h. Mmes d'argent
CaderoUSSe, comm. de t'aucluse, arr. et à 6 kil. d Orange, sur un bras du Rhône; 2.600 h.
C^det, ette[dé, è-trladj. ctn. (du gascon canefét, chef). Puîné, ou, plus particulièrement, enfant né le second: sous l'ancien régime, les aînés étaient (Wantai/és au détriment des 'cadets. Branche cadette al une maison, sortie d'un cadet: la branche cadette des Bourbons descend de Philippe d'drléans. frère de Louis XIV. N. Le plus jeune : le cadet de toute la famille, l-iy. Moins âgé, sans relation de parenté : elle est ma cadette. N. ni. Jeune gentilhomme, destiné à la carrière militaire, qui faisait ses premières armes en qualité de soldat : compagnie de calots. Jeune homme, adolescent: costume pour cadet . C est un fier cadet, se dit d'un jeune homme courageux. Loc. prov.: C'est le cadet de mes soucis, c’est ce qui me préoccupe le moins.
Cadet (Félix), philosophe, moraliste et économiste français, né et mort à Paris (1827-1888).
Cadet de Gassicourt [liour' 'Louis-Claude), pharmacien et chimiste français, né à Paris (1731- 1799) ; membre de l'Académie des sciences (1766) ; prit part aux travaux de Marquer, Darcet et Lavoisier.
Cadet de Vaux [rd] (Antoine-Alexis) , chimiste, hygiéniste et agronome français, frère du précédent, né à Paris, m. àNogent-les-Vierges 'Oise) [1743-1828].
Cadet Rousselle, type niais, et dont la création parait due à quelque bel esprit d'un régiment français cantonné en Brabant vers 1792. Ce type si plaisant a été rnis en vogue par une chanson populaire où tout marche par trois : Cadet Rousselle a trois cheveux, trois maisons, trois habits, etc.
cadets n. m. pl. [K-D, abréviation de constitutionnels - démocrates). En Russie, parti politique centre-gauche dans la première douma.
cadette [dè-te] n. f. La moins longue des deuS grandes queues, dans les anciens billards. Dalle carrée de pierre, servant au pavage.
cadetter [dé-té] v. a. Daller avec des cadettes. Cadi n. m. (ar. câdhi). Juge musulman qui remplit à la fois des fonctions civiles et religieuses.
Cadibôue ou Altarc (col de), dépression, de 490 m. d'altitude, qui sépare les Apennins des Alpes proprement dites. Il livre passage à la route de Savone à Turin.
CadicllOII n. m. Petit cadet.
Cadie [df] n. f. Genre de légumineuses, tribu des césalpiniées , renfermant des arbrisseaux de l'Afrique tropicale, souvent cultivés dans les serres.
Cadière (La), comm. du Var, arr. et à 25 kil. de Toulon ; 1.750 h. Vignobles, huile, lignite.
Cadillac [il mil., alc\, ch.-l. de c. (Gironde) arr. et à 30 kil. de Bordeaux, sur la Garonne ’ 2.980 h. (Cadillacais). Vins. — Le cant. a 16 comm. et 13.640 h.
caidinc n. f. Femme du sullan.
CadiS [dij n, m. Tissu de laine, étroit et léger. Cadix [dihss], V. du sud de l'Espagne, dans l'Andalousie; ch.-l. de province; 70.000 h. [Gaditans ou Cadissens). Port militaire sur l'Atlantique, dans la petite île de Léon. Denrées coloniales, vins, huiles, fruits. Le duc de Bellune en commença le siège en 1810, et les Français durent se retirer en 1812 sans avoir réduit la place. Sous la Restauration, en 1823, ils s'en emparèrent et délivrèrent Ferdinand VII, prisonnier des Cortès. — La province de Cadix compte 453.000 h.
Cadmée, citadelle de Thèbes, en Béotie, ainsi nommée de Cadmus, son fondateur.
cadméen, enne [mé-in, é-ne] adj. Attribué à Cadmus. Le.ttres cadm.éennes, les seize lettres de l'alphabet grec primitif, imité de l'alphabet phénicien.
cadmie [mf l n. f. Résidu qui s'attache aux parois du gueulard des hauts foui-neaux. Nom que l’on donnait autrefois à la calamine.
cadmique adj. Qui a rapport au cadmium; qui contient du cadmium.
cadmium [om'] n. m. Corps simjde, métal mou et blanc, qui accompagne le zinc dans ses minerais (découvert par Stromeyer en 1817). Symb. Cd.
— Encyci.. On trouve le cadmium dans beaucoup de blendes et dans la greenokite, qui est un sulfure de cadmium ; quand il est pur, c'est un métal blanc d'argent, malléable, ductile, un peu plus dur que l'étain, dont il a le craquement particulier lorsqu'on le ploie. Il fond à 320», émet des vapeurs dès 400» ; sa densité est 8,64 à 20».
Le métal pur n'est pas employé, mais certains de ses alliages sont précieux : tel l'alliage de Wood (cadmium 2, plomb 2, étain 4), excellent pour le moulage. Le sulfure de cadmium, inaltérable aux matières sulfhydriques, est employé en peinture ; c'est une belle couleur jaune. Le' sulfate sert en thérapeutique aux mêmes usages que le sulfate do zinc ; l'iodure sert en photographie à sensibiliser le collodion.
Cadmos de Milet, historien grec (vi» s. av. J.-C.;, regardé comme le plus ancien des logographes, auteur d une Histoire des origines de Milet.
