h. {Bônuis). Ch.de f
Bône-Guelma. Lainages, cuirs, huileries. Minerai de fer. Près de là, ruines de l’anc. JIi]>po7ie. — L’arr. a 16 comm. et 139.200 h. Boue a été bombardée par les croiseurs allemands Gœben et Breslau le 4 août 1914.
bone Deus ! [bon Dieu), exclamation familière, qui exprime l'élonnement, la surprise: booie Deus! que me dites-vous là ?
, bonelliô [né(-/2^]n.f. Genre de vers géphyriens armés, qui présentent un curieux dimorphisme sexuel.
Bongars [ghar] (Jacques), sieur de Baüldry et DE La Cue.snaye, diplomate et érudit français, né à Orléans, m. à Paris (1554-1012). 11 fut un des meilleurs agents de Henri IV en Europe. On lui doit un remarquable recueil des historiens des croisades : Gesta hei per Francos.
Bong'hi (Ruggiero), hommepolitiqueetécrivain italien, philosophe, disciple de Rusmini, né àNanles, m. à Torre del Greco (1828-1895).
bon— [bo-nan-rl] n. m. Nom vulgaire de l'épinard sauvage : on 772a7ige les jeunes pousses du bon-henri comme les asperges.
bonbeur [bo-neur] n. m. (de bon, et heur). Etal complètement heureux ; félicité, béatitude : on fait son bonheur en s'occupant de celui des autres.
ChacuD a son bualieur ; on doit s'en conlenter :
On le perd quelquefois quand on veut l’atig^menter.
Evénemfni prospère : laprisede Calais en 1558 fut un bonheur pour la France. Hasard favorable : les audacieux ont souvent du bonheur. A^raniagc, joie : nous espérons avoir le bonheur de vous plaire. Succès le bonheur de, nos armes. Porter bonheur, influer heureusement sur la destinée. Au petit bonheur! Arrive que pourra. Loc. adv. : Par bonheur, heureusement. Ant. Malheur, malchance.
Bonheur fRosa). artiste peintre française, née à Bordeaux, m. àBy (Scine-et-Marne) [1822-1899]. On
Armes de Bùne.
lui doit de nombreux tableaux : Labourage nivemiais, le Marché aux chevaux, la Fc7iaison en Auvergne, où la vie des chamjis est représentée avec largeur et autorité.
bonheur-du-jour
n. m. Petit meuble à (iroirs, dans lequel on sen*e dés papiers et de menus objets auxquels on attache du prix. Pl. des bonheu7's-du-jûur.
Bonheyden, comm.
de Belgique (Anvers, arr.
de Malines) ; 2.350 h.
bonhomie \ho-nomî] n. f. (de bonhomme).
Bonté du cœur, unie à la simidicité des nianièi'es :
la bo}ihomie rend syinpathique. Simplicité excessive, crédulité: n'ayez pas la bo7ihoinie de croh't tout ce œu'on vous dit.
bonbomme [bo-no-7ne] n.m.(de ho7i, eihomme). Homme simple et doux et, par suite, homme facile à abuser: soyez un ho7nme bon et no7i pas un bonho7nme. Faux bonhomme, homme qui simule une simplicité, une douceur qu'il n’a pas. Homme âgé. Un petit bonhomme, un .petit garçon. Figure dessinée ou fabriquée grossièrement : couvrir ses cahiei'S de bo7isho7n7nes ; bonho7nme en pam d' épice. Fam. Aller son petit bonhomme de chemin, poursuivre ses entreprises sans bruit, avec un succès continu. Le Bonhom7ne, surnom donné à La Fontaine. Jeux. Petit honhon^mevit encore, formule que l’on répète en se passant de main en main une allumette enignition.^Celiii entre les doigts duquel l’objet s’éteint a perdu. La locution, dans le langage courant, s’emploie à propos d'une personne qui pourrait être morte et qui reste vivante et gaillarde.) Théâtr. Entrer da7is la veau du bonhomme, s’identifier avec son rôle. Arg. Mil. Soldat (dans ce sens, fait au pluriel bon'hommes}.
