h. : le cant. a 13 comm
et 11.720 h.
Boussac fLa\ comm.
Armes de Boussac.
d’IUe-et-Vilaine, arr. et à 35 kil. de Saint-Malo ; J. 930 h. Ch. de f. Etat.
BoUSSac-Bourg’, comm. de la Creuse, arr. et 2 kil. de Boussac ; 1.3.)ü h. Meules de moulins.
BoUSSaquin bous-sa-km]^ ine, habitant ou originaire de Boussac (Creuse) : leji Bouÿsaquin". Adjectiv. : population boussaquine.
Boussay [6üu-sé], comm. de la Loire-Inférieure,
arr. et à 36 kil. de Nantes ; 1.710 h. Ch. de f. Et. Tissus de laine.
BoussenaC [bou-se-nak], comm. de TAriège.arr. et à 30 kil. de Saiiit-Girons, près de TArac ; 2.1.50 h.
BoUSSenard (Louis-Henri), écrivain français, né à Escrennes (Loiret), m. à Orléans (1847-1910). 11 a publié un grand nombre de romans d’aventures et de voyages à Tusage de la jeunesse. Citons : le l'oiir du monde d'un gamin de Paris ; Aventures d'u7i gamin de Paris au pays des bisons,, au pays des tigres; les Robinsons de la Guyane; l'ile en feu, etc.
Boussières, ch.-i.
de c.(Doubs),aiT.et à 16 kil.
de Besançon ; 680 h. Papeterie. — Le cant. a 21 comm. et 6.100 h.
Boussinesq [nàsk]
1 Valentin - Joseph ) , mathématicien et philosophe français, né à Saint- Bqussiuesq.
.André (Hérault) en 1842.
Membre de l’Académie des sciences M88n'. On lui doit de remarquables travaux de mécanique.
BousBtngauU.
Boussinga.Ult [ghà] (Jean-Baptiste), chimiste et agronome français, né et m. à Paris (1802- 1887). Ses remarquables tx'avaux ont trait surtout à la physiologie végétale et à la chimie métallurgique. Membre (1839), puis président (1849) de l'Académie des sciences.
BOUSSOiS, comm.
du Nord, arr- et à 2o kil.
d* Avesnes ; 1370 h.
boussole bou-sole] n.f. (de Tital.^iesso^a, petite boîte). Cadran audessus duquel se meut une aiguille aimantée pouvant tourner sur un pivot vertical et qui prend toujours très sensiblement la direction N.-S. Fig, Guide : vos conseils seront wm boussole» Fam, Perdre la boussole, perdre l’esprit, la tétc.
— Encycl. La boussole était inconnue des anciens ; mais il parait que les Chinois en faisaient usage plus de mille ans avant l’ère chrétienne. Ils en enseignèrent l'usage aux Arabes, qui la transmU'ent eux-mêmes aux Occidentaux, à l’époque des croisades. Le cercle que parcourt l'aiguille est divisé en 32 parties et se nomme rose des vents, La boussole est indispensable aux navigateurs, aux explorateurs ; elle leur permet
de se diriger au milieu des mers et de parcourir des régions inconnues.
Boussole pratique. Une 'montre ordinaire peut servir de boussole. En la plaçant horizontalement de façon que la petite aiguille soit dans la direction du soleil, la moitié de Parc que doit encore parcourir cette aiguille pour atteindre le chiffre XII du cadran. s’il est plus de six heures, ou la moitié de l’arc parcouru, s il est moins de six heures, indiquera sensiblement le sud. En tournant, par exemple, la petite aiguille vers le soleil au moment où elle marque dix heures, on trouvera le sud dans la direction du chiffre XI du cadran, qui est la moitié de l’arc entre X et XII. *
Boussole.
