‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 356 sur 1225 · ART BYZANTIN · texte numérisé non relu

ART BYZANTIN

1. Feuillet d’un manuscrit byzantin du x' siècle (Bibliothèque nationale). — 2. Etoffe byzantine du xi« siècle. — 3. Couronne votive. — 4. Ascension d'Alexandre, bas-relief de Saint-Marc, à Venise. — S. L'archange saint Michel, feuille de diptyque British Muséum). — G. Flaque de reliquaire byzantin en ivoire (South Kensmgton.. — 7. Frise à llavenne. — 8. Ornement de l'église de Montmajour. — 9. La crucifixion, triptyque en iroire du cabinet des médailles. — 10. Reliquaire. — 11. Eglise Sainte-Sophie, à Trébizonde. — 12. Lettre de manuscrit. — 13. Miniature du manuscrit de Ilioscoride. — 14. l’iaque de marbre du dôme de Torccllo, prés de 4cnise. — 15. Le Christ couronnant Romain IV et Eudoxic (xi' siècle) : couverture de l'évangéliaire de Saint-Jean de Besançon (Bibliothèque nationale'. — 16. Sainte- Sophie Constantinople). — 17. Sarcophage, à Ravenne. — 18. Théodora et les femmes de sa cour (mosaïque du Saint-Vital, de Ravenne). — 19. Eglise des Saints- Apôtres, à Saloniquc. — 20. Olifant d'ivoire (xf siècle) provenant de Saint-Bénigne de Dijon. — 21. Cha]iiteau de Sainte-Sophie (Constantinople,. — 22. l’rocession

de saintes (mosaïque de Saint-Apollinaire le Neuf, de Ravenne (fragment,.

BUT

BZO

. butteur [bu-teur] n. m.

buttoir [/m (o!>

Petite chai'i'ue

Eour opérei' le uttage. Outil pour sculpter le bois.

buture ou

butture rim- „ .

tu-re] n. f. Tumeur à la jointure du pied d'un chien de chasse.

butyle n. m. Ch im. Radical C* H®, qui fonctionne dans un certain nombre de composés butyliques.

21 kil. de Vouziers ; 730 h. (Buzancéiens). Ch. de f. Carrières, tourbe. — Le cant. a 22 comm. et 5.870 h.

BUZenval [lan , cliâteau.prês de Paris; bataille meurtrière livrée aux Allemands le 19 janvier 1871, et où péi'irent le peintre Henri Regnau.t, l’explorateur Gustave Lambert, le colonel de Rochebrune, ancien commandant des Zouaves de la mort^ etc.

Buzet, comm. de Lot-et-Garonne, arr. et à 17 kil. de Norae; 1.280 h.

Buzeu (saint), évêque en Bretagne, né en Angleterre, m. en Bretagne (ix« siècle). Fête les 19 et 24- novembre.

butylène n. m. Nom donné à un des carbures d’hydrogène.

butylique adj. Se dit d’un certain nombre de corps composés, comme .les alcools butyliques, les aldéhydes butyliques.

butyrate n. m. Sel obtenu par la combinaison de l’acide butyrique avec une base.

butyreux, euse [re«, ett-t;ej adj. (dulat, butynim, beurre). De la nature du beurre.

butyrine n.f. (même étymol.qu’à l’art, précéd.'. Une des substances grasses qui constituent le beurre.

butyrique adj. (même étymol. qu’aux art. précéd.). Se dit d'un acide que produit le beurre.

butyromètre n. m. (du lat. butyrum, beurre, et du gr. métrou, mesure). Instrument servant à évaluer la richesse du lait en beurre.

bU’Vable adj. Qui peut être bu. .

bU’Vande n. f. Piquette (dialect.).

bU’Vant [pan], e adj. Qui boit : soyons bien buvants, bien mangiants. (La Font.)

bu’vard [var] adj. m. Papier ÔMuard, papier non collé, propre à absorber l’encre fraîche. N. m. Cahier relié, sorte de grand portefeuille contenant du papier buvard.

bu’vée [t)é] n. f. Breuvage pour les bestiaux, formé de son, de farine, etc., délayés dans de Teau.

buveri6 tri] n. f. Partie de plaisir où l’on boit Beaucoup. (On’ dit aussi beuverie.)

bU'Vetier [ti-e\, ère n.Personne tenant buvette. bU’Vette [te] n. f. Petit débit de boissons, d’aliments légers, qui se trouve dans les palais législatifs, les palais de justice, les théâti-es, les gares, etc. Dans les stations thermales, endroit où l’on va boire les eaux.

bU’veur, euse [eu-ze] n. Qui boit; un buveur d'eau. Ahsolum. Qui aime à boire du vin, etc.

