‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 37 sur 1225 · A DU · texte numérisé non relu

A DU

— Exctol. Dr. L'adoption n'est permise qu'aux ersonnes âgées de plus de 50 aus, qui n'ont, à époque de l'adoption, ni curants, ni descendants

légitimes, qui ont au moins quinze ans de plus que l'adopté, et qui lui ont fourni pendant six ans au moins des secouxs et des soins non interrompus. L'adopté sera nécessairement majeur et, jusqu'à 25 ans, demandera le consentement de ses père et mère, car il conserve sa place dans sa famille naturelle, tout en ajoutant à son nom celui de l'adoptant et en succédant aux biens de ce dernier.

La personne qui se pi-opose d'adopter et celle qui consent à être adoptée se présentent devant le juge de paix du domicile de l'adoptîint. L’adoption résulte d'une inscription sur les registres de l'état civil, après un jugement du tribunal de première instance en chambre du conseil, et ce jugement doit être confirmé par la cour d'appel, saisie dans le délai d'un mois.

Ador (Gustave), homme d'Etat suisse, né à Genève en 1845. Vice-président du comité international de la Croix-Rouge, il fut président de la Confédération helvétique en 1919.

adorable adj. Digne d’être adoré. Par exai/ér. Qui est digne d’être aimé avec passion ; exquis, charmant : enfant adorable; mère adorable.

adorablement [man] adv. D’une manière adorable, exquise : un visage adorablement joli.

adorateur, trice n. Celui, celle qui adore. Qui vénère ou qui aime avec excès : les adorateurs du pouvoir.

adoratif, i've adj. Qui a le caractère de l’adoration : culte adoratif.

adoration [si-on] n. f. Action d’adorer : l’adoration de Dieu, des l'rfoies. Affection, amour extrême : aimer ses enfants à l'adoration.

Adoration des bergers (f), tableau de Raphaël (Berlin) ; de Ribera (Louvre), toile pleine de vigueur et d'expression (v. p. 17), de Murillo (Madrid); etc.

Adoration des mages ou des rois [l'), tableau d'Alb. Durer, d'un caractère très réaliste, au musée des Offices (Florence); de Raphaël (Berlin) ; de Paul Véronèse (Dresde); de Memling, célèbre triptyque (Madrid) ; de Rubens (Anvers) ; de Poussin (Louvre,; de Luini, œuvre remarquable par la délicatesse et la fraicheur du coloris (Louvre) [v. p. 17 j, etc.

adorer [rë) v. a. (lat. adorare). Rendre un culte, les honneurs divins : adorer Dieu. Aimer avec idolâtrie : ados'er sa mère, les arts.

Adorf, V. d'Allemagne (roy. de Saxe), sur l'Elster; 7.000 h. Tissage; filatures.

Adorno, nom d'une illustre famille plébéienne de Gênes, qui a fourni plusieurs doges à la république, du XIV' au XVI' siècle. Le plus fameux, Axto- NioTTO (fin du XIV» s.), plaça sa patrie sous la suzeraineté de la France.

ados [do] n. m. (de adosser). Talus en terre, servant à soustraire les cultures à l’inlluenee des vents du nord et à les exposer à l'action du soleil : les ados sont aussi établis pour t'aménag em ent des rigoles d’ir- 1 igation.

— ENCYOL.En agriculture, l’ados ou labou rage en billons s’obtient en formant une succession parai léle et continue de terres extraites du sillon, à droite et à gauche de ce dernier. Ces terres sont ensuite reprises et rejetées en sens inverse. En horticulture, l'ados est un laïus composé de terres rapportées et adossées contre un mur, et orientées de telle manière que le soleil les frappe du matin au soir. On les utilise pour la culture des primeurs,

adossé [do-sê], e adj. Dlas. Se dit de deux figures ou de deux objets placés dos à dos ; fions adossés; croissants adossés.

adossement [do-se-man] n. m. Etat de ce qui est adossé : adossenie7it d'une échoppe à u>ie maison.

adosser [dosé] v. a. (de à, et dos). Appuyer contre : adosser un bâtiment contre un mur. S’adosser V, pr. Appuyer le dos contre :

s'adosser à la muraille.

ad ostentationem loc.

lat. signif. l'ar ostentation, ' pour la montre, par orgueil et désir d'éblouir : faire guelque chose ad ostentationem.

Adou ou pays det QU£l(^ua, région française de la Côte d'ivoire, entre le Bandama et le Sassandra.

i'ostes militaires à Grand- Laliou, Petit-Lahou, etc.

Adoua, capit, du Tigré (Abyssinie); 4.0üü h. environ.

