BR A
BRÂ
brancllier [ehi-é] adj. et n. m. Fauronn. Se dit du jeune oiseau de proie qui ne peut encoi'e voler que de branche en branche.
branchies [eA{) n. f. pl. (gr. braglihia). Organes respiratoires des poissons, vulgairement appelés ouïes, et composés de lames analogues aux dents d'un peigne, S. une branrhie.
— Encycl. Les branchies sont des parties saillantes. des appendices absorbants qui renferment le fluide nourricier dans leur intérieur et qui reçoivent le contact du fluide rcspirable par leur surface extérieure. Le type des branchies existe chez les poissons ; elles sont composées d'une multitude de lamelles saillantes, logées dans une chambre respiratoire de chaque côté de la tète, et protégées par un battant “operculaire.
Chez les poissons cartilagineux, les branchies s'ouvrent au dehors par des l'entes distinctes. Chez les insectes, il existe des branchies trachéennes ; chez les crustacés, les branchies sont une dépendance des organes locomoteurs.
branchifère adj. (de bmncMe, et du lat. ferre, porter). Qui porte des branchies.
branchillon [il mil.] n. m. Petite branche, branchiopodas [Ai] n. m. pl. Sous-ordre de crustacés, à carapace et à nombreuses paires de pattes. S, un branehiopode.
branchiostège [/rf-oss] adj. (de branchies, et du gr, stégos, toit). Qui recouvre les branchies ; membranes branchiosti'ges.
branchu [chu], e adj. Qui abeaucoup débranchés t arbre branchu ; chou branchu.
brand [bran] n. f. 'V. BRA.NC.
Brand (Ernest), médecin allemand, né à Feucht- ■wangen, m. à Stettin (lS2ti-1897), à qui l'on doit le traitement de la fièvre typhoïde par les bains froids [méthode de Brand).
brandade n f. (provenç. brandado). Préparation de morue à la provençale, avec de l'ail, du persil, du jus de citron, du poivre, le tout battu avec de l'huile d'olive.
brande n. f. Sorte de bruyère : lieu où elle pousse. Fagot enduit de matières inflammables, employé en pyrotechnie.
br6f)chîes
brandebourg [bour] n. m. (de Brandebourg). Passementerie, galon formant des dessins variés ou entourant les boutonnières, ou même tenant lieu de boutonnières. lîerceau de jardin. N. f. Casaque à longues manches, qui fut importée de Brandebourg en France, sous Louis XI’V.
Brandebourg [Jour], pays de rAllemagne du Nord, une des Marches établies pai;
Charlemagne. Sous la dynastie aseanienne, fondée en
Dulraan orné de brandebourg'S.
4134 par Albert l’Ours, la marche de Brandebourg commença à s'étendre ; cette extension s'accrut lorsque, en 1417, le burgrave tranconien Frédéric de Hohenzollern fut investi du margraviat de Brandebourg par rempereur Sigismond.Eii 4618, l'électeur de Brandebourg réunit à son margraviat le duché de Prusse, qui devint un royaume en 1700. — Auj., prov. de Prusse; 3.108.600 h.
{Brandebourgeois). C a p i t .
Berlin.
Brandebourgs, v. de Armes de lJr.iiidebt>urg. Prusse, sur le Havel, aftî. de l'Elbe ; 52.000 h. Filatures, tissus.
Brandebourgeois, e ÿof.of-ie], habitant ou
originaire du Brandebourg : les Brandebourgeois. Adjectiv. : les ylaines brandebourgeoises.
Brandès iGeorges-Morris-Cohen), critique danois, auteur d'études sur les littératures étrangères, né à Copenhague en 1842.
