‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 344 sur 1225 · h. Ch. de f. Etat · texte numérisé non relu

h. Ch. de f. Etat

Houille, tanneries, fer, marbre. Patrie de Cl.

Chappe. — Le cant. a 15 comm. et 8.970 h.

brûlot [lu] n. m.

Bâtiment, rempli de matières inflammables, pour brûler les vaisseaux ennemis :

la flotte turque de Navarin fut en partie détruite par des brûlots. Eaude-vie brûlée avec du sucre. Morceau de viande très épicé. Individu qui sème la discorde.

brûlot [/o] n. m. Pulissoir pour les glaces, brûlotier [u-é] n. m. Marin qui dirige un brûlot.

brûlure n. f. Effet de la combustion ou d’une élévation anormale de la température : se faire une brûlure sur la main. (L’acide pierique en solution calme rapidement la douleur des brûlures.)

— Encycl. Méd. Les brûlures peuvent être produites par un corps très chaud ou trè.s froid, par les rayons Rœntgen ou par des agents chimiques caustiques. On distingue G degrés aux brûlures, suivant la profondeur des lésions : dans le 1^»* degré, il y a une simple rougtuir avec inflammation légère: dans le 6e degré, il y a destruction de la partie du corps qui est brûlée. Les brûlures sont très douloureuses et entraînent la fièvre, une dépression générale qui est une variété du choc (ou shock) et parfois le coma et la mort. On calme la douleur des brûlures en isolant la région de l’air extérieur. Les meilleurs pansements des brûlures sont réalisés par l’emploi de compresses trempées dans une solution aqueuse saturée d’acide pierique (à éviter sur les surfaces très étendues), par l'application de taffetas gommé, de tulle re ouvert d’un corps gras. On emploie aussi l’ambrine. Le pansement des brûlures doit être fait ?’.vec une asepsie scrupuleuse afin d'éviter l'infection.

bmniaille ]ll mil.] n. f. Pop. Temps brumeux ; petite brunie.

brumaire [mè-re] n. m. 'de brume). Deuxième mois du calendrier républicain (du 23«oct. au 21 nov.).

Brumaire ' 18- ’i, jour ou Bonaparte, revenu d'Egypte, renversa le Directoire, avecl appui de Foucher, de Sieyès et de son frère Lucien ,9 nov. 1799, an VIII de la République).

Brumaire [le 18-) ou Bonaparte au conseil des Cinq-Cents, tableaude Fr. Bouchot (Versailles). Bonaparte, debout, la tète découverte, occupe le centre. Deux grenadiers écartent les membres du conseil qui l'entourent et le menacent. A droite, Locion Bonaparte est assis au fauteuil de la présidence (184-0;. Expressions énergiques, du mouvement et dessin savant, distingué (v. p. 307).

brumal, e, aux adj. De la saison des brumes, de l’hiver : plantes hrumales.

brumasse [ma-se] n. f. Mar. Petite brume, brumasser 'ma-sé] v. impers. Se dit quand le temps est couvert pai* une légère brume : il brumasse.

Brumatb ch.-l. de c. du Bas-Uhin, arr.

et à 17 kil. de Strasbourg, sur le Zoi*n ; 5.60U h. Vignobles, tanneries.

brume n. t (du lat. bnona, hiver). Brouillard

Brûleurs à gaz.

roux et noir, mais tirant sur 2e noir : un homme brun; une femme brune. N. Qui ale teint et les cheveux bruns : une belle brune.

— Encycl. Techn. Le brun, couleur due au mélange du bleu, du jaune et du rouge, existe à l'état naturel ; on lui donne, dans ce cas. les noms d'ocres jaunes ei rouges, de ferres ou à'omhres. On fabrique aussi les brüns artificiellement. La sépia est fournie par certaines espèces de céphalopodes ; le cachou. est fourni par diverses variétés de végétaux. Industriellement, on obtient les bruns, depuis le brun foncé jusqu’à Vorange clair, en traitant chimiquement ou mécaniquement les ocres naturelles. Ces bruns prennent les noms de brun Van Dyck, rouge d'Angleterre, rouge de Prusse, rouge indien, etc.

Les bruns végétaux comprennent trois types principaux, connus sous les noms de cachou, de gambir et de khio.

On obtient aussi des bruns dérivés de la houille ; tels sont : les bruns de rosanilinc, d'anthracène^ nitrés, azoïques, et les bruns de couleurs diverses.

Tous ces bruns, naturels ou artificiels, ont industriellement une grande importance : peinture, fabrication de crayons spéciaux pour le polissage des métaux, teintui’e de la laine, de la soie ou du coton, etc.

brun (bétail) des Alpes, nom sous lequel on. comprend tous les bovidés de robe gris fauve foncé, à extrémités noires, qui peuplent la Suisse (race de Scliwytz) et la Savoie .race tarentaise;.

brunâtre adj. Tirant sur le brun. N. m. Couleur qui tire sur le brun : bain qui passe du l'ouge au brunâtre.

