‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 330 sur 1225 · h. — Le cant. a 24 comm. et 9,770 h · texte numérisé non relu

h. — Le cant. a 24 comm. et 9,770 h

Brazey-en-Plaine,

comm. de la Côte-d’Or, arr.

et à 38 kil. de Bcaune ;

l. 620 h. Ch. de f. P.-L.-M.

Brazier \zi-é\ (Nicolas), chansonnier, vaudevilliste français, né à Paris,

m. à Passy ( 1783- 1838 );

auteur d'une Chronique des de Braua.

petits théâtres de Paris.

Brazza Pierre .Savorgnan de', marin et colonisateur français, né à Rome, m. à Dakar (1852-1905).

Il a acquis pacifiquement, au nom de la France, une partie du Congo.

Brazzaville, anc. Ncouna, v. du Congo français, surlelao Stanley-Pool, formé par le Congo.

Bréa { Jean- Baptiste ), général français, né à Menton en 1790, assassiné à la barrière de Fontainebleau par les insurgés parisiens de juin 1848.

break [brèk] n. m. (m. angl.). Voiture à quatre roues, avec un siège élevé sur le devant et dont le derrière est occupé par des bancs longitudinaux.

(On distingue le breakhaéton et le break omnius, qui diffèrent entre eux par les dimensions et le nombre de places d'arrière.)

Bréal (Michel), s avant philologue français, né <à Landau (Bavière), m.

k Paris (1832-1915). Membre de l’Académie des inscriptions en 1875. Fondateur de Técole linguistique française {Dictionnaire étymologique lutin. Essai de sémantique, etc.).

Bréàl-sous-Montfort, comm. d’iiie-et-Vilaine-, arr. et à 12 kil. de Montfort ; 2.130 h. bréant n. m. Ornith. V. bruant.

Brébeuf (Georges de), poète français, né à Torigni (Manche), m. près do Caen (1617-1661; ; auteur d’une traduction de la Pharsale. Boileau a dit de lui :

Maljfré son falras obscur.

Souvent Brébeuf élincelle.

BrébièreS, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 20 kil. d’Arras ; 1.820 h. Ch. de f. N. Sucrerie, brebiette [bi-è-té] n. f. Petite brebis, brebis [ii] n. f. (bas lat. berbix). Femelle du mouton : la brebis nous donne son lait, sa chair et sa laine. Fig. Femme très douce. Jeune fille innacente. Chrétien sous la conduite de son pasteur. Brebis du Bon Dieu, personne inoffensive qui supporte tout sans se plaindre ni se défendre. Brebis galeuse, personne dont la société et l'exemple sont dangereux. Bepas de brebis, repas où Ton mange sans boire. Prov. ; A brebis tondue Dieu mesure le vent, nos épreuves sont proportionnées à notre faiblesse.

Brebis comptées, le loup les mange, les précautions les plus minutieuses ne garantissent pas du mal ; et aussi ; trop de précautions nuit. Brebis qui bêle perd sagoulée, celui qui parle beaucoup, perd le temps d agir. Qui se fait brebis, le loup le mange, celui qui a trop de bonté encourage les méchants à lui nuire.

Brecé, comm. de la Mayenne, arr. et à 19 kil. de Mayenne ; 1.790 h. Ch. de f.

Brécey [séj.'ch.-l.tde c. (Manche), arr. et à 17 kil. d’Avranches ; 2.280 h. Ch. de f. — Le cant. a

Brech, comm. du Morbihan, arr. et à 45 kil. de Lorient, près du Loch : 2.370 h. En 1364, victoire de Jean de Montfort sur Charles de Blois.

brècll© n. f. (anc. allem. bre.cha). Ouverture faite à un mur, un rempart, une haie. Brisure qui se trouve au tranchant d’une lame. Fig. Tort, dommage : c'est une brèche à l'honneur. Faire unebrèche, entamer : faire une brèche à un pâté. Etre toujours sur la brèche, être en lutte constante, en activité soutenue. Mourir sur la brèche, en combattant. Ilattre en brèche, attaquer à coups de canon, et, ati fig., attaquer vivement une personne ou une chose : battre en brèche un principe. Géol. Roche formée de fragments réunis par un ciment naturel.

brèch6-dent adj. et n. Qui a perdu une ou plusieurs dents de devant. PI. des brèche-dents.