Buveurs (les) [los Bnrrachos], chef-d’œuvre de ■Velasquez (kladrid). Bacchus, assis sur un tonneau et entouré d’une douzaine de francs buveurs, couronne un récipiendaire agenouillé (v. p. 308) ; — les Buveurs de punrh, célèbre ravure de \V. Hogarth ; — nombreux taleaux de Teniers.

buvoter [té] v. n. Boire à petits coups répétés.

buxacées \ buk-sa-sé\ n. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, dont le type est le genre buis (buxus). S. une buxaeée.

Buxlères-les-Mines, comm. de rAîlier, arr. et à 36 kil. de Moulins, près du Morgon ; 3.380 h. Ch. de f. Houille, tuilerie mécanique.

BuxtellUde (Bietrîch), organiste danois, né à ilelsingor (Danemark), m. à Lubeck (1637-1707). 11 se fît à Lubeck une immense renommée, comme organiste à l'église Sainte-Marie. Sa réputation était telle que J. -S. Bach, alor.s tout jeune et en résidence à Arnstadt, fît plusieurs fois le voyage à pied, de cette ville à Lubeck, pour entendre ce grand artiste et étudier sa manière. Buxtehude a laissé de nombreuses compositions pour l’orgue.

BuxtOU (Thomas Fowell), philanthrope et homme politique anglais, né à Castle- Iledingham, m . près d’Aylsham (1786-18Vo). Il mena de vives campagnes contre l'esclavage.

Buxtorf, famille allemande d'hébraïsants. — Le plus connu de ses membres est Jean, né à Camen, m. à Bàle (lo64-1629).

Buxy ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), arr.

et à 16 kil. de Chalon-sur-Saône ; 1.870 h. Ch. de f. P.- L.-M. Carrières. — Le cant. a 29 comm. et 14.680 h.

BuZOt [so] (François), député girondin à la Convention,' né à Evreux, m. près de Bordeaux (1760-1794). Il fut Tami de M»"® Roland et, après la m’oscriptioii de son parti, s’enfuit aux environs de Bordeaux, où il s’empoisonna. On trouva son cadavre et celui de Pétion ù moitié dévorés par les loups.

Byblos [ô/6s6'] ou Djebeil, v. de l’anc. Phénicie, au N. de Sidon. Centre du culte d’ Adonis.

BydgOSZCZj nom polonais de Bromberg.

Byng (George), amiral anglais, né à "Wretham, m. à Londres (1663-1733). Il commandait l’escadre qui prit Gibraltar en 1704- et gagna sur les Espagnols, en 1718, la bataille de Passaro. — Son fils ■Tohn, également amiral (170’.-1757), battu par l'amiral français La Galissonnière, fut, sous l'injuste pression de l’opinion publique, condamné à mort comme traître et fusillé sur son vaisseau.

Byng (George), général anglais, né en 1862. A commandé pendant la Grande Guerre la 3' armée britannique qui a repris Cambrai et refoulé les Allemands au delà de ilons (1918).

Byron [ba-i-

ron'] (John), célèbre navigateur anglais, qui découvrit plu sieurs îles dans les mers austi-ales ; m. à Londres (1723-1786).

Byron [ba-iron'] (George’ Gordon, lord), célèbre Lord Byron.

poete anglais, né a

Londres, m. à Missolonghi (1788-1824-) ;■ auteur de Childe Harold, poème magnifiquement descriptif, de poèmes orientaux tout vibrants de passion ( la Fiancée d'Abydos, le Corsaire, Lara), de drames

tourmentés et grandioses, comme Manfred, Caïn, de Don Juan, où l’ironie et le cynisme se mêlent à la grâce ou à la tendresse. Son génie impétueux, violent, comme son caractère et sa propre vie, a inspiré souvent les romantiques français. Epuisé par des excès indignes de son génie, il tenta un effort pour s’y arracher, et offrit ses services à la Grèce dans sa lutte contre la Turquie ; mais Tair pestilentiel de Missolonghi affecta sa santé, et la fièvre l’enleva en 1824.

buyse o u buySSG n. f. Petit bâtiment hollandais pour la pèche aux harengs . (On dit aussi bdsciie.)