Défaite des Italiens sous les ordres du général Baraticri par les Abyssins de Ménélik II, en 1890.

adoubement \man'

n. m. Action d'adouber. Cérémonie à la fois religieuse et militaire, qui consi.slait dans la remise au nouveau Adoubement (xii« siècle), chevalier de ses armes et de

son armure. Vêtement qui éiail une défense de coi’ps et que portait I homme de guerre au moyen âge.

— Encycl. L'adoubement consistait simplement

dans une tunique de tissu ou de cuir renforcée par des clous, de petites plaques ou des anneaux de métal, puis dans une chemise de maille à laquelle s’adjoignaient des manches et des chausses de même nature. Il était donc très différent do l’armure composée de pièces de fer ou d’acier battu. V. armure.

adouber [bé\ v. a. (orig. germ.). Chevaler, Remettre solennellement au nouveau chevalier ses armes et son armure. Arranger. (Vx.) Mar. Réparer : adoubf^r un navire. (On dit mieux radouber.) Jeux. Aux échecs, aux dames, au trictrac, etc., toucher un pion et le mettix? sur une case, i-iais en se réservant le droit de le replacer sur sa case primitive.

adouci n. m, (rad. doux), .•.h emière façon donnée aux glaces brutes et au cristal ébauché parla taille.

adoucir v. a. Rendre plus d,)ux ce qui est amer, salé. Donner le poli à un iné.al. Fiq. Rendre supportable, moins grossier : adoucir (a peine, les mœurs. S’adoucir v. pr. Devenir plus doux, moins dur : le fer s'adoucit par h feu. Ant. Aigrir, irriter.

adoucissage [si-.'^a-ye] n. m. Action d’adoucir les métaux, les glaces, un cristal, etc. Sorte de poli que l'on donne aux métaux.

adoucissant [sz-san:, e adj. Qui adoucit, qui calme la souffrance : certaines plantes ont une verttt adoucissante. N. m. Médicament adoucissant : le lait est un adoucissant. Substance utilisée pour l'adoucissage : le tripoliy l'émeri sont des adoucissants.

adoucissement [$i-se~ma7i] n. m. Action d'adoucir : l'adoucissement d'une substance acide. Fùj. Soulagement, amélioration, diminution de peine : l'adoucissement dti sort des esclaves. Changement favoi*able dans la température : l'adoucissement du îeynps.

adoucisseur, euse [si-smr, eu-ze] n. et adj. Ouvrier*, ouvrière qui polit les glaces.

adoué, e adj, (de à. et deux). En T. de chasse, Accouplé, apparié : pei'drix adouées.

Adour, fleuve de France, qui prend sa source près du col du Tourmalet (Hautes-Pyrénées), arrose la pittoresque vallée de Campan, Bagnères-de-Bigorre, Tarbes, Aire, Saint-Sever, Dax, Bayonne, reçoit la Midouze à droite, le gave de Pau et la Nive à gauche, et se jette dans le golfe de Gascogne ; cours 335 kil.

adoxe [dok-sé] n. m. ou adoxa ïdok-saj n. f. Genre de plantes de la famille des caprifoliacées, à odeur de musc et antispasmodiques, vulgairement appelées moscatelle ou herbe au musc.

ad patres loc. lat. signif, ye?*s les ancêtres. Aller ad patres, mourir ; envoyer ad patres, tuer. (S'emploie toujours familièrement.)

ad perpetuam rei memoriam loc. lat. signif. Pour perpétuer le souvenir de la chose, formule qui s'inscrivait en tête de certaines bulles contenant la solution de difficultés soumises au saint-siège, sur les monuments commémoratifs, les médailles, etc.

adra^ant [t/han], e adj. (comipt. de trat/acanthe). Se dit d'une gomme qui découle d'ai-bres du genre des astragales : la gomme adragante vient de l'Asie Mbieure. (On dit aussi gomme d’adraga-xt.»

— En'cycl. La gomme adragante, d’une couleur blanche, se gonfle dans l’eau froide et prend l'apparence d’une gelée. Les pharmaciens l'utilisent pour les pastilles, les lochs, etc.; les confiseurs pour les crèmes ; enfin, elle sert à la composition des couleurs pour l'aquarelle et à l’apprêt des tissus.

Adrar, oasis montagneuse de la Mauritanie ^Sahara occidental), au sud du Maroc; 3.000 h. Cultui'e du blé et de l'orge ; pâturages. — Ville du Touat (Sahara français); 7.500 h.

