C., abréviation de cent, commandeur, compte, etc
Cj symbole chimique du carbone.
Ca, symbole chimique du calcium.
Ca, abréviation de centiare.
pr. dém. contr. pour cela : donnez-moi ça.
{Fam.)
, Cà (lat. ecce hac) adv. de lieu. Ici : viens çà. Cà et là loc. adv. De côté et d'autre : courir çà et là. Ç'à, or çà,ah çà interject. : çà, déjeunons ; or çà.répondez...
Caaba, Caba ou Kaaba, temple de La Mecque, de forme cubique, où, avant Mahomet, les tribus arabes ^vaient leurs idoles et qui, d après la légende, avait été construit par Abraham. On y vénérait en particulier une pierre noire qui, suivant la tradition, était d'abord fixée dans le ciel, et fut en- ^nte apport^ par l'archange Gabriel dans la Caabaa, On la considérait comme le centre de la terre : les péchés des hommes 1 avaient noircie. Lorsque Mahomet s'empara de La Mecque (630) et y fit briser toutes les images qu'on y adorait, il respecta la Caaba et recommanda même à tout musulman de venir l'adorer au moins une fois dans sa vie.
caama n. m. (de haama, n. hottentot). Espèce de grande antilope, habitant l'Afrique du Sud, cab n, m. (mot angl,). Sorte de cabriolet à deux roues, d'origine anglaise, où le cocher est sur un siège élevé, placé par derrière. Nom donné improprement à une voiture française à quatre roues et où le siège du cocher est à l'avant.
cabalaiit[toi],
e adj. Qui cabale, qui aime à cabale r,
cabale n, f, (de l'hébr. kahbalah, tradition). Chez les Juifs, interprétation mystérieuse de la Bible, transmise par une chaine continue d'initiés. (En ce sens, prend une majuscule,) Art chimérique de com mercer avec les esprits. Ensemble des partisans d'une doctrine, d'une colerie. Menée, intrigue : former des cabales. S'est dit en particulier de l'association formée pour faire tomber une pièce de théâtre ; la cabale de Phèdre éloigna Hacine du théâtre.
— Encycl. Elaborée dans les deux siècles qui pré cédèrent le christianisme, exposée dans les livres tels que le Sephir-Jetzira et le Zohar, la Cabale est littérale et numérique ; elle attribue un sens symbolique aux caractères de l'alphabet et aux chiffres et en interprète les combinaisons. La Cabale a exercé une grande influence non seulement sur le judaïsme, mais sur l'esprit humain en général : elle a compté parmi ses adeptes : Philon, Avicenne, Raymond Lulle, Pic de La Mirandole, Paracelse, Reuchlin, etc. Elle a fini par donner dans la théurgie et la magic.
Cabale {ministère de la), sobriquet donné à l'un des ministères les plus impopulaires qu'ait eus l'Angleterre, sous le règne de Charles II (de 1669à 1673), d'après les initiales des noms des principaux membres : Clifford. Arlington, Buckingham. Ashlcyet Lauderdale. Sa politique (royauté absolue, abaissement du presbytérianisme, alliance avec la France; heurtait en effet les sentiments les plus chers aux Anglais. CAbaler [lé] v. n. Comploter, faire des cabales. CAbalette [lé-te] n. f. Phrase musicale, courte et mélodieuse, qui se grave facilement dans la mémoire, cabaleur, euse [eu-ze] n. Qui cabale.
Cabaliser [zé] v. n. Exercer l'art de la cabale, cabalisme [ffs-me; n. m. Senlilhent de celui qui suit la cabale.
CabaliSte [f/s-fej n. Personne versée dans l'art de la cabale.