Cruncl^ (Philippe), helléniste français, né et m. à Strasbourg 1729-1803) ; auteur des Analecta, édition de lanlhologie grecque et de remarquables éditions d’Aristophane, de Sophocle, etc.

brune n. f. rad. brun''. Moment oii le jourbaisse; vers le soir : sur la brune.

Brune (Guillaume^ maréchaLde Fi-ance, né à Brive. 11 s'illustra pendant les campagnes d'Italie et de Hollande, remporta la victoire de Bergen (1799;, et en 1807 s’empara de Stralsund.

Il fut lâchement assassiné à Avignon pendant la Terreur blanche, et son corps jeté dans le Rhône (1763-1815;,

Bruneau (Alfred),

compositeur français, né à Paris en 1857 : auteur du Rêve, de V Attaque du moulin, de Messidor.

Brunehaut [hô]

, ou Brunhilde, fîiie

d’Athanagilde, roi des Wsigoths d'Espagne, et sœur de Galswinthe. née en Espagne. Elle épousa en 56G Sigebert, roi des Francs d'Austmsie. Intelligente et énergique, mais cruelle, elle engagea avec Frédégonde une lutte terrible, qui ensanglanta TAustrasie et la Neustrie. Trahie par ses leudes, elle fut prise par Clotaire IL fils de Frédégonde ; celui-ci fit attacher la vieille reine, alors âgée de près de quatre vingts ans. par les cheveux, un bras et une jambe à la queue d’un cheval indompté. Son corps fut mis en lambeaux à llenève (534-613).

Brunôl (Marc-Isambard'', ingénieur français, né ' à Hacqueville Eure), m. à Londres i769-1849'. Il exécuta, de 1824- à 184-2, le tunnel sous la Tamise. — Son fils, IsAMBARD KiNGDOM, né à Portsmouth. m. à Westminster (1806-1859) construisit les steamers Colossaux Leviathan et Grcat 'Western.

brunelle [nè-le] n. f. Bot. Genre de labiées.

Syn. PRU.NELLE.

Maréchal Brune*

ellesco»

BRU

Brunellesco ou Brunelleschi [lès-kï

(Philippe), né à Florence, m. à Rome ;1377-1446j; le plus grand arehiteete de la première Renaissance, le reslaurateur de l'archilecture gréco-romaine. Il construisit à Florence la coupole de Sainte-Mariedes - Fleurs et le palais Pitti.

brunet, ette [nè, è-te\ adj. et n. Diminutif de bncn, bruni.

Brunet rncVJacques- Charles ) , bibliographe français, né et m. à Paris (1780-1867) ; auteur du célèbre ilanuel du libraire et de l'amateur de livres.

Brunet de Presle (Charles-Marie-Wladimir), helléniste et érudit, né à Paris, m. à Parouzeau (1809-1875).

Brunetière (Ferdinand), professeur et critique français, né à Toulon, m.

à Paris (1849-1907). Il a représenté avec éloquence la critique dogmatique.

Erudit de grande valeur, esprit aux tendances systématiques, il a appliqué les théories évolutionnistes aux genres littéraires. Citons, parnà ses principales œuvres : Etudes critiques sur la littéiuiture française ; , le Roman naturaliste ; l'E-' volution de la critique ; l'Evolution de la jioésie lyrique ; Manuel de l'histoire de la littérature française, etc., et de nombreux articles dans la « Revue des Deux Mondes », dont il devint directeur en 1893. Dans ses dernières années, il adhéra au catholicisme et dirigea son activité vers les grandes questions philosophiques, sociales et religieuses.

brunette [nè-le] n. f. chanson d’un style galant, d'un caractèi’e tantôt tendre, plutôt enjoué ,et dont la mélodie était simple, aimable et facile à retenir : la brunette fut très en vaque au xviiie siècle.

Bfunôtto LiSttini. Bioqr.Y. Latini.

Brünhilde ou Brunehllde ,

walkyrie, personnage de l’épopée des Nibelungen, qui fut aimée de Siegfried (ou de Sigurd, dans l’opéra de Reyer) et mariée à Gunther,

^ bruni n. m. Le poli d'un morceau d'orfèvrerie, par opposition au mat.

.Bruni (Léonard), appelé rArétin,émdititalien, néàArezzo, m. à Florence (1369- 1444) ; auteur d'une importante Histoire de Florence jusqu'en 1404. Il ne faut pas le confondre avec le fameux Pierre Arétin.

bruniacées [sé] n. f. pl. Groupe de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre brunie. S. une bruniacée.

brunie [ni] n. f. Plante de la famille des saxifragacées et du greupe des bruniacées, qui ressemble a la bruyère et croît dans 1 Afrique australe.

