V. QUÉMANDER, QUÉMANDEUR
Caïmans ou Caymans fîLEs), îles des Antilles, au S. de Cuba ; 2.500 h. ; aux Anglais.
Caïn [Aa-in], fils aîné d’Adam et d’Eve, selon la Genèse. Caïn et son frère Abel ayant fait un jour une offrande au Seigneur, celui-ci préféra l’offrande d’Abel. Caïn en ressentit une vive jalousie, et tua son frère. Dieu maudit Caïn et le condamna à vivre errant. Caïn se réfugia dans le pays de Nod et y fonda la viUe d'Enoch. On fait souvent allusion à la marque que Dieu avait imprimée au front de Caïn pour le protéger contre la loi du talion ; et ces mots ; « Caïn, qu’as-tu fait de ton frère ? » que Dieu fit entendre à Caïn après le meurtre d’Abel, servent à formuler énergiquement le compte que Ton demande à quelqu’un d’une personne, d’une chose quj aurait dû lui demeurer sacrée.
Caïn, tableau de Cormon (1880 ; musée du Luxembourg), inspiré de la Légende des siècles, de V. Hugo. Caïn marche dans le désert, suivi de sa famille. Belle composition. (V. p. 359.)
Ca’in et sa race maudits de Dieu, beau groupe en marbre, d’Etex (1832 ; musée de Lyon). Le uisur-
Caiman.
CAI
trier est assis à terre, accablé. A sa droite, son fils aîné. Contre lui sa femme, qui a laissé tomber son enfant à la mamelle.
Cd/in [kin] (Auguste), sculpteur animalier français, né et m. à Paris (1822-1894) ; auteur d'œuvres nombreuses qui lui ont acquis une juste réputation {le Lion à V Autruche, Tiare étouffant un Crocodile^ Combat de Tigres. — Il a eu pour fils :
Georges Gain , peintre et littérateur, conservateur du musée Carnavalet, qu'il a organisé, né et m. à Paris (1853-1919) ; les sujets de ses tableaux sont pour la plupart empruntés à l'histoire anecdotique {une Bai'ricade en 1S30, Rixe au café de la Rotonde, Mort des derniers Monta- Auguste Gain.
gnards, etc. De l’écrivain.
citons : Covis de Paris, Promenades dans Paris, etc. 5 — ÎIexri Gain, peintre, romancier et auteur dramatique, né à l’aris en 1857. On lui doit : la Belle au
Caïque.
bois dormant, les Mirages, les Grognards; et les li vrets de la Vivandière, Sapho, Cendrillon, la Glu, le Juif polonais, les Armait lis, la Még ire apprivoisée Quo vadis, cto.
CaïnaiK ais d’Enos, un des patriarches antédiluviens. [Genèse.)
caïnça n. f. Nom vulgaire de l’écorce du chiococca an juifuga (Amérique méridionale), préconisée contre la morsure du serpent.
Caine (Ilall), romancier et auteur dramatique anglais, né à Runcorn en 1853. Auteur de : the Manxman, the Christian, etc. Imagination ardente et colorée.
CaïniteS n. m. pl. Nom pris par une secte guostique du n» siècle. Les caïnites vénéraient en général tous les personnages que l’Ancien Testament condamne (Caïn, Judas, etc.). S. un calnite.
Caioumers ou Keyomers, nom du premier souverain et du premier homme, dans la légende iranienne.
Caïptie ou Caïplias, grand prêtre et souverain sacrificateur des Juifs, de la secte des sadducéens. Il présida la séance du sanhédrin où la mort du Christ fut résolue. C'est lui qui interrogea Jésus et l'accusa de blasphème. Il persécuta les apôtres. Le nom de Ca'i'phe est employé proverbialement dans celte locution ; « Renvoyer quelqu'un de Caïphe à Pilate », qui fait allusion aux hésitations du grand prêtre des Juifs, pendant la passion du Christ.
caïque [ka-i-ke] ou caïc [ka-ik] n. m. Embar-
Henri Gain.
