‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 277 sur 1225 · h. Houille ; fabrique de bascules ; chaux grasse · texte numérisé non relu

h. Houille ; fabrique de bascules ; chaux grasse

Blaze (François-Henri), dit Castil - Blaze , musicien et critique français, né à Cavaillon, m. à Paris (1784- 1857); auteur d'un utile Dictionnaire de musique et d’une bonne de l'opéra français, il de livrets d’opéras.

(Durham) , sur la (Gironde), sur la

Armes de Blaye (Gironde}*

Histoire traduisit un grand nombre

Blaze de Bury (Ange-Henri), littérateur et critique français, fils du précédent, écrivain érudit et élégant, né à Avignon, m. à Paris (1813-1888). Il a traduit Faust et écrit des ouvrages de critique musicale ou littéraire.

blé n. ra. (autref. bled; bas lat. bladum). Nom vulgaire d’une graminée (nom scientifique trilicum), qui produit le grain dont on fait le jiain : 100 kilo-

? ranimes de blé donnent approximativement SOOkiogrammes de pain. Blé meteil, moitié blé, moitié seigle. Blé noir, sarrasin. Blé de Turquie, maïs. Paov. : Manger son blé en herbe, dépenser son revenu par avance. Crier famine sur un tas de blé, se plaindre quand on est dans l'aisance, quand on est riche.

— Encycl. On fait généralement venir le blé dans un sol ameubli précédemment par une culture différente ( betteraves , pommes de terre , choux, maïs, légumineuses fourragères, etc.) et enrichi par des engrais chimiques complémentaires. Le sol est ensuite préparé aux semailles par un léger labour, suivi d’un roulage propre à raffermir la terre. Suivant le climat, on sème les blés d'hiver du 15 septembre à novembre ; les blés de printemps, de fin février aux premiers jours d'avril. On sème de 100 à 300 litres à l'hectare. Le semis est pratiqué soit à la volée, soit avec le semoir mécanique, en lignesécartées de 18 à 20 centimètres. On moissonne le blé quand le grain, devenu jaune, se laisse encore fendre avec l'ongle.

Les variétés de blé sont assez nombreuses, et l’on distingue tout d'abord les blés sans barbes et les blés barbus. Au point de vue agricole, on les groupe

BLE

BLE

Blés I Nonetto de Lausaiine;2. D'Aulomne roug'e ; 3, A midonnier noir ; DePoloçite; 6. Vîcloiia d’automne ; 6. Blanc de Flandre ; 7. Richelle de Naples : 8 Epeautre blanc barbu • 9. Miracle ; 10. PouJard blanc litse ; 11. Carré de Sicile ; 12. Epeautre blanc sans barbe ; 13, Du Chili ; 1 1, En grain.

en sept sortes :

tendves, à cassure fai'ineuse.à paille creuse; blés youlards ou renflés, à paille en partie pleine ; blés durs, à cassure cornée, à paille en partie pleine d'un bout à 1 autre ; blés de Polo'jnej voisins des blés durs, mais à glumelles allongées ; épeautres, ou blés vêtus, à paille creuse ; amidonniers, qui sont voisins des précédents et dans lesquels le grain est adhèrent à la baie ; eiKjrains, blés vêtus, à grains très effilés.

blêche ou blaicb© [hlè-che] adj. et n. Faible de caractère. ( Peu us. ) Pop.

Syn. de blet.

bléchir v. n. DeevEir blêche. (Peu us.)

bled [blèd] ou blad [blad'] n. m. Au Maroc, pays, région ; pour les Européens du nord de l Afri(fue, le bîed.c'estl' intérieurdes terres. Arg. milit. Terl'ain inculte; terrain entre les lignes opposées.

Bled (Victor Du), historien français, né à Saint- Rémy en 1849, auteur d’une Histoire de la société française du XVP au XX^ siècle.

Bleiberg, v. d'Autriche (Carinthie) ; 4.000 h. Importantes mines de plomb argentifère.

Bleibtreu (Georges), peintre de batailles allemand. né à Xanten (1828-1892). — Son fils, Charles, né à Berlin en 1859, auteur de romans et de drames historiques, est réaliste, avec un reste de romantisme. Sa production, inégale, approche d’une centaine de volumes.

bleini© [blè-me] n. f. Contusion, meurtrissui'e de la face plantaire chez le cheval, avec épanchement de sang et suppuration.

