grosse toile (charrier), sur laquelle on met une couche de cendres de bois, et on arrose le tout avec de l'eau bouillante puisée dans une chaudière voisine. L’eau, chargée du carbonate de sodium de la cendre, traverse la masse et s'écoule lentement. Elle est reprise, mise dans la chaudière, bout et est reversée sur le charrier à plusieurs reprises. Plus fréquemment, et en particulier dans les ménages, le coulage se fait aù moyen de lessiveuses (v. ce mot). Après cette opération, la plus importante, on savonne le linge, afin d'enlever les dernières taches rebelles (v. savonnage), puis on rince à l’eau courante, pour chasser le savon; on l’essore

§our chasser l’eau et faciliter le séchage ultérieur e ce linge. Dès que celui-ci est sec, on le po.'cse au bleu, on le lisse et on le repasse. Dans les blanchisseries importantes, on emploie, pour ce dernier travail, des calandres, presses ou machines à repasser.

blanchissant [c/ti-san], e adj. Qui prend une couleur blanche : tête, aube blanchissante.

blanchisserie [chi-se-rî\ n. f. Lieu où l'on blanchit des toiles, des étoffes, etc.

blanchisseur, euse \chi-seur, ew-ae] n. Dont la profession est de blanchir du linge.

blanchot [cho] n. m. Espèce de pie-grièche, blanchoyer [ehoi-ié] v. n. (Se conj. comme aboyer.) Avoir un reflet blanc : la crête des montagnes blanchoie à l'horizon.

blanc-manger n. m. Crème en gelée blanche, que l’on prépare avec des amandes, du lait, du sucre, des aromates. Gelée de viande blanche. PI. des blancs-mangers.

Blanc-Nez [blan-né\ (cap), cap au N. du dép. du Pas-de-Calais, entre Sangatte et ’Wissant ; belles falaises.

•blanc-poudré, e adi. Poudré à bl.anc, de blanc : cheveux blanc-poudres ; chevelure blanc-poudrée. N. : nos blanc-poudrés.

blanc-seing [sin] n. m. Papier en blanc, au bas duquel on met sa signature et que l’on confie à quelqu’un pour qu’il le remplisse à volonté. PI. des blancs-seings.

— Encycl. Dr. Quiconque, abusant d’un blancseing qui lui a été confié, a frauduleusement écrit audessus de la signature une obligation ou décharge, ou un acte pouvant compromettre la personne ou la fortune du signataire, est puni d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plus, et d’une amende, sans compter, si le tribunal le juge à propos, l’interdiction des droits civiques, civils et de famille. — Dans le cas où le blanc-seing n'aurait pas été confié personnellement h celui qui en abuse, le coupable serait poursuivi comme faussaire et puni comme tel.

blanc - signé n. m.

Syn. de blanc-seing.

blancs - manteaux

[id] n. m. pl. Religieux appaidenant à l’ordre des servîtes de la Vierge, fondé à Marseille en 1252 . Moines

Îiarisiens de l’ordre des guilemites.S.un blanc-manteau.

Blandain [din], comm.

de Belgique (Hainaut), arr.

de Tournai, 2.400 h.

Blandan (Jean-Pierre- Hippolyte), né à Lyon (1819- 1842), sergent au 26» de ligne, blessé mortellement au combat de Béni Méred (Algérie), en luttant avec 21 hommes contre 300 cavaliers arabes. En tombant, il cria à ses hommes : « Courage, mes amis, défendez-vous jusqu’à la mort ! »

blandices n. f. pl. (du lat. blanditiæ, même sens). Charme, séduction, jouissance.

Blandine (sainte), martyre à Lyon ; fut livrée aux bêtes en même temps que saint Pothin (177). Exposée d’abord aux bêtes féroces, elle fut ensuite ■ enfermée dans un filet et livrée à un taureau furieux. Fête le 2 juin.

blane n. m. Genre de reptiles sauriens anneli de taille médiocre, habitant la péninsule Ibérique et le nord de l’Afrique ; le blane ressemble au serpent, car il n'a pas de pattes.

Blangy, ch.-i. de c. ( Seine - Inférieure ), arr. et à 30 kil. de Neuf-

châtcl, sur la Bresle; 1.930 h. Ch. de f. N. Verreri — Le cant. a 23 comm. et 11.730 h.

Blangy-Ie-Château, ch.-l. de c. (Calvados), arr. et à 12 kil. de Pont-l’Evêque, sur le Douet, affl. de la Touques ; 560 h. — Le cant. a 15 comm. et 5.790 h.

blaniule n. m. Genre de myriapodes ; les blaniules attaquent les graines au moment de la germination et rongent les fruits, notamment les fraises.

Blankenberghe, v. et station balnéaire de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Bruges), sur la mer du Nord ; 5.900 h.

Blahkenburg, v. d’Allemagne (Brunswick) ; 11.400 h. Fer, marbre.

blanque n. f. Jeu de hasard se jouant avec 52 cartes enfermées chacune dans un étui en bois. Variété de raisin blanc.