Georg-es Gain*
cation longue et étroite, en usage dans les mers du Levant.
Caïques (îles), groupe anglais d’îles, d’îlots et de rochers dépendant géographiquement de l'archipel de Bahama.
Ça ira, chanson, plutôt anodine, de la période révolutionnaire ; musique de Bécourt, paroles de
Ça ira.
AKI ca I — ra.ca ’i--ra , ça 1 - ra. Le peuple en ce
Q, Maigre les mu-tinstoulrè us-si- ra Nos etvne-mis confusen restent
là . Lt nous al -Ions chanter al-lelui- a Ah! ça i-ra ça i-ra. ça >-
-ra.ca i ra.ça i-ra. Comme un pro-phéte il a pre dit ce- - la .
Ladré (ou de Poirier). Quand on y eut ajouté un refrain :
Ah! ça ira, ça ira, ça ira.
Les aristocrates à la lanterne,
qui n'existait pas dans la version primitive, il- devint un cri de ralliement des terroristes.
Caire ^kè-re] n. m. Filasse extraite de l’enveloppe de la noix de coco, et qui sert à faire des cordages.
Caire r/ré-re] fLe), capit. de l'Egypte, près du Nil ; G54.OÛ0 h. Belles mosquées. Grand commerce de riz, céréales, soies, cuirs, etc. Les Français occucupèrent Le Caire en 1798.
CAI
Cairine [/cè] n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, renfermant le canard musqué de l'Amérique du Sud, vulgairement nommé canard turc ou de Barbarie.
cairn [kèrn] n. m. (mot irland.). Monticule ou tumulus de terre ou de pierres, élevé par les Celtes. Amas de pierres élevés par les explorateurs des région polaires pour marquer leur passage.
Cairoli [Aa-îj (Benedetto), homme d'Etat italien, né à Pavie, m. à Capodimonte fl82G-1889j ; président du conseil en 1878 et en 1879-1881.
Cairon [kè] n. m. Sorte de moellon très tendre.
caisse [/tè-se] n. f. (du lat. capsa, coffre). Coffre de bois, à usages divers. Coffre à argent. Bureau où il se trouve ; son contenu. Contenu d'un de ces coffres en général: voler la caisse; acheter une caisse de raisins. Corps d’une voiture. Boite d'une horloge. Récipient de bois pour plantes : orangers en caisse. Récipient quelconque, même en papier : petits fours en caisse. Etablissement qui reçoit des fonds pour les faire valoir ou seulement les administrer : caisse d'épargne ; caisse f, d'épargne postale ; caisse des retraites ; livre de caisse.
Caisse du tympan, cavité de 1 oreille, qui se trouve en arrière du tympan.
Caisse dun mât, partie inférieure- et carrée de ce mât.
Mus. ('aisse claire, tambour à caisse cylindrique en cuivre et peu allongée.
Caisse plate, caisse claire encore moins allongée. Caisse roulante, tambour plus allongé que la caisse claire et à tambour de grande
Caisses (mus.) ; 1. Claire; 2. Piale; 3. Roulaoie; 4. Gi osse caisse.
caisse en bois. Grosse caisse, dimension que L’on fait résonner en frappant avec une mailloche. Fig. Battre la caisse, la grosse caisse, annoncer quelque chose d'une manière bruyante, faire de la réclame. Caisse d'épargne, V. ÉPARGNE. Caisse des retraites pour la vieil- “lesse, V. RETRAITE. Aro. Estomac, poitrine.
— Encycl, Caisse d assurance en cas d' accidents. La Caisse d'assurance en cas d'accidents, gérée par la Caisse des dépôts et consignations a pour objet de constituer des pensions viagères aux personnes qui, dans l'exécution de travaux agricoles ou industriels, sont atteintes de blessures entraînant une incapacité permanente de travail, et de donner des indemnités aux ayants droit des assurés qui ont péri par suite d’accidents. L'assuré verse pour chaque année, à son choix, 8 francs, 5 francs ou 3 francs. Il doit être âgé de douze ans, au moins.