Bonhomme Jadis (le), comédie en un acte, de Henri Murger, où l’on voit un bon vieillard conduire au mariage deux amoureux timides, en feignant de courtiser la jeune fille (1852).
Bonhomme Richard [la Science du), ouvrage de Franklin.rempli d’excellents préceptes pratiques (1732 .
Boilbonime (col du), en Savoie, séparant le massif du Mont-Blanc des massifs de la Savoie, à 2.483 m. d’altit. — Dans les Vosges, à 949 m. d'altil., par où passe la route qui fait communiquer Saint-Dié et Colmar. Les Français s’en emparèrent en 1914.
boilbommeau [mô] n. m. Pauvre bonhomme.
boni n. m. (mot lat., génit. de bonus, bon). Excédent de la dépense prévue ou des fonds alloués sur les sommes réellement dépensées. Par ext. Tout bénéfice. Pl. des bonis. Ant. Déficit.
boniface n. et adj. Pop, Se dit d'une personne d’un caractère bénin, crédule jusqu’à la niaiserie,
Boniface (le comte), général du bas-empire romain, gouverneur de l’Afrique ; il fut chassé par Geuséric (431), lutta contre Aétius, qu'il battit à Kavcnne,mais fut mortellement blessé par son rival (432).
Boniface (Winfrid, saint), archevêque de klayence (680-755). Il sacra roi Pépin le Bref, évangélisa l'Allemagne rhénane, travailla à la réforme de l'épiscopat et fut massacré par les barbares, en Frise (Hollande). Fête le 5 juin.
Boniface I®*’, pape de 418 à422 : — BonipaceII, pape de 530 à 532; — Boniface ill. pape de 607 à 608.
— Boniface IV, pape de 608 à 615 ; — Boniface V, pape de C19 à 625 ; — Boniface VI, pape en 896 ;
— Boniface VU (Francon),
pape de 974 à 985. 11 fit périr son rival Jean XIV et mourut lui-même l’année suivante, soit d’apoplexie, soit par le poison ; — Boniface VIII (Gaetani), pape de 1294 à 13Ô3, célèbre par ses démêlés avec Philippe le Bel, à qui il refusait le droit de lever des impôts sur le clergé et contre qui il publia les deux bulles célèbres : Clericis laicos et Ausculta, fili. Injurié à Anagni par le légiste Nogaret et par Colonna, il mourut quelques jours Boniface vjii.
après cet affront: — Boni-
face IX, pape de 1389 à 1404. L’histoire de son pontificat est étroitement liée à celle du grand schisme d’Occident.
Bonifacio, ch.-l. de c. (Corse),arr. età53 kil.de Sartène ; 3.800 h. { Boni faci eus). Port. Corail. Donne son nom au déti'oit ou Bouches de Bo7xifo£io, qu : sépare la Corse de la Sai’daigne. — Le cant. n’a qu'une commune.
honifleateur, triceadj. (de bonifier). Sedü d’un produit destiné à en améiioi'er un autre. N. m. : U7i bonificateur.
bon.i0.catioil [sz-oîi] n. f. (de bojii/ie)'). Amélioration : la bonification des terres. Rabais sur le prix convenu, bonifier [^-é] v. a.
(du lat. bonus, bon, et facere, faire. — Se conj.
comme prier.) Rendre meilleur : bonifier des terres. Donner à titre de .boni ; bonifier à 7.in souscripteur un intérêt de 6 p. 100. Se bonîfîepv. pr.
Devenir meilleur.
boniment [man]
B. m. Annonce pompeuse de charlatan, de saltimbanque. Pop. Discours artificieux pour séduire.
Bonin, chaîne d’iles rocheuses de la I*olynésie, au S.-E. du Japon.
Bonington (Richard Parkes). peintre anglais, né à Arnold, près de Nollingham, m. à l.<ond«'»*a (1801-1828; ; auteur de marines, de compositions liis-
Kosa Bon heur.