AdrastO) roi d'Argos. Ï1 accueillit Polynice. chassé de Thèbes par son frère Etéocle, et entreprit contre celui-ci la guerre dite des Sept-Chefs, dans laquelle Adrasle fut tué devant Thèbes.

ad referendum loc. lat. signif. Sous condition d'en référer, formule de chancellerie : accepter une proposit 'ion ad referendum.

ad rem loc. lat. signif. A la chose. Nettement, précisément : répondre ad rem.

adrénaline n. f. (préf. ad, et rei?*). Substance organique vaso-constrictive, extraite des capsules surrénales. (On ia fabrique aussi synthétiquement, et on remploie comme hémostatique.)

adresse [drè~sé\ n. f. (rad. adroit). Dextérité du corps : adresse des 7nahts. Finesse de l'esprit : dessein plein d'adresse. Ant. Maladresse, gaucherie.

^ adresse [dre-se] n. f. (de adresser). Suscription d’une lettre, etc., indiquant la demeure du destinataire : écrivez très lisiblement l'adresse. Endroit où quelqu’un demeure : changer et adresse. Discours adressé au chef de l’Etat par une assemblée pour faire connaître ses vœux, son opinion sur telle question : présenter une adi'esse (dans ce sens vient de l'anglais addressf

— Encycl. Polit. L'adresse est un acte par lequel un coi*ps délibérant exprime au souverain ses vœux et ses sentiments. Particulièrement, c'est la réponse que, dans les monarchies constitutionnelles, le l'arlement fait au discours du trône. L’opposition profite de la discussion de l’adresse pour présenter des motions condamnant tel acte du ministère, ou l'engageant à modifier telle partie de sa politique.

adresser [rf/’é-sé] v. a. (de à, et dressey'). Envoyer directement : adresser un paquet. Adresser la paxole à quelqu'un, lui parler. S'adresser (à quelqu'un) V. pr. Lui adresser la parole, une requête.

adressier [drè-sl-é], ère adj. et n. Se dit d'une personne dont le travail consiste à copier des adresses.

Adrets [dre] (François de Beat^mont, baron des), chef protestant, né et m. à La Frette. près de Grenoble rt513-1587). Une injure des Guises l'ayant jeté en 15G2 dans le parti protestant, il souleva le Dauphiné et souilla ses triomphes par d'ignobles cruautés. Il obligeait, dit-on, ses prisonniers à sauter du liant d une tour sur la pointe des piques de ses soldats. Comme l'un d'entre eux hésitait : « Allons donc, poltron! est-ce donc si difficile? » s'écria des Adrets. « Je vous le donne en quatre ! » répliqua le soldaÇ Le baron fit grâce. Il ne prit aucune part à la Saint-Barthélemy, et mourut catholique.

Adriâi, V. d Italie (prov. de Rovigo), sur le canal Bianco; 16.000 h. A donné son nom à la mer Adriatique, dont les alluvions du Pô l'ont éloignée aujourd'hui de plus de 20 kilomètres. Commerce de grains, bétail et cuirs.

Adriana ou Hadriana villa [villa d'Adrien,, immense domaine situé à environ 2> kil. de Rome, au pied des collines de Tivoli. L’empereur Adrien y avait fait reproduire les monuments ctle.s lieux qu’il avait le plus admirés au cours de ses voyages. Ruinée par Totila, roi des Gotlis, pillée ensuite à partir du xvp siècle par les archéologues, elle offre encore aujourd’hui un admirable ensemble de ruines.

Adriâilli (Jeau-Baptiste), historien florentin. Son //î5/ozrc^contiiiue celle de Guichardin (1513-1579).

Adriatique (golfe ou mer), long golfe de la Méditerranée, qui baigne l'Italie, la Serbie-Croatie-. Slovénie et l'Albanie et communique avec la mer lo». nienne par le canal d’Otranle. Le Pô est son principal tributaire.

Adrien.

Adrien ou mieux Hadrien Idri-hi^. empereur romain, né à Home en 76; il régna' de 117 à 138. Fils adoptif de Trajan, auquel il succéda, il sut donner à l'empire vingt années de prospérité ; il encouragea l'industrie, les lettres, les arts, réforma l’administration, Construisit à Rome le môle d'Adrien, auj. château Saint- Ange , et protégea l'empire contre les Barbares au moyen de fortifications continues en Germanie et en Angleterre. En 131, il promulgua VEdit compilation judiciaire rédigée par le jurisconsulte Salvius Julianus, qui a régi l'empire romain jusqu’à Justinien. Adrien passa les demières années do sa vie dans la vilia Adr'iana. entouré de poètes et d'artistes.

Adricil (saint), martyr à Nicomédie en 303. On l'invoque conh’e la peste. Fête le 8 septembre.

