‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 345 sur 1225 · WICK · texte numérisé non relu

WICK

Brunswick (maison de), maison princière allemande, remontant â Henri le Lion, duc de Saxe, qui se fractionna au cours des siècles en plusieurs branches : Lunebourg. Wolfenbuttel, Bevern, etc. Le dernier des ducs de Brunswick, Guillaume, est mort en 1884.

Brunswick (duc Charles-Guillaume de), général prussien (173.3-1806), m. près d'.tltona, chef des armées coalisées contre la France en 1792. H publia le fameux manifeste de Coblence. Vaincu à Valmy par Dumouriez et Kellermann en 1792, il fut battu par Davout à Auerstædt, où il fut moi’tcllement blessé.

Brunswick {manifeste de), nom que Ton donne au célèbi’e manifeste adressé par le duc de Brunswick ft la France, au nom des puissances coalisées '23 juin. 1792), et dont l'auteur était un émigré français, le marquis de Liniers. Cette pièce insolente, qui menaçait la France et surtout Paris d'une extermination générale si Louis XVI n'était pas rétabli dans la plénitude de ses droits, irrita les Parisiens et T.ksscmblée législative; elle provoqua la journée du 10-Août. V. Août.

Duc de Brunswick*

BRU

®,TU®C3nilDiUe, surnom de Deslauriers, comédien de 1 hôtel de Bourgogne, au xvii« s.

brusque (irus-Ael adj. (de Tifal. brusco, âpre). Prompt, subit: départ brusque. Vif: manières biu.sques. Rude, incivil : ton brusque. Ant. Lent, doux, patient, affable.

brusquembille ’brus-kan. il mll.’ n. f, du nom du comédien Biuscambille). Jeu de cartes qui se joue à deux et jusqu'à cinq joueurs. Nom donné aux as et aux dix, dans le même jeu.

— Encyci,, Si les joueurs sont en nombre pair, on se sert d'un jeu de 32 cartes ; s’ils sont en nombre impair, on retire deux sept, rouge et noir. A quatre, les joueurs peuvent s’associer deux contre deux et se communiquer leurs jeux. Les brusquembilles, as et dix, sont les cartes principales ; Tas l'emporte sur le dix. Le donneur, désigné par le sort, distribue trois cartes à chacun ; la dernière des trois cartes, qu’il garde, est Tatout. Son voisin de droite joue le premier une carte quelconque ; les autres joueurs répondent a tour de rôle par une carte de même couleur ; ils jouent un atout ou une autre carte, s'ils n ont pas la couleur. Quand un joueur fait une levée, il prend une carte au talon ; les autres l imitent. On continue ainsi jusqu'à l'épuisement du talon, puis on joue les cartes que Ton a en main. A la fin, chacun compte le point de ses levées et y joint ceux de ses brusquembilles.

L'as vaut onze points et se paye deux jetons ; le dix vaut dix points et se paye un jeton ; le roi, quatre points ; la dame, trois ; le valet, deux. Si Tun des as est coupé, celui qui Ta placé paye deux jetons à chaque adversaire. Le gagnant est celui qui a le plus grand nombre de points.

brusquement [brus-ke-man] adv. D’une manière brusque.

brusmier ^brus-ké] v. a, Traiter d'une manière brusque. Fig. Hâter, précipiter : brusquer un voyage. Attaque brusquée, attaque soudaine, faitiysans préparation ; coup de main.

brusquerie 'hrus-ke-rî] n. f. Action ou parole brusque. Ant. Affabilité, douceur, aménité.

Brusquet [ir«s-/ié](Jcan-Antoine Lombart, dit), fou de cour, né vers 1820, m. en 1365. H fut le fou de François I»», auprès duquel il remplaça Triboulet, puis de Henri II, François II, Charles IX.

Brusquet, personnage proverbial, dont le chien fut mangé par les loups la première fois qu'il alla au bois. Etre aussi chanceux que le chien à Brusquet, n'avoir pas de chance du tout.