— Encycl. La bleime est causée soit par un fer mal ajusté, soit par des amas de terre durcis, tassés entre le fer et la sole du pied. Généralement située au talon, elle remonte quelquefois dans la région des quartiers fbleime en quartier). Elle est sèche ou suppurée et s'accon^pagne de boiterie persistante.

On traite cette affection en enlevant la corne tachée en rouge au moyen de la rénette et en donnant issue au pus si la bleime est suppurée ; appliquer ensuite un pansement h. l'essence de térébenthine, Blekinge, prov. de Suède ; 148.000 h. Ch.-L Carlskrona.

blême adJ. Très pâle : teint blême. Terne : lueur blême. Poétiq. Le rivage blême,, le séjour des morts. Ant. Coloré, vermeil.

blêmir v. n. Devenir blême : hlnnir de peur. blêmisS£lllt [mi-san], 6 adj. Qui blêmit, blêmissement [mi-se-man} n. m. Action de

blêmir.

Blémont (Léon-Emile Petitdidier, dit), littérateur français, né à Paris en 1839, auteur de poèmes d’une forme délicate : Pohnes d'Italie, Portraits sans modèles, etc., de nouvelles : Contes et féeries ; d’à-propos ; Théâtre moliéresque et cornélien, etc.

blende [bUn-del n. f. (mot allem.). Sulfure naturel de zinc : la blende est le minerai de zinc le plus npandu dans la nature.

BlendeC(][UeS, comm. du pas de-Calais, aiT. et à 4 kil. de Saint-Omer ; ch. de f. N. ; 2.780 h. Papier et carton ; chicorée.

Blénesu [nôj, ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à. B3 kil. de Joigny, sur le Loing ; 2.000 h. Ch. de f. P.-L.-M. En 1652. Condé y battit le maréchal d’Hocquincoiirt et y fut à son tour vaincu par Turenne. — Le cant. a 8 comm. et 7.980 h.

Blenbeim \bièn-ha-im'], village de Bavière, sur le Danube. On donne parfois le nom de bataille de Blenheim au combat d'IIochstædt. V. IIociistædt. Blenbeim Park, château anglais, près de

Woodstock (comté d'Oxford). offert par le Parlement à Marlborough à l'occasion de sa victoire de Blenheim. L'architecte fut John Vanbriigh.

blennl e

\blèn-ni] n. f.

Genre de petits poissons de mer et des eaux douces, de formes bizarres.

blenniidés

[blèn, dé] n. m.

pl. Famille de poissons acant h opté res des mers et des eaux douces, froides ou tempérées de rhémisphère boréal et dont la blennie est le type. S. un blcnniidé.

blennocampe U>lèn-no] n. f. Genre d'insectes hyménoptères, nuisibles aux rosiers, dont ils roulent les feuilles.

blennopbtalmi© [hlèn-nof-tal-mt n. f. (du gr. blenna, mucus, et ophthalmos, œil). Inflammation purulente delà conjonctive.

blennorragie ou blennorrhagie [bienno-ra-jî\ n. f. fdu gr. blenna. mucus, et rhagè, éruption). Inflammation de la muqueuse des organes génitaux, avec écoulement purulent.

— Encycl. La blennorragie, dite aussi gonorrhée, chaudepisse, est une maladie essentiellement contagieuse, qui ne s’acquiert qu'au cours des rapports sexuels. Chez l'homme, trois jours environ après le contact, une douleur apparaît dans l'urètre ; l'émission de l'urine devient très douloureuse, puis le pus s’écoule. Il existe un grand nombre de traitements : le plus ancien, actuellement encore appliqué, consiste à laisser la blennorragie suivre son cours normal en s'abstenant des mets épicés, des boissons alcooliques ; à laver trois ou quatre fois par jour le méat et surtout à porter un suspensoir. On diminuera les douleurs par des balsamiques et, plus tard, on pratiquera des injections, sur le conseil du médecin. Un autre traitement, dit abortif, consiste dans de grands lavages antiseptiques de l'urètre, qui ne peuvent être pratiqués que par le médecin. Une blennorragie mal soignée conduit aux rétrécissements, à la cystite, à l’orchite, aux arthrites, etc.

Chez la femme, la blennorragie n'est douloureuse qu'au début ; aussi passe-t-elle plus facilement à l’état chronique et, alors, elle détermine de la métrite, de la salpingite, de l’ovarite.