Brèch.e d© Roland, gorge des Ilautes-Pyrénées, que. suivant une tradition, le paladin Roland aurait ouverte d un seul coup de son épée. Elle est pratiquée dans la crête des rochers qui forment l'enceinte du cirque de Gavarnie.

brécll©t [chè] n. m. Le sternum, chez les oiseaux. Br©cht, comm. de Belgique (prov. et arr. d’Anvers) ; 3.600 h.

brécin ou br©ssin bré-sin] n. m. Cordage qui sert à hisser une vergue.

BreCOn ou Br©Cl£noclC, comté d'Angleterre (Galles) ; 58.000 h. Ch.-l. Brecknock ; 6.000 h.

bréda n. Race de gallinacés d’origine hollandaise, très estimée ; la bréda est une excellente pondeuse.

Bréda, v. de Hollande (Brabant-.Septentrional', sur la Mark, affl. de la Meuse ; 31.000 h. La ville fut prise par Spinola, général génois au service de l'Espagne, en 1625, et par les Français en 1793 et 1794, En 1566, les Gueux présentèrent à Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas, les revendications réunies dans les Compromis de Bréda. En 1667, traité entre la France et T.Angleterrc pour la restitution de leurs conquêtes réciproques en Amérique.

Bréda {la Reddition de) ou les Lances, tableau de Vélasquez (Madrid), un des chefs-d'œuvre du maure. Il représente le marquis Ambrosio Spinola, général génois au service de l’Espagne, recevant, en présence des troupes espagnoles et hollandaises, les clefs de la ville que lui remet le prince Justin de Nassau, gouverneur de cette ville (v. p. 308).

Brebis»

BRE

Brederodo (Ilendrick van), patriote hollandais (1S32-1568), un des promoteurs de rinsurrection des Gueux.

tarèdes ou brettes [6rè-te] n. f. pl. a la Réunion, aux Antilles, etc., plantes herbacées, qu'on nlange cuites comme en Europe les épinards. S. une brède ou brette.

bredi-breda (onomat.) loc. adr. Trop vite et en brouillant : raconter, faire une chose bredibreda. (Peu us.)

bredindin n. m. Mar. Palan pour monter de la cale, ou pour y descendre des fardeaux peu lourds.

brédir v. a. Assembler deux pièces de cuir avec des lanières au lieu de fil.

brédissure [di-su-re] n. f. Pathol. Impossibilité d'écarter les mâchoires, par adhérence des gencives avec les jo’ues.

bredouillage [dou il mil.] ou bredouillement [dou. Il mil., e-man'\ n. m. Action de bredouiller. Paroles prononcées en bredouillant.

bredouille \dou. Il mil,, e] n. f. Au trictrac, marque qui indique que l'on a gagné sans que l’adversaire ait pris un point. Désappointement d'un chasseur qui n'a rien tué : connaître la bredouille. Echec dans ce qu'on entreprend. Adjectiv. : revenir bredouille.

bredouiller \dou^ il mil., é] v. n. Parler d’une manière précipitée et peu distincte. Activ. : bredouiller des excuses.

bredouilleur, euse [dou, il mil., eur, eu-ze] adj. et n. Qui bredouille.

Brée, comm. de Belgique (Limbourg, arr. de Maeseyck) ; 3.300 h.

Breedene, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale) ; 3.650 n.

Breendonelt, comm. de Belgique (Anvers, arr. de Malines) : 2.220 h.

bref [bréf], être adJ. (lat. brevis). De petite taille: Pépin le Bref. ÇVx.) Court, concis, laconique, succinct, de peu de durée : discours bref. Brusque, impératif : ton bref ; parole brève. Qui se prononce rapidement ou sourdement : voyelle brève ; o est bref dans docile et lonij dans apôtre^V. brève.) Bref adv. Enfin, en un mot : bref, je ne veux pas. Ant. Long, prolixe.

bref [brèf] n. m. Lettre pastorale du pape, ayant un caractère privé. Calendrier ecclésiastique, indiquant l’offlce de chaque jour pour chaque diocèse. 3Jar. Lettre d'autorisation : un bref de comjé.