Caisse d'a surance en cas de décès. Gérée, comme la précédente, par la Caisse des dépôts et consignations, elle a pour objet de payer au décès de l'assuré, à ses héritiers ou ayants droit, une somme déterminée par le versement d’une prime unique ou de primes annuelles.
L assurance en cas de décès peut être contractée par toute personne âgée de seize ans au moins et de soixante ans au plus. Les sommes assurées sur une même tète ne peuvent excéder 3.000 francs.
Caisse nationale des retraites pour la vieillesse. Créée par la loi du 18 juin 1850, et actuellement régie par la loi du 20 juillet 1886, elle a pour objet de recueillir et faire fructifier, par l’accumulation des intérêts, l'épargne réalisée par le déposant en vue de s'assurer une pension de retraite pour ses vieux jours. Elle reçoit les plus modestes écononâes. Les versements, qui ne peuvent dépasser un certain maximum, sont reçus et liquidés à partir de 1 franc, et sans fraction de franc ; toutefois, lorsque le déposant est marié, aucun versement n'est reçu s'il n’est de 2 francs ou multiple de 2 francs.
IjCS versements à la Caisse nationale des retraites sont effectués chez les receveurs des finances, les percepteurs et les receveurs des postes.
Celui qui opère un versement a la faculté ou d'aliéner le capital, c'est-à-dire de l'abandonner à la Caisse nationale des retraites en échange d'une augmentation de la rente, ou de réserver le capital au décès du rentier, et, dans ce cas, le capital est remboursé soit aux ayants droit de ce dernier, soit au donateur ou à ses ayants droit. Les mineurs peuvent effectuer des versements avec l’autorisation de leurs parents, s'ils ont moins de 16 ans.
Caisse d'épargne. La Caisse nationale d'épargne postale, placée sous la garantie immédiate et absolue de l’Etat, a son siège à Paris. Ses fonds sont versés à la Caisse des dépôts et consignations.
La Caisse nationale d'épargne ouvre un compte à toute personne pour laquelle ou au nom de laquelle des fonds sont versés à litre d'épargne dans un bureau de poste quelconque. Il est délivré gratuitement à chaque déposant un lm*et, sur lequel sont enregistrés tous les versements et remboursements.
Les mineurs .sont admis à se faire ouvrir dos livrets sans l'intervention de leur l'eprésentant légal, ainsi que les femmes mariées, sans l'assistance de leur mari. Les uns et les autres peuvent également retirer, sans cette intervention ou cette assistance, les sommes figurant sur les livrets ainsi ouverts, sauf opposition de la part de leur représentant légal ^parents, tuteurs ou mari).
Chaque versement ne peut être inférieur à 1 franc, mais il peut comporter des centimes.
Toute personne qui, sans être en mesure d’opérer le versement minimum de 1 franc, désire se créer des épargnes, peut coller des timbres-poste ordinaires à 5 ou à 10 centimes, jusqu’à concurrence d’une somme de 1 franc, sur des formules dites bulletins d'épargne. Les bulletins d'épargne, ainsi revêtus de tirnbros-poste d'une valçur de 1 franc, sont reçus comme numéi'aire, soit séparément, soit comme appoint d'un versement en espèces.
Le compte ouvert a enaque déposant ne peut pas dépasser le chiffre de 5.000 francs
Tout déposant peut se faire rembourser, dans un bureau de poste quelconque, soit la totalité, soit seulement une portion de son compte courant.
Un intérétdeS fr. 75 p. 100 est servi aux déposants.