Brandès (.l/^W/ie-JoséphineBRUNSCHwiG, dite;, actrice française, au jeu sobre et nerveux, née à Paris en 4862. Elle a e.xcellé dans l'interprétation des personnages subtils et complexes du théâtre contemporain.
brandestOC [dès-tok] n, m. Sorte de canne à épée, en usage aux xvi* et xviie siècles.
brandevin n. m. (du flam. bi'andewyn, vin brûlé;. Eau-de-vie de vin.
brandevinier m-ë], ère n. Celui, celle qui fabrique ou vend de Teau-de-vie. (Vx.)
brandillement [di, il mil., e man] n. m. Mouvement de ce qui oscille.
brandiller [di, il mil., é] v. a. Mouvoir deçà et delà : brandiller les jambes. "V. n. Flotter, s'agiter.
brandilloire mil.,] n. f. Balançoire faite avec des cordes ou des branches d'arbre entrelacées. Charrue sans avant-train et peu stable.
brandir v. a. (du vx fr. brand, épée). Agiter avec la main, avant de frapper ou de lancer : bra7idir un sabre, un javelot. Par ext. Agiter en l'air un objet quelconque : brandir une lettre.
brandissement \di-se-man] n. m. Action de brandir : le brandisseynent des épées.
Brando, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 10 lui. de Bastia ; 1.590 h. — Le cant. a 3 comm. et 3.330 h.
brandon n. m. (de rall. brand, torche). Flambeau de paille tortillée. Paille tortillée au bout d'un bâton placé aux extrémités d'un champ pour indiquer que les fruits en sont saisis. Corps enflammé qui s'élève d'un incendie. Fig. Brandon de discorde. personne, chose qui allume la discorde.
Brandon, v. d'Angleterre (Durham ; 1E4Æ00 h. Houille.
brandonner frfo-né] v. a Mettre des brandons à : brayidonner un champ.
Brandt, alchimiste hambourgeois, m. en 1692. Il découvrit fortuitement le phosphore (1669,' en distillant de l'extrait d urine.
brandyn. m. En AngleteiTe, eau-de-vie.
branéo [né\ n. f. Barbotage de gros son pour les porcs qu'on engraisse.
Brang'GS, comm. de Sa6ne-et-Loirc, arr. et à 4 kil. de Louhans, sur la Scille ; 2.090 h. Ch. de f. P.-L.-M.
Brang'Wyn (Frank), peintre et aquafortiste anglais, né à Bruges en 1867, coloriste aux tons violents.
Brankoviteb, famille serbe, dont beaucoup de membres se signalèrent dans la lutte contre les Turcs.
branlant {laix], g adj. Qui branle :
tète, poutre branlante. Ajst. Fixe, Immobile, stable.
branlG n. m. (subst. verb.de branler) Oscillation d'un corps : le branle d'une cloche. Fig. Première impulsion donnée à une personne, à une chose :
mettre scs amis cîi l&anle. Ancienne danse populaire en France, du xvi* au xviue siècle : d\m mouvement modéré, d'un rythme binaire ou tertiaire, le branle était pourvu de chant, strophe et refrain. Air sur lequel on l'exécutait. Hamac de matelot. Ing. Donner, commencer le branle, mettre les autres en train.
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J ’ a - vais pris mes pan-tou - flet - tes . Qui «vont
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fài-sant cric et crac . J ' a- vais pris mes pan-tou-flet-tes, Qui vont
fai -sant cric et crac .Je me suis mi-sea la fè-nê-tre Voir si
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mon a-mi n'vient pas Et pen sez-vous qu'il m'en nuie. Et oh! la
la! Qu’ il ne m'en-nui ' pas, Et pen sez-vous qu'il m'en -
i, Et ob! la. la! Qu'il ne m'en-nui' pas
branlG-baS [â<7] n. m. invar. Mar.
Préparatifs de combat à bord d'un vaisseau : somier le branle-bas. Fig. Bouleversement, tapage.
branlGlUGIlt [man] n. m. Mouvement de ce qui branle : des branlements de tète.
braHlG— qtlGllG [A’eî'ï] n. m. Nom vulgaire de la bergeronnette. Pl. des branle-queues.
branlGr [/tl] v. a. Agiter, remuer : branler la tète. V. n. Chanceler, osciller : le plancher branle. Bouger : personne ne brayila. Fig. et fam.