Br'Qnn (tchèque Brno), v. de la Tchécoslovaquie, capit. de la Moravie, près du contl. de la Zvittava et de la Schwai-za; 221.000 h. Filatures, machines.

Brunnen, connu, de Suisse (cant.de Sehwyz' au bord du lac des Quatre-Cantons ; 1.550 h. Station estivale très fréquentée.

Bruno (saint), fondateur de l’ordre des chartreux, né à Cologne, m. en Calabre (1033-1101). Fin 1084, il fonda la Grande-Chartreuse, avec six de ses compagnons. Il fut un des hommes les plus savants de son siècle. I-'éte le 6 octobre.

Bruno ( Vie et mort de saiiil i. célèbre série de22 tabl. exécutés par Eustache Lesueur pour le petit cloitre des chartreux de Paris (auj. au Louvre), [v. p. 307.]

Bruno (Giordano), philosophe italien, né à Noie,

m. à Rome (1330-1600). Il quitta Tordre des dominicains , mena une vie errante et embrassa le calvinisme en 1380, mais se brouilla avec Calvin.

En réalité, il opposait au christianisme la religion de la nature. Il enseigna à Paris, où il battit en brèche la scolastique et l'aristotélisme, puis en Angleterre et en Allemagne ; il fut brûlé à Rome.

brunoiss n. f. Garniture de légumes qui entre dans la composition d'un potage, ou qui accompagne certains mets :

quenelles à la brunoise.

brunoniacées [sé]

n. f. pl. Famille de dicotylédones gamopétales, ayant pour type le genre brunonie, qui comprend une seule espèce de plantes assez semblables à la seabieuse et que Ton rencontre en Australie. S. une b runoniacee.

Brunot (Ferdinand), professeur et linguiste français, né a Saint-Dié en 1860 ; auteur d'une remarquable Histoire de la lanque française.

Brunoy , comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 12 kil de Corbeil, dans la vallée de l’Yères ; 2.650 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pépinières. Après Waterloo, Louis X'VIII conféra au général anglais Wellington le titre de « marquis de Brunoy ».

brunoycr [noi-iéjv.n. (Seconj. comme aboyer.)

Giordano Bruno,

Brumg, col des Alpes Bernoises, qui fait communiquer les vallées de TAar et de Sarnen (1.000 m.), dans une région des plus pittoresques de la Suisse.

brunir v. a Rendre brun : brunir «ne voiture. Pohr : brunir l'or.Y.n. Devenir brun ; son teint brunit.

bruuisSdig’ô [nZ-s^-ye] n. m. Action de donner le poh a un métal : le brunissacje de l'anjent.

brunissant [ni-san], e adj. Qui brunit : cottleurs brunissantes.

brunissement [ni-se-man] n. m. Action de brunir ; le brunissement des cheveux.

brumsseur, euse \ni-seuv, eu-t celle qui brunit les métaux.

ej n. Celui,

brunissoir [ni-sotr] n. m. Outil pour polir les ouvrages d’or, d’ar-

El

at-

gent, etc. ; les brunis- (t ^

ioirs sont faits généra- W ijl

lement d'acier, d'aqate  -j

ou de sanguine. Brunis- l ^ iîl

soir d'agate, instrument i-''’ r*

employé pour donner de 1 éclat aux métaux et servant à la décoration du ven-e.

brunissure [?ii-

su-rcj n. f. Art du brunis- „

Seur. Poli donné à un Brunissoir,

métal par le brunissage. Façon donnée aux étoffes pour mieux assortir les nuances. Vitic. Maladie de la vigne, appelée aussi rougeole, roussi, etc., et qui est due a un épuisement des tissus. Maladie bacterienne de la pomme de terre.

Encycl. vitic. La brunissure, longtemps tnbuee a un champignon myxomycête, le plasmodiophora vitis et, d après les travaux les plus récents, à l'affaiblissement des ceps par la surproduction, se manifeste sur les feuilles par de petites taches brunes, qui s'étendent peu à peu pour ne laisser intactes que la marge du limbe et les nervures.

Bien quelle n'ait jamais atteint le degré de gravité du mildiou ou de 1 oïdium, la brunissure ne doit cependant pas vire négligée. Il convient, pour la prévenir ou en empeener la réapparition, d'augmenter la vigueur de la souche, de diminuer sa production, de pratiquer une taille courte et des fumures riches en sels potassiques.

Feuille de vijçne atteinte de brunissure.

En parlant d'une étoffe teinte, avoir une couleur tirant sur le brun, une teinte brunâtre.

Brunschwieg

(Léon), philosophe français, né à Paris en 1869. Editeur des œuvres de Pascal, membredeTAcadémie des sciences morales et politiques (1919).

Brunstatt

comm. du Haut-Rhin, arr. de Mulhouse;

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