CabaliStiqUD [Us-tî-ke] adj. Qui a rapport à la cabale, à la magie : livres cabalistiques. Obscur, mystérieux, incompréhensible ; signe cabalistique.
cabalistiqueniDIlt ’Jis-ti-ke-man adv. D'une manière cabalistique.
cabStllQro [bal- té ou, à l'cspagn., inï. n. m. (mot
Officier revêtu du caban.
esp. signif, cavalier). En Espagne, autrefois, membre de la petite noblesse dispensée de l’impôt, mais à la condition de servir à cheval. En français, par plaisanterie, monsieur quelconque. PI. des cabatleros [ross].
Caballero (Cecilia Bœhl d’Arrom, dite Fernan), créatrice du roman de mœurs en Espagne, née â Morges(Suisse), m, à Séville (1797-1876) ; auteur de Elia, ta Famille Alvareda, etc.
Caballero (Manuel Fernandez), compositeur espagnol, né à Murcie en 1835, auteur de zarzuelas.
CaballiU adj. m. (du bas lat. caballus, cheval). Pharm.
Se dit d'une variété d'aloès, employée dans l’art vétérinaire.
caban n. m. (esp. gaban).
Surtout à manches et à capuchon, employé principalement pas les marins.
cabanage n. m. Endroit où l’on établit des cabanes. Action de cabaner.
cabane n. f. (lat. vulg. capanna). Maisonnette, hutte, baraque, bicoque, réduit chétif, abri : cabane de berger, de chasseur. Réduit destiné à des animaux :
cabane à lapins.
,cabaneau [nô] n. m.
Petite cabane pour loger à terre les équipages des morutiers.
Cabanel (Alexandre), peintre français, néàMontpellier.m.àParis (1823-1889); peintre d'histoire et surtout portraitiste d’un dessin très sûr et d'un coloris agréable ; membre de l'académie des beaux - arts.. Principales œuvres: la Mort de iloïse, le Poète florentin.
, cabaner [né] v. n. Vivre sous des cabanes. Disposer des branches (de genêt, de bruyere, etc.) en forme de hutte, dans les cases, pour que les vers à soie y filent leur cocon.
Cabanès (Augustin), médecin et historien français, né à üourdon en 1802 ; a cherché dans ses ouvrages {le Cabinet secret de l'histoire, les Indiscrétions de l'histoire, etc.) à résoudre des problèmes historiques à l'aide de données biologiques.
Al. Cabanel.
CAB
CAB
Câ>l3d>lllS [niss] (Georges), médecin français, né à Cosnac (Corrèze), mort à Ilueil (1757-1808) ; ami de Mirabeau, de Condorcet, de Siéyès, sénateur de l’Empire. Philosophe sensualiste, disciple de Locke et de Condillac, il publia le Traité du physique et du moral de l'ïiomme, qui eut une influence considérable.
Cabannes (Les), ch.-l. de c. (Ariège), arr.
et à 21 kil. de Foix, sur l'Ariège ; 480 h*. Ch. de f.
Midi. Forges. — Le cant.
a 25 comm. et 5.250 h.
Ch. de f.
Cabannes, comm.
des Bouches-du-Rhône, arr. et à 55 kil. d’Arles ;
cabanon n. m. Petite cabane. En Pro- Cabanis,
vence, petit pied-à-terre
à la campagne. Cellule pour les criminels dangereux et les fous furieux.
cabéru n. m. chien sauvage d’Afrique.
Cabestaing (Guillaume de\ troubadour du xiiie siècle. Il aimait Tricline Carbonnel, femme du seigneur de Seillan. Celui ci tua Cabestaing, dont il
fit manger le cœur à sa femme. « Puisque j’ai mangé de si noble viande, dit celle-ci en l'apprenant, je n'en mangerai jamais d'autre», et elle se laissa mourir de faim (1213). Cette aventure a inspiré Boccace dans un de ses contes.
Câ>best£in (èès-fan] n. m. (m. provenç.). Treuil vertical à barres horizontales, mù à bras d'hommes ou mécaniquement, pour rouler ou dérouler un câble, haler les fardeaux, etc. : on lève l'ancre des navires au moyen du cabestan.
