‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 36 sur 1225 · A DJ · texte numérisé non relu

A DJ

adjudicatif, tive aJj. Se dit dos ciioses qui se rattachent à une adjudication : •idjeineut adjudicatif. sentcw'e adjudicalii'it.

adjudication [si-on] n. f. (de adjudicatip. Marché de travaux où de fournitures, qui diffère du marché do grc à gré en ce qu'il est fait avec publicité et concurrence : l'adjudication se fait au rabais ou à la surenchère.

— Encyui.. Dr. On distingue : 1» l'adjudication proprement dite, ou vente que fait une personne de ses biens, meubles et immeubles, soit volontairement, soit par autorité de justice ; 2» l'adjudication administrative, marché entre un particulier et l'Etat, le département, la commune, etc., pour l'exécution d un travail ou d'une fourniture. Elle a lieu avec concurrence et publicité, ou, exceptionnellement, de gré à gré.

adjugé! expression elliiitique et invar, qui, dans les ventes aux enchères, annonce qu'un objet a trouvé preneur : personne ne dit mot ? Adjugé!

adjuger [/éj v. a. (préf. ad, et lat. judicare, juger. — Prend un e muet après le g devant a et O : il adjugea, nous adjugeons.) Attribuer en justice à l'une des parties une propriété contestée : arrêt qui adjuge un legs. Accorder, concéder, donner des travau.x par adjudication ; adjuger une entreprise. 'Vendre par adjudication publique ou aux enchères : maison qui a été adjugée pour dix mille francs. Attribuer, décerner •. adjuger un prix, une récompense.

adjuration [sl-on] n. f. Action d'adjm-er. Formule d'exorcisme qui commence par adjuro te (je t'adjure). Prière instante, supplication ; Coriolan a cède aux adjurations de sa mère.

adjurer 'ré] v. a. (lat. adjurare). Commander au nom de Dieu. Supplier avec instance : on adjura vainement Itégulus de rester à Home.

adjuteur n. m. Celui qui aide. Auxiliaire, adjuvant (uan], e adj. Se dit d'un médicament qu'on fait entrer dans une formule pour r : couder l'action du médicament principal ; substani,e adjuvante. N. m. : un adjuvant.

adjuvat [ra] n. m. (mot lat. signif. il aide). Qualité, fonction d'aide, plus particulièrement d'aide de médecine, de chirurgie.

Adler [lèr], riv. de Silésie et de Tchécoslovaquie en tcliéque Orlice), affl. gauche de l'Elbe ; cours 93 kiioni. Sur ses rives fut livrée, en 18ii6, la pre- i mière grande bataille entre la Prusse et l’Autriche. 1 Adler tVictor), homme politique autrichien, né ! et mort à Vienne (18ü:i-1918) ; un des chefs du socialisme et directeur du parti ouvrier.

Adler (Jules), -.'c'-itre français, né à Luxeuil en 1863. Obsci’vatiâr du monde des travailleurs, il a donné : la Rue, h Chemineau, la Grève du Creusot, la Soupe des pauvres, etc.

AdlercreutZ (Charles-Jean), général suédois, un des principaux chefs de la révolution de 1809, qui renversa Gustave IV pour donner la couronne de Suède à Charles XIII (1737-1813).

Adlersparre (George, comte d ), gcnéi’al et homme politique suédois, qui, avec Adlercreutz, prépara le renversement de Gustave IV ; il fut ensuite écarté du pouvoir par Adlercreutz (1760-1833) ad libitum loc. lat. signif. .4« choix; à volonté. Jouer un passage d'un morceau de musique ad libitum, c'est le jouer dans le mouvement que l'on veut. Ecrite, cette locution s'abrège souvent ainsi : ad lib. !

ad limina apostolorum et par abrév.ad limina loc. lat. signif. Au seuil des apôtres, Home, le saint-siège ; faire un pèlerinage ad limina.

Adlisvvil, comra. de Suisse (canton de Zurich), sur la Silil ; 2.900 h. Filatures ; tissage de soie.

ad litem loc. lat. si^if. Pour un procès. Procuration, mandat ad litem, procuration, mandat limités à tel procès.

ad litteram loc. lat. signif. A la lettre. S'emploie particulièrem. dans cette phrase : citer un auteur ad litteram.

ad majorera Del gloriam loc. lat. signif. Pour la plus ÿrande gloire de Dieu, devise de l'ordre des jésuites. Les Initiales A. M. D. G. servent d’épigraphe à la plupart des livres émanés de cette compagnie.