— Encycl. Le bref, moins important et plus coiii-t que la bulle, est rédigé en latin : il est écrit sur papier," en italique, et scellé de cire rouge. On distingue les brefs apostoliques, qui émanent directement du pape, et ceux qui émanent de la Pénitencerie.

Brégenz, V. d'Autriche CVorarlberg'), sur un golfe du lac de Constance ; 6.800 h. Fabrication de toiles : lignite.

brégin n. m. Cépage noir, cultivé dans le Jurabrégin ou bréguin n. m. FUetpour la pêche de l'esturgeon.

bregma [hrègh] n. m. Anat. Région occupée au sommet du crâne par la grande fontanelle.

bregmatique [bregh-md\ adj. Qui a rapport au bregma.

Bréguet [p/ié] (Abraham-Louis), horloger français, né à Neuchâtel (Suisse), m. à Paris (1747-1823) ; inventeur d'instruments pour la physique et l'astronomie. Membre de l'Académie des sciences (1816). — Son petit-fils,

Louis, né et m, à Paris (1803-1883), fut aussi un horloger et un physicien distingué, brébaignerè-pne]

adj. f. Stérile ; femme bréhaiyne. (Vx.) Se dit encore des femelles des animaux domestiques.

Se dit aussi des juments dont les maxillaires portent des crochets et qui sont en général infécondes.

Brébal, ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 19 kil. de Coutances ; 1.290 h. Ch. de f. Bains de mer (plage de sable). — Le caut. a 16 comm. et 9.220 h.

Brébaild, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 22 kil. de Saint-Brieuc ; 1.830 h. Ch. de f.

Brèban-LiOUdéaC, comm. du Morbihan, arr.

et à 30 kil. de Ploërmel, entre le Lié et l’Oust : 2.600 h.

Brébat [èré-a], île rocheuse de la côte de Bretagne (Côtes-du-Nord) ; 1.060 h. [Bréhatins ou Bréhatais). Pêche. Bains de mer.

Brébat (Alfred Guézennec, dit de'-, romancier français, né dans l'ile de Bréhat (Côtes-du-Nord), m. à Paris (1826-1866) ; auteur de Bras d'acier, des Chauffeurs indiens, etc.

bréber \hré-é\ v. a. Syn. de brocher (en parlant des clous que le maréchal enfonce dans la corne du sabot du cheval).

Brebm [br'em'] (Chrlstian-Louis), ornithologiste allemand, né près de Gotha, m. près de Neustadt (1787-1864) ; auteur des Merveilles de la nature ; — Son fils, Alfred-Edmond, né à Renthendorf, m. à Neustadt (1829-1884), voyageur et naturaliste. Il a publié la Vie des animaux illustrée.

Breil ''brè, l mil.], oh.-l. de o. (Alpes-Maritimesi, arr. et à 33 kil, de Nice, sur la Roya ; 2.650 h. — Le cant. a 3 comm. et 4.810 h.

Breil-SUr-Mérize ,Le), comm. de la Sartlie, arr. et à 24 kil. du Mans ; 1.360 h. Toiles.

Breitenfeld, bourg d'Allemagne (Saxe! , 210 h. Défaite de Tilly par Gustave-Adolphe, en 1631 .

BrDitborH (en allcm. Large Corne), nom de plusieurs sommets des Alpes Bernoises et d'une cime du massif du mont Rose (4.171 m.).

brGitSCb'Wa.IlZ n. m. (m. allem. sign. large queue). Fourrure d'agneau caracul mort-né. V. fourrure.

A.*L. Bréguet.

BRE

Brebelenbam (Qulrln Gerrltsz van), peintre de genre hollandais, né â Zwa-mmerdam vers 1620, m. à Leyde en 16GB. Il a peint des scènes d'intérieur et de vie familiale bourgeoise.

brélage n. m. Assemblage des poutrelles d'un tablier de pont provisoire sur les corps de support.

brelan n. m. (anc. allem. bretlenc). Jeu de cartes, dans lequel chaque joueui' a trois cartes. (Lamarche du jeu est la même que celle de la bouillotte, qui se substitua au brelan à la fin du xviii» siècle.) Réunion de trois cartes semblables : brelan d'as. Tripot : tenir brelan chez soi.

brelander [dê] v. n. Hanter les brelans, brelandier [di-è], ère n. et adj. Personne qui tient un brelan ou qui bi-elande.

brelandinier [ni-é], ère n. Marchand qui a un petit éventaire sous les portes cochères. (Vx.)