Il faut toujours, dans cette maladie, éviter de porter les mains aux yeux, car, souvent, on contracte des infections oculaires qui conduisent à la cécité.

blennorragique ou blennorrliagique

\blèn-no-ra-]i-ke\ adj . Qui a rapport à la blennorragie.

blennoiTtlée [hlèn-no-ré] n. f. (du gr. Otenna, mucus, et rhéein, couler). Ecoulement blennorragique, passé à l’état chronique.

Blénod-lès-Pont-a-Mousson, comm.

de Meurthe-et-Moselle, arr. et à 2B kil. de Nancy ; 1.630 h. Papeterie.

bléptiarique adj. (du gr. blepharon, paupière). Qui se rapporte aux paupières.

b-eptiarite n. f. (du gr. blepharon, paupière). Inflanrrnation des paupières. (On doit laver à l'eau boriquée les paupières atteintes de blépharite.)

blépharophtalmie \mî] n. f. (du gr. blepharon. paupière, et ophthalmos, oeil;. Inflammation do la conjonctive et des paupières.

blépharoplastie 'plas-tî\ n. f. (du gr. blepharon. paupière, etplastês, qui forme). Opération chirurgicale, par laquelle on répare les pertes de substance de la paupière en empruntant aux tissus voisins.

blépharoplégie [jl] n. f. (du gr. blepharon, paupière, etplii/il, coup;. Paralysie du muscle releveur de la paupière supérieure.

blépharospasme [ro-spas-me] n. m. (du gr. blepharon, paupière, et de spasme). Spasme de l'articulaire des paupières, qui maintient les yeux fermés.

Bléré, ch.-l. de c. (Indre-et-Loire), arr. et à 27 kil. de Tours, sur le Cher ; 3.340 h. Ch. de f. Orl. Bons vins rouges. — Le cant. a IB comm. et 14.640 h.

Blériot [W-o] (Louis), aviateur et constructeur français, né a Cambrai en 1872. Il a, le premier, franchi la Manche en avion, en 1909.

Blés 'Henri) ou Blossius, peintre flamand, né près ûe Di liant vers 1480, m. en 1S50; un des initia- , leurs des écoles du Nord dans le paysage.

blèse blè-ze\ adj. et n. (lat. blæsus). Affecté de blésité être blèse.

blèseiUéHt [ze-man] n. m. Action de bléser. blésér ’zé] V. n. (de blèse. — Se conj. comme accélérer.) Substituer dans la prononciation une consonne faible à une consonne forte, comme zerbe, seval, pizon. pour gerbe, cheval, pigeon..Y. zézayer.

blésité [zi] n. f. (de blèse). Vice dans la prononciation, consistant à dire Z pour s, ÿ, etc. V. zézaiement.

Bléslé ’blè-le], oh. de o. (Haute-Loire), arr. et à 23 kil. de Brioude, s-affl. de l'Allier; 1.S40 hab. Ch. de f. Orl. — Le cant. a 10 comm. et 4.500 hab. Blésois, oise [zoi, oi-ze]. v. Blaisois. bléSSant [6ié-sara], é adj. (de blesser). Offensant, qui mortifie : critique blessante; parole blessante. Ant. Aimable, consolant.

bléssé [6iè-sé], e adj. et n. Qui a reçu une blessure : soldat blessé. Fig. Affligé, offensé, outragé : blessé dans ses affections, dans son honneur.

■— Encycl. CKir. H faut, en général, étendre le malade horizontalement, mettre à nu la blessure, la nettoyer, enlever les corps étrangers, arrêter l'hémorragie, puis appliquer un pansement antiseptique. ' * — Dr. Les principaux Etats ont signé, le 22 août ^ 1864, la Convention internationale de Genève pour ’ l'amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne, complétée par la déclaration de Saint-Pétersbourg du 11 décembre 1868. Les ambulances et hôpitaux militaires, ainsi que leur personnel, sont déclarés neutres, aussi longtemps qu'il s'y trouve des malades ou des blessés. V. Convention DE Genève et Croix-rouge.

blessér [èZè-sé] v. a. (orig. incert.). Donner un coup qui fait plaie, fracture ou contusion : blesser son adversaire. Faire du mal ; un soulier trop étroit nous blesse. Affecter désagréablement les sens : .son gui blesse l’oreille; couleurs qui blessent la vue. Fig. Choquer, offenser : l'épigramme blesse. Porter préjudice : blesser des intérHs. Se blesser v. pr. Se faire une blessure. S'offenser. Ai.lus. hist. ; Je ne me sens point blessé, résumé de la réponse que fit Constantin à ceux qui lui conseillaient de se venger des attaques violentes des sectateurs d'Ariiis. On y fait allusion pour exprimer le dédain des injures.