Cadmus [mttss]. Phénicien, fondateur légendaire de Thèbes, en Béotie, personnage semi-mythique, auquel on attribue l'importation de l’alphabet phénicien en Grèce et l'invention de l'écriture (xvi» s. av. J.-C.). Fils du roi phénicien Agénor, il était parti à la recherche de sa sœur Europe, enlevée par Zeus. Arrivé en Béotie, il tua un dragon qui avait dévoré ses compagnons, en sema les dents par ordre de Minerve, et en vit naître des hommes armés qui s'entr'égorgèi-ent, à l’exception de cinq. Ces épisodes sont souvent l’objet d'allusions littéraires. Cadmus personnifiait dans la Grèce centrale l’influence orientale sur la civilisation primitive des Hellènes. Cadoch.e n. m. Fr.-maçonn. V. kadosh.
Cadogau n. m. (du n. d'une, faniille anglaise). Sorte de nœud ou ruban qui servait à retenir les cheveux derrière la tête. (On dit par altération catogan.
Cadol (Edouard), auteur dramatique et romancier français, né il Paris, m. à Asnières (1831-1898 ; auteur de la pièce les Inutiles '1868 .
CAD
Sortti°loquet de'^orte.‘^“‘'““'°’
Cadore ou Piave-di-Cadore, bourg d’ita-
lie (prov. de Bellune), sur la Piave ; 3.400 h. Forges.
Cadorna (comte Luigi), général italien, né à Pallanza, en 1860. H fut généralissime de l'armée italienne en 1916, et fut remplacé par le général Diaz en 1917, après l affaire de Caporetto.
Cadoudal (Georges;, chef et conspirateur chouan, né à Kerelano, près d’Auray, exéoiué à Paris (1771-1804), célébré par sa bravoure, sa ruse et sa force. H fut un de ceux qui formèrent le complot de la machine infernale contre le Premier Consul. Il conspira avec Pichegru et Moreau.
Cadouin, ch.-i. de c. (Dordogne), arr. et â 3 kil. de Bergerac, à la source du Bélingou;
520 h. Magnifique cloître.
— Le cant. a 11 comm.
ett6.000 h.
Cadours [dour], ch.-l. de c. (Haute -Garonne), arr. et à 36 kil. de Toulouse ; 820 h. Ch. de f.
d intér. loc. — Le cant. a 16 comm. et 5.540 h.
Cadoxton, v. d'Angleterre (pays de Galles, comté de Clamorgan) •
8.230 h. Houille, cuivre* cadrag)6 n. m. Opération consistant à mettre rigoureusement à leur place chacune des couleurs qui constituent l’ensemble du dessin à imprimer sur tissu.
cadran n. m. (lat. guadrans ; de quadrare, être carré). Surface portant les chiffres des heures, etc., et sur laquelle courent les aiguilles d’une montre, d’une pendule, etc.
Surface analogue qui porte les divisions d’un instrument de physique : manomètre, galvanomètre, etc., ou une rose des vents: le cadran d'une boussole. Cadran solaire, cadran lunaire, surface plane sur laquelle des lignes indiquent les heures que le soleil ou la lune marquent en projetant successivement sur ces lignes l’ombre d’un style ou tige implanté dans la surface : les cadrans solaires étaient connus des Egyptiens. Agric. Syn. de
CADRANURE.
eadrané, e adj.
G. Cadoudal.
Cadran.
Cadran solaire.
Agric. Qui est attaqué du cadran, de la cadranure.
cadranier ou cadranmer [dra-ni-é] n. m.
Celui qui dirige une cadrannerie.
Cadraniierie [dra-ne-id] n. f. Art de fabriquer des cadrans. Atelier où l’on fabrique des cadrans.
cadrant [dran] n. m. Instrument dont se sert le lapidaire pour tenir les pierres sur la roue.
cadranure ou cadrannure [dra-nu-re''. n. f. Maladie des arbres, caractérisée par des fentes" disposées comme les lignes horaires d'un cadran.
cadrat [dra] n. m. (du lat. quadratus. carré). Impr. Petit lingot de métal, plus bas et de même corps que les lettres, qui sert à laisser des blancs et à compléter une ligne que le texte ne remplit pas.
Cadratin n. m. Impr. Petit cadrat qui se place au début d'un alinéa et dont l'épaisseur est égale à la force du corps.
Cadraturc n. f. Assemblage des pièces qui meuvent les aiguilles d'une montre, etc.
Cadraturier [ri-é] n. m. Ouvrier horloger qui fait les cadratures.
cadre n. m. (dental, quadro, carré). Bordure unie ou ouvragée, de bois, de bronze, etc., qui entoure
Cadres divers.
une glace, un tableau, un panneau, etc. Charpente de bois soutenant les parois d'un puits. Châssis de bois que l’on „ place dans les ruches, et dans lequel les abeilles établissent leurs rayons. Châssis de bois avec un fond de toile, servant, à bord, de c o u chette suspendue.
Châssis en général.