üSrêle n. f. Sorte de martingale, qu’on applique aux bœufs et aux vaches pour les mettre dans l'impossibilité de lever la tôle et de manger les jeunes pousses des arbres.

brelée [^e] n. f. Fourrages d’hiver pour les moutons.

Brélevenez, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 1 kil. de Lannion ; 1.640 h.

brelique-breloque loc. adv. (onomatopée).

Fam. Sans ordre, avec confusion.

brellage [hrê-la-je] n. m. Action de breller. brelle [brè-le\ n. f. Chacun des quatre radeaux de bois à llotter qui forment un train.

breller [brè-lé] v. a. Fixer, au moyen de cordages, les madriers et les poutrelles.

breloque n. f. Bijou de peu de valeur. (Se dit de petits bijoux qu'on attache à une chaîne de

Breloque.

Tambours seuls.

montre, à un sautoir, à un bracelet.) Alilit. Batterie et sonnerie de clairons pour faire rompre les rangs. (Dans ce sens, on dit aussi berloqoe.) P'ig. et fam. Battre la breloque, divaguer.

Breloux [lou], comm. des Deux-Sèvres, arr. et à 12 kil. de Niort, prés de la Sèvre Niortaise; 2.180 h.

breluebe n. f.

Droguet de fil et de laine.

brème n. f. (bas lat. brama). Poisson d'eau douce, plus large et plus plat Brème,

que la carpe, et dont

la chair est peu estimée. (On dit aussi braixe et

BORDELIÈRE.)

— Encycl. Le genre est représenté en, France par la hrhve commune, qui vit dans les eaux courantes et dormantes ; elle atteint cinquante centimètres de long. On la pêche comme la carpe, avec une ligne fine, mais solide, en prenant comme appâts le blé, le ver de terreau, l'asticot.

brêmen. f.

Carte à jouer. Maquiller les brèmes, truquer un jeu de cartes.

Brême, une des trois villes libres de l’Allemagne du Nord, sur le Weser : 260.000 h. {Brémois). Navigation flut^iale très active. Capit. de l’Etat de Brême, qui a 300.000 h.

Bremer (Frederika), romancière suédoise, née à Tuorla (Finlande) [1801-1865j. Elle a donné de minutieuses et fraîches peinturés de la vie de famille [Tableaux de la vie quotidienne).

Armoiries de Brème.

Bremerbaven [brè-mèr-ha-fèn' ], v. d'Aiiemagne , à l’embouchure du Weser ; 20.000 h. C’est une dépendance et l'avantport de Brême.

Bremgarten, com.

de Suisse feant. d'Argovie), sur la Reuss ; 2.200 h.

Filature de coton.

Brémontier [ti-é]

( Nicolas - Thomas ) , ingénieur français, né à QuevUly, près de Rouen, m.

à Paris (1738-1809). On lui doit l'idée de fixer, à l'aide de semis de pins, les dunes de la Gascogne , qui menaçaient d'ensevelir dans leur mar- Brémontier.

che des villages entiers.

Brémule, appelé à tort Brenneville, lieu situé dans le dép. de l'Eure, où Louis le Gros fut défait (1119) par Henri Rr d'Angleterre.

breiiade n. f. Mélange de son et d'herbes hachées, quon donne aux volailles.

Brendail ou Brandau (saint), né en Irlande en 484, m. en 578, fonda plusieurs couvents dan.s sa patrie, et alla, suivant la légende, chercher une retraite jusqu'aux Canaries. Il existe une i-elation rimée denses voyages (xiK s.). Fête le 16 mai.

brenècbe n. f. Poiré nouveau et encore doux.

brenée [né] n. f. Econ dom. \. BRENADE.

Brenet (Nicolas-Guy), peintre français, n. et m à Paris (1728-1792;.