Blessés {les Deux), tableau de Protais (1861). C’est un épisode de Crimée. Deux blessés, un Français et un Russe, gisent sur le champ de bataille. Le Français tend une gourde au Russe, qui se traîne jusqu'à lui. Scène rendue avec beaucoup de sentiment (V.p.281).

Blessés (insigne des) de la Grande Guerre, créé en 1916. Ruban rayé de bleu, blanc, jaune et rouge, avec une étoile rouge au milieu.

BlessingiiOn [blè-sln'gh'-ton'] (Marguerite Po- WELL Gardener, comtessc de), Irlandaise célèbre par sa grâce et son esprit, née à Knockbrit. m. à Paris (1789-1849). Elle a laissé de nombreux romans.

blessure [éfé-su-re] n. f. (de' blesser). Lésion pimduite sur un être vivant par un choc, une arme. Fig. Ce qui offense l'honneur, l'amour-propre. Tourment moral : blessure de Pâme. Rouvrir une blessure, raviver une passion, une douleur.

— Encycl. Dr. V. coups et blessures.

blet, ette [bU, è-te] adj. (du german. blet, noirâtre). Se dit des fruits trop mûrs, qui ont subi un commencement de décomposition ; poire blette.

Blet, comm. du Cher, arr. et à 34 kil. de Saint- Amand, sur la Velouze ; 1.360 h.

blète OU hlette n. f. Nom vulgaire de

la bette à carde ou poirée.

Bletter£tllS [blè-te-ran], ch*-l. de c. (Jura), arr. et à 13 kil. de Lons-le-Saunier, sur la Seillc, affl. de la Saône ; 1.120 h. Ch. de f- P.-L.-M. — Le cant. a

blettir [hlh-tir] V. n. Devenir blet, blettissement [Idè-ti-se-man] n. m. ou blettiSSUre [blè-ti-su-re\ n. f. Excès de maturité qui rend un fruit mou, noirâtre.

bien.) e adj. (german. b/au). De couleur d'azur : le ciel nous paraît bleu. Livide : joues bleues de froid. Se dit aussi de la passion, etc., qui rend livide : colère bleue', peur bleue. Cordon bleu, cuisinière très habile. Bjxs bleu, v. bas n. m. Le Petit Manteau hleu^ l'Homme au petit manteau bleu, le philanthrope Champion. Contes bleus, récits fabuleux, contes de fées. Fam. Bester bleu, être stupéfait. N. m. La couleur bleue : passer du linge au bleu ; des étofî'es bleu clair, bleu foncé; le bleu, en blason, s'appelle azur. Court-bouillon : poisson au bleu. Bleu marine, bleu foncé, couleur de l’uniforme de la marine française. Bleu horizon, couleur de Tuniforme adopté par les armées françaises pendant la Grande Guerre. Voir tout en bleu, être très optimiste (on dit plus souvent tout en rose). Fam. Passer au bleu, ne pas mentionner, escamoter, dissiper. Bleu de Prusse, matière colorante d’un bleu foncé. Fujyï. et pop. Un bleu, ■ un conscrit. Petit bleu, vin ordinaire, léger ; à Paris, carte-lettre pneumatique. Microbiol. Altération du lait, due à un microbe. Maladie des vins blancs, caractérisée par un dépôt opalescent troublant le liejuide et qui a généralement pour cause la présence d une bactérie.

— Encycl. 2'echn. L’industrie distingue tx'ois sortes de bleus : les bleus d'origine minérale ; les bleus d'origine animale ou végétale; ceux, enfin, qui dérivent de la houille. Les principaux bleus de la première sont : le bleu de Prusse ou de Ber In (teinture de la laine) ; le bleu d'outremer à l’état naturel dans le lapis-lazuli et qu'on fabrique artificiellement (confiserie, teinture) ; le bleu de cobalt, smalt ou bleu de Thénard {v. azur) ; \cbleu de montagne, azurite, . bleu cuivreux, bleu de Brème, de Hambourg, cic. (teinture).

La seconde comprend Vindigo, dont le nom diffère suivant son origine : bleu surfin, bleu surfin violet, bleu surfin pourpi'e (Inde) ; fin bleu, rouge, violet, rouge (Afrique) ; üor sohe, corte (Guatemala) [v. indigo] le pastel; le yierprun; le tournesol; le campèche (v. ces mots).