Fig. Limites renfermant un espace; cet espace lui-même : tes montagnes d'un côté, la mer de l'autre, forment à Nice un cadre magnifique. Plan d'un ouvrage d'esprit : Corneille place tous ses héros dans un cadre héroïque. Tableau des services et des ionctionnaires d une administration : être rayé des cadres. Ensemble des gradés et des employés spéciaux d'une troupe militaire, qui en forment le noyau : les cadres d'un régi-
CAD
ment. Partie au cadre, an billard, partie dans laquelle on trace à la craie sur le billard quatre lignes parallèles aux bandes, et à une distance déterminée de celles-ci. (Ces bandes prennent quatre carrés et quatre rectangles, dans lesquels on ne peut faire qu’un nombre limité de carambolages.)
cadrer [dré] y. n. (lat. quadraré]. Avoir du raport, concorder (Se constr. avec à ou avec). Ant. étonner, jurer.
caduc, uque [duk, u-ke] adj. (lat. caducus). Vieux, cassé, faible, menaçant de tonaber : l’intempérance rend l'homme caduc avant l'âge. Age caduc, où le corps est près de sa ruine. Se dit des organes des plantes, qui tombent et se renouvellent chaque année : feuilles caduques. Fig. Nul, annulé: un legs devient caduc en cas d'aliénation par le testateur de la chose léguée. Mal caduc, ép'ilcpsic,. Anat. Membrane ou absolum. caduque, n. f. La plus externe des enveloppes de l'œuf humain. Ant. Jeune, robuste, vigoureux, persistant.
caducée [se'l n. m. (lat. cadueeum). Baguette de laurier ou d’olivier, surmontée de deux ailes, et entourée de deux serpents entrelacés : le caducée, attribut de Mercure, symbolisait la paix et le commerce. (Les serpents sont le symbole de la prudence, de la ruse, et les ailes désignent l'activité.) — La Fable raconte que Mercure sépara un jour, avec sa baguette, deux serpents qui se battaient. Le caducée, fait de la baguette de Mercure et des deux serpents, devint dès lors l’emblème de la concorde. Le caducée est l’attribut du corps de santé en France.
caducité n. f. Etat de ce qui est caduc : la caducité d'une maison. Grande vieillesse, période de la vie humaine qui précède la décrépitude ; la caducité commence vers P âge de soixante-dix ans.
Cadurci ou Cadurques, anc. peuple de la Gaule, qui occupait le Quercy. Sa capitale était Divona. qui, au m® siècle, prit le nom de Cadurcum, d'où Cahors. Il résista avec une énergie sauvage à César.
Cadurcieu [si-fn] (lat. Cadurd). Personne née à Cahors, ou qui habite cette ville. Adject. Qui appartient à Cahors ou à ses habitants ; histoire cadurcienne. (On dit aussi Caborsins.)
CSB cal, e, aux [sé] adj. Qui appartient au cæcum ; appendice cæcal.
CSBCillUS (Statius), poète comique latin, d’origine gauloise, né vers 219, m. vers 166 av. J.-C. Il ne reste de lui que des fragments.
CSBCUUl \sé-kom'] n. m. (du lat. cæcus, aveugle). Première portion du gros intestin, faisant suite à l’intestin grêle : au cæcum est appendu un diverticule grêle, gui est ï appendice vermiforme.
cæll enarrant gloriam Del, citation lat. tirée des Psaumes (xviii, 2), et qui signif. littéralem. : les deux racontent la g loire de Dii'U, les mondes célestes rendent un témoignage éclatant de la sagesse et de la puissance du Créateur.
Csslius, l’une des sept collines de la Rome antique, au N. du Palatin. Ce fut surtout un quartier commerçant.
CælOStat [sé-Ios-to] n. m. (du lat. cælum. ciel, ci status, état). Appareil à miroir, donnant une image du ciel immobile par rapport à la terre.
cælo tonantem credidimus Jovem regnare, début d’une ode d’Horace (III, B, 1), signif. littéralem. : nous avons cru que Jupiter règne au ciel en l’entendant tonner, c’est-à-dire : nous sommes tous croyants quand le tonnerre gronde ; nous reconnaissons la puissance aux coups qu'elle frappe.
Caen [ftan], ch.-l. du dép. du Calvados, au confl. de l’Orne et de l’Odon ; ch. de f. Etat, à 239 kil. O. de Paris ; B3.740 h. (Caennais ou Caenais). Académie ; cour d'appel ; port de rivière actif, en communication avec Ouistreham par un canal de 14 kil. Remarquable cathédrale . Bes tiaux, beurre, cidre ; dentelle (même genre que celle de Bayeux). Patrie de Malherbe, Boisrobert, Segrais,
Malfilâtre, Le Bailli, Choron, Auber, Mélingue, Vauquelin, Doulcet de Pontécoulant, Faustin-Hélie. —
L’arr. a 9 cant., 188 oomm.,
114.670 h. Le cant. Est a 2 comm. et 29,610 h. ; le cant. Ouest, 8 comm. et 83.750 h.
cænogénèse [sé] ou cénogénèse n. f. (du gr. kainos, nouvelle, et genesis, génération). Production de caractères nouveaux, variation de l'espèce animale ou végétale.
cænogénétique [séj ou cénogénétique adj. Relatif à la cænogénèse.
cænogénie [sê, ni] ou cénogénie [ni] n. f. Embryologie condensée, dans le système de Haeckel.
cænoménèse [sé] ou cénoménèse n. f.
Biol. Fixation des variations acquises par une espèce.
Csere, v. de Fane. Etrurie, non loin de Rome, auj. Cervetri. Nécropole très riche en antiquités étrusques. Célèbre tombeau dit « des Tarquins ».
