‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 288 sur 1225 · BOM · texte numérisé non relu

BOM

vint indépendant en 1825. En 1882, à la suite d’une

guerre malheureuse, elle a dû céder au Chili son littoral sur le Pacifique.

Bolivien, enne

\vi-in, è-né], habitant ou originaire delà Bolivie :

les Boliviens. Adjectiv. :

les hauts plateaux boliviens.

Bolkhof, V. de

Russie (gouv. d’Orel), sur le Noiigra ; 26.000 h.

Tanneries.

Bolland [fco-^an] (Jean), jésuite d^ Anvers, né à Tirlemont (Belgique) [1596- 166.5 ^ Il continua et élargit un vaste et précieux recueil de Yzes des saints^ les hollandistes.

Armoiries de Bolivie, que poursuivirent plus tard

boUandisteS [bol-lan-dis-te] n. m. pl. (de Bol/and, n. ^pr.). Prêtres et religieux, pour la plupart de l’ordre des jésuites, qui, depuis le xvii. siècle, travaillent à l'histoire de 'la vie des saints, rangés jour par jour. S. un bollandiste.

Bollée (Léon), constructeur français, né au Mans, ni. à Neuilly-sur-Seine (1870-1913) ; son esprit inventif contribua beaucoup au développement de l'automobilisme et de l’aviation.

Bollène, ch.-l. de c. (Vaucluse), arr. et b 21 kil. d’Orange, sur le Lez, affl. du Rhône; B. 720 h. (Bolldnois). Ch. de f. P.-L.-M. Briques ; soies ; terre réfractaire. — Le cant. a 7 conim. et 12, 840 h.

Bollezeele, comm. du Nord, arr. et à 25 kil. de Dunkerque ; 1.590 h. Ch. de f.

Bolligçn, V. de Suisse (cant. de Berne) ; 5.000 h. Poudrerie, papeterie ; carrières de grès.

Bologne, V. forte d’Italie, ch,-l. de prov., près du Reno ; 173.000 h. (Bolonais). Filatures et tissages de soie. Observatoire. Ainsi nommée des Gaulois Boïens, qui s’en emparèrent. Siège, lors de la Renaissance, d’une importante école de peinture. (V. Bolonais.) Patrie du Primatice, des Procaccini, d.'s trois Carraches, du Dominiquin, du Guide, de r.tlbane, de Benoit XIV, de Mezzofanti; deGalvani.

Bologne {école de), appellation par laquelle on

désigne toute une série enseigné dans cette ville pendant les xii® et xiiF siècles. Ils renouvelèrent la science dudroit romain et contribuèrent à l’introduire même dans les pays coutumiers. On les appelle aussi les glossatexirs, à cause des ÿ/oses ou commentaires insérés par eux dans \eCoi~pus qu’ils avaient formé des textes de Justinien-

Bologne ( académie de), institut scientifique, fondé en i690 et qui fut incorporé à l’université de Bologne en 1714.

Bologne (Jean),

statuaire llamand, né à 1608j. Fixé à Florence,

de jurisconsultes qui ont

Douai, m. à Florence (1524il fut attaché h la cour des

Médicis {Samson vainqueur des Philistins ; Florence victorieuse ; Mercure ; Enlèvement d'une Sabine).

Bolonais, aise [né, è-ze], habitant ou originaire de Bologne ; les Bolonais. Adjectiv. : pofiulation bolonaise. Ecole bolonaise, école de peinture à tendances éclectiques, à laquelle se rattachent les Carraches et leurs élèves : le Dominiquin, le Guide, l’Albane, Lanfranc, le Guerohin.

Bolor, nom d’une prétendue chaîne de montagnes de l’Asie centrale, que l’on croyait située entre la Chine et le Turkestan.

BolS6Iia, lac d’Italie, au N. de Viterbe, occupant le fond d’un ancien cratère et auprès duquel se trouve la ville du même nom ; 2.800 h.

BolSWôrt (Boetius Adam), dessinateur et graveur hollandais, né à Bolswert vers 1580, m. à Bruxelles en 1633 ; auteur des Mystères de la Passion. — Son frère, Scüeltê, né à Bolswert vers 1586, m. à Anvers en 1659, grava surtout d’après Rubens.

HoltOIl) V. d’Angleterre (Lancastre), sur la rivière Croal, sous-affl. de laMersey ; 181.000 h. Grande industrie du coton, forges, produits chimiques.

boltonic [ni] n. f. Genre de composées astéroïdées, renfermant des herbes dressées de l’Amérique et de l’Asie.

BoltrEfÛO (Giovanni Antonio), peintre italien, né à Milan (1467-1516), élève de Vinci, auteur de la Vierge de la famille Casio (Louvre).

6onia> ou IVlboma.) v. du Congo belge (Afrique centrale), siège de l’administration centrale de la colonie ; sur la rive dr. du Congo.