A côté de la Caisse nationale, il existe des caisses d épargne, établissements d'utilité publique autorisés par des décrets rendus dans la forme des règlements
d'administration publique. L'initiative de leur création appartient aux conseils municipaux. Elles versent à la Caisse des dépôts et consignations toutes les sommes qu elles reçoivent.
Tout déposant peut faire transférer ses fonds d’une caisse à une autre, même à une des succursales de la Caisse nationale d'épargne à l’étranger.
Caisses de secours et de retraites des ouvriers mineurs. Les exploitants de mines sont tenus de verser chaque mois, soit à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, soit dans une caisse syndicale ou patronale, pour la formation du capital constitutif des pensions de retraite, une somme proportionnelle au salaire des ouvriers ou employés, dont une part à prélever sur le salaire et l'autre part à fournir par l'exploitant lui-même.
Les pensions sont acquises et liquidées dans les mêmes conditions que les pensions servies par la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse.
La caisse est gérée par une société qu’administre un conseil de neuf membres au moins dont un tiers est désigné par 1’ exploitant, les deux autres tiers élus par les ouvriers ou employés.
Caisse des dépôts et consignations. Cet établisàsement. qui a à sa tête un directeur général et qui est soumis au contrôle d'une commission de surveillance, est chargé : 1® de recevoir, sous sa responsabilité et avec, la garantie de l'Etat, les dépôts et consignations obligatoires ou volontaires qui lui sont confiés ; ces sommes portent intérêt ; 2» de gérer la fortune de divers services dont les ressources spéciales doivent être distinguées des fonds du Trésor, tels que la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse.
Les sommes déposées, à quelque titre que ce soit, à la Caisse des dépôts, sont acquises à l’Etat lorsqu’il s’est écoulé un délai de trente ans sans que le compte auquel ces sommes ont été portées ait donné lieu à une opération de versement ou de remboursement.
Caisse des invalides de la marine. 'V. invalides
Caisse de prévoyance des marins français, Caisse nationale de prévoyance des marins, contre les risques et accidents de leur profession, est gérée par l’établissement des Invalides de la Maiùne, mais jouit d'une existence autonome et de la personnalité civile. Font obligatoirement et exclusivement partie de cet établissement tous les inscrits maritimes, à partir de l’âge de, dix ans.
Caisse des écoles. Une caisse des écoles est établie dans toutes les communes. La caisse a droit à une subvention, sur le crédit ouvert pour cet objet au ministère de l’instruction publique ; elle reçoit aussi des subventions du département, de la commune et des particuliers, ainsi que des dons et legs avec l’autorisation du préfet. Elle est destinée à encourager par des récompenses les élèves assidus, et à secourir les enfants indigents.
Caisse des recherches scientifiques. Cet établissement a été créé pour faciliter par des subventions les progrès de la science.
La caisse est divisée en deux sections ; la première a pour but les recherches biologiques, les études poursuivies pour combattre les maladies non seulement des hommes, mais encore des animaux et des végétaux. La seconde encourage les autres recherches scientifiques de toute nature.
Caisses de crédit agricole. V. crédit.
caisserie [à^-se-rf] n. f. Atelier où l’on fabrique spécialement des caisses.
caissetin [/ré-se] n. m. Petite caisse de sapin, dans laquelle on envoie de Provence les raisins dits raisins de caisse.
caissette [W-sè-lel n. f. Petite caisse.
caissier [kè-si-^, ère n. Celui, celle qui tient la caisse d’un établissement.
caisson [kè-son] n. m. Chariot couvert, pour transporter les, vivres, les munitions d'une armée: chaqu' pièce d'artillerie de campagne est accompagnée de son caisson. Coffre d'une voiture. Grande caisse en tôle ou en charpente, que l'on coule au fond de l'eau quand on a des fondations à établir.
— Encycl. Artill. Les caissons, en général, sont destinés au transport des munitions de campagne. Ils
ont varié de forme et de dimensions avec les types de canons adoptés successivement, mais comprennent en général deux parties (avant-train et aiTière-train) que l'on peut séparer \'v.ne de l’autre.