Branler dans le rnayiche, être en danger de perdre sa place, le crédit ou la faveur dont on jouit.
branlette [lè-te] nf. Partie d'une canne à pêche, dans laquelle s'engage le scion.
branloiren.f.Pianche mobile, servant de balançoire. Caisse suspendue sous une voiture.
Branly (Edouard), physicien français, né à Branly.
Amiens en 1846. Membre
de l'Académie des sciences (1911). On lui doit l’invention du radio-co7iducteur ou cohéreur, qui a permis la mise en pratique de la tclégraphie .sans fil.
BrannG, ch.-i. de c.
(Gironde/, arr. et à 12 kil.
de Libourne, sur la Dordogne ; 640 h. Vins. — Le cant a 19com. etlO.OOO h.
B r a n O U X [mm] comm. du Gard, arr. et à 18 kil. d'Alais ; 4.470 h.
Brant ou Brandt (Sébastien), poète satirique alsacien, né et m. à Strasbourg (1457 - 1521)’ ; un des précurseurs de 1 humanisme, auteur de la Nef des fous [NarrenSChijf). s. Brandt.
BrantômG, ch. -i.de
c. (Dordogne), arr. et à 26 kil. de Périgueux. sur la Dronne ; 2.360 h. [Brantômais.) Ch. de f. — Le cant. ail comm. et 9. 570 h.
Brantômo Pierre oe seigneur de), conteur français, né à Bourdeilles (Dordogne) en 1535. m. en 1614 ; auteur de la Vie des grands capitaines et des Dames galantes.
Habile et délié courtisan, mais caractère sans scrupules, Brantôme a peint avec une observation avisée, quoique superficielle, et des couleursexpressives, les mœurs bonnes et surtout mauvaises, les qualités et les vices de ses contemporains lesplus célèbres.
Bourdeili.es. abbé et
Branlome.
braQ.UG [hra-ke] n. m. (germ. braccho). Chien de chasse à poil ras et oreilles pendantes. V.
cniEN.
— Encycl. Le “braque dont il existe dinérentes variétés {Saint-Germain,
Dupuy, bleu d'Auvergne, etc. ) est un ex¬
cellent cliien de quête, d'arrêt, qui a de la vigueur, beaucoup d'odorat, du courage et de rintclligciice.
braC^UG adj et n. Fig. et fam. Etourdi, écervelé : être un peu braque.
braqUGmartf/re-wzarj n. m. Epée à lame courte et large, en usage aux xiv* et xve siècles.
braqUGmGDit ^ke-man] n. m. Action de braquer: le braquement d'un canoii.
braquer [/i*éj v. «a. Diriger en visant : braquer \m canon ; braquer les yeux sur quelqu'un.
bras [bra] n. m. (lat. brachium). Membre du corps humain, articulé à l'épaule et terminé par la main. Le haut du bras, de I cpaule au coude. L'avantbras, du coude au poignet. (V. uo.mme.) Partie du
Branlb (i^arules et musique de Jeaa-Jaoques Rousseau).