BOUSSU, V. de Belgique (Hainaut, arr. dcMons); 11.200 h. Bière, grès, houille.
bOUStif aille [bous-ti-fa, ll mil., e] n. f. Pop. Festin, bombance, et, par ext., aliments, mangeaille.
bOUStrOphédon. [ôOKs-îroj n. m. (du gr. bous, bœuf, et strephein, tourner). Sorte d'écriture grecque très ancienne, dont les lignes allaient, sans discontinuer, de gauche à droite et de droite à gauche.
boUSUre [zu-re] n. f. Composition pour blanchir la monnaie.
bout [bou] n. m. (de bouter). Extrémité : le bout d'une gaule. Fin : le bout de l'année. Garniture à l'extrémité de certains objets : un bout de parapluie. Fragment : bout de chandelle. Très petite quantité, etc. : faire un bout de conduite. Fam. Bout de femme, d'homme, personne de très petite taille, ^out d'aile, plume du bout de Taile. Bout de l'an, service funèbre en l’honneur de quelqu un, un an après sa mort. Fig. Bire du bout des dents, s'efforcer de rire. Savoir sur le bout du doigt, parfaitement. Tenir le haut bout, avoir Tautorilé, la préséance. Tenir le bon bout, avoir la position la plus avantageuse. Voir les choses par le gros bout, par le petit bout de la lorgnette, leur accorder trop ou pas assez d'importance. Jusqu'au bout des ongles, complètement, parfaitement. Ne pas voir plus loin que le bout de son nez, avoir la vue courte, au pr. et au ftg. Moyitrer le bout de Voreille, se trahir par un petit détail. Joindre les deux bouts, "fournir tout juste à sa dépense. C'est tout le bout du monde, c'est la limite extrême des suppositions, des appréciations permises. Pousser à bout, faire perdre patience. Mettre à bout, réduire au silence. Etre à bout, ne savoir que devenir. Venir à bout de, triompher de, réussir à. A tout bout de champ, à tout propos. Au bout du monde, très loin. Mobil. Bout de pied, tabouret qui, rapproché d'un fauteuil, le tranforme en chaise longue. Loc. prépos. : A bout de, n’ayant plus : être à bout de ressources, de patience. Venir à bout de, parvenir, enfin à, mener a bonne fin ; vaincre, triompher. Loc. adv. : Bout à bout, Tun ajouté à l’autre. De bout en bout, d un bout à Vautre, d’une extrémité à l'autre, entièrement. A bout portant, le bout d une arme à feu touchant le but. Au bout du compte, après tout. Prov. : Au bout le bout, cela durera tant que ça pourra. Au bout du fossé la culbute, se dit pour indiquer que Ton est résigné à supporter les conséquences de sa témérité. Au bout de faune faut le drap, toute chose a sa fin.
bOUta.de n. f. de fcowfe?'). -Caprice brusque : les boutades d'une eoqueite.TrsLii de mauvaise humeur : /es boutades d'Alceste. Saillie d’esprit : les boutades de Figaro.
bOUtagO n. ra. Action de diriger un train de bois. Action de placer les é{>ingles dans les trous du papier où elles doivent être placées.
Boutan, contrée montagneuse du nord-est de rHindoustan,au pied de l’Himalaya; 250.000 h. Capit, Tasisoudon. Grandes richesses minérales.
boutargue, botargue ou poutargue [tar-ghe] n. f. Mets de l’Europe méridionale, composé d’œufs de mulet pressés, salés et séchés au soleil ou fumés.
BoutariC [rik\ (Edgar), historien et archiviste français, né à Chateaudun, m. à Paris (1830-1877) ; membre de l’Académie des inscriptions et belleslettres (1876), auteur d’un livre remarquable sur les institutions militaires de la France, de la France sous Philippe le Bel, etc.
bout-dehors ou boute-hors [or] n. m.
ilar. Pièce de màtui e, que Ton ajoute à uiie vei-gue poux- portex- des voiles supplénxeritaires, quaixd le vent est faible, et qui px-ennent le noxn des voiles ou des vex'gues qu'elles ooniplètent : bout-dehors de foc, de bonnette. Pi. des bouts-dehors ou boute-hors.
boute n. f. Gx'osse futaille où Ton niettait autrefois Teau douce, à bord des xiavires.
Récipient pour le tx'anspox’t des vins.
Baril à xnettx’e les feuilles de tabac.
Boite contenant des Jeux de cax’tes.
bouteau [td] n.
m. Filet en forme de j)ochc, fixé à une perche pour pêcher les crevettes sur le sable, boutéô [té] n. f. Le contenu d'une boute, boute-en-train [hou-tan n. invar. Personne qui met les autres en train, en gaieté. N. m. Etalon que Ton approche des femelles pour savoir si elles sont en état d’étre saillies.