Caermarthen ou Carmartlien, comté d'Angleterre (Galles) ; 130.000 h. Ch.-l. Caermarthen ; 10.000 h. ; sur le Towy, affl. du canal de Bristol.
Caernarvon ou Camarvon, comté d’Angleterre (Galles) ; 120.000 h. Ch.-l. Caernarvon ; 9.000 h. Port sur le détroit de Menai.
cæsium ou césium [sé-zi-om'J n. m. Métal de la famille du potassium, dont la densité est 1,90 à 0“ : le cæsium est un des métaux les plus rares.
Caëstre, comm. du dép. du Nord, arr. et à 7 kil. de Hazebi’ouck ; 1.450 h. Ch. de f. N.
cætera desiderantur, loc. lat. signif. littéralem.: Les autres choses sont regrettées, c’est-à-dire : le reste manque. Formule employée pour marquer
U un ouvrage est incomplet. (On dit aussi : cætera
esunt [le reste manque].)
Armes de Caen,
cafard [far], e n. Fam. Hypocrite, faux dévot ; méfiez-vous des cafards. Rapporteur. Adj. Qui marque l’hypocrisie : air cafard.
cafard [far] n. m. Nom vulgaire de la blatte. Fam. Idées noires : avoir le cafard.
cafardage n. m. Action ou habitude de cafarder.
cafarder [dé] v. n. Faire le cafard. Espionner. Rapporter.
cafarderie [rî] n. f. Hypocrisie, bigoterie grossière. Manières, habitudes de cafard.
Cafardise [di-ze] n. f. Action, parole de cafard, café n. m. (ital. caffe, de l’ar. kahoua). Fruit du caféier : les cafés de Bourbon, de Moka, etc., sont estimés. Infusion faite avec ce fruit torréfié : boire son café. Lieu public où l’on prend du café et d’autres liqueurs : aller au ca/é. Café au lait, mélange d’une infusion de café et de lait. Adjectiv. Qui est de la couleur du café, c’est-à-dire d’un brun presque noir : des robes café.
— Encyol. Le café paraît être originaire de l’Ethiopie. On fait communément honneur de la découverte de ses propriétés excitantes à un berger, qui aurait remarqué que ses chèvres manifestaient une vivacité extraordinaire après avoir brouté les graines et les feuilles de l’arbrisseau appelé caféier. Le café se répandit dans tout l’Orient, à partir du xv« siècle. Introduit en France en 1654, ce ne fut qu’en 1669 qu’on en fit usage à Paris, malgré le premier avis des médecins. C’est un excellent tonique et stimulant du cœur. Toutefois, on doit en donner peu aux jeunes enfants, à cause de la surexcitation nerveuse qu’il peut déterminer.
Pour obtenir une infusion de café possédant tout son arôme, il est essentiel de moudre le café au moment de le préparer. On met la poudre (une cuillerée à bouche pour une tasse) dans le filtre ou la cafetière, et l'on verse dessus l’eau bouillante nécessaire, par petites quantités à la fois.
Le café vendu en poudre est souvent falsifié : pure, toute la poudre que l'on projette sur un verre d’eau y surnage ; si elle renferme des substances étrangères, celles-ci tombent au fond du vase.
Les premières maisons de café paraissent avoir été établies à La Mecque au début du xvp siècle. L’usage en passa ensuite en Europe. En France, le premier café fut établi à Marseille en 1654.
Café turc (Le), tableau de Decamps 1855), qui, dans sa simplicité, traduit bien la placidité de l’Orient.
café-concert [sér] n. m. Sorte de théâtre en petit, où le public boit, fume, en écoutant des chansonnettes, des saynettes, etc. PI. des cafés-concerts. (On a dit aussi café chantant.)
caféier [fé-ié] ou cafler [fi-é] n. m. Arbuste de la famille des rubiacées, qui pi'oduit le café : le caféier fructifie au bout de trois ans.
— Encycl .
Le caféier est un arbuste de 7 à 8 mètres de hauteur; ses fleurs sont blanches, et son fruit contient deux noyaux, quienveloppent chacun une graine dite « grain de café ». La récolte du café se fait en deux ou Caféier,
trois fois. On
cultive le caféier en Amérique, aux Indos, en Afrique.
caféière n. f. Terrain planté de caféiers.
caféine n. f. Alcaloïde extrait du café, de la noix de kola, tonique et stimulant du cœur, utilisé en médecine. *
caféique adj. Se dit d’un acide extrait de la caféine.
caféisme [is-mé] n. m. Etat pathologique dû à l’abus du café.
Caféone n. f. Essence empyreumatique brune, très odorante, qui se produit dans la distillation du café.
cafetan ou caftan n. m. Robe turque richement oi-née et doublée de fourrure.
cafétannique [ta-ni-ke] adj. Se dit d’un acide que Ton extrait du café.
cafetier [ti-é], ère n. Qui tient un café, cafetière n. f. vase qui sert à faire ou à
Cafetières : 1. De métal; 2. De porcelaine; 3. De faïence.
verser le café : cafetière d'argent, de porcelaine. Arg. Tète.
Caffa OU Kaffa {Kéfa^ Feodosia, Thêodosîe)^ port de Russie (gouv. de Tauride), en Crimée ; 12.000 h. Savons, cuirs, tapis. D’abord colonie milésienne, CafCa tomba aux mains des Génois, puis des Turcs, et devint russe en 1770, puis en 1783.