Les bleus dérivés de la houille se rattachent à quatre groupes : Vaniline et ses nombreux dérivés ; la rosaniline, \3.violaniline, etc. : le phénol, qui donne naissance à Yazuline, résorsine, indophénols ; la naphtaline et Y anîhracène (v. ces mots). Il existe encore *des bleus dits azoïques, découverts par Bayer.

Ces différents bleus, d’origines diverses, ont reçu d’importantes applications industrielles et teignent le coton, la soie ou la laine.

Bleus (les). "V. Blancs.

Bleus et les "Verts (les), nom des deux factions, entre lesquelles le peuple de Byzance se partageait à rhippodrome, d'après la couleur des otisaques des cochers. Leur rivalité ensanglanta souvent la ville, particulièrement sous Justinien. lors de la sédition Nika (532), où l'empereur faillit perdre son trône.

Bleu (fleuve). V. Yang-tsé-Kiang.

bleuâtre adj. Qui tire sur le bleu.

Bleue du Nord [race], excellente race bovine, répandue dans le nord de la France et en Belgique, et qui provient de croisements entre types hollandais et durham.

Bleues (montagnes), nom donné à plusieurs chaînes de montagnes situées, l’une dans l'Amérique du Nord i Alléghanysj, l'autre en Australie, et une troisième dans la Jamaïque.

bleuet [bleu-ù\ n. m. V. bluet.

BLE

BLO

bleuir v. a. Kendre bleu. Rlniii' un mêlai, le oÉiauffer jusqu'à ce qu'il prenne une couleur bleue. y. n. Devenir bleu.

bleuissage [i-sa-jc] n. ra. Action de bleuir. Son résultat : le bleuissaqe de l'acier.

bleuissement [i-se nianl n. m. Passage d'une couleur au bleu. (Peu us.)

bleuissoir [i-snir^ n. m.Outil pour bleuir l'acier, bleutage n. m. Action de blcuter ; légère teinte de bleu.

bleuté, e adj. Qui a une nuance bleue, bleuter [té] v. a. Passer légèrement au bleu : 07i bleuie le linge du corps pour aviver iéclat du blanc.

Bléville, comm. de la .Seine-Inférieure, arr. et à 4 kil. du Havre, sur le plateau de Gaux ; 3.130 b. Tuiles et poteries.

Bleymard [blè-mar] (Le), ch.-l. de c. (Lozère . an', et à 30 kil. de Mende, sur le Lot ; 620 h. Plomb argentifère. — Le cant.

a 12 comm. et 5.790 h.

bliaut ou bliaud [bli-ô] n. m. Longue robe étroite, portée par les deux sexes, du .xi® au xii!« siècle.

Blicber (steen

Steensen), poète et littérateur danois, né à ■Vium, m. à Spentrup (1782-1848): auteur de romans, de nouvelles, de poésies élégiaques.

Blida, V. d'Algérie, dép., arr. et à 51 kil.

d'Alger, sur ro\ied .Sidiel-Kébir; 29.000 h. {Blidéens ou BLidiens). Ch.

de f. d'Alger à Oran.

Grande culture d'orangers ; station d'hiver, sous un climat délicieux.

Bligny-Sur-Ouche eh.-l. de c. (Côte-d'Or), aiT. et à 18 kil. de Beaune ; 1.09(< h. Corderies, tuileries. — Le caht. a 22 comm. et 5.620 h. Ch. de f. P.-L.-M.

blin n. m. Une des pièces de l'ourdissoir. Cercles de fer placés sur les , .

vergues comme s u p ports aux bouts-dehors ; blins de boutsdehors de bonnettes.

blindage n. m.

Action de blinder. Matériaux dont on recouvre les parois ou la

Bliaul de femme fxu* siècle), et bliaul d’homme (xiii* siècle).

blindage.

OU abri, pour lui per-

blindages des mines : 1. En bois; 2. Enfer.

toiture d'une construction mettre de résister au choc des projectiles, des explosifs. Construction e n charpente de bois ou de fer servant à consolider les parties éb O u leuses d'une tranché e . d’un tunnel, d'une mine, etc.

Cuirasse d'acier, protégeant les vaisseaux contre l'arlillerie.