BrenetS [né] (Les), village suisse du cant. de Neuchâtel, sur les bords du lac <les Brenets ou de Chaillexon. formé par le Doubs, en aval et non loin de la cascade dite tiaut du Doubs ; 1.400 h.

breneux, euse [neà. eu-ze] adj. et n. (rad. bnni. anc. forme de bran). Pop. Souillé d'excréments.

brenu [brèn'] n. m. Mot gaulois, qui signifie chef et que les Romains paraissent avoir pris pour un nom propre, dont ils ont fait Brennus. (V. Brennus.i

Brenne (la), pays marécageux, entre la Touraine et le Berry, autour de Châtillon-sur-Indi-e. (Hab. Brennous.)

Brenner [hrè-nler] (col Dül, col des Alpes centrales, au pied de la montagne du même nom. Il fait communiquer le Tyrol septentrional et le Tyrol méridional (2.027 m. d'alt.).

Brenner (Emest), homme d'Etat suisse, né à Bâle en 1856. Il a présidé la Confédération en 1901 et 1908.

Brenneville. v. Brémule.

Brennus [Jrèn-nussj ou mieux Brenn. Ce nom, qui veut sans doute dire chef, a été donné spécialement par les Romains au chef gaulois qui prit et pilla Rome en 390 av. J.-C. Les traditions romaines racontaient que tous les habitants avaient pris la fuite, excepté 80 sénateurs, qiu attendirent la mort sur leurs chaises curules, et la jeunesse patricienne, qui se réfugia dans le Capitole. Les Gaulois mirent le siège devant la forteresse, dont les défenseurs, qui tinrent sept mois, livrés à toutes les horreurs de la famine, demandèrent enfin à capituler. Brennus consentit à lever le siège, moyennant 1.000 livres pesant d'or. Pendant qu'on pesait la somme, une contestation s'éleva., et les Romains reprochèrent aux vainqueurs de faire usage de faux poids. C’est alors que Brennus, jetant sa lourde épée dans la balanoe, aurait prononcé le mot célèbre, devenu proverbial : Væ victis ! « Malheur aux vaincus ! ». On fait à cet abus de la force de nombreuses allusions.

Brénod [no], ch.-l. de c. (Ain), arr. et à 27 kil. de Nantua, sur TAlbarine, affl. de l’Ain ; 800 h. — Le

Brenta [brin] (la), riv. d’Italie, qui prend sa source dans le Tyrol, arrose Bassano et a son embouchure dans l’Adriatique, près de Venise ; cours 170 kil.

BrentailO [brin] (Clémens), poète allemand, un des chefs du romantisme, né à Francfort-sur-le-Mein, m. à Aschaffenbourg (1778-1842), frère de Bettina d’Arnim, l’amie de Gœthe. Converti au catholicisme, il était de ceux qui voulaient régénérer la poésie allemande en l'imprégnant de la foi religieuse du moyen âge.

brentbe [brin-te] n. m. Genre d’insectes coléoptères rynchophores, type d’une famille dite des orenthidés, et qui habitent les régions tropicales de l’Asie et de l’Amérique : les brenthes ont un corps très allongé et vivent dans les bois décomposés.

BreHZ (Jean), théologien allemand, disciple de Luther et chef de la secte des ubiquistes, né à Weil (Souabe), m. à Stuttgart (1499-1570;.

br6Ç[Uill [/cm] n. m. Mèche du vilebrequin.

Bréra (la) ou Palais des sciences, lettres et arts, riche Musée à Milan, renfermant une belle galerie de peinture, des collections archéologiquçs, un cabinet de médailles, une importante blibliothèque et un observatoix'e.

Brescliet (Gilbert), médecin français, né à Clermont-Ferrand, m. à Paris (1784-1845). Membre de l'Académie des sciences il816). Il a publié des travaux remarquables sur l'ouïe, le système nerveux, etc.

Br6SCia[ital. brè-chi-a] v. d'Italie, ch.-l. deprov., dans la Lomfeardie, sur la Mella ; 71.000 h. \Bresdans). Patrie d'Arnaud de Brescia, de Tartaglia, de Mazzuchelli. Cette ville fut prise par les Français en fbü9 et en 1512 ; c’est à ce dernier siège que Bayard fut blessé. Les Autrichiens y furent battus par Lecourbe (1799) et par Eugène de Beauharnais (1813).

brésil [ziV] n. m. Bois rouge de teinture, fourni par diverses césalpinies. (On dit aussi bois de Brésil.)