Brusseghem, comm. de Belgique (Brabant arr. de Bruxelles) ; 2.300 h. '

brussoles [6î*«-so-/e] n. f. pl. Filets, rouelles, etc., accommodés en farces ou en ragoûts.

brut [brut’], e adj. (du lat. brutus, lourd, stupide). Qui n’est pas façonné: diamant brut. Sans éducation, sans culture : nations brutes. Eucre brut, non raffiné. Champagne bi~ut, très sec, c'est-à-dire très peu ou pas du tout sucré. Produit brut, produit global sans défalcation des frais, par opposition au produit net. Poids bnit, poids dont on n’a pas défalqué celui de l’emballage. Brut adv. ; ce boucaut de sucre pèse êOO kilogrammes brut. N. m. Nature de ce qui est inorganique. Etat de ce qui n'a subi aucune préparation, aucune défalcation, etc. : le net et le brut. Aist. Travaillé, dégrossi, affiné, poli, net.

Brut [Roman de), un des plus anciens et des plus curieux monuments de la vieille poésie française. C’est un poème en vers de huit syllabes, composé par Robert Waee d’après une chronique légendaire bretonne, que le bénédictin gallois Geoffroy de Monmouth avait traduite en latin (xii« s.). Le poème a pour héros un fabuleux Brutus, descendant d'Enée et prétendu ancêtre de la race bretonne.

briltâ,!^ ©• âllX adj. Tenant de la bête brute: instinct brutal. Fig. Grossier, emporté, féroce ; iirocédé brutal; force brutale. N. Personne brutale: un brutal. Pop. Canon. Ant. Poli, doux, galant, brutalement [man] adv. Avec brutalité.

brutaliser [ztf] v. a. Traiter brutalement : ne brutalisez personne. Rendre pareil à la brute.

brutalité n. f. Grossièreté, rudesse. Action ou parole brutale. Ant. Civilité, douceur.

brute n. f. (lat. bruta). Animal privé de raison. Fig. Personne grossière, sans esprit ni raison. Adjectiv. : béte brute.

brutier [ti-i\ ou mieux bruhier [bru-i£\ n. m. Oiseau 4e proie, que Ton ne peut dresser pour la chasse au vol.

Brutium [si-om'], partie de la Grande-Grèce, dans l'ancienne Italie, auj. Calabre Ultérieure. (Hab. Brutiens.)

Brutus [t«ss] (Lucius Junius), le principal auteur de la révolution qui expulsa de Rome les Tarquins et institua la république. Son histoire est en partie légendaire. Encore enfant, il avait vu périr son père et ses frères par ordre de Tarquin, et il n’échappa lui-mèrae à la mort qu’en contrefaisant l’insensé, d'où son nom de Brutus.

Ses fils ayant conspiré pour le rétablissement des Tarquins, Brutus, alors consul, n'hésita pas à les condamner à mort et présida à leur exécution. H périt dans un combat contre Aruns, un des fils du roi banni (508 av. J.-C.). On fait souvent allusion à Théro'isme qu'il montra en faisant passer ses devoirs de magistrat et de patriote avant ses affections de famille.

Brutus, tragédie en cinq actes et en vers, de Voltaire, représentée à la Comédie-Française en 1730.

Brutus condamnant ses fils à mort, tableau de Lethière, musée du Louvre .,1812). La scène se passe au Forum. Brutus, ayant a sa droite Collatin, son collègue, est assis sur une estrade. Derrière lui sont rangés les consuls et les sénateurs. Devant lui. deux licteurs emportent le cadavre de l'un de ses fils : l'autre attend le même sort. Vaste toile sur laquelle l'artiste a bien rendu Témotion de la foule et l'impassibilité dure de Brutus. (V. p. 308). — tes

Lucius JuuiuB Brutus.

BRU

Page 1