— Encycl. Les blindages sont devenus indispensables, à la suite de l'augmentation de calibre, de portée et de pénétration de l'artillerie navale. Cuirassés, croiseurs cuirassés.garde-côtes.ctc.

en sont pourvus.

Les plaques se font en fonte, en acier, parfois mi-partie en fer et en acier. I,e métal est travaillé soit au laminoir, soit au marteau .

Le maximum de résistance a été obtenu au moyen de plaques en acier harveyé ou en acier nickel. On place actuellement les blindages à la ilottaison, aux tourelles, aux passages des munitions. aux réduits des canons, au kiosque ou blockhaus du commandant, etc.

blinde n. f. ou plus souvent blindes n. f. pi. (allem. blende). Pièces de bois employées surtout dans les sièges pour soutenir une voûte de fascines ou d'autres objets qui garantissent des feux plongeants de l'ennemi.

blinder [dé] v. a. Garnir de blindes une tranchée. Eni mirer de plaques d'acier les parois des navires, des forts, etc., pour les protéger.

blizzard [bu -zeurd'] n. m. (mot américain'. Vent glacial, accompagné de tourmentes de neige.

bloc [i/ofc] n. m. (gcrman.6Zoc/i]. Masse considérable et pesante : unbloc de marbre, de fer. Amas : un bloc de livres. Quantité considérable ; un bloc de propositions. Ensemble qu'il faut accepter ou repousser sans réserve : que cela vous plaise, ou non, ta Révolution française est unbloc. (G. Clemenceau.) Ensemble des parfis de gauche, qui soutinrent la politique des ministères Waldeck - Rousseau et Combes. Pop. Prison, arrêts, fers : fourrer un soldat au bloc. Loc. adv. : En bloc, en gros ; sans examen détaillé ; vendre en bloc. A bloc, à fond : serrer des fref»is à iZoc; jusqu'en haut: hisser un pavillon à bloc. — Allcis. littér.

Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille.

Dans la fable de La Fontaine, le Chat et le Viens Rat. déclaration que fait le second en regardant de loin le premier, qui s'est couvert de farine pour tromper le peuple souriquois. (Sedit de tout piège que l’on soupçonne.)

Coque de navire blindé.

Châleuu do Blois.

blocage n. m. ou blo- Caille [Ica, Il mil., ej n. f. Débris de moellons, de briques, qui servent à remplir les fondations d'un édifice ou l'entre-deux d’un mur.

blocage n. m. Action de bloquer.

bloc-film n. m. (de bloc.

et du m. angl. film, pellicule .

Petite boîte en carton noir, contenant une douzaine de pellicules photogrtmhiques rigides.

Blocn (Gustave), érudit et professeur français, né à Fegershsim (Bas-Uhin), m. à Paris (1848-1923).

Auteur de remarquables travaux sur i’histoire romaine : les Origines du sénat romain, ta Gaule romaine, la République romaine.

blochet [c/jé] n. m. Pièce de bois placée aux angles d’une toiture, recevant le pied des arbalétriers.

Block (Maurice), économiste français, né à Berlin, m.

à Paris (1816-1901) ; auteur d'un Dictionnaire de l’administration.

blockbaUS fà/o-àôss] n. m. invar, (de l'ali. block, bille de bois, et haus, maison). Ouvrage défensif, originairement improvisé au moyen de troncs d’arbres équarris, de barres de fer, etc., qui procure promptement u n abri à l'épreuve des balles.

block-sy Stem

[blok-sys thn] n. m. Mode d’exploitation des che mins de fer, destiné à prévenir les collisions.

— Encycl. Le blocksystem consiste, dans chaque section de la voie ferrée où circule un train, à indiquer, au moyen du signal ou sémaphore, que cette voie est bloquée, c’est-à-dire qu’elle est fermée pour le train suivant [block-system absolu) ou qu i! ne doit s’engager sur elle qu’à une allure ralentie [block-system permissif;. V. CHEMIN DE FER.

bloc-notes ou block-notes n m. Paquet

de feuillets faciles à détacher, sur lesquels on pi-end des notes. Pi. des blocs-notes ou blocks-notes.

Blocque'ville (Louise-Adélaïde d’EckmDiil, marquise de), femme de lettres française, dernière fille du maréchal Davout, née et m. à Paris (1815- 1892). Elle i-ecevait dans son salon une élite.de lettrés et d’artistes, et a publié, entre autres ouvrages : Roses de Noël, Chrysanthèmes, etc, et le Maréchal Davout raconté par lui-même.

blocus [/luss] n. m. (de blockhaus). Investissement d’une ville, d’un port, d’une position fortifiée, pour couper toute communication entre le lieu bloqué et le dehors.