— Trav. pubt. Les caissons employés pour établir les fondations des ouvrages d’art sous l'eau sont
Gaissoo (trav. pubL).
construits en bois ou en tôle, avec ou sans fond. Quand ils doivent descendre à une certaine profondeur, ils sont d'une étanchéité absolue, et de puis-
CAI
CAL
santés machines y refoulent constamment de 1 air. Des clieiiiinées permettent l'entrée des ouvriers, et le passage des matériauï.
CalttineSS, comté au N.-E. de l'Ecosse ; 31.000 h. Ch.-l. Wicki 9.500 h. Port sur la mer du Nord.
CaiX, comm. de la Somme, arr. et à 25 kil. de Montdidier; 1.270 h. Bonneterie. Partiell. détruit.
Calx (Napoléon), philologue iteiUen, né et m. à Bozzolo (Lombardie) [1843-1882].
Caix de Saint-Amour (Amédée ae),écrivain français, né à S-nlis, m. à Paris (.1843-1921). Auteur de travaux de linguistique, d’archéologie et d histoire.
Cajamarca, v. du Pérou, ch.-l. du départ, du même nom; 12.000 h. Coton.
Cajarc [jarli’ ], ch.-l. de o. (Lot), arr. et à 25 kil. de Figeac, sur le Lot; 1.530 h. (Cajareois). Ch. de f. Orl. — Le cant. a 14 comm. et 6.920 h.
cajeput [put'] n. m. (du malais kayou-ponti, arbre blanc). Nom vulgaire de plusieurs myrtacées des Indes, appartenant au genre mélaleuque, et aussi de l’essence verte que l’on extrait de ces végétaux.
cajeputène n. m. Carbure d'hydrogène isomère de l'essence de térébenthine, qu'on extrait de l’essence de cajeput.
cajeputier n. m. Syn. de CAJEPUT.
cajet n. m. Petite claie en jonc tressé, en paille ou en minces baguettes de bois, sur laquelle on fait égoutter les fromages à pâte molle, eomme le brie, le camembert. On dit aussi cajol.
Cajetan (Thomas de 'Vio, dit), cardinal italien et général des dominicains, né à Gaéte, m. à Rome (1469-1534). Il fut chargé en 1517, comme légat en Allemagne, d'instruire la cause de Luther.
Cajetan (Henri), légat du pape Sixte-Quint, né à Rome, m. en Pologne (1650-1599). Il soutint, en France, pendant la Ligne, les Seize et la politique de Philippe II.
Cajolable adj. Qui peut être cajolé.
cajolage n. m. Manœuvre de batellerie, qui consiste à laisser un bateau descendre au fil de l’eau, l'arrière en avant, et à ralentir de la berge sa marche à l'aide de cordes. (Ainsi maintenu, le bateau ne peut gagner le large ; il vient se frotter doucement contre les tertres, les caresser, les cajoler, d'ou le mot cajolage.)
cajoler [lé\ v. a. Flatter, louer, caresser dans un intérêt quelconque ; cajoler un vieillard pour se faire nommer sur son testament. Ant. Rudoyer. V. n. Echanger de doux propos ; cajoler avec quelqu'un. (Vx.) Chanter, crier, en parlant de la pie ou du geai. (Vx.)
cajolerie [rt] n. f. Action de cajoler, paroles et manières flatteuses. Ant. Bourrade, brusquerie.
cajoleur, euse [eu-ze] adj. et n. Qui cajole. Ant. Bourru, brusque, brutal.
Cajot [jo] n. m. Cuve où l'on met les foies de morues, pour en extraire l’huile.
CajU'te n. f. (holl. kajuit). Petite chambre, dans un navire ; chambre du capitaine. Lit en forme d'armoire. (Vx.)
cake f/célc’] n. m. Mot angl. signif. gâteau.
cake-