Blanquefort [*e-/or], ch.-l. de c. (Gironde), arr. et à 10 kil. de Bordeaux, sur la Jalle, affl. de la Garonne ; 2.650 h. [Blanguefortais). Ch. de f. du Médoc. Vins rouges estimés. Patrie de Ch. et L. Dupaty. — Le cant. a 10 comm. et 18.290 h.

blanquet [A-é] n. m. Maladie des jeunes oliviers, blanquette [Aé-te] n. f. Petite poire d été, à peau blanche. Cuis. Ragoût de viandes blanctes

accommodées au blanc avec garniture de champignons. Comm. Vin blanc mousseux du Midi : blanquette de Limoux.

Blanqui [/ri] (Adolphe', publiciste et économiste français, né à Nice, m. à Paris (1798-1854); disciple de J.-B. Say. — Son frère,

Louis - Auguste , socialiste et révolutionnaire français , néàPuget-Théniers,m. àParis (1805-1881), partisan du communisme, auteur de la maxime devenue célèbre : Ni Dieu ni maître. Il participa à un grand nombre de mouvements insurrectionnels, notamment à la Commune, et subit de nombreux emprisonnements politiques.

Blantyre, bourg d'Ecosse (Lanark) , près de la '

Clyde ; 9.900 h. Fer, filatures.

Patrie de Livingstone.

BlauzaC [zak] ch.-l. de c.

(Charente), arr. et à 21 kil.

d’Angoulême, sur le Ney, affl. de la Charente; 980 h. Eaux-de-vie. — Le cant. a 19 comm. et 8.520 h.

Blanzay, comm. de la vienne, arr.et à 7 kil. de Civray ; 1.520 h.

blanzé n. m. variété de blé, blanc et tendre.

Blanzy, comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 40 kil. d’Autun, sur la Bourbince et le canal du Centre; 5.000 h. Importantes mines de houille ; verrerie.

blaps [blapss] n. m.

Genre d’insectes coléoptères noirs, nocturnes, lents, et qui vivent dans les lieux obscurs.

blaque [Ae] ou bla- CUS [Arzss] n. m. Genre d’insectes hyménoptères renfermant des ichneumons de petite taille, habitant l’Europe et très nuisibles aux arbres fruitiers.

Blaringhem, comm. du Nord, arr. et à 11 kli. d’Hazebrouck, sur le canal de Neufossé; 1.780 h. Ch. de f. N.

blasé [zé], e adj. Qui a les sens émoussés ; dont le cœur est devenu insensible à force de jouissances ou de souffrances ; un viveur blasé.

blasement [ze-man] n. m. Etat d’une personne blasée.

blaser [zé] v. a. Affaiblir, émousser les sens. Fig. Rendre froid, incapable d’émotion : le spectacle de la souffrance blase le médecin; les liqueurs fortes blasent le palais.

Blaserna (Pierre), savant physicien italien, né à Fiumicello (Vénétie), m. à Rome (1836-1918). Il fut correspondant de l’Académie des sciences.

blason izon] n. m. Ensemble des armoiries ou des signes qui composent un écu armorial. Science des armoii'ies : une des régies absolues du blason est de ne jamais faire figurer un émail sur un émail ou un métal sur un métal.

— Encyol. La science du blason date de l'époque des croisades ; c’est à la fin du xii® siècle qu’on la voit obéir à des lois immuables et prendre un caractère régulier. A cette époque, on établit des chartes et répertoires destinés à fixer l'authenticité des armoiries, et chaque blason de famille devient propriété régulière et transmissible. Sous ce nom de blason, on comprend les armoiries peintes sur Vécu et aussi les ornements extérieurs (casques, lambrequins, colliers, supports, tenants, etc.). L’écu luimême ou table Sattente revêt différentes formes, chacune de ses régions reçoit un nom particulier (chef, pointe, dextre, sénestre) ; il convient de faire remarquer, d'ailleurs, que cette table d'attente a la même symétrie que la figure humaine et qu'il faut se la représenter comme un bouclier tenu par ses énarmes et protégeant les parties symétriques de l’homme qui le porte ; c’est pourquoi la gauche ou sénestre de l’écu figuré est la partie qui regarde la droite du spectateur, la dextre la partie qui regarde la gauche du spectateur. Les couleurs sont dites métaux (or, argent), ou émaux (gueules, azur, sinople, sable, orangé, pourpre) ; on emploie aussi des fourrures (hermine et vair, puis contre-hermine, contre-vair, vairé et contre-vairé); des hachures conventionnelles remplacent les métaux et émaux dans le dessin, la sculpture, etc. La table d’attente est divisée d’abord par quatre lignes droites figurant les grands coups guerriers que les chevaliers portaient avec la lourde épée à deux mains (parti, coupé, taillé, tranché) -, ces quatre lignes, se combinant entre elles, engendrent de nouvelles partitions. La table d’attente tiercée (verticalement, horizontalement ou diagonalement) donne les pièces honorables (chef, pal, fasce, bande, barre, etc.). Ces pièces honorables peuvent être modifiées extérieurement (bords découpés, extrémités amincies, raccourcies) ou combinées entre elles pour donner le chevron, le sautoir, la croix, le pairie, etc. La répétition des lignes de partage (rebattement) donne naissance à de nouvelles pièces (moins honorables), telles que cotices, jumelles, burelles , vergettes, etc. Puis interviennent les meubles proprement dits (comprenant les figures de toute sorte ; figures de fantaisie, hommes, animaux, plantes, maisons, châteaux, objets divers, armes, outils, pièces de costume, etc.). Les attributs marquent les modifications des pièces et meubles , enfin, les ornements extérieurs indiquent le rang, la charge, les dignités ou la fonction du possesseur. Après les nobles, les villes, municipalités, provinces, corporations, chapitres, eurent aussi leurs armoiries.