Blocus continental, ensemble de mesures prises par Napoléon pr pour fermer au commerce de l’Angleterre tous les ports du continent et ruiner sa marine. Les principales de ces mesures furent décrétées à Berlin, le 21 novembre 1806. Elles portèrent le plus grand tort à l'Angleterre ; mais elles contribuèrent à liguer, par la suite, l'Europe contre Napoléon.

Blocus [ministère du) et des Régions libérées, fondé pendant la Grande Guerre pour assurer le blocus commercial de l’Allemagne et la reconstitution des régions libérées (1917-1918).

Bloemaert [blou-mârt] (Abraham', peintre et graveur hollandais, né à Gorkum, m. à Utrecht (1564- 1657). — Son fils, Cornélis, né à Uirecht, m. à Rome (16Ü3-1680), fut un graveur de mérite.

Bloemfouteiu [JiotOTî, tèn], capit. de la colonie anglaise d'Orange (Afrique du Sud) ; 6.000 h.

Blois Ibloi], ch.-l. du dép. de Loir-et-Cher, sur la Loire; ch. de f. Orl., à 178 kil. de Paris; 23.960 h. iBlai.sois ou Blésois). Vinaigreries. faïenceries. Château historique, construit ou remanié du xiii® au XVI' siècle.Palrie de Charles de Blois, Louis XII, Renée de France, Phélippeaux,

Henri II de Guise, Denis Papin. Saint-Ange, Aug. et Am. Thierry. En 1505.

Louis XII y signa un traité qui fut déchiré par les états généraux d e T 0 ur s . Les états généraux s'y réunirent en 1576 et en 1588 ; ces derniers sont célèbres par le meurtre du duo de Guise.

D'ordonnance de Blois, en Armes de Blois.

1579, réorganisa la police

et l’administration françaises. — L'arr. a 10 cant. 139 comm., 131.970 h. ; le cant. Est a 8 comm. et 15.340 h., le cant. Ouest a 9 comm. et 18.980 h.

blond [blon], e adj. D'une couleur tenant le milieu entre le doré et le châtain clair : chevelure blonde. Qui se rapproche de cette nuance : bière blonde ; les blonds épis. N. Se dit des personnes : un blond; une belle blonde. N. m. La couleur blonde : cheveux d'un beau blond. Sorte de coulis que l’on ajoute à certaines sauces ; blond de veau.

Blond, comm. de la Haute-Vienne, arr. et à 9 kil. de Bellac: 2.170 h. Ch. de f.

Blond (mont), colline de la plaine champenoise, faisant partie du massif de Moronvilliers (dép, de la Marne). Enlevé aux Allemands par les Français de l'armée Anthoine le 17 avril 1917, le mont Blond a été perdu le 15 juillet 1918 et repris par les soldats du général Gouraud le 7 octobre suivant.

blondasse adj. D’un blond fade: jeune homme blondasse. Substantiv. : un, une blondasse.

blonde n. f. Dentelle de soie exécutée aux fuseaux et qu’on emploie surtout en écharpes ou en mantilles. (La blonde tire son nom de la soie écrue avec laquelle elle fut faite primitivement. Pour sa fabrication, on emploie deux soies : une grosse, un peu torse, pour les fleurs, une fine pour le fond.)

Blondeau (Ilenri-Marie-Gabriel), auteur dramatique français, né à Paris, in. à Asnières (1841-192.')). lia composé, en collaboration, de nombreux vaudevilles et livrets d’opérettes [le Paradis de Mahomet.cic., .

Blondel, poète picard du xii'-xiii' siècle. Selon les légendes, il fut le favori du roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion. Ce roi, à son retour de la Terre sainte, fut jeté par la tempête sur les côtes de l’Adriatique. Il fut fait prisonnier et livré à Léopold, duc d’Autriche, puis à îlenri VI d'Allemagne, qui ne consentit à lui rendre la liberté qu’au prix d’une rançon formidable. Blondel parcourut l'Allemagne pour découvrir sa prison. Arrivé un jour devant un vieux château fort, il se mit à chanter une romance^ qu'il avait autrefois composée avec Richard. Aussitôt une voix lui répondit du haut de la tour, et Blondel reconnaissant celui qu'il cherchait, partit au plus vite pour l’Angleterre, où il conta son aventure. Tous, riches et pauvres, donnèrent de l'argenèpour acheter la liberté de Richard, prisonnier depuis quatorze mois. Blondel est resté le type de la fidélité dans le malheur.