Bomarsund [soîid], forteresse dansl'île d’Aland, détruite en 1854 par la flotte anglo-française, bombdi [bon] n. m- Idiome du sud de la Guinée. Bomba {il Re). V. Ferdinand II, roi des Deux- Siciles.

bombacéOS [5é] n. f. pl. Tribu de malvacces, ayant pour type le genre bombax (fromager) et comprenant des arbres gigantesques. S. une bombacée.

bombage [bon] n. m. Cintrage au four des feuilles de verre. Léger relief donné aux photographies avec la presse à bomber.

bombagisto [b07i-ba-jis-te] n. m. Fabricant de corbeilles, couvre-plats, etc..., entoile métallique.

bombance [6oti] n. f, Grande cimre ; ripaille : faire bombance.

bombarde [bon] n. f. (du lat. bombus, fracas). Machine de guerre, qui servait au moyen âge à lancer de grosses pierres. Pièce d’artillerie, dite aussi mortier.

Instrument de musique, sorte de musette en usage en Bretagne : la bombarde accompagne le biniou. bombardelle [dé-le] n. f. Petite bombarde, bombardement [bon, 7nan] n. m. Action de bombarder, d’attaquer avec des bombes.

— Encycl. Le bombardement est autorisé contre une ville forte pour en hâter la reddition. Il est interdit par le droit international conxre une ville ouverte, qui ne se défend pas. Il doit être dirigé contre les ouvrages de défense de la ville assiégée, mais non contre les édiUces civils. Enfin, il doit ctre précédé d’un avertissement préalable. On sait que les Allemands n’ont tenu aucun compte de ces prescriptions pendant la Grande Guerre.

bombarder [bon-bar-dé] v. a. Lancer des bombes dans une place de guerre. Faxn. Accabler de projectiles quelconques ; bombarder quelqu'un de fleurs,

Bombarde.

de confetti. Obséder i bombarder quelqu'un de demandes. Nommer subitement quelqu’un il un emploi : bombarder un jownaliste trésorier général.

bombardier [bon-bar-di-é] n. ni. Artilleur qui lance des bombes. Zool. Nom vulgaire de certains coléoptères des genres brachyne et voisins, doués de la faculté de crépiter.

bombardon [bon] n. m. Contrebasse à vent, en cuivre et à pistons, le plus grave des instruments employés dans les musiques militaires. (Le bombardon est en si ,b ; sou étendue est celle de tous les saxhorns; il s’écrit en clef de fa.) y. CONTREBASSE.

bombasin [bon-ba-zin'j n. m. Tissu de coton croise ou de soie tramée de laine.

bombax [bon-baks'] n. m. Nom scientifique du fromager.

Bombay [6on-6é], v. et port de mer de l’Inde anglaise, chef-lieu d’un grand gouvernement, dans une île du golfe d'Oman ; 821.000 h.

Grand commerce de coton, thé , étoffes , métallurgie .

— Le gouvernement de Bombay a 19.526.000 h.

bombe [bon-be] n. f. (ital. bomba ; du lat. bombus, fracas). Projectile creux en forme de boule, plein de poudre et muni d'une mèche qui le fait éclater en communiquant le feu à la charge : les bombes datent du xvie siècle. Par anal. Appareil explosible, de forme et de composition variables, qui se lance ou se place à la main :

bombe anarchiste. Fam. Gare la bombe ! prenez garde, faites attention .' Arriver comme une bombe, à l’improviste, sans être attendu. Confis. Bombe glacée, glace moulée sous la forme d’un tronc de cône ou de pyramide.

Géol. Bombe volcanique, fragment de lave en fusion, lancé par un volcan et qui, par l’effet de son mouvement giratoire, subit une torsion dont Informe persiste

Bombardon.

Coupe d’une bombe sphérique : A, œil; B, mentODuet; C, culot.

Bombe: 1. D’artidce; 2. Deaig’naux; 3. Volcaoiquo; Glacée.

après le refroidissement. Mar. Bombe de signaux ou ballon, boule en toile noire, destinée à faire des signaux à grande distance. Pop. Noce, ripaille : faire la bombe.

— Encycl. La bombe, projectile creux et sphérique, lancé sous un grand angle par des mortiers lisses, agit par écrasement, par éclats et en allumant des incendies. Elle est munie d'une ouverture circulaire nommée œil, par où l’on introduit la charge de poudre, et dans laquelle on fixe ensuite la fusée (tube contenant une composition fusante), qui sert à la faire éclater, au moment voulu, à la condition d’être préalablement réglée comme il convient. Dans la partie opposée à l’œil, la bombe présente une surépaisseur de métal ou culot, qui contribue à la faire tomber à terre sur ce côté. Dans le voisinage de Tœil,

1. Ancienne bombe sphérique, bombes db dibicbable ou d’avion ’

2. En 19I6 : 3. A ailettes; 4. Inceudiaire, de seppelin ; 5. Coupe

de cetle bombe incendiaire; 6. Grande, a ailettes*

la bombe est munie de deux mentonnets qui en facilitent le transport. On a commencé h faire usage des bombes, en France, vers le premier quart du xviic siècle. Les bombes ne sont plus employées dans l'artillerie. Les obus seuls sont en usage.

On donne encore le nom de bombes aux engins explosifs que lancent les avions, les dirigeables et qui peuvent atteindre un volume et un poids considérables, bombé, 6 [bon] adj. Convexe, Pop. Bossu. Bombola^ v. de l’Australie, non loin de la côte sud-est, en Nouvelle-Galles du Sud, dans une vallée des Alpes australiennes ; 6.000 h.

bombomeilt [hon-he-man] n. m. Convexik*.

renflement : le bombement d'un mur, d'une chaussée.

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