Bouteau.
boutefeu n. et adj. m. Bâton muni d’une mèche allumée pour mettx-e le feu aux canons. CVx.) F’tg. Qui excite une sédition, des querelles : c'est un véritable boutefeu, itix.) PL des boutefeux.
bouteille \tè, il mil., e] n.f. (bas lat. buttirula; de buttis. outx-e)'. Vase à goulot étroit, pour contenir les liquides ; son coxxtenu. Aimer la bouteille, aimer à boire. C'est la bouteille à l’encre, cela est obseux-, embrouillé. Mar. Latrines de l’équipage ; aller à la bouteille. Physiq. Bouteille de Leyde, condensateur électx'ique, construit pour la pi’emière fois en 1746 par trois savants hollandais ; Musschenbx-oeck, Allaman et Cunœus. Loc. prov. ; Porter des bouteilles, mai’cher avec lenteur et précaution.
— Encycl. Teehn. Les matièi'es qui entrent !e plus communémeixt dans la fabidcation des bouteilles sont : la chaux, le carbonate de chaux, le sulfate de
BouLeitles ; 1. Litre ordinaire ; 2. Litre à cerises ; 3. Bordelaiee; Champenoise et hour^utg^oonue ; 5. Fine chauipagne ; 6* Borto; 7. Hollandaise; 8. Canette; 9. A bille, pour boiseoa gazeuse ; 10* M arliniquaise ; 1 !• Marteau ; 12. Kn gris ; 13* Gourde ; 14. Soda; 13. Eau-de-vie; 16. Bénéaictioe*
soude et un sable silicieux quelconque, le tout dans des proportions assez variables. I.a fabrication des bouteilles par soufflage et moulage est une des branches les plus meurtrières de la verrerie, tant pour la fatigue qu’elle impose aux ouvriers que pour la contagion qu’elle occasionne de différentes maladies. Pour remédier à ces inconvénients, un verrier français. Boucher, de Cognac, a inventé une machine qui confectionne entièrement les bouteilles en utilisant à la fois les procédés mécaniques et Tair comprimé.
— Econ. dom. Les bouteilles sont de capacité et de formes variables avec les régions qui les emploient. C’est ainsi qu’on a des bouteilles bo7'delaiscs, bourguifpio^ines, champenoises, et qu'il exisie des boutêillês spéciales aux vins du Rhin, aux vins d’Italie, etc. Les liqueurs de marque sont en général dans des bouteilles de formes pai'ticulières. chaque maison considérant la sienne comme une marque de fabrique.
Nettoyage des bouteilles. On lave les bouteilles avec de Teau contenant du carbonate de soude, puis on les rince abondamment à Teau claire. La pratique d'introduire de la grenaille de plomb dans Teau de lavage n'est pas à recommander, surtout quand il s’agit de bouteilles à fond repoussé : un ou plusieurs grains peuvent, en effet, demeurer dans l’espace étroit formé par le fond et la paroi et. au contact du vin, donner des sels toxiques ; les grains de verre n’ont pas cet inconvénient, Quand une bouteille a contenu un corps gras, le mieux est d'y introduire un alcali (soude, potasse ou ammoniaque), qui forme un savon avec le corps gras, et de rincer ensuite à Teau claire.
— Péch. Pêche à la bouteille. V. c-\rafe.
— Physiq. Bouteille de Leyde. Elle comprend un flacon de verre mince, revêtu entièrement d'une feuille d'étain coupée à une certaine distance du goulot ; Tintéricur de la bouteille est reinidi de feuilles de clinquant. Une tige métalliqiie, traversant le bouchon de liège qui ferme la bouteille, s’engage au milieu du clinquant; elle est terminée extérieurement par une boule. L'ensemble forme un condensateur dont Varmature interne est constituée par le
BOU
clinquant et la tige métallique, Varmature externe pai- la feuille d'étain ; la bouteille constitue l'isolant.
V COJiDKNSATEUR.