membre antérieur du cheval, comprise entre le genou et l’épaule. Support latéral d’un siège. Tige qui transmet un mouvement. Partie d'un fleuve, d’une mer. Fig. Personne considérée au point de vue de Taction : entreprise menée par un bras énergique. Travail : vivre de ses bras. Puissance, protection, aide : prêter son bras à une cause. Vaillance ; tout cède à son bras. Milieu, influence ; dans les bras de la volupté, de la 7)tort. Gros comme le bras, largement : donner à quelqu'un du « ynonseigneur >» gros comme le bras. Faire les grands bras, se donner de l’importance ; manifester un vif étonnement. Faire les beaux bras, affecter de belles manières. Recevoir à bras ouverts, accueillir avec joie. Tendre les ôras vers quelqu'un, l’implorer. Manquer de bras, n'avoir pas assez de iravailleurs. Couper bms et jambes, décourager. A voir quelqu'un sur les bras, l^avoir à sa charge. Demeurer les bras croisés, ne rien faire. Avoir le bras long, avoir de l'influence. Etre le bras droit de quelqu'im, être son agent principal ou préféré. Les bras lui tombent, il est stupéfait. Bras séculier, puissance du juge auquel on renvoyait l'exécution de certaines ordonnances ecclésiastiques. Bras de levier, distance d’un point d'appui aux deux forces {puissance et résistance). Bras d'une vergue, cordage qui sert à l'orienter. Loc. adv. : A tour de bras, avec force. A bras, avec les forces humaines, et non à l’aide d'animaux ou de moteurs. A brasle-corps, par le milieu du corps. A bras y'accoui'cis, avec la plus grande violence. B)'as dessus, by'as dessouSy en se donnant le bras.
brasa.g;’G'[.5a-je] n. m. Opération par laquelle on brase.
BraSCaS^at \hras-ka-sa\ (Jacques- Raymond/, peintre animalier français, né à Bordeaux, m. à Paris (180o-1867) [le Taureau, au Louvre].
braSG [bra-ze] n. f. ChDn. Charbon incandescent.
braSGIUGIlt [ze-man] n. m. Action de braser.
brascr [zé] v. a. Réunir deux morceaux d’un même métal ou de métaux différents à l’aide d'un autre plus fusible.
braSGro [zé] n. m. (m. espagn.). Bassine remplie de braise, de charbons ardents. Pl. des braseros.
— Encycl. En Espagne, les braseros remplacent souvent les cheminées.
L'acide carbonique qui s’en dégage peut asphyxier ; il faut avoir soin d’aérer.
Brasidas \dass], général Spartiate,- pendant la gueiTe du Péloponèse. Il battit et tua Cléon à Amphi polis, mais fut mortellement blessé dans la lutte (422 av. J.-C.).
brasier [si-é] n. m. Feu de charbors incandes cents. Fig. Ardeur de Tàme, du tempérament, etc. : le brasier des passions. Sa tète est un brasier, il a l’imagination ardente. Son co7'ps est un brasier, la fièvre, etc., le consume.
brasillement [si, il mil., e-mayi] n. m. Action de brasiller ; état de ce qui brasille.
brasiller [si, U mil., é] v. a. Faire griller rapidement sur de la braise : brasiller des côtelettes, une tranche de bœuf. V. n. Ressembler à la braise ardente. Scintiller en parlant de la mer, soit par phosphorescence, soit par la réflexion de la lumière d'un astre.
BraSpartS, comm. du Finistère, arr. et à20kil. de Châteaulin, près du Dourduff ; 3. -470 h. Ch. de f. Tourbières.
brasquage [braa-ka-je] n. m. Action de brasquer.
brasque [ii-ns-.te] n. f. Pâte formée de poudre de charbon et d'argile, emifloyée dans la métallurgie. Revêtement en matériaux réfractaires, dont on garnit l'intérieur des fourneaux, en métallurgie.
brasquer [hras-ké] v. a. Enduire de brasque : brasgu jr un creuset.
BraSSaC [bi-a-sak], ch.-l. de c. (Tarn) arr., et à 24 4il. de Castres, sur l'Agout ; 1.930 h. Ch. de f. — Le caut. a K comm. et 8.100 h.
Brassac-Ies-Mines, comm. du Puy-de- Dôme, arr. et à 17 kil. d'issoire, sur l'Ailier ; 2.'300 h. Ch. de f. P.-L.-M. Bassin houiller ; minerai de cuivre. Passementeries.
brassage [Ard-sa je] n.m. Action de brasser.
brassard [bra enr] n. m. (de bras). Partie de l’armure qui couvrait le bras. (V. armure'. Bande