Buysse (Cy-

r i e 1 ) , romancier flamand, né à Nevele ( Belgique ) en 1839. (Le Droit du plus fort, Surstim corda, etc.)

Au théâtre il a donné ; la Famille van Paenicl, les Emigrants, le Soir des rois, etc.

Buzançais [sè], ch.-l. de c, l indre), arr. et à 23 kil. de Châieauroux, sur l’Indre ; 4.840 h. (Buzançalens). Ch. de f. Orl. Tanneries, grains. — Le cant. a 10 comm. et

Buzancy, ch.-l. de c. (iVrdennes), arr. et à

byronien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui a du rapport avec l’imagination , le style de Byron.

byronisme [nis-me] n. m. Romantisme hyronien.

byrrh n. m. Marque de fabrique particulière, servant à désigner un vin rouge, à base de quinquina et de substances amères, qui se prend comme tonique et apéritif.

byrrhe n. m. Genre d’insectes coléoptères clavicornes, comprenant une trentaine d’espèces de taille assez grande. (Les byrrhes sont arrondis, globuleux, gris ou roussâtres, parfois dorés, très répandus en Europe, dans les lieux secs.)

Byrsaj célèbre citadelle de Carthage. Selon une légende, Didon aurait obtenu des Africains la permission de prendre tout le terrain que pouvait couvrir une peau de bœuf ; la reine aurait fait couper la peau en fines lanières et en aurait entouré le pied de la colline de Byrsa. Cette légende vient de ce que bursa signifie, en grec : cuir, peau de bœuf.

byssacées [bi-sa-sé] n. f. pl. Famille de plantes cryptogames, du groupe des lichens. S. une byssacée.

bysse [ùi-s^ ou byssus n. m. !gr. bus-

sûs). Sorte d’étoffe fine, faite de fibres vogéiales et 1res estimée des anciens. Zool. Ensemble dos fils soyeux que secrète une glande située dans le pied de certains mollusques lamellibranches et qui leur sert à se fixer.

byturo n. m. Genre d’insectes coléoptères clavicornes, renfermant de petites formes allongées et roussâtres, propres à l’hémisphère boréal : le byture, abondant en Europe, est parfois nuisible aux framboisiers.

Byzance, ancien nom de Constantinople. (Hab. Byzantins.) \. Constantinople.

Byzantin, e, originaire ou habitant de Byzance.: les Byzantins. Adjectiv. : histoire byzantine. Empire byzantin, empire d’Orient. (V. l’art, suiv.) Style byzantin, architecture byzantine, particuliers aux architectes de l’empire d’Orient. Discussions byzantines, oiseuses et intempestives. (Les historiens rapportent qu’au moment où Constantin Dragasès, le dernier successeur de Justinien, défendait la ville sur les remparts, les moines de Byzance se livraient âprement à de futiles discu-ssions sur un point de discipline intérieure ou de théologie.) N. f. La Byzantine, collection de sources historiques, l'elatives à l’empire grec d’Orient. CV. Tart. suiv.)

— Encycl. Art byzantin. Issu d’une combinaison des procédés de l’art gréco-romain et des influences orientales, il prit sa physionomie particulière au vie siècle, sous Justinien. Son type est l’église de Sainte-Sophie, bâtie de 532 à 637 à Constantinople, et que caractérisent les lignes coui’bes, son immense coupole, sa luxueuse décoration de mosaïques a fonds d’or, la dentelle de pierre de ses chapiteaux. Citons encore Saint-’Vital de Ravenne, Saint-Serge et l’église des Apôtres, à Constantinople. Le même luxe élégant apparaît dans les miniatures et dans la sculpture sur ivoire. Sur son déclin, Tart byzantin se fixa dans des formes sèches, dures, hiératiques, soumises à des règles minutieuses. Il a exercé au moyen âge une puissante influence, surtout en Orient.

Byzantin (empire) ou Bas-Empire, nom donné à l’empire romain depuis Constantin, et à l’empire d’Orient depuis Théodosq jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs, en 1453. On sait qu’alors Constantinople portait le nom de Byzance.