BON
BON
toriques, etc., remarquables par la fraîcheur du coloris (duc à laquarelle où il excellait) et par une grâce fine et aristocratique.
bonisseur [nf-seurj n, m. Dans les baraques foraines ou à la porte d'une salle de spectacle, clown, artiste, etc., qui fait le boniment pour attirer le public par ses pompeuses annonccs : la gaieté et la vevve sont les deux qualités maîtresses du bonisseur.
bonite
n. f. Nom vul- ' Bonite,
gairedes i
grands seombres de la Méditerranée : la bonite a ventre rayé est un thon. ~-
Boni'V’ard [var] (François), patriote genevois, né à Seyssel, m. à Genève (U93-157Ü) ; incarcéré au château de Chilien par ordre de Charles III, duo de Savoie. Il a été immortalisé par lord Byron, dans son poème du Prisonnier de Chillon.
Bonjean (Louis-Bernard), magistrat et jurisconsulte français, né â Valence (Drôme), m. à Paris (1804-1871) ; président à la Cour de cassation. FusiUé le 24 mai 1871, avec les otages de la Commune.
bonjour n. m. Salut du jour. Ironiq. Bonjour! Ne comptez pas là-dessus. Fam. Simple comme bonjour, très facile à comprendre ou à faire.
Bonjour (Casimir), écrivain français, né à Clermont-en-Argonne (Meuse), m. à Paris (1795-1856; ; auteur d'agréables comédies.
Bonn, v. de l'empire d'Allemagne (Prusse), sur le Rhin ; 82.000 h. Université célèbre. Faïences, métaux ouvrés. Patrie de Beethoven.
Bonnal (Guillaume), général et écrivain militaire français, né à Toulouse, m. à Boulogne-sur- Seine (1844-1917).
Bonnard (le chevalier Bernard de), poète français, né et m. à Sénjiu- (1744-1784). Ses vers sont aisés, naturels, délicats.
Bonnassieux ^ôo-na-si-eîl] (Jean-Marie), sculpteur français, né à Panissières (Loire), m. à Paris (1810-1892) ; auteur- de la statue colossale de Notre- Dame de France, au Puy.
Bonnat [bo-na] ou Bonnat-les-Eglises, ch.-l. de c. (Creuse), arr. et à 18 kil. de Guéret ; 2.520 h.
{Bonuachons). Ch. de f. O.
— Le cant. a 13 comm. et 13.720 h.
Bonnat (Joseph-Léon), peintre franc., né à Bayonne m. près de Creil (1833-1922).
Portiaitiste au modelé vigoureux, direoteurde l'Ecole des beaux-arts en 1905. Parmi scs tableaux, citons :
Saint Vincent de Paul prenant la place d'un galérien ;
Martyrede saint Denis; Job; le Cardinal Lavigerie, etc.
bonne [bo-né\ n. f. Servante. Bonne à tout faire, femme chargée de tous les travaux d'un ménage.
BonnecllOSe (Gaston BoisNORMANn de), prélat français, né à Paris, m. à Rouen (1800-1883) ; archevêque de Rouen, cardinal et sénateur.
bonne-dame n. f. Nom vulgaire de l'arroche. PI. des bonnes-dames.
bonne-encontre n. f. Bonne fortune, bonheur ; de bonne-encontre ; par bonne-encontre. Ant.
Malencontre.
Bonne-Espérance (cap de), autrefois, cap des Tempêtes, cap au S. de l'Afrique, découvert par B. Diaz en 1486 et doublé pour la première fois par Vasoo de Gaina en 1497. V Adamastor.
Bonnefon (Jean-Paul), littérateur français, né à Sauveterre-de-Guyenne (Gironde), m. à Paris (1861- 1922) ; auteur de consciencieux ouvrages sur le XVI' siècle : Montaigne et ses amis, etc.
bonne-grâce n. f. Syn. de toilette de tailleur. PI. des bonnes-grâces,
bonne-main n. f. Gratification, pourboire, PI. des bonnes-mains. (Inus.)
Bonnemain, comm. d'Ille-et-Vilaine, arr. et à 32 kil. de Saint-Malo ; 1.810 h. Ch. de f. Et.
bonne-maman n. f. Nom familier et affectueux, que les enfants substituent à celui dç Grandmère. PI. des bonnes-mamans.
bonnement [bo-ne-man} adv. De bonne foi. Naïvement, simplement ; convenir bonnement d'unechose.