blasonnemeilt [zo-ne-man] n. m. Action de représenter ou d’interpréter des armoiries suivant les règles du blason.

blasonner [zo-né] v. a. Peindre ou interpréter des armoiries.

blasonneur, euse [zo-neur, eu-ze] adj. etn. Qui blasonne.

BLÉ

blasphémateur, trice [blas-fé] n. Qui blasphème.

blasphématoire [blas-fé] adj. Qui contient des blasphèmes : propos blasphématoires.

blasphème [blas-fè-me] n. m. gr. blasphêmia). Parole qui outrage la Divinité, la religion ; proférer des blasphèmes. Parole outrageante, en général. (S’est employé autref. pour blasphémateur.)

Blasphèmes (les), poésies, par Jean Richepin'1884). Série de courtes pièces d’un naturalisme brutal, en une langue souple, abondante et colorée. La rhétorique y tient souvent lieu d’inspiration.

blasphémer [blas-fé-mé] v. a. et n. (Se conj. comme accélérer.) Proférer un blasphème ; blasphémer la religion; blasphémer contre la religion. Ih-oférer des jurements.

blaste [blas-te] n. m. (du gr. blastos, germe). Partie de l’embryon, qui se développe lors de la germination.

blastème [blas-tè-me] n. m. Expression employée en médecine et en biologie pour désigner un processus de bourgeonnement dans les phénomènes de cicatrisation.

blastoderme [blas-to-dèr-me]n.m. tdii gr. btastos, germe, et derma, peau). Membrane vitelline, qui donne naissance au corps de l’embryon.

blastodermiC[Ue adj. Qui appartient au blastoderme.

blastogénèse [nè-ze] n. f. (du gr. blastos., germe, et genesis, formation). Biol. Premiers stades du développement de l’embi’yon.

blastomycose [kâ-zé\ n. f. (du gr. blastos, germe et mylcês, champignon). Maladie causée par des levures,

blastojphtorie [blas-to-fto-rî] n. f. (du gr. blastos, germe, et phthora, action de corrompre). Biol. Dégénération des germes : l'alcool est un des agents les plus remarquables de la blastophtorie. blater [té] v. a. Falsifier, en parlant des grains, blatérer [ré] v. n. (Se conj. comme accélérer.) Se dit du bélier et du chameau qui crient .

blatier [ti-é] n. et adj. m. (du lat. bladum, blé). Marchand de blé, au marché ; ùn marchand blatier.

BlatOU, comm. de Belgique (Ilainaut, arr. de Tournai); 3. 6ü0h.

Fours à chaux ; tannerie, sucrerie.

blatte [bla-té] n.f.(lat. blatta).

Insecte nocturne orthopthère, vulgairement appelé cafard, cancrelat.

— Encycl. Les blattes sont des insectes coureurs, dont plusieurs espèces vivent dans les boulangeries, les cuisines, où elles causent de véritables dégâts en rongeant tout ce qu’elles renconti-ent ; pain, farine et jusqu’aux étoffes, au cuir, au papier et au bois ; en outre, elles imprègnent les objets qu'elles touchent d’une odeur désagréable. On emploie à leur destruction de la poudre de pyrèthre ou un mélange de farine, sucre et tartre stibié.

biaude [blô-de] n. f. Forme dialectale et populaire de blouse.

blavelle [vè-ié], blavéole ou blaverole n. f. Nom vulgaire du bluet.

blavet [vè] n. m. Espèce d’agaric.

Bla'Vet [uê], fleuve côtier de France, qui prend sa source dans les Côtes-du-Nord, baigne Pon(ivy et débouche dans l'Atlantique, en formant avec le Scorff la rade de Lorient; cours 140 kilom.

Blaydon, v. d’Angleterre Tyne ; 13.400 h. Fonderie de fer.

Blaye [bla-ie] , ch.-l. d’arr.

Gironde ; 4.740 h. (Blayais ou Blaysiens)-, ch. de f. Et., à 47 kil. de Bordeaux ;place forte. 'Vins, fruits, bois. —

L’arr. a 4 cant., 57 comm.,

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