Caffarelli du Falga (Maximilien), général français, né au Falga (Haute-Garonne) en 1756, tué devant Saint-Jean d’Acre en 1799. Soldat, savant jurisconsulle, philosophe, il est une des gloires les plus pures de l'armée révolutionnaire.
GAG
Caffart ou caffard [Ua-far] n. m. Tissu de la •! nature des damas, tout soie, ou tramé fll ou laine. I
Caffi (Hippolyte), peintre de vues monumentales,^ italien, né à Bellune, tué au combat naval de Lissa (1814-1866).
Caffleri, famille de fondeurs et sculpteurs ita- , liens, dont plusieurs exercèrent leur art à Paris. — 1 Le plus célèbre est Jean-Jacques, né et m. à Paris ' (1726-1792). On lui doit des statues et des bustes d’hom- mes célèbres, dont on voit les plus connus au Théâtre- " Français (Rotrou, etc.), au château de.Versailles.
Caffût n. m. Morceau de fonte provenant de pro- ’ jectiles et autres objets brisés ou hors de service.
cafler Ifi-é] n. m. Bot. V. CAFÉIER.
cafouillage [fou. Il mil, a-je] n. m. Pop. et Sports . Action de cafouiller.
cafouiller
V. n . [fou , Il mil, é] Pop. et Sports. Se livrer àdes efforts désordonnés et ineffioaces. S’agiter confusément : joueurs de football, rameurs qui cafouillent.
Cafre ou
mieux BantOU, habitant ou O r i g i n aire delà Cafrerie:
Izs Cafres. Adjectiv. : lesidiomes cafres sont agglutinajits.
Cafrerie [H], nom donné à la région sudest de l’Afrique
habitée par les Cafres.
Crt/res, qui parlentun idiome appartenant à la grande famille hanîoue. Pays en général fertile; aux Anglais. V. Cap [Colonie du).
cage n. f. (lat. cavea). Loge grillée pour enfermer des oiseaux, des animaux, etc. : Louis XI enfermait ses prisonniers dans des fam. Prison : mettre un voleur en cage. Cage d'une maison^ les gros murs. Cage d'un escalier, espace réservé, dans une construction, pour recevoir Fescalier. Appareil qui, dans les mines, monte le minerai extrait, les ouvriers, etc. Prov. : La belle cage ne nourrit pas l’oiseau, on peut, dans une habitation luxueuse, manquer du nécessaire.
cagée [je] n. f. Ensemble des oiseaux d’une cage.
cageot [jo] n.m. Petite cage.
Cage d’osier servant à transporter la volaille, les fruits, etc.
cagerotte Wo-te] n. f. Forme en osier pouifaille égoutter les fromages.
caget ou cajet n. m. Petite natte en paille, en jonc, sur laquelle on dispose les fromages (brie, camembert) pour les faire fermenter.
cagette [jè-te] n. f. Petite cage.
CaggGViline— Assent, comm, de Belgique (Brabant, arr. de Louvain) ; 2.250 h.
cagibi n.m. (dérivé de cage). Fam. Petit réduit» petit abri, petite loge : le cagibi du poilu.
cagier [ji-é], ère n. et adj. Celui, celle qui fait ou vend des cages : industrie cagière.
Cagliari) capit. de nie de Sardaigne, port sur la côte sud de File ; 38.600 h. Chantiers de constructions navales, armes, cotons, savons, salines. La ville de Cagliari fut vainement attaquée par une flotte française en 1793.
Cagliostro (Joseph Balsamo, surnommé le comte Alexandre de), habile charlatan, médecin et occultiste italien, né à Palerme, mort, dit-on, emprisonné dans le château de Saint-Léon, près de Rome (1743-1795). Il eut un vif succès à la cour de Louis XVI et dans la société parisienne de ce temps, joua un grand rôle dans la franc-maçonnerie, fut mêlé à Faffaire du Collier, puis se rendit à Rome, où il fut condamné à mort par FInquisition. Sa peine fut commuée en une prison perpétuelle.
cagua n. f. Arg. milit. Abri du soldat sous terre ou sur terre, foyer intérieur.
cagnard [gn mil., ar], e adj. et n. [rad. cagne). Fam. Indolent, fainéant : vie eagnarde ; c'est un cagnard.
cagnard [gn mil., ar] n. m. Coin, arche de pont, etc., servant d’abri : ces cagnardsdeV Eôiel-Dieu. Mar.
Prélart que l’on étend pour servir d’abri aux hommes de quartier.
cagnarder [ gn mil.,
ar-dé] v. n. (de cagnard). Fam.
"Vivre dans un coin ; paresser.
cagnarderie [gn mil., rî] ou cagnardlse [gn mil., di-ze] n. f. (de cagnarder). Fam. Indolence, mollesse, fainéanlise.
Cagnat (René Louis-Victor), archéologue français, professeur d’épigraphie latine, né à Paris en 1852; membre (1895) puis secrétaire oagnai. ^
perpétuel (1916) de l’Académie des inscriplions.
cagne [pn mil,, e] n. f, (ital. cagna). Chienne. (V.x.) En mauv. part, femme, personne méprisable. Dans l’argot des lycées, classe oi’i Ton prépare les élèves à TEcole normale supérieure (section des lettres).