Blondel (Robert), historien normand, mort après 1460. Ses pamphlets contre les Bourguignons et les Anglais accusent un profond patriotisme.

Blondel (François), sieur des Croisettes diplomate et architecte français, né à Ribemont . m. à Paris (1617-1686). Il éleva la porte Saint-Denis, à Paris.

Blondel (Merry-Jose.ph), peintre d'histoire français, né et m. à Paris (1781-1853).

Blondel (Georges) , historien et économiste français, ,né à Dijon en 1856. — Son frère Maurice, philosophie français, né à Dijon en 1861 ; auteur de l'Action, essai d'une critique de la vie et d'une science de la pratique (1893).

blondelet, ette [lè, è-té\ adj. Un peu blond, blonderie [rt] n. f. Ironiq. Couleur blonde, blondeur n. f. Qualité de ce qui est blond : la blondeur des blés.

blondier \di-é], ère n. Ouvrier, ouvrière qui fabrique de la blonde.

blondin, e adj. et n. Qui a les cheveux blonds : un enfant blond, in; une blondine. N. m. Par dénigr. Dameret, efféminé.

Blondin (Jean-François Gravelet, dit';, acrobate français, né à Saint-Omer, mort à Londres (1824-1897). Se rendit célèbre en traversant sur une corde raide la chute du Niagara, s’arrêtant au milieu de sa course pour faire et manger une omelette.

blondinet, ette [nè, è-te] n. et adj. Se dit d'une personne légèrement blonde : un blondinet. blondir v. n. Devenir blond : blé qui blondit. blondissant [di-sanl, e adj. Qui blondit : égiis blondissants ; campagnes blondissantes.

blondoiement [doi-man] n. m. Action de blondoyer. Effet de ce qui blondoie.

blondoyer [<foi-iè] v. a. (Se conj. comme aboyer.) Avoir un reflet blond.

blongios [ji-oss] n. m. Petit héron, dont une espèce, le blongios nain, se rencontre en France, au bord des eaux tranquilles.

bloom [bloutn] n. m. (m. angl.) Grosse barre de fonte rectangulaire. Lingot de fer.

Bloomfleld [bloum-fild] (Robert), poète anglais, né à Honnin^on, m. à Sheffort (1766-1823i. Il exerçait l’état de cordonnier ; il a décrit avec un rare bonheur la vie et les mœurs champêtres.

Bloomington, v. des Etats-Unis (IllinoiS), aux sources du Sugar Creek ; 28.0ü0h. Houille, fer.

bloquer [W] v. a. (de bloc). Faire le blocus d’une place, d'une ville. Au billard, pousser droit et avec force une bille dans la blouse. Impr. Mettre une lettre renversée à la place d’une autre qui manque provisoirement. Réserver en blanc la place d une figure, etc. Maçonn. Remplir les vides de blocage et de mortier, etc. Mécan. Bloquer les freins, les serrer à bloc. Arrêter un train, un automobile, etc., en bloquant les freins. Se bloquer v. pr. Mécan. Se dit des pièces qui se placent de telle façon qu elles ne peuvent plus prendre aucun mouvement.

bloquet [itè] n. m. Bobine à manche, pour les dentellières à la main.

bloquette [kè-te] n. f. Jeu d’enfant, consistant à faire entrer un nombre pair de billes, lancées ensemble, dans un trou creusé en terre ; le trou lui-même.

bloqueur, euse [keur, eu-ze' adj. Qui bloque des roues, un convoi, etc.

Blo'SSe’Ville (Poret, baron de), navigateur et géographe français, né à Rouen en 1802. Il périt, vers 1833. au cours d’une mission au Groenland.

Blosseville-Bonsecours, comm. de la Seine-Inférieure, arr. et à 3 kil. de Rouen; i.870 h. Briqueterie ; bougies. Pèlerinage très fréquenté.

blOt [ft/ol n. m. (de bloc), ConwT. Bot de marchandises acheté à bon compte. Pop. Prix. Affaire; part. Ça fait mon blot, cela me convient.

blottir [bio-tir] (se) v. pr. S’accroupir, se pelotonner : la perdrix se blottit dex'ant le chien.

Hluckhaus.

BLO

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