Adrien I-'', pape de 772 à 795, né à Rome. Allié des Carolingiens, comme son prédécesseur Etienne II, il appela Charlemagne en Italie, contre Didier, roi des Lombards, et le créa patrice de Rome. Sous sf>n pontificat, se tint le deuxième concile' œcuménique de Nicée en 787. — Adrien II, pape de S67 à 872. Il fit condamner le patriarche I‘hotius par le concile de Rome et reconnaître sa souvei'aincté sur toutes les communions par le concile de Consiaminofde. — Adrien 111, pape de 884 à 880. Il fit de nouveau condamner et déposer Phx/tius. — Adrien IV, pape de 1154 à 1159. D’abord tSiié de Frédéric Barberousse. grâce à l’appui duquel il fit périr sur le bûcher Arnaud de Brescia, il ne tarda pas à se brouiller avec l’empereur, et ce fut l'origine de la longue querelle des investitures. Il s’appelait Nicolas Bkeakspear, et fut le seul pape de nationalité anglaise. — Adrien V, pape en 1276. Il ne régna que six semaines. — Adrien VI (Adrien Florisse), né à Utrecht en 1459. pape de 1522 à 1523. Précepteur de Charles d'Autriche (plus tard Charles-Quint), il fut envoyé en Espagne comme ambassadeur, fut promu à la dignité cardinalice en 1516, devint régent du royaume d’abord avec Ximénès, puis seul, réprima la révolte des comnuineros en 1521 (combat de Villalar) et fut élu pape l’année suivante. Il se fit i*emarquer par son savoir et ses vertus, mais déplut aux Romains par sa simplicité austère. Aussi ennemi de la Réforme naissante que de l'islamisme, il essaya inutilement de réconcilier Charles-Quint et François 1er sur le terrain de la religion.

Adrienne Découvreur, drame en cinq actes, en prose, par Scribe et E. Legouvé (1849). Il a pour sujet la rivalité de la princesse de Bouillon et de la grande actrice Adrienne Lecouvreur, éprises toutes les deux du maréchal de Saxe. Œuvre forte et pleine d'émotion. (V. Lecouvreur.)

Adriers [d/n-e], comm. de la Vienne, aiT. et à 21 kil. de Montmorillon ; 1.900 h. CaiTièrcs.

adrog'ation [gha-si-on] n. f. (lat. adrogatio). Dr. rom. Action d’adopter pour fils une personne qui n'était pas sous la puissance paternelle.

adroit [droî), e adj. (de à, et dj'oit). Qui a de l'adresse, de la dextérité dans les organes du corps, dans le travail des mains: tireuradroit;ouvrier adroit. Fig. Rusé : adroit fripon. En parlant des choses : discours adroit. Ant. Maladroit, gauche, lourd, inepte.

Adroite Princesse [V) ou les Aventures de Finette. nouvelle de Mhe Lhéritier de Villandou, où l'auteur cherche à prouver que l'oisiveté est la mère de tous les vices et la défiance la mère de la sûreté.

adroitement [man] adv. Avec adresse, dextérité.

Adrumète ou Hadrumète, v. de l'Afrique ancienne, colonie phénicienne, longtemps métropole de la Byzacène. Ruines romaines, près de Sousse.

Adry (Jean-Félicissime), bibliographe français, né à Vinceiotte (Bourgogne), m. à Pax*is (1749-1818), On lui doit de bonnes éditions annotées de Boccace, de La Fontaine, du Télémaque, etc.

adscrit [üd-sAW], e adj. (lat. adscriptus). Gram. Ecrit à côté : iota adscrit. (Se dit par opposition à sotiscriL)

adsorptioix [sz-o?il n. f. Adhésion ou concentration de substances dissoutes à la surface d'un corps ou autour des corps pulvérulents.

Aduatuques ou Aduatiques, peuple issu

des Cimbres ef des Teutons, établi dans la Gaule, entre l'Escaut et la Meuse, lors de la conquête de César. — Un Aduatuque ou Aduatique. AdF • antiquité aduaiuqiie ou aduatique.

Adula ou Adule, massif des Alpes Lépontiennes, en Suisse (3.398 m.), s’étendant du Gothard au Sphigen, et d’où descendent les trois branches du Rhin; Boileau le cite dans le Passage du lihin.

adulaire [üè-re] adj. Se dit d'un feldspath qui sc trouve au mont Saint-Gothai’d (autre!*. Adule). N. f. : une adulaire.

adulateur, trie© adj. et n. Qui flatte bassement. Flatteur, louangeur, flagorneur : écarter 1rs adulateurs ; pai'oles adulatrices.

adulatif^ ive adj. Qui sert à aduler, qui a le caractère de l adulation : vers adulatifs.

adulation n. f. (de adulalif \ Flatterie

basse, servile, iniéressée.