— Encycl. Le cabestan se compose d'une mèche en fer, d’une cloche en bois, autour de laquelle on enroule les cordages, d'\m chapeau percé de trous pour recevoir les bouts des barres, d'une couronne en fonte servant à virer les chaînes du bord. Le cabestan est double ou triple, quand la mèche porte deux ou trois cloches. On vire un cabestan au moyen de barres engagées par un bout dans le chapeau. Des linguets fixés à la partie inférieure de la cloche arc-boutent contre les butoirs, quand le cabestan tourne en sens inverse de son mouvement normal.
Cabestauy, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 7 kil. de Perpignan, près de l’étang de Saint- Nazaire ; 1.460 h.
Cabet [6é] (Etienne), publiciste français, né à Dijon, m. à Saint-Louis (Missouri) [1788-1856] ; auteur d une célèbre utopie communiste, exposée dans le Yoynye en Jcarie. Il tenta, sans succès, de réaliser ses théories en fondant au Texas, puis en Illinois, une cité modèle.
Cabet (Paul), sculpteur français, né à Nuits, m. à Paris .ISlo- 1876); auteur d’une belle statue de la Résistance (à Dijon).
C abeza del
Buey, V. d'Espagne ( Estrémadure, p r o v . de Badajoz) ; 9.000 h.
cabiai [bi-è] n.m. Genre de mammifères rongeurs, qui vivent au bord des fleuves de l’Amérique du Sud.
— Encycl. Les cabiais sont les géants des ron
cabarer [réj v. a. Dans les brasseries, transvaser le moût à l'aide d'une pompe ou d'un seau.
cabaret [V’è] n. m. Lieu où Ton boit, où l'on achète des boissons spiritueuses au détail. (S’emploie souvent en mauv, part.) Pilier de cabaret. client assidu des cabarets ; ivrogne. Cabaret borgne. débit mal tenu, mal famé.' Restaurant élégant : vive^irs qui vont souper au cabaret. Petite table, plateau supportant des tasses, des veiTes à liqueurs, etc., assortiment de ces ob-
Cabaret.
jets : un cabaret en baccarat. Bot. Nom vulgaire du genre asaret. Cabaret des oiseaux, nom vulgaire de la cardère sauvage. Zool. Nom vulgaire de la linotte.
— Encycl. Dr. Y. boisson, débits de boisson.
— Mœurs et coût. Certains cabarets de Paris furent autrefois célèbres : « la Pomme de Pin » où fréquentèrent 'Villon, Rabelais, Théophile, etc. ; « le Mouton blanc », où Racine écrivit les Plaideurs ; le cabaret de la mère Saget, où se réunissaient "Victor Hugo , Raffet , Alexandre Dumas.
Les « cabarets artistiques » , d’abord lieu de réunion de littérateurs et d'artistes, sont devenus des établissements intermédiaires entre le café-concert et le petit théâtre. Ils sont pour la plupart situés à Montmartre ; les plus connus sont : le Chat noir, le Cabaret des Quat'-z-arts, la Lune rowsse, la Boîte à Fursy^ etc.
Cabaret ( Seines de ) , sujets nombreux traités en peinture, et souvent avec beaucoup de talent, par David Teniers {Cabaret flamand, Dresde : Cabaret près d'une rivière et Intérieur de cabaret, Louvre) ; par Adrien Brauwer [Intérieur de cabaret. Bruxelles; ; par Adrien Van Ostade [Cabaret hollandais,
Dresde).
cabaretier ère n. et adj.
Qui tient cabai'et : une cabareiière; poète cabaretier.