Pom- charger la bouteille, on la prend à la main : de cette façon, l armature externe communique avec le sol, puis on met 1 armature interne en communication avec une machine électrique. Le groupement de plusieurs bouteilles de Leyde dans des conditions déterminées constitue une batterie électrique.
bouteiller [tè, il mil., éj ou bOUtillier ’ti, il mil., é] n. m. Officier chargé de l'intendance du vin chez un roi, un prince, etc.
bouteiller [té, il mil., é] v. n. En parlant du verre, se remplir de bulles d air qui le boursouflent.
bouteillerie [tè, il mil., e-rî] n. f. Charge de bouteiller. CVx.) Lieu où l’on met les bouteilles. Fabrique, fabrication, commerce de bouteilles.
bouteillon [té, ll mil.] n. m. Altération de Boutiiéon, nom de l'intendant inventeur de cet appareil Milit. Marmite de campagne, aplatie et cintrée.
bouter [té] v. a. (du germ. botan, frapper). Mettre, placer (vx) : Jeanne d'Arc a bouté les Anglais hors de France.
bouterolle \ro-le] n. f. Garniture de métal au bas d'un fourreau d'épée. Sorte de filet. Outil de bijoutier, de serrurier, etc. Forme de l'extrémité arrondie d'un ciselet. Une des gardes de la serrure. Chacune des fentes de la clef.
bouteroue [rofl] n. f. Borne placée aux angles d'un édifice, d'un portail, pour les préserver du choc des voitures. (On dit aussi cuasse-roué.)
Boutortvelî. [vèk] (Frédéric), philosophe et écrivain allemand, néàOker (Harz i, m. à Gœttingue [176ë-1828) ; disciple de Kant et de Jacobi, auteur d'ane Histoire de la poésie et de l'éloqxtence chez les peuples modernes.
boute-selle [sê-Ze] n. m, invar. Sonnerie de
Bouteille de Leyde»
trompette ordonnant aux cavaliers de bouter (placer) la selle sur le cheval, de le seller pour partir.
Boutet de Moicvel (Louis-Maurice), peintre français, né à Orléans, m. à Paris (1851-1913). Dans scs portraits, scènes d'histoire ou allégories et, surtout dans ses jolies illustrations pour les livres d'enfant, a usé d'un style mi-naïf, mi-précieux, aux couleurs claires.
Bouteville (comte François de Montmo- RENCY, seigneur de), fameux par ses duels, père du maréchal de Luxembourg (1600-1627). Il se battit en plein midi place Royale (Paris), pour narguer les édits de Richelieu. Il fut décapité pour ce fait.
BoutMlier (Léon),
comte DE Cha VIGNY, diplomate français, né et m. à Paris (1608-1652) ; plénipotentiaire aux conférences de Munster.
Bouthillier ou Boutillier [ti, ll mil., ié]
(Jean}, bailli de 'Vermandois, jurisconsulte français, né à Pemes (Pas-de-Calais), m. à Paris en 1395; auteur de la Somme rurale, compilation par laquelle il contribua à introduire le droit romain dans le droit coutumier.
Boutllillier (Claude), homme politique français (1581-1652), Secrétaire d'Etat en 1628, il seconda Richelieu dans les finances et dans la politique extérieure.
BoiPtièreS, chaînon montagneux des Cévennes, entre le mont Pilât et le mont Mézenc, qui a donné son nom au pays de Boutières.
boutique n. f. (gr. apoZAéW; de apotithèmi, je dépose). Lieu d’étalage et de vente au détail. Ensemble des marchandises qu’il contient. Les boutiquiers : la boutique réclame. Boîte de mercier ambulant. Atelier. Ensemble des outils d’un artisan. Par déniijr. Maison mal tenue : quelle boutique ! Lieu où l’on débite une chose dont on ne devrait pas faire commerce : tenir boutique d’esprit. Compartiment d’un bateau ou boîte flottante, à trous, dans lesquelles on conserve le poisson vivant.
boutiquier [fef-é], ère n.
Personne qui tient boutique. Adjectiv. : la gent boutiquiére.
bOUtis [ti] n. m. Endroit où un sanglier a fouillé avec son boutoir.
boutisse [ti-se] n. f. Maçon. Pierre placée suivant sa longueur dans un mur, de manière à laisser voir ses deux bouts.
Bou-Tlélis, comm. d’Algérie (Oran), arr. et à 30 kil. d’Oran, près de la sebkha d’Oran ; 4.200 h. Mines de fer, de plomb et de cuivre.