Bonnes, comm. de la Vienne, arr. et à 22 kil. de Poitiers ; 1.270 h. Ch. dé f. Scierie mécanique.
bonnet [bo-nè] n. m. (orig. inconn.). Coiffure d'homme sans rebords. Coiffure de femme, en lingerie ou dentelle. Nom donné, en raison de sa forme, au deuxième estomac des ruminants. Bonnet carré, coiffure que portaient autrefois les docteurs, les juges, les professeurs, etc. Donner le bonnet, prendre le bonnet, conférer le doctorat, se faire recevoir docteur. Cuis. Bonnet d’évètfue, arrière-train d’une volaille cuite, notamment d une dinde. Bonnet de nuit, celui que l'on met pour se coucher. Bonnet de coton, bonnet de tricot, ordinairement terminé en pointe avec une houppe, dont les hommes se couvrent la tête pendant la nuit. Bonnet d'âne, coiffure de papier munie de deux longues oreilles, dont on coiffait les élèves paresseux. Bonnet phrygien, coifftire de laine, haute, retombant ordinairement sur le côté de la tête comme celle que portaient les anciens Phrygiens, qui fut plus tard portée par les esclaves affranchis ; bonnet de même forme, <jue l'on met aux images de la Liberté, de la République. Bonnet de police, coiffure de petite tenue des soldats. Bonnet rouge, bonnet de dinp rouge adopté pendant la Révolution par les révolutionnaires les plus exaltés et qui devint à cette époque un signe de patriotisme. Bonnet vert, bonnet des anciens forçats à perpétuité. Bonnet à }>oil, coiffure des grenadiers français au xviii' siècleet qui, sous l'Empire, s’étendit à toute la garde. Fig. Gros bonnet, personnage important. Loc. prov! ; Prendre sous son bonnet, inventer, ou encore assumer la responsabilité. Avoir la tète
près du bonnet, être prompt à se fâcher.
Deux têtes dans un bonnet, deux personnes toujours du même avis.
Triste comme un bonnet de nuit (ou un bonnet de coton), fort triste.
Opiner du bonnet, se contenter d'être de l'avis des autres. Jeter son bonnet par-dessus les moulins, se mal conduire ; se conduire avec désinvolture, en bravant l’opinion. C'est bonnet blanc et blanc bonnet, c'est la même chose. Je parle à mon bonnet, je ne m'adresse à personne (se dit quand on ne veut pas i-épondre, etc.). Mettre, avoir son bonnet de travers, être de mauvaise humeur, commencer à se fâcher.
Bonnets et des Chapeaux (faction des], nom de deux partis qui se disputèrent le pouvoir aux diètes suédoises de 1738 àl772.Lespre-
miers étaient partisans de la paix à tout prix ; les seconds voulaient, avec l'alliance de la France, reprendre les territoires
conquis par la Russie sur la Suède.
Bonnet [6o-nè]
(Charles), philosophe et naturaliste suisse, né et m. à Genève (1720-1793); auteur de Considérations sur les corps organisés et de la célèbre Palingénésie philosophique, ouvrages où il applique la loi de continuité énoncée par Leibniz.
Bonnet (Amédée), chirurgien français, né à Ambérieu, m. à Lyon (1809-1858) ; correspondant de l'Académie des sciences, auteur de travaux remarquables sur les maladies articulaires.
Bonnet (Pierre-Ossian), mathématicien français, m. à Paris (1819-1892).
ditbég'uin}: 7. D’âne; 8.
e police ; 4. Carré ; 5. De fou (xv» a.) ; 6, À poil ; 9. De matelot } 10. Vert (de forçat) ; 11
D'enfant (à quartier, 12. Bhryfçien.
Ch. Bonnet.
P,-0. Bonnet.
Membre de l’Académie des sciences (1862). Il s’est 'surtout distingué dans la géométrie et la mécanique pures.
Bonnétable, ch. i.
de c. (Sarihe), arr. et à 32 kil. de Mamers, sur le Tripoulin, affl. de l’Orne :