ADU

ardulatoire adj. Qui tient de l'adulation ; poésie adulatoire.

aduler [lé\ v. a. (lat, adulari;. Flatter bassement, servilement : on n adule que par mtérêt. Adulis [iissj. nom ancien de ZouUa (v, ce mot;, adulte adj. et n. (lat. adttllus; de adulesrere, croître), l’arvenu à son complet développement, à la période de la vie comprise entre l'adolescence et la vieillesse ; un adulte; un qarron adulte.

— Encycl. Les coivs d'adultes, destinés soit à combler le.s lacunes laissées par l'école primaire, soit â compléter l'instruction précédemment acquise, sont créées par le préfet, à la demande du conseil municipal. Les élèves doivent être âgés de treize ans. L'enseignement peut être divisé ou varié, suivant l'instruction des élèves ou les besoins de la région.

adultérant [ran], e adj. Qui peut adultérer ; matière adultérante.

àdultérateur n. et adj. m. Celui qui frelate, falsifie : adultérateur de monnaies, (l’eu us.)

adultération ^si-on n. f. Action d'adultérer; falsification : l'adultération d'une marchandise, d'un médicament, des montiaies. Fig. Altération : l'adultération d'un texte.

adultère adj. et n. (préf. ad, et lat. aller, un autre). Qui viole la foi conjugale : un adultère; une femme adultère. N. m. Violation de la toi conjugale.

— Encycl. Dr. L’adultère peut servir de base à une demande en divorce, en séparation de corps, en désaveu de paternité. Le mari seul peut porter plainte contre sa femme, et réciproquement. Cette faculté est retirée au mari s'il est convaincu d'avoir entretenu une concubine dans la maison conjugale. La loi excuse le meurtre de la femme adultère et de son complice par le mari, s'il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale. La femme adultèi’e poursuivie peut être condamnée à un emprisonnement de trois mois à deux ans, si le mari ne consent à la reprendre ; le complice est passible de la même peine et d'une amende de 100 à 200 francs. ■ Le conjoint divorcé pour adultère peut épouser son complice.

adultérer [r’ê] v. a. (lat. adulterare. — Se conj. comme accélérer.) Falsifier, altérer, au prop. et au fig. ; adultérer un remède, un texte, une intention.

adultérin, ine adj. et n. Né de ladultere : enfant adultérin; sœur adultérine; un adultérin, une adultérine.

adultérin ité n. f. Caractère de celui qui est adultérin : ladultérinité d'un enfant.

ad unguem loc. lat. (Horace, Satires, I. 5, 32) signif. A Congle, allusion au dernier poli qu’on obtient en passant l’ongle sur une surface parfaitement lisse ; les vers de Racine sont ad xinguem, c'est-à-dire du dernier fini. (On dit aussi : savoir une chose ad tenguern, très bien.)

ad unum loc. lat. signii; Jus(^u’à un seul, jusqu'au dernier : Am.c Thermopyles, Leonidas et ses Spartiates se firent tuer ad unum.

adurent [ran], e adj. (préf. ad, et lat. urere, brûler). Méd. Ardent, brûlant ; soif adurente.

aduSte [dus-te] adj. (lat. adustus). Brûlé, hâlé par le soleil : teint aduste. Fig. Triste, chagrin : caractère aduste.

adustion [dus-ti-on] n. f. (de aduste). Cautérisation par le feu : ladustion est regardée comme efficace contre les morsures venimeuses.

ad usum loc. lat, signif. Selon l’usage, la coutume : célébrer un anniversaire ad usum.

ad usum Delphini loc. lat. signif. A Vusage du Dauphin, nom donné aux excellentes éditions des classiques latins entreprises pour le Dauphin, fils de Louis XIV, et dont on avait retranché quelques passages trop crus. (On emploie ironiquement cette formule à propos de publications expurgées ou arrangées pour les besoins de la cause.)

ad valorem loc. lat. signif. Selon la valeur, et qui indique qu’une marchandise importée paye un droit d'entrée de tant p. lüü proportionnellement à sa valeur. (Les objets importés d’un pays dans un autre sont soumis à des droits de douane qui peuvent être établis sur deux bases distinctes : ils sont proportionnels à la valeur des objets [droits ad valorem], ou basés sur la nature des objets importés [droits spécifiques].)

ad’trenir v. n. (préf. ad, et lat. venire, venir.