L'empire byzantin, travaillé par des vices intérieurs (absence d’une loi précise réglant la transmissson du pouvoir, confusion entre les mains de l’empereur de l’autorité politique et religieuse), a compté pourtant plus de mille ans d'existence, résisté souvent avec succès aux barbares du Nord et de TOrient, et brillé du vif éclat d’une civilisation raffinée. On peut distinguer dans son histoire un certain nombre de périodes :

lo Le gouvernement de la famille de Théodose et des empereurs de la maison de Thrace (395-618). Tandis que l’Occident s'ouvre aux dévastations des Barbares, l'empire by^ntin maintient le prestige qu’il doit à l’existence de Rome ; et l’Eglise d'Orient, qui s’épuise en stériles discussions, abdique aux mains du prince la conduite des affaires ecclésiastiques.

2» Les empereurs de la maison justinienne (518- 610). Cette période, est dominée par les tentatives parfois heureuses de Justinien pour restaurer Tunité, l’administration et la législation romaines.

3« Les empereurs de la famille d’Héraclius (610- 717). C’est le moment où les discussions religieuses deviennent le plus âpres, tandis que la Palestine, la Syrie, la Mésopotamie, l’Egypte, Chypre, Rhodes, tombent aux mains des Arabes.

4“ Les empereurs de la dynastie isaurienne (717- 867). Léon III et Constantin l^V, princes énergiques, sauvent l’empire de l’invasion arabe, entament la querelle des Iconoclastes, mais perdent l’Italie.

5» Les empereurs de la dynastie macédonienne (867-1057). Ces souverains actifs, qui luttent avec énergie contre les Turcs, délivrent l’Asie Mineure de Tislam, étendent l’influence byzantine chez les Bulgares, les Serbes et les Slaves du Nord, mais volent s’accomplir la rupture religieuse avec la papauté. Suit une période d’anarchie (1057-1080).

6“ La dynastie des Comnènes (1080-1204), qui voit s'accomplir les croisades, grâce auxquelles se constitue l’empire latin.

7» L’empire latin (1204-1261), qui lutte péniblement contre les Turcs et l’empire valaquo-bulgare.

8“ Enfin, la période de décadence finale (1261-1453), qu’achève la prise de Constantinople par les Turcs.

Byzantine (la), collection des historiens grecs qui ont écrit les annales de l’empire d’Orient depuis Constantin jusqu’à la prise de Constantinople (1453). On distingue la Byzantine du Louvre, entreprise sur Tordre de Louis XI’V et la Byzantine de Bonn, commencée sous la direction de Niebuhr (1828-1897).

byzantinisme Vnis-me] n. m. Tendance à s’occuper de questions frivoles et subtiles, par analogie avec les disputes religieuses et mesquines auxquelles se complaisaient les Byzantins de la décadence. Ce qui résulte de cette tendance.

ByzaS [sass^, fondateur légendaire de Byzance, où il établit, en 657 av. J.-C., une colonie de Mégariens.

bzet [bzé] n. m. Nom sous lequel les agriculteurs de certaines régions désignent une légumineuse, plante vivace, dont le nom scientifique est lathyrus tuherosus.

Bzoura ou Bzura, rivière de Pologne, affluent gauche de la 'Vistule, qui se jette dans ce fleuve à Viszogrod. Longueur du cours : 155 kilom. Victoire des Russes sur les Allemands le 6 novembre 1914. La Bzoura est un des quatre cours d'eau d'où la balaille un peu postérieure « des Quatre Rivières »

(5 décembre 1914) tire son nom.

[sé ou se] n. m. Troisième lettre de l’alphabet, et la deuxième des consonnes : un grand C, un petit c. (Le C et ie G proviennent tous deux du T {gamma) grec ; la filiation graphique en est semblable à celle des auti-es lettres de l'alphabet.

Considéré comme si^e graphique, le C prend différentes formes, soit dans l'écriture, soit dans l'impression ; on distingue le C majuscule et le c minuscule. Il subit en outre de nombreuses modifications, suivant que le caractère est de l'anglaise, de la ronde ou de la ba-

ÉCRITÜRES MODERNES

^ C (Z c (Zc

Anglaise

Ronde

Bâtarde

tarde, de la coulée ou du romain, de l'italique, de la normande, de l'égyptienne, etc.

Devant les voyelles a, o, u, devant une consonne ou à la fin d’un mot, c se prononce comme k : cacao, crime, échec, c, marqué d’une cédille ou placé devant e, i, y, se prononce comme s : François, citron, cygne. Numer. C, chiffre romain, vaut 100 ; mais, précédé d’un X (XC), il signifie 90. Sur les monnaies modernes, C désignait d'abord Saint-Lô, puis Caen ; ce figurait l’hôtel de Besançon. Musiq. Lettre servant à désigner la note ut.

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