GAG
CAI
Cag'UeS \gn mil.] eh.-l. de c. ^Alpes-Maritimes), arr. et à 22 kil. de Grasse ; 3.710 h. Vieux château crénelé de Grimaldi. Vins, distilleries. — Le cant. a
cag^neux, euse [gn mil., eû, eu-ze] adj. et n. Qui a les genoux rapprochés et les pieds écartés : un ea/neuic ; jambes cagneuses. Se dit du cheval dont les pieds sont tournés en dedans. N. m. Dans l'argot des lycées, élève de la cagne.
Ca^iard de la Tour (le baron Charles), physicien français, né et mort à Paris (1777-1859) : connu par son invention de la sirène. Membre de l'Académie des sciences (1851).
cagnlardelle ou cagnardelle [gn mil., dé-le] n. f. Machine soufflante, inventée en 1809 par Cagniard de La Tour.
Cagnola (Louis, marquis), architecte italien, né à Milan, m. à Varallo (1762-1833). Il construisit à Milan les beaux arcs du Tessin et du Simplon.
caginot [gn mil., o] n. m. Nom vulgaire du requin à peau bleue.
CagiUOttÔ [gn mil., o-te] n. f. Tiroir, corbeille, tirelire qui reçoit les contributions imposées aux joueurs. Somme recueillie dans cette tirelire : manger la cagnotte.
Cagnotte (in), comédie-vaudeville par E. Labiche et A. Delacour (1864). C’est, mise à la' scène, la série de mésaventures arrivées à divers notables de La Ferté-sous-Jouarre, venus à Paris pour y manger joyeusement l’argent d’une cagnotte. Dans cette comédie, la farce if exclut pas l’observation. cagOlagB n. m. Action de cagoler.
eagoler [lé\ v. a. Abandonner un bateau à l’action du courant.
C&gol6Ur n. m. Celui qui oagole un bateau, cagot [ÿAo], e adj. et n. (mot béam.). Qui affecte une dévotion outrée et hypocrite : évitez les cagots autant que les gens dissipés. Au moyen âge, nom donné à certains bohémiens. (Les cayots du Béarn, population de race incertaine, étaient traités en parias, et rejetés du reste de la société.) cagotemeut [man] adv. D’une manière cagote. CagOterie [ri] n. f. Action, parole de cagot. cagotisme pis-me] n. m. Caractère de cagot.
cagou n. et adj. m. Lépreux. (Vx.) Gueux. Mal dispos. (Vx.)
cagoule n. f. (lat. cuculla). Manteau de moine, sans manches, surmonté d’un capuchon. Capuchon percé à l’endroit des yeux : les confréries de pénitents portent la cagoule.
Type de masques contre les gaz asphyxiants.
Cague [ka-ghe] n. m.
(holl.âaaj). Bateau hollandais plat , employé sur les canaux.
Cahagnes, comm.
du Calvados, arr. et à 31 kil. de Vire ; 1.240 h.
cahier [Aa-iè] n. m!
(du IsA.quatemio, cahier de quatre feuilles). Assemblage de feuilles de papier cousues ensemble ; tenez vos cahiers propres. Autref. , mémoire de remontrances ou de doléances adressé au souverain : les cahiers du tiers. Cahier des charges, ensemble des clauses imposées à un adjudicataire ou à un acquéreur.
— Encycl. Dr. admin.
^ matière d'adjudication, le cahier des charges est un document destiné à faire connaître les conditions imposées à l’adjudicataire. Il est déposé dans un lieu public où chacun peut en prendre connaissance, et il en est donné lecture avant la réception des offres.
Dans les ventes faites par autorité de justice, le cahier des charges est destiné à faire connaitre les conditions de la vente aux futurs acquéreurs.
1 loo. adv. (du lat. qua hinc, qua
hac). Fam. Tant bien que mal : sa santé va cahin-caha.
Cahors [or], ch.-l. du dép. du Lot, sur le Lot; ch. de f. Orl., à 599 kil. de Paris; 13.650 h. (Cadurciens,
Cahorsins ou Ùahorsains ) .
Evêché. Intéressante cathédrale de style byzantin. Beau pont fortifié de Valentré.
Vins , truffes, céréales. La ville de Cahors fut prise par Henri IV, alors roi de Navarre. en 1580. Patrie du p.ape Jean XXII, de Clément Marot, du général Ramel, de Gambetta. — L'arr. a 12 cant.
134 comm. 80.300 h. Le cant. Nord a 7 comm. et 10.180 h. ; le cant. Sud, 5 comm. et 7.780 h.
cahot [Aa-o] n. m. (onomat.). Saut que fait un véhicule roulant sur un chemin raboteux. Fig. Obstacle, épreuve : les cahots de la vie.
cahotage n. m. Mouvement fréquent, causé par les cahots : souffrir du cahotage d'une voiture.
cahotant [tan], e adj. Qui fait ou fait faire des cahots : voilure cahotante ; chemin cahotant. cahotement [man] n. m. Action de cahoter.
cahoter [tJ] v, n. Eprouver des cahots. V. a. Secouer. Fig. et fam. Ballotter, tourmenter.
cahoteux, euse [teû, eu-ze] adj. Qui fait éprouver des cahots : route cahoteuse.
Cahours [ottr] (Auguste), chimiste français, né et mort à Paris (1813-1891). On lui doit de remarquables travaux de chimie organique. Membre de 1 Académie des sciences (1868).
Cahun (David-Léon), littérateur français, né à llague:nau (18tl-1900j ; auteur de romans de restituhistorique : les .Aventures du Capitaine Slagon', les Pilotes d'.ingo ; IJassan le Janissaire ; etc.