Ce verbe n’est usité qu'aux 3'* pers. et à l’infin. ; il advenait, il advint, etc.) Arriver par accident : quoi qu'il advienne. Advienne que pourra, loc. signif. qu’on est prêt à subir toutes les conséquences d une résolution ; fais ce que dois, advienne que pourra.

adventice [uan] adj. (du lat. adventicius). Qui vient accidentellement : circonstctnce adventice. Rot. Se dit des plantes (chiendent, ivraie, agrostis, cuscute, orobanche, etc.) qui croissent sur un terrain cultivé sans y avoir été semées : les platites adventices, dans un champ mal entretenu, ne tardent pas à se substituer aux plantes cultivées.

adventif, ive [latt: adj. Bot. Se dit d’un organe qui se développe dans un point où Ton ne trouve pas d’organe de la même nature. (C’est ainsi que certaines racines nées sur les tiges, certains bourgeons nés ailleurs qu’à l’aisselle des feuilles.

A, raciucs adventives : 1. De lierre ; 2. De fraisier.

sont dits racines adventives, bourgeons adventifs. V. PLANTE.) Astr. Qui arrive par rencontre; qui vient s’ajouter à une masse préexistante ; Bulfon suppose que les planètes auraient leur origine dans un courant de matière qu'une comète adventice aurait balayée loin du soleil. Dr. anc. Biens adventifs, biens acquis par la femme depuis son mariage. (Ils n’augmentaient pas sa dot et restaient comme paraphernaux.)

adventiste (van-tis-te) adj. et n. (angl. adventisl j.Se dit d’une secte américaine fondée par William

AÉEl

Miller et qui attend une seconde et imminente arrivée iadvenl' du Christ.

adverbe (t)é?’-ûe] n. m. ipréf. ad, et lat. verb;ün, verbe). Gram. Mot invariable, qui modifie un verbe, un adjectif ou un autre adverbe : il y a des adverbes de lieu, de temps, de quantité, etc.

adverbial, e, aux 'vè,'. adj, Gram. Qui lient de l'adverbe, qui en a la signification ; locution, expression adverbiale.

adverbialement [rér, man] adv. D une manière adverbiale ; les adjectifs employés adverbialement restent invariables.

adverbialiser rvér, cê; v. a. Donner à un mot une désinence ou la fonction d'adverbe.

adverbialité [i-ér) n. f. Qualité de l'adverbe ou d'un mot pris comme adverbe, (i’eu us.) advers [t'êr’;, e adj. v. adverse.

adversaire luér-sé-rej n.m.(du lat. adeersarius, opposé). Celui qui est d’un parti opposé, d’une opinion contraire, et que l’on combat soit avec les armes, soit avec la parole. Compétiteur, concurrent, rival. ■ adversatif, ive [vér] adj. Gram. Conjonction adversativCy qui marque oiiposition, couiuie ^naiis, cependant^ bien que, quoique, etc.

adversativement [rér, man] adv. D'une manièeeopposée; adversativement au droit hypothécaire.

adverse Irér-se] adj. (lat. ad, contre, et versus, tourné). Opposé, contraire. Partie adverse, contie laquelle on plaide. Fortune adverse, mauvaise chance. (L'ancien masculin advers n’est plus usité et la forme adverse sert (lour les deux genres.)

adversité n. f. (de advers). Sort contraire ; infortune, malheur, misère ; tomber dans l'adversité.

ad vitam æternam loc. lat, signif. Pour la vie éternelle, pour jamais, pour toujours.

adynamie [mi] n. f. (du gr.a priv., et dunamis. force). Débilité généi-ale ; abattement, prostration physique et morale.

adyuamiQUe adj. Faible, abattu, sans force. Méd. Qui a pour cai-actère l’adynamie : être dans wi état adynamique. Se dit aus.si'des maladies accompagnées d'adynamie : la fièvre typhoïde est le type des maladies adynamiques.

Æa, ville et presqu'ile de Colchide, arrosées par le Phase, où la Fable fait débarquer les Argonautes, et place les incidents relatifs aux mythes de Médée, de Circé et des Argonautes.

æchmea [éh-mé-a] ou æchmée [éA-îné] n. f Genre de plantes de la famille des broméliacées, habitant l’Amérique tropicale , et dont un grand nombre d’espèces sont cultivées dans nos serres.

aède n. m. (du gr. aoidos, chantre). Poète chanteur de l’époque primitive, chez les Grecs : Orphée était un aède.

ÆdeSlUS fé-dé-zi-wss], philosophe néo-platonicien, disciple de Jamblique, né en Cappadoce ; m. en 355.