Adniètej fondateur et roi do Phères, en Thessalie. et l'un des Argonautes ; mari d'Alceste, qui s'offrit en sacrifice pour prolonger ses jours. Apollon garda les tx'oupeaux de ce prince. {Mijth.)

admettre [Uiè-tre] v. a. (préf. ad, et lat. mittere, envoyer. — Se conj. comme mettre.) Recevoir, agréer : être admis da)ts une société. Reconnaître comme vrai : admettre un principe. Comporter : cette affaire n'admet aucun retard. Accueillir favorablement : admettre une requête. Ant. Eliminer, exclure.

adminicule n. m. (lat. adminiculum). Moyen auxiliaire, secours. Dr. Circonstance qui, dans un procès, ne fonne pas preuve complète, mais contribue à faire preuve.

administrateur, trice[7its-tra] n. Quirégit, administre, dirige. Gérant d'une société anonyme. Administrateur colonial, fonctionnaire chargé d'un service administratif dans une colonie sous les ordres du gouverneur.

— E.ncycl. Dr. On appelle administrateurs, dans les sociétés anonymes, les mandataires pris parmi les coassociés et chargés de gérer les affaires sociales. Ils sont nommés par l'assemblée générale des actionnaires, à moins qu'ils ne soient désignés par les statuts. Vis-à-vis des actionnaires et vis-àvis des tiers, les administrateurs encourent des responsabilités pécuniaires, civiles et parfois pénales, pour infraction aux lois sur les sociétés, pour fautes de gestion, pour distribution de dividendes fictifs, etc.

administratif, ive [nis-tra] adJ. Qui tient ou à rapport à l'administi-ation ; decision administrative. Corps administratif, ensemble des hauts fonctionnaires qui concourent à l'administration de l'Etat.

administration [nis-tra-si-on] n. f. Action d'administrer, de diriger les affaires publiques ou rivées, de régir des biens : l'administration des Uns communaux, desbiensd'un mineur; LouisXlV centralisa l'administration. Science et art de gouverner un Etat • bonne, habile administration.

Ensemble des employés d'une branche particulière d'un service public : administration des postes. L'ensemble des services qui s'm'cupent de 1 intendance, des subsistances, de l'habillement et du campement, des hôpitau.x et de la justice militaire ; les officiers d'administration sortetit de l'école d'admmistration de Vincennes. .idministrat'ton publique, ensemble des pouvoirs chargés de l'exécution des luis. Conseil d'administration, réunion de persoiincG chargées de faire observer les statuts d'une société dont elles font partie.

— Excycl. Au. point de vue de la compétence territoriale, l'administration est centrale président de la République, nnnistres, conseil d'Etat, cour des comptes) ; dépai icmentale préfets, sous-préfets, conseils de préfecture et d'arrondissement, conseil général, commission départementale) ; communale (maires, conseillers municipaux'.

L'administration est l'ensemble des organes à qui incombe l'application dos régies auxquelles sont soumis les rapports entre les particuliers et l'Etat, ainsi que les relations réciproques des diverses autorités publiques. On distingue l'administration active, qui prend des mesures d'exécution ; l'administration délibérative ou consultative, qui contrôle ou éclaire la précédente ; 1 administration [contentieuse, chargée d'assurer au.x particuliers, pour des jugements ou aiTéts, le respect des lois administratives.

Il y a en France trois unités administratives : l'Etat, le département, la commune. .A ces trois unités correspondent les autorités qui constituent : l'administration cejitrale, l'administration départementale, l'adininistr.ation communale.

administrativement [nis-tra, man] adv.

Suivant les formes, les règlements administratifs : administrativement parlant.

administré nis-tré], e n. Qui est soumis à une administration ; maire respecté de ses administrés.

administrer \nis-tré\ v. a. préf. ad, et lat. ministrare, senur). Gouverner, diriger, gérer ; administrer un pays. Conférer : administrer les sacrements. Faire prendre : administrer un vomitif. Appliquer : administrer des coups de canne, .\dministrer un malade, lui conférer les sacrements. S'administrer V. pr. S’attribuer : s'administrer la meilleure part.

admirable adj. Digne d'admiration ; la nature est admirable. L’admirable n. m. Ce qui est digne d'être admiré.

admirablement [man] adv. D'une manière admirable, parfaite, étonnante.

admirateur, tr-ice adj. et n. Qui admire ; peuple admirateur ; les admirateurs de Raphaël; un censeur vaut mieux qu'un admirateur.

admiratif, ive adj. Qui exprime, qui marque l'admiration : geste admiratif ; exclamations admiratives. Porté à l'admiration : nature admirative. Point admiratif, v. .ydmir.vtion.