Cagoules ; 1. De moine; S. De pénitent.
Armes de Cahors.
CâillUSârC (Louis de\ littérateur français, né à Montauban. m. à Paris (1706-1759). Il composa des livrets de plusieurs opéras de Rameau.
CSihutO n. f. (holland. kajxiit). Petite hutte : les cahutes des Arabes sont faites de boue et de paille.
CâitniZâiC— sur— Vère^ comm. du Tarn. arr. et à 12 kil. de Gaillac ; 1.340 h. ; ch. de f. Orl.
caïc [ka-ik] n. m. Navig. V. caïque.
Caiciie [kè~che] n, m. Petit batiment à un pont, maté comme un yacht.
caïd [ka-id] n. m. (de l’ar. katd, chef). En Algérie et eu Tunisie, magistrat indigène qui cumule les lonctions de juge, commandant, percepteur, etc.
Caïd {le), opéra bouffe en deux actes, livret de Th. Sauvage, musique d’Ambroise Thomas. La scène se passe en Algérie ; un cai’d, sa fille, un barbier et une modiste française, un tambour-major, en sont les héros. Livret amusant, partition pleine de verve (1849).
caïdat [ka-i-da] n. m. Dignité, fonction d’un caïd.
caïcil ou cayeu [ka-i-eu] n. m. Bourgeon souterrain qui se forme sur le côté d’un bulbe.
— Encycl. En horticulture, on détache les caïeux pour les planter à part ; les pieds qu’on obtient ainsi fleurissent plus tôt que ceux qui viennent de graine, et conservent mieux les caractères de la variété qui les a fournis.
CaïfFa. V. Haïfa.
Caignez (Louis-Charles), dramaturge français, né à Arras, m. à Belleville (1762-1842) ; fameux par ses mélodrames, entre autres la Pie voleuse.
Cail (Jean-François), industriel fr., né à Chef-Boutonne en 1804, m. aux Plants, près de Ruffec, en 1871. Il a créé des usines métallurgiques pour la fabrication des locomotives, machines-outils, etc.
Cailar (Le), comm. du Gard, arr. et à 20 kil. de Nîmes ; 1.530 h. Ch. de f. P.-L.-M.
Cailhava d’EctandouX (Jean-François), littérateur français, né à Toulouse, m. à Sceaux (17301818); auteur de comédies pleines de verve. -
caillage [/ra. ll mll, je] n. m. Action de faire cailler ou de se cailler : on évite le caillage prématuré du lait en le faisant bouillir.
caillasse [ka, ll mil., n-se] n, f.
teiix d’époque tertiaire.
Caïeu.
Dépôt caillou-
Artuan de Caillavet.
caillasseux,
euse [ha. Il mil., a-seû, cu-ze] àdj. Qui est de la nature de la caillasse.
Caillaux (Joseph), honimepoliüque français, né au Mans en 1863, plusieurs fois ministre,; président du conseil (1911) ; condamné par la Haute Cour pour correspondance avec l’ennemi (1920).
Ministre des flnances en 1925 et en 1926.
Caillavet (Gaston Arman de), auteur dramatique français, né à Paris, m. à Essendérias (Dordogne) [1869-1915]. Il a donné, en collaboration avec de Fiers, des comédies charmantes. V. Flerp (de).
caille [ka, ll mil., e] n. f. (orig. germ.L Genre de gallinacés, voisin des perdrix ; le petit de la caille se nomme cailleteau.
— Encycl. La caille (cotuniix) commune habite l’Europe tempérée et l’Asie boréale jusqu’au Japon ; mais
ses migrations, entreprises Yti pi ï ^
en septembre et en octobre, /.■'U
la mènent dans l’Afrique et *' i"
dans TInde. En troupes innombrables, les cailles tra- ^
versent la Méditerranée d’une seule étape. D'habitudes crépusculaires, elles se nourrissent de graines et d'insectes. Elles sont recherchées comme oiseaux de volière. Leur humeur batailleuse est souvent exploitée pour établir des combats pareils aux combats de coqs. C'est un gibier des plus estimés, qui peut se conserver fumé et salé.
Caille (La), hameau de la comm. d’Allouzier (Haute-Savoie), arr. et à 19 kil. de Saint-Julien ; 120 h. Eaux thermales. Beau pont suspendu, au-dessus de la gorge des Usscs.
caillé [ka, ll mil., é] n. m. Caséine. Lait caillé.
Caillé [ll mil.] (René), voyageur français en Afrique, né à Mauzé, m. à La Baderre (Charente- Inférieure) [1799-1838]. Il est le premier Européen qui pénétra jusqu’à Tombouctou et en revint sain et sauf.
caillebotin n. m. ou caillebottin [kay ll mil., e-bo-tin] n. m. Sorte de panier sans anses, dans lequel les cordonnicjw mettent leur fil et leurs alênes.
caillcbotis \ka., il mil., e-bo-ti] n. m. Treillis de lattes, qui ferme les écoutilles en laissant passer le joift*. TreilTis analogue que l'on déposait dans les boyaux et les tranchées, pour éviter aux pieds l’humidité du sol.
caillebottage [Aa, ll mil., e-ho-ta-je] n. m. Action de caillebottcr.
caillebotte [A^t, ll mil,, e-bo-te] n. f. Masse de lait caillé.