CabarniS (François, comte de), financier
espagnol, d’origine française, né à Bayonne (1752- 1810). Il représenta l’Espagne au congrès de Rastadt. — Sa fille,
Teresia ou Thérésa, épousa le conventionnel Tallien , puis le prince de Chimay. V. Tallien.
cabas [b a] n. m. (du lat.
capax. qui contient). Panier plat en paille, en laine, etc. Panier de jonc pour raisins secs, figues, etc.; son contenu. Chapeau de femme, à passe non relevée ; chapeau quelconque de femme, déformé.
cabasser [ka-ha-sé] v. a. (rad. cabas). Cacher. Amasser. Voler, Tx'omper. (Vx.)
cabasset [fta-séj n. m. (de cabas). Casque du xvie siècle, sorte de bassinet sans visière.
cabasson \baso?i] n. m. Chapeau de femme, démodé.
Cabat (Louis-Nicolas) , peintre français, né et m. à Paris (1812-1893) ; un des promoteurs de l’école moderne du paysage:
l' E tan a de Ville d'Avray. la Corne-aux- Loups. etc. Il fut nommé, en 1878, directeur de l'Académie de France à Rome.
Cabbé-Roquebrune, comm. des Alpes-Maritimes, arr. età2G kil. de Nice ; 3.300 h. Ch.de f. P.-L.-M.
cabécère n. m. (du poi-tug. caheoa, tête, chef). Nom sous lequel on désigne, au Dahomey, certains chefs de village ou personnages influents.
cabèche n. f. Arg. Tête, cabecilla n. m. (m. esp.). Chef de bande
dans les guerres civiles, en Espagne, et dans l’Amérique du Sud.
Cabôl (Adrian Van deri, peintre, paysagiste et graveur hollandais,né à Ryswick,m.à Lyon (1631-1698;.
cabôrnôt [bèr-nè] n. m. Cépage rouge cultivé dans le sud-ouest de la France, et dont il existe deux variétés principales : le cabernet franc et le cabernet sauvignon, qui sont d'une maturité relativement tardive.
Cabas.
Cabaret, d’après Teniers.
geurs ; ils atteignent i™,30 de long et 0™,50 de haut. Leur chair est assez fine.
cabillaud [6i, il mil., ü] ou cabliau [0] n. m. (holl. kaheljau). Morue fraîche.
Cabillauds [faction des), faction aristocratique hollandaise du xive siècle, opposé à celle des Ha^neçons. Elle fut détruite en 1492 par Maximilien d'Autriche. Le résultat de cette guerre civile fut l'abaissement de la noblesse et Télévation de la bourgeoisie.
cabillet [bi, U mil., é] n. ni. Instrument dont le paumier se sert pour empêchér les raquettes de se déformer pendant qu’il les fabrique.
Cabillot Il mil., o] n. m. (prov. cabilhot). Mar. Cheville de bois dur ou de fer, autour de laquelle on amarre un cordage.
cabiilotter [bi, il mil., o-ïê] v. a. Fixer un cabillot dans l'œil dé la manœuvre correspondante.
Cabinda, enclave portugaise de la côte orientale d’Afrique ; 4.0U0 h. V. pr. Cabinda. Ivoire.
cabine n. f. (de l’angl. cabin, de même orig. que le français cabane). Chambrette à bord d’un navire. Logette où un baigneur se déshabille. Réduit spécial : cabine téléphonique.
— Encycl. A bord d’un bâtiment du commerce, les cabines sont construites en dedans des murailles de l’arrière. A bord des bâtiments de guerre, les cabines des maîtres sont placées dans les entreponts des frégates et les faux ponts des vaisseaux. Elles contiennent une couchette appuyée à la muraille, et, quelquefo i s , deux couchettes sup e r p o s é es.
Les cabines des transatlantiques sont aména¬
gées comme de véritables chambres.
cabinet [nè] n. m. (de cabine). Petite chambre :
cabinet de toilette. Cabinet noir.
sans fenêtre.
Cabinet d'ui-
Cabinet s,).
net, water-closet. Cabine d’un établissement de bains : garçon de cahfncts. Bureau : le cabinet du directeur. Étude de notaire, d'avocat, d'homme
d’affaires : cabinet fort achalandé. Le gouvernement, le ministère : la politique du cabinet Polignac amena la Révolution de 1830. L’ensemble dea collaborateurs immédiats d’un ministre : attaché de ca.binei. Collection scientifique ou artistique ; cabinet d'histoire naturelle ; cabinet d’esiampes. Petit buffet à compartiments : cabinet de laque. Berceau de verdure. Cabinet de lecture, salle où l’on donne à lire des journaux, des livres. Homme de cabinet, que sa profession oblige d'y travailler.
Cabinet noir, bureau secret de Thôtel des postes où l’on violait le secret des lettres. Il avait été établi par Louis XIV. Le mot a souvent servi depuis à désigner des institutions ou des procédés analogues.
C3ibioll n. m. Sucre épaissi et concentré de manioc, servant de condiment.
C^birCS, divinités mystérieuses de la haute antiquité, adorées en Egypte, en Phénicie, en Asie Mineure et en Grèce, sortes de génies de la nature matérielle, d’origine orientale, particulièrement à Lemnos, à Samothrace, etc. S. un, une Cabire.
6àbla<g[e n. m. opération qui réunit, en les tordant, des brins de fil, de laine, de colon, etc.
câble n. ^m. (prov. cable capulum). Grosse corde : les câbles de la marine. Faisceau de fils métalliques protégé par des enveloppes isolantes, qui sert à la télégraphie ou à la téléphonie souterraine ou sous-marine : le preinier câble transatlantique fut jeté entre la France et VAmériqxie en i866. Encablure : navire mouillé à dix câbles de la côte. Fam. Dépêche téfégraphique envoyée par câble sousmarin.
— Encycl. Tech. Les câbles ordinaires se font j généralement avec du chanvre, et aussi avec de l'aloès de Manille). (V.corde, etcoRDERiE.) Les câbles métalliques, en fils de fer ou d’acier, ont souvent une âme en filin, ce qui les rend plus flexibles. La grosseur des fils métalliques varie de 16 à 40 dixièmes de millimètre ; on en fait d’abord un toron en les tordant à gauche; ces torons s'assemblent ensuite en les tordant à droite, c'est-à-dire dans le même sens que les aussières et au nombre de 4 ou 5. Les câbles sont généralement ronds, mais on en confectionne aussi de plats, afin d’éviter les tournoiements et l’allongement. Ils sont formés par l'ensemble de petits câbles accolés et réunis par des coutures ; on les emploie de préférence dans les mines. Les câbles ronds I servent à l’installation des ponts suspendus, pour le transport de la force à distance, etc. La durée des câbles métalliques est plus considérable que celle des câbles en chanvre ; leur résistance est triple.
— Télégr. Le câble se compose d’une âme en fil de cuivre, revêtue de matière isolante : soie, gutta, coton, etc., avec ou sans armature métallique. Les câbles munis d'armature sont employés surtout dans la télégraphie sous-marine. Les premiers essais de câbles sous-marins datent de 1840 avec Wheatstone, Le premier câble entre la France et l'Angleterre fonctionna en 1851. En 1858 fut échangé le premier télégramme entre Terre-Neuve et l'Europe. En 1869, fut aménagé le câble de Brest à Saint-Pierre- Miquelon. L’Algérie communique avec la France depuis 1887 par cinq câbles, dont trois français. Câble [le), comédie de Plaute ; pièce touchante et morale, vivement conduite (ne s. av. J.-C.),
Câbléÿ e adj. Qui présente la forme d'un câble : moulure câblée.
^ câblé n. m. Gros cordon, formé de fils tordus en câble, pour soutenir les tableaux, les tentures, etc.
câblCâXl [êZdj ou càblot '[blo] n. m. Câble, amarre de médiocre grosseur.
câblée n, f. Syn. de encablure.
câbler \hlé\ v. a. Tordre plusieurs cordes ensemble pour n'en faire qu’une : câbler les aussières. Télégraphier par câble : câbler une victoire.
câblîârll [6] n. ni. Corde qui sert au halage des bateaux sur les fleuves.
Cciblière n. f, pierre qui sert à retenir sur le sable une ligne de fond
Càblograninie [gra-me] n. m. (de câble, et du gr. gramma, écrit). Dépêche télégraphique, transmise par un câble : envoyer un câblogramme.
caboebard. [c/iarl, e adj. et n, Se dit d’un homme ou d'un animal entêté : jument cabocharde.
! eaboebe n. f. (du lat. caput, tête). Fam. Grosse tète. Comm. Clou à tête large et ronde.
cabocheur n. m. (de caboche). Garçon boucher dont la fonction est de fendre les têtes de mouton pour en extraire la cervelle.
caboebien, eniie[c/ii-m, è-ne] adj. Qui concerne les cabochiens.
Cabochiens [faction des), faction populaire du parti bourguignon, sous Charles VI, ainsi nommée du nom de son chef Caboche, boucher de Paris.
(On doit à cette faction Vordoriyiance cabochienne [1413], qui contient d'importantes réformes administratives, financières et judiciaires.)
caboebon n, m. 'de caboche).
Pierre précieuse, polie, mais non taillée. Clou de cuivre doré, argenté, bronzé, à tête décorée, et que l’on emploie en ameublement.
Cabo-Rojo, V. de File de Porto-Rico Œtats- I.'nis) ; 18.000 h.
cabosse [èo-se] n. f. Pop. Meurtrissure; bosse. Bot. Nom donné au fruit du cacaoyer.
cabosser
[bo-sé] v.a.Bosseler : cabosser son chapeau.
cabot ou r w . ,
chabot [6o]
n. m. Nom vulgaire de différents poissons de racr et d’eau douce, notamment du muge cêphale ou muge à grosse tête, du chabot de rivière ou têtard, du cotte, du chevesne commun, etc.
cabot [ùo] n. m. Pop. Acteur (en mauv. part). Arg. Chien. Arg. milit. Caporal.
Cabot [ùo] (Jean), né peut-être à Gênes vers 1451, m. vers 1498, et Sébastien, son fils, né à Venise vers
CAB
CAC
1470, m. après l.'î.'îS. navigaleurs célèbres, qui vécurent sous Henri VII et Henri VIII rois d'Angleterre, et qui découvrirent Terre-Neuve et le Canada en 1497.
CabotagB n. m.
(de l'esp. cabo, cap).
Navigation marchande à courte distance des côtes et spécialement entre les ports d'un même pays, par opposition à la navigation au loni/ cours.
— E.ncyci,. ilr.conttn.
La loi. en France, distingue : la navigation au long cours, le cabotage international et le cabotage français. sébartien Cabot.
Elle réputé voyages
au cabotage international ceux qui se font en deçà des limites assignées aux voyages au long cours ; ils ont lieu entre les ports français (y compris l'Algérie) et les ports étrangers, ainsi qu'entre les ports étrangers. Elle réputé voyages au cabotage français ceux qui sc font de ports français b ports français, y compris ceux de l’Algérie, et distingue : le •petit cabotage (entre ports français de la même mer) et le grand cabotage (entre ports de l'Océan et ports de la Méditerranée). Les capitaines qui naviguent au cabotage sont appelés depuis 1909 capitaines au cabotage, au lieu de maîtres au cabotage , comme on les nommait auparavant.
caboter [té] v. n.
Faire le cabotage.
caboteur ou cabotier [ti-é] adj. et n. m. Bâtiment, marin qui fait le cabotage :
•navire caboteur ; un caboteur.
cabotlère n. f. Bateau normand plat et long, sur la Seine.
d'Eugène Sue. C'est un artiste facétieux, qui Joue de mauvais tours à M. Pipelet, son concierge.
cabriot [o] n. m. chariot à vapeur, pour le transport des matériaux dans une ville forte.
Cabrol (dom Fernand), bénédictin et érudit français, né à Marseille en 1856 : auteur du Livre de la Prière anticjue, et créateur d'un Dictionnaire d'archéologie chret'ienne et de liturgie.
Cabroün.m. Peau de chevreau. Outil pour brunir, cabrouet [brou-c] n. m. Petite charrette à deux roues. Syn. de
DIABLK.
cabrouéter
[té] v.a. Transporter avec le cabrouet.
cabrouétier
[ti-é] n. m. Conducteur d'un cabrouet.
cabus,7m] adj.
in. Sc dit d'une variété de choux, formé d'une tète ronde à feuilles serrées : chou cabus. (On dit aussi pommé.)
Chou cabu9
Cable 1 1. Ordinaire, en chanvre ; 2. Atjrien, pour le lran.^porl des bennes; 3. Aérien, pour le transport des bois en grume; Càhles-chaînes ; 5 Soulerraio. avec enveloppe d'asphalte; 6. Sous-irann: 7. Suuâ ploinl) : îi* Pose d'un câble dans une tranchée.
cabussière [in-st] n. f. L’ilet qui sert à capturer les canards sauvages.
caca n. ra, (du lat. cacare, évacuer des excréments). Dans le langage des enfants, excrément ; faire caca. Tout ce qui est mauvais, sale, nuisible : ne mange pas cela, c'est du caca.
Cacaber [bé] v. n. crier, en parlant de la perdrix. Cacaboson [zon] (à) loc. adv. Dans l'état d'une personne accroupie ; se tenir à cacaboson.
cacade n. f. (ital. cacata). Décharge du ventre. Fig. Entreprise folle. Echec ridicule.
cacalluètc n. f. Nom vulgaire des fruits de l'arachide. (On dit aussi cacahuate [ou-a-te].)
cacalic [l{] n. f. Genre de composées, considéré comme section du genre seneçon.
cacao n. m. (m. esp., emprunté du mexicain). Amande du cacaoyer, qui sert à faire le chocolat. Poudre de cacao dégraissée, que l'on fait dissoudre dans du lait ou de l'eau : une tasse de cacao. Beurre de cacao, substance grasse extraite du cacao.
— Encyol. On distingue dans le commerce plusieurs sortes de cacaos, suivant les pays imi les produisent [cacaos carague, du Mexique, de Guayaejuil, de la Trinité, de Para ou de Maragnon, de la Guyane, etc.). On extrait, du cacao, du beurre de cacao, et en broyant les amandes on obtient une pâte qui s’emploie pour la fabrication du chocolat. Le cacao est légèrement excitant, par suite de la présence de la théobromine, substance très voisine de la caféine.
cacaoyer [o-ié] ou cacaotier [ti-é] n. m. Arbre d’Amérique, famille des malvacées, qui produit le cacao, et qui peut atteindre 10 mètres de hauteur.
— Encycl. Le I cacaoyer (theobroma cacao) ^ est un arbre de 4 à 10 mètres de hauteur, dont le fruit, dit vulgairement cabosse, a la forme d'unconcombre, et contient de 25 à -40 graines.
Les g rai ne. s.
grillées et pulvérisées, constituent le cacao. Le cacaoyer est originaire du Mexique, mais il est cultivé dans toute l'Amérique équatoriale et quelques parties de l'Afrique et de l'Asie. Il faut au moins quatre à cinq ans, avant qu'une cacaoyère commence à produire.
cocaoyère [o-iè-re] ou cacaotière n. f.
Terrain planté de cacaotiers.
C£ica<rd6r [de] v. n. Se dit du cri de l'oie : l'oie cacarde.
CâiCâ'tOÎs [toi] n. m. (malais kakatoua). Oiseau de la famille dés perroquets, qui habite ITnde, la Malaisie, la Nouvelle-Hollande : le cacatois appr-'nd difficilement à parler. (On dit aussi cacatoès et KAKATOÈS.) Mar. Petit mât au-dessus du mât de perroquet. Petite voile carrée, s’établissant sur ce mât.