Boutmy (Emile), historien français, un des fondateurs de l'Ecole libre des sciences politiques, né et m. à Paris (1835-1906). Il a écrit de remarquables études de droit constitutionnel : Psychologie politique du peuple anglais; Psychologie politique
B, boutiftâ«»
Boutet de Moavel.
BOU
du peuple américain ; Développement de la Constitution en Angleterre. Elu membre del'Académie des sciences morales en 1898.
boutoir n. m. Outil de maréchal ferrant, de corroyeur, de sabotier.
Groin du sanglier. Fig.
Coup de boutoir, trait d'humeur , propos brusque et blessant.
bouton n. m. (de
bouter). Petit corps proéminent, qui pousse sur une plante et donne naissance à une tige , à une fleur, à une feuille :
bouton de rose. Petite tumeur sur la iteau.
Cercle de métal, de corne, de bois, etc., couvert ou non d’étoffe, servant à attacher les vêtements. Ce qui a vaguement la forme d'un bouton ; bouton de fleuret, de porte, de sonn 'tte. Fam. Serrer le bouton à quelqu'un, le maîtriser, le presser vivement. Bouton de feu, bouton de fer rougi au feu, qui s'applique dans plusieurs opérations de chirurgie, de maréchalerie.
— Encycl. Méd. On donne vulgairement le nom de boutons à des élevures cutanées plus ou moins volumineuses.
Boutoirs : i. iJe corroyeur ; 2. De maréchal ferrant; 3. De sabotier.
de coloration variée, d'évolution diverse ; l’on dit : bouton d'acné, bouton d'herpès, etc., alors qu'il faudrait dire, suivant le cas, pustule, vésicule, etc. L'usage a, cependant, eonsacré ce mot dans certaines expressions, comme bouton d'Alep.
Le boulon d'A lep ou ulcère d'Orient ou clou de Gafsa est une maladie contagieuse, qui est caractérisée par l'apparition aux membres et à la face d’une ou plusieurs élevures rougeâtres, qui, ultérieurement, s'ulcèrent. Cette affection se traite par les arsénobenzols. Le bouton d'Alep est dû à un parasite du genre leishmania.
— Techn. Diverses matières, or, argent, nacre, os, bois, papier, etc., servent à la fabrication des boutons, divisés en deux classes : les boutons de passementerie et les boutons de tout genre. Les premiers se subdivisent en boutons à la main ou à l'aiguille.
Boutons : a, darwiiiia; b, oardaroine; eucalyptus; d, napoleoiia; e, coquelicot; f, ruse.
boutons cousus et boutons tailleurs. Les boutons à la main sont montés sur de petits moules en bois recouverts de broderies, de perles, etc. Les boutons cousus ont une coquille intérieure en métal munie d’une queue ; le tout est recouvert de drap ou d'étoffe. Les boutons tailleurs diffèrent en ce qu'ils ont une seconde coquille plate, munie d’une queue et plus petite que la première et maintenant en place sur celle-ci une toile tendue.
La seconde classe comprend ; le bouton de nacre, découpé dans un coquillage ; le bouton • d'os, enlevé dans un os plat ; le bouton d'ivoire, pris dans une plaque de même matière ; le bouton de corozo, fait d’une matière dite ivoire végétal, tirée des graines de certains fruits d'Amérique ; le bouton de corne, moulé à la presse : le bouton de bois, découpé dans des plaques d’essences diverses ; le bouton métallique, provenant de minces plaques de métaux, qu'on estampe ensuite au balancier ; le bouton de verre, fabriqué en Bohême et diversement coloré ; le bouton de porcelaine, pâte céramique cuite ; le bouton de papier, découpé dans du carton, estampé et auquel on donne toutes les formes.
bouton-d’argent [7’an]n. m. Bot.
Nom vulgaire de diverses plantes (renoncules. achillées, agarics, etc.). PI. des boutons-d'argent.
bouton-d’or n. m. Nom vulgaire de la renoncule âcre, à fleurs jaunes, commune dans les prés. PI. des boutons-d'or.
boutonnant [to-nan\, e adj. Qui se boutonne : redingote boutonnante.