Caillebotte (Gustave), peintre français de l’école réaliste,- m. à Gennevilliers (1848-1894). lia légué au musée du Luxembourg une collection d’œuvres appartenant à l’école de peinture impressionniste.
caillebotter [Aa, U mil., e~ho~té\ v. a. (de cailler^ et botter). Réduire en caillots. Se caillebotter, v. pr. Se prendre en caillots.
caille-lait [ka, ll mil., e-/é] n. ni. invar. Nom vulgaire du gaillet, plante de la famille des rubiaoées, à laquelle on a faussement attribué la propriété de faire cailler le lait.
CaillôMeilt [Aa, ll mil., e man] n. m. Action de cailler. Son résultat.
Caillemer (Exupère), jurisconsulte et archéologue français, né à SainLLô, m. à Lyon (1837-1913); auteur de savantes études sur le droit public et privé des anciens Grecs.
cailler [Aa. lî mll., ^ v. a. (lat. coagulare). Figer, coaguler, épaissir ; la présure caille le lait. Se cailler, v. pr. Se coaguler : sang qui se caille. S’emploie aussi avec ellipse du pronom se : laisser cailler une sauce.
cailler [Aa, il mil., é] n. m. Engin, hallier ou nappe pour prendre les cailles.
Caillère [Aa, il mil.] n. f. Récipient en bois, où 1 on lait cailler le lait.
Caillet [Aa, Il mil., é] ou mieux Cale (Guillaume), paysan de Mello (Oise), chef de la Jacquerie, en 1358. Il fut pris par Charles le Mauvais, qui le fit couronner d un trépied de fer rougi au fru, à Clermont, en Beauvaisis.
cailletage [Aa, il mil,, a-je] n. m. Bavardage, cailleteau [Aa, ll mil e-tà] n*. m. Jeune caille.
CailletCP [Aa, ll mil., e-t^ v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : je caillette] Babiller beaucoup.
^ Ca^illotet [Aa, ll mil., e-tè"] (Paul), physicien et industriel français, né à Châtilîon-sur-Seine, m. à Paris (1832-1913), auteur de belles recherches sur la liquéfaction des gaz. Membre de l’Académie des sciences (1884).
caillette [Aa, il mil. , è-te] n. f. (de Caillette, n. d’un bouffon célèbre, fou de Louis XH et de François I®r). Femme frivole, babillarde. (Se dit quelquef. d’un homme bavard ou léger.)
caillette [Aa, il mil., è-te] n. f. (de cailler). Quatrième estomac des ruminants, ou abomasum, où se trouve la présure qui fait cailler le lait.
caillette [Aa, ll mil., è-te] n. f. Nom vulgaire du pétrel.
CailleU— taSSart [Aa, ll mil., eû-ta-sar] n. m. Nom vulgaire d’un poisson physostome de la mer des Antilles ; c’est une espèce de hareng.
Cailliaud [Aa, il mil., iô] (Frédéric), voyageur français, né et m. à Nantes (1787-1869). Il explora la région du haut Nil,
caillot !Aa, ll mil., O] n. m. Petite masse de liquide coagulé. (Se dit surtout du sang.)
^ caillot— rosat [Aa, ll mll., o-ro-za] n. m. Variété de poire pierreuse, dont le goût rappelle le parfum de la rose. PI. des caillots-rosats.
caillou [Aa, ll mil.] n. m. (lat. calculus). Nom générique des pierres de petite dimension. Par ext. Fragment de cristal de roche, de quartz liyalin, employé en joaillerie ; cailloux du Rhin. Fig. Obstacle, embarras ; notre route est semée de cailloux. Avoir le cœur dur comme un caillou, insensible. Pop. Crâne chauve.
Caillouasse [Aa, ll mil.] n. f. Pierre meulière de couleur blanche.
cailloutage [Aâ, ll mil.] n. m. Action de caillouter ; le cailloutage des routes prévient leur dégradation par l'eau. Maçonnerie, pavage en cailloux.
cailloutée [ka, il mil., ou-té] n. f. Faïence en terre de pipe. Ornement en cailloux de diverses couleurs.
CaiUette (bois de la), bois du dép. de la Meuse, situé sur les côtes de Meuse, immédiatement au S. du fort de Douaumont. Très disputé lors de l'offensive allemande sur Verdun en 1916. Pris par les Allemands du kronprinz, lors des opérations contre Verdun, le 11 avril 1916 ; repris par les Français du général Mangin le 14 octobre suivant.
caillouter [ka, ll mil., ou-td] V. a. Garnir de cailloux ; caillouter une route.
eaillouteur [Aa,^ il mU.] n. et adj. m. Ouvrier qui empierre les chemins.
caillouteux, euse [Aa, ll mil., ou-teiX, eti-ze] adj. Rempli de cailloux : chemin caillouteux.
Cailloutis [Aa, ll mil., ou-t€] n. m. Amas de petits cailloux concassés, pour l’entretien d’une route. Ouvrage fait avec ces cailloux.
Cailly [Aa, ll mil., î\ (chevalier Jacques de), poète épigrammatique français, né à Orléans (1604-1673).
caïmacam ou caïmacan [Aa-i] n. m. En Turquie, gouverneur d’un canton.
caïmacanat [ka-i, na] n. m. Territoire administré par un caïmacan.
caima n
Aa-i] n. m.
caraïbe acayouman ).
Espèce de crocodile des fleuves d’Amérique et de
Chine, à museau long. Il atteint 6 mètres de long ; sa peau est très employée en maroquinerie.
caimander v. a. et n. caimandeur n. m.