Brésil [ziV], le plus vaste des Etats de l’Amérique du Sud, presque dix-sept fois plus grand que la France. Superf. 8.550.000 kil carr.; pop. 30 millions d’h. [Brésiliens). Cap. Rio de Jajieiro. Pays montagneux clans sa partie sud - orientale , où de hautes chaînes longent la côte de l’Atlantique (Etats de Bahia. Minas Geraes , Sâo - Paulo ) mais formé dans le NoM par l'immense plaine boisée, où courent le majestueux Amazone et ses affluents ; le Madeira, le Tapajoz, le Xingu.

La principale production du pays est le café.

La partie montagneuse du Brésil pratique l'agriculture, et l'élevage y est très prospère ainsi que l'industrie laitière. Dans le Nord, exploitation forestière (bois précieux, plantes médicinales et tinctoriales). Exportation très importante de tabac, sucre, coton, riz. Les exploitations minières y sont devenues importantes ; on y trouve l'or, le cuivre, le fer, etc. La zone des forêts vierges amazoniennes est iiabi-* tée par des tribus indiennes.

Armoiries du Brésil.

BRÉ

BRÉ

Le Brésil, reconnu par Americ Vcspuce, fut découvert par Pedro Cabrai en liiUU. Le pay.s reçut son nom du bois de teinture appelé ainsi au moyen âge et dont l'abondance frappa les premiers explorateurs. I.a possession du Brésil, longtemps disputée entre les Kspagnols et les Portugais, ne fut définitivement attribuée à ces derniers qu en 1750. La colonisation, commencée dès le xvp siècle (fondation de Bahia en ini't, de Rio de Janeiro en 1567), sç développa dans la deuxième moitié du xvip siècle et au xviii' siècle, où la découverte des mines attira les colons vers le Sud ; la capitale, établie d'abord à Bahia, fut alors transférée à Rio de Janeiro (1763).

En 1822, le régent dom Pedro de Bragance, fils du roi de Portugal, proclama l'indépendance du Brésil et prit le titre d'empereur. Il abdiqua, en 1831, en faveur de con fils, dom Pedro II, qui régna jusqu'en 1889. A cette date, une révolution pacifique établit la République et ' constitua les Etats unis du Brésil. Les premières années de 1 a République furent tumultueuses, mais le régime s’est stabilisé, grâce à l'énergie des derniers pi-ésidenls :

Cami os Salles ,

Rodriguez Aires,

Affonso Penna .

Pendant la Grande Guerre, le Brésil a pris parti pour les Alliés contre l'Allemagne.

Brésilien, enne [zi-li-in. é-nc], habitant ou originaire du Brésil: les Brésiliens. Adjectiv. : les forets brésiliennes.

brésiline n. f. Matière colorante du bois de Brésil.

Brésilleb : a. Heur

pressant [âré-.snn) n, f. Ctcnre de coiPTure, de coupe de cheveux, mise â la mode par l'acteur Pressant : une bre.sscint. (On dit aussi coiffure à la Pressant. )

Bressant (Jean-Baptiste), acteur français, né à Chalon-sur-Saône, m. à Nemours (1815-1886) : son extérieur séduisant, sa voix charmante, son jeu mesuré, son débit juste et naturel firent de lui le type accompli de l'amoureux.

Bresse, anc. pays de France, qui avait pour capit. Bourg ; annexé en 1601. (Hab. Bressans.) La Bresse comprenait la Brasse bressane (c'était le pays de Bourg) ; la Itresse louhannaise, autour de Louhans, et la Bresse chalonnaise, aux environs de Chalonsur-Saône. Bace de Bresse ou race bressane, race de gallinacés très estimés pour la qualité de leur chair. (I.cs poules de Bresse sont bonnes pondeuses et conviennent bien à la ferme. On estime également les races bressanes de porcs, de bœufs.)

Bresse (La), c. des Vosges, arr. et à 33 kil. de Remiremont ; 5.080 h. Filatures et tissage.

Bressoux [Orc-sou], v. de Belgique (prov. et arr. de Liège) ; 8.900 h.

Bressulre, ch.-l. d arr. (Deux-Sèvres), à 70 kil. de Niort ; 5.270 h. {Bressuirais). Ch. de f. Et. Commerce de bestiaux. Les Vendéens y furent vaincus en 1792. —

L'arr. a 6 cant. 91 coin.,

Page 1