S6diCUle [é] n, m. V. édioüle,

Aédon, épouse de Zéthos, frère d’Amphion. Jalouse de la nombreuse famille de sa belle-sœur Niobé. elle résolut d’égorger le fils aîné de celle-ci, mais elle tua par méprise son propre fils unique, Ityle. Elle se donna la mort de désespoir, et les dieux, touchés de compassion, la métamorphosèrent en i-ossignol.

SBgagre [é-gha] n. f. (gr. aigagros). Chèvre sauvage, plus forte que la chèvre ordinaire, qui habite l’Asie centrale, et surtout la Perse.

ægagropile ou égapropilo n. m. (du gr.

aigagros, chèvre sauvage, et pilos, laine foulée). Concrétion formée de poils et de débris végétaux inassimilables, que l’on trouve parfois dans l’estomac des ruminants et, plus rarement, dans celui des hommes. Syn. BÉZOARD.

Ægates. Géogr. V. Egates.

Æg6ri, nom de deux comm. de Suisse (cant. de Zoug), au bord du lac alpestre d'Ægeri : Uber-Ægeri a l.ttOO h, et Unter-Ægeri, 2.450 h.

Ægidius. V. egidics.

SBgilopS [iopss] n. m. Bot. Genre de graminées très voisin des froments, à épis munis de barbes raides : l'ægilops croît dans le midi de la France. Pathol. Petit ulcère qui se forme dans l'angle interne des paupières et qui succède à une petite tumeur appelée anchilops.

Ægipan. v. Egipan.

ægophonie n. f. v. éoophonie.

asgosome [gho-zo-me] n. m. Genre de coléoptèî*es, renfermant de grands îongicornes à antennes rugueuses, qui vivent dans toutes sortes de bois.

Ægos-Potamos [sAoss, moss] (fleuve de la Chèvre), fleuve de la Thrace, près duquel l'amiral lacédémonien Lysandre, à la fin de la guerre du Péloponèse, détruisit la flotte athénienne (406 av. J.-C.).

ægyrine n. f. Minéral du genre pyroxène, paraissant identique à l’acmite. (On trouve l'ægyrine en cristaux dans des syénitesde Norvège et du Groenland.)

ægyriniques adj. f pi. ^gosome.

Géol. Se dit de roches riches en éléments ferromagnésiens, avec soude non feldspathisable, telles que les roches à ægyrine de Pantellaria (île de la Méditerranée).

A. E. I. O. U. (abréviation du lat. Austriæ est imperare orbi universo). Devise de la maison d’Autriche. V. Austriæ.

Aelbefce, comm. de Belgique (Flandre-Occidentale, arr. de Courtrai) ; 2.000 li.

Ælia Capitoliua, nom donné à Jéru.salem par l'empereur Adrien, lorsqu’il y eut, en 122 ou 131, envoyé une colonie romaine.

Aeltre, v. de Belgique (Flandre-Orientale, arr. de Gand) ; 7.200 h. Filatures, amidonneries.

Ænésidèmejphilosophe sceptique, né àGnosse (Crète). Il professa à Alexandrie (i"’ s. ap. J.-C.). C’est le plus célèbre représentant du scepticisme empiriste, doctrine qui n’attribue de valeur qu’aux phénomènes, qu’à la réalité perceptible. Il fut l’un des précurseurs du positivisme moderne.

ÆpiXlUS [nuss] (François-Ulrich llocii, dit), physicien allcmaml, né à Kostock. On lui attribue la première idée de l'électrophorc et du condensateur électrique (1724-1802).

æpiornis [tii'ss] n. m. Oiseau gigantesque, auj. disparu, dont on a retrouvé les ossements à Mad.v gasear. (L’œuf de l’æpioruis avait une contenance de 8 litres et équivalait à 150 œufs de poule.)

æqtto animo loc. lat. signif. D’une àme égale, avec constance ; le sage supjiorte a-quo animo les coups de l'adversité.

æquo puisât pede m. lat. signif. Frappe d'un pied égal, et appliqués par Horace (Odes, I, 4. 13 à la mort qui pousse d’un pied indift’érent la porte des palais et celle des chaumières.

aérable adj. Qui peut être aéré, que Tou doit aérer : les ateliers doivent être facilement aérables.

aérage n. m. ou aération [st-on’ n. f. Action d’aérer ; conduit d'aérage; l'aération assainit. V. VK.NTILATION.

aérant frati], e adj. Qui est propre à donner de Tair, à faire circuler Tair : ouverture aérante.

ærarium [om’] n. m. (du lat. æs. æris. argent monnayé. Trésor public et administration des caisses de i’Etat dans l'ancienne Rome.

aéré, e adj. Qui est à bon air : maison, chambre bien aérée.