Boutonne (la), riv. de France, qui a sa source dans les Deux-Sèvres, près de (;hef -Boutonne, arrose Saint-Jean-d’Angély et se jette dans la Cliarente (riv. dr.) ; cours 90 kilom.
boutonné [to-né], e adj. Se dit, en blason, des fleurs de fantaisie qui présen- Bouture» tent en leur centre un point rond ou bouton, •
d’un émail particulier. Fleuret boutonné, dont la pointe est munie d'un bouton de cuir, ete Fig. Peu communicatif: un diplomate fort boutonné,
boutonnement Ito-ne-man] n. m. Action de pousser des boutons à fleurs ou à fruits.
boutonner [to-né] v. n. Pousser des boutons : l'abricotier boutonne de bonne heure. V. a. Attacher, arrêter avec des boutons : boutonner un habit. Toucher avec le bout du fleuret ; boulonner son adversaire. Ant. Déboutonner.
oom-
Boutre.
boutonnerie 'to-ne-ri] n. f. Fabrique, nierce de boutons.
boutonneux, euse 'to-neh. eu-ze' adj. Qui a des boutons sur la peau : visage boutonneux. Qui produit des boutons : rougeole boutonneuse.
boutonnier lo-ni-é], ère u. Personne qui fait ou vend des boutons.
boutonnière [îo-nf] n.‘ f. Petite fente faite à. un vêtement, pour passer U n bouton .
t/.COÜIURE.)
Fam. I n c i mon, blessure qui fend ou perce la peau.
boutre n. m. Petit bâtiment ax’abe, employé sur la côte (ji'ientale de l’Afrique : le boutre cale peu d'eau.
b O U treau [trô]
n. m. Chacune des courroies ou chasse-mouches retombant de l’avadoire, ou de la croupière, dans les anciens harnais.
Boutroux [trou] (Emile), philosophe et professeur français, né à Montrouge (Seine), m. â Paris 1845-1921). On lui doit une thèse très importante sur la Contingence des lois de la nature, critique profonde de l’idée de nécessité. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1898) et de l'Académie française (1912).
Bouts (Dirck).
Btogr. 'V. Stuerbout.
bout-saigneux
[sè-ÿiteflj n. m. Cou de veau ou de mouton vendu à la boucherie. PI. Boutroux.
des bouts-s ai g neu X .
bouts-rimés n. m. pl. 'Vers que quelqu'un fait sur des rimes qu'on lui impose : les bouts-rimés furent très en faveur au xvii» siècles. Sing, Pièce de vers composés sur des rimes données ; un tnauvais bout-rimé.
bouturage n. m. Multiplication des végétaux par boutures.
bouture n. f. (de ioitZer). Pousse ou rejeton d’un arbre qui, étant mis en terre, prend racine et se transforme en une plante complète : la plante provenant de bouture reproduit les caractères de la variété qui Va fournie, avec plus de sàreté que ne le ferait une graine.
— Encycl. La bouture est un mode de reproduction des végétaux (v. aussi greffe et marcotte), employé surtout pour les plantes supérieures. Enfoncé en terre, le rameau détaché de 1 arbre ne tarde pas à former, à la section, un tissu de cicatrisation (bourrelet ou callus), puis il émet des racine.s permettant à la branche, qui vivait jusqu’alors sur ses réserves (amidon, etc.), de puiser directement sa subsistance dans le sol.
Il existe différentes espèces de boutures : la plus commune est la bouture par rameau, qui comprend de nombreuses variétés (bouture simple, bouture écorcée, à crossette, par plançon, herbacée, etc.). La bouture par racine consiste à planter des fragments de l’acine de 6 à 10 centimètres, de manière que l’ex-, trémité supérieure atteigne seule le niveau du sol.
1 . Simple par rum«au ; 2. Ecorcée ; 3. A taloo ; L A cro8i>«lle ;
Par plançon ; G. Semée; 7. Par ramée ; 15. Par racine.
La bouture par bourgeon est pratiquée surtout par les jardiniers ; on découpe une plaquette d'écorce munie de bois sous-jacent et garnie d’un bourgeon ; on la dispose en terre en lais«ant seulement ém»'i*ger le bourgeon. La bouture par feuille est le mode le plus fréquent de reproduction des bégonias ; c'est alors le pétiole que l’on enfonce en terre.
Les boutures doivent être entourées de terre meuble et suffisamment humide et placées dans des conditions de température régulière.