admiration [si-oif n. f. sentiment qu’éprouve l’âme quand elle est frappée par les caractères du beau : être saisi d'admiration. Etre, faire L'admiration de, être admiré par. Point d'admiration, signe de ponctuation (!) que l'on mot après un mot ou une phrase qui exprime l'admiration, l'étonnement, (fin dit aussi poitit d'exclamation, Ou point admiratif, exclamatif.) Ant. Mépris, dédain.

admirativement [man] adv. D'une manière adinirative. (Peu us.)

admirer [ré] v. a. préf. ad, et lat. mirari, regarder avec étonnement). Considérer avec admiration : admirer la vertu, un tableau; ceux qui savent beaucoup admirent pou. Trouver étrange : j'admire ses prétentions. Axt. Dédaigner, mépriser.

admis, e [mi, i-ze] adj. et n. Reçu dans une société, dans une réunion : personne admise; les admis sont nombreux. Adopté par l'usage ; coutume admise. Reconnu exact, véritable : question admise.

admissibilité [mi-si] n. f. Qualité de ce qui est admissible : l'admissibilité d'une proposition. Etat de celui qui est admissible à un emploi, à une charge, à un grade : candidat porté sur la liste d'admissibilité. Axt. Inadmissibilité.

admissible [mi-si-ble] adj. Recevable, valable : proposition admissible. Qui, reçu dans un concours à la première épreuve, est jugé capable do subir la seconde : candidat admissible. Substantiv. eu CO sens : les admissibles à Saint-Cyr. Axt. Inadmissible.

admission pni-si-on] n. f. Action par laquelle une personne ou une chose est admise dans un milieu, dans un corps) à une fonction. Le fait d'étre admis. Admiss'ion^temporaire, importation en franchise de certains produits étrangers destinés à être réexportés après avoir subi en France un complément de fabrication ou de main-d'œuvre.

admittatur n. m. (mot lat. signif. qu'il soit admis). Pièce signée par l'évêque, exigée de tout prêtre qui veut dire sa messe dans une paroisse où il n’est pas connu. Syn. celebret {qu'il célèbre).

admlxtlou [miks-ti-on] n. f. tpréf. ad, à, et lat. mixtio, mélange). En pharmacie, action d'ajouter en mélangeant.

admodiateur, tri ce n. et adj.; admodiatlon n. f. ; admodier v. a. 'v. amodi.yteur,

AMODIATION, AMODIER.

admonestation [nés-ta-sî-on] n. f. de admonester). Avertissement, réprimande, semonce ; admonestation à un écolier.

admonester [nés-té] v. a. du lat. admonere, avertir). Faire une remontrance, une réprimande : admonester un écolier paresseux. Dr. Faire une réprimande à huis clos, avec défense de réitérer. (Dans ce sens, on dit encore .admoxéter.)

admoniteur, trice n. et adj. Se dit d'une personne qui avertit, qui réprimande.

admonitif, ive adj. Qui admoneste, qui réprimande, qui censure : formule admonitive ; consistoire admonitif.

admonition ]si-o«] n. f. Avertissement, réprimande. (Peu us.)

adné, e adj. .préf. ad, et lat. natus, né). Se dit de toute partie attachée, soudée à une autre et qui semble faire corps avec elle : anthères adnées ; disque adné.

adnotation 'si-on] n. f. Réponse que le pape fait à une supplique, en se contentant d'y apposer sa signature, ce qui signifie accordé.

adogmatisme dogh-ma-tis-me' n. m. de a priv., et de dogmatisme). Système de philosophie religieuse, qui n'àdmet pas de dogmes.

adogmatique adj. de adiyqmatismé:. Qui n'admet pas les dogmes : libéralisme adogmatique.

adolescence 7és-saii-.se) n. I. du lat. adolescere, croître). Age dé la vie qui suit l'enfance.

— E.xcycl. L adolescence ;de 12 jusqu'à 19 ou 20 ans pour les femmes, de I t jusqu'à 22 ans pour les hommes) se caractérise par la trausforinatioîi complète de l'individu. 'V. âge.

adolescent lès-san], e n. et adj. Se dit de celui, de celle qui est dans l'àge de 1 adolescence : «11 adolescent; candeur adolescente.

Adolphe saint), évêque d'Osnabruck AVestphalie), de 1202 à 1222 ; m. en 122i. F ête le 11 février.

Adolphe, roman de B. Constant, sorte d'autobiographie, peinture vraie et saisissante de Tinconstance, des inquiétudes et des inconséquences du cœur humain (1815).

Adolphe (Guillaume-Aug.-Ch.-Frédéric), duc DE Nassau GSl'^-1905). Renversé en 1866 par la Prusse pour avoir pris le parti de l'Autriche, il renonça Tannée suivante à ses

droits, moyennant 8 millions 500.000 niaiks. Il prit, en 1890, le gouvernement du grandduché de Luxembourg, à la mort du roi de Hollande Guillaume III. Son fils Guillaume lui succéda.

Adolphe de Nassau (ordre CIVIL ET MILITAIRE D’),

ordre de chevalerie luxembourgeois, institué le 8 mai 1858 et comprenant cinq grades. Le bijou est une croix d'or pattée tet pominetée. Ordre d’Adolphe de Nassau, émaillée de blanc pour les

quatre premiers grades, d’argent pour le cinquième. La décoration pour les militaires est ornée de glaives. Le ruban est bleu avec liséré orange.

Adolphe de Nassau, empereur d'Allemagne en 1292, défait et tué par Albert d’Autriche, son concurrent à l’empire (1250-1298).

Adolphe-Frédéric, duc de iioistein-Gottoiq), puis roi de Suède en 1751 sous le nom de Wasa (1710-1771). A la faveur de son gouvernement peu énergique, se lormèrent les factions des Bonnets et des Chapeaux. Son fils Gustave III lui succéda.

adomeStiquer [mès-ti-ké] v. a. Attacher à sa maison, à sou service, etc. (“Vx.) S'adomestiquar v. pr. Se faire de la maison ; s'attacher au service de quelqu'un.

AdoU (saint), archevêque de Vienne, en Dauphiné, auteur d’une Chronique ttnivcrselle ; né dans le Gâtinais (799-874). Fête le 16 décembre.

Adonaï (mot hébreu signif. seigneur, souverain maître), nom donné à Dieu par l’Ancien Testament.

adouc, adoneques ou adonques ’dotike] adv. Alors, dans cet instant, dans cette conjoncture. (Vx.)

Ado nias [ass], quatrième fils de David. Il di.5puta le trône à Salomon, qui le fit mettre à mort (lOli av. J.-C.).

adonide ou adonis 'm'ss] n. f. Genre de renonculacées vénéneuses d'Europe, à tieui'S jaunes et rouges, qui abondent dans les blés.

adonien, enne [ni-in, è-mï] ou adonique adj. et n. m. (de Adonis, n. pr.). Se dit des vers composés d'un dactyle et d'un spondée.

Adonis Aiiss], divinité phénicienne, introduite par les Grecs dans leur mythologie. C'était un jeune homme de Byblos d'une beauté si merveilleuse que Vénus, éprise de lui, quitta l'Olympe pour le suivre à la chasse. 11 fut tué par un sanglier, et Jupiter, :

la demande de Vénus, le changea en anémone. {iJyth.) On célébrait en son honneur les fêtes appelées adonies. Adonis est resté le type de la beauté masculine ; son nom est passé dans la langue, et Ton dit d’un jeune homme qui prend un soin exagéré de son maintien et de sa parui’e : éest un Adonis.

Adonis {V.idone), poème italien en vingt chants, du cavalier Marini, ayant pour sujet les amours de V énus et d’ Adonis ; œuvre célèbre, où Ton peut louer l'imagination, une versification harmonieuse, mais qui est entachée par Ta- Adonis (musée de Naples), bus du faux brillant et du

mauvais goût 1623). Ce poème, qui était dédié à Louis XIII, exerça une influence fâcheuse sur la littérature française et espagnole.

Adonis). Parer avec S'adoniser v. pr.

de

adoniser [zé] v. a.

beaucoup de soin et de recherche Se parer avec trop de soin.

adonné [do-né], e adj. Personne appliquée, livrée à ; adonné aux plaisirs, au jeu.

adonner (s’) [sa-do-né] v. pr. Se livrer entièrement à une chose ; adojinons-nous au travail. adoptable adj. Qui peut ou doit être adopté, adoptant [dop-tan], e n. celui, celle qui adopte.

adopté, e adj. et n. Se dit de celui, de celle qui est l'objet d'une adoption : enfant adopté; l'adoptant et l'adopté.

adopter [dop-té] v. a. 'préf. ad, et] lat. optare, choisir). Prendre légalement pour fils ou pour fille : Auguste adopta Tibère. Embrasser, admettre ; adopter le barreau, une opinion. Approuver, sanctionner, voter : le Sénat adopte ou rejette les projets de loi votés par la Chambre des députés.

adoptif, ive adj. Qui a été adopté : fils adoptif; fille adoptive.

adoption [dop-si-on] n. f. lat. adoptio). Action d'adopter.

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