Ærentbar (Alexis Lexa, comte d'). homme d'Etat autrichien, né à Ilruba-Skala, m. à Vienne (1854-1912). Nommé chancelier de l'Empire austrohongrois en 1906, il réalisa, en 1908, l’annexion de la Bosnie-Herzégovine et inaugura ainsi une politique balkanique qui aboutit à la Grande Guerre de 1914.

ære perennius, mots d'Horace signif. Plus durable que l'airain. V. exegi monumentum.

aéror [ré] v. a. (du gr. aér, air. — Se conj. comme accélérer]. Donner de Tair, renouveler Tair; ventiler : aei'er un atelier.

aérieole adj. (du lat. aer, aeris, air, et colere, habiter). Se dit des plantes qui vivent tout entières dans Tair, comme certaines orchidées.

aéride n. f. Orchidée à fleurs très belles, généralement pourpres ou jaunes, originaire de l'Inde.

aérien, enue [ri-in, è-nejadj. Formé d’air, de la nature de’Tair : corps aérien. (ïiui se passe dans Tair : phénomène aérien. Qui vit ou croît dans Tair, par opposition à aquatique : plante aérienne. Fig. Léger, vaporeux ; tissu aérien ; démarche aérienne. Peuple aérien, les oiseaux. Esprits aériens, anges, génies, etc. Voies aériennes, conduits aériens, larynx, trachées, bronches.

aériennement [ri-è-ne-man] adv. D’une manière aérienne.

aérifère adj. Qui porte, conduit, distribue Tair: tube aérifère. V. aérophone.

aérification [si-on] n. f. Opération par laquelle on fait passer à l'état gazeux une matière solide ou liquide. Résultat de cette opération.

aérifier [fi-é] v. a. (Se conj. comme prier.) Faire passer à l’état d’air, de gaz: aérifier un corps liquide.

aériforme adj. (du lat. aer, air, et de forme). Qui a Tàpparenoe de Tair, qui en a les propriétés physiques ; fluide aériforme.

aériser [zé] v. a. Syn. de aérieier.

aéri’VOre adj. (du lat. œr, aeris, air, et vorare, mander). Qui vit de Tair, qui se nourrit d’air.

aérobic [Af] adj. (du gr. aêr, aeros, air, et bios, vie). Se dit d'êtres microscopiques qui ne vivent qu’en présence de Tair : ferments aérobies. N. ra. : un aérobie. Ant. Anaérobie.

— Encycl. Tandis que les animaux et les végétaux supérieurs empruntent l’oxygène à Tatmosphere ou à Tair en dissolution dans Teau, certains organismes inférieurs et généralement mici’oscopiqucs le puisent dans des combinaisons stables, qu’ils décomposent ; ils provoquent ainsi des fermentations. Tels sont les ferments du vin, de la bière, des fumiers, qui prennent l’oxygène du sucre et des substances organiques.

aérobus [itzss] n. m. (gr. aêr, aeros, air, et terminaison bus, tirée de omnibus). Avion de vastes dimensions, destiné à plusieurs passagers. (V. avi.ation.)

aéroca’ve n. m. Machine capable de se soutenir dans Tair. V. aviation.

Aéro-Club de France (Z), association d’aéi-onautes et d’aviateurs amateurs, fondée en 1898 à Paris. Elle organise des concours, des épreuves, etc., pour le développement de l'aéronautique.

aérocyste [sZs-ze]

n. f. (du gr. aêr, aeros, air et Icuslis, vésicule).

Vésieule gazeuse de la fronde des algues.

aérodrome n. m.

(du gr. aêr, aeros, air, et dromos. course). Endroit où s’effectuent les essais et le lancement des aérostats et des aéroplanes.

aérodynamique

n. f. Syn. p.neumatique.

aérograpbe n. (du gr. aêr, aeros. air. et graphê, description). Personne qui écrit sur Tair, sur ses propriétés. N. m. Pinceau à air.

aérograpbie [fî] n. f. Théorie, description de Tair ou des gaz.

aérographique adj. Qui concerne Taérographie : carte aerographique.

aérohydroplane n. m. (du gr. aêr, a^ros, air, hudôr, eau, et de planer). Canot qui glis.se à la surface de Teau et qu'actionnent des hélices aériennes. (Ne pas confondre avec iiydro-aéhoplane.aérolithe n. m. tdu gr. aêr, aeros, air, et lithos, pierre). Nom donné à des masses minérales tombant des profondeurs de Te.space céleste sur la surface de la terre.

— E.ncyci.. Les aérolithes sont des débris planétaires qui circulent dans Te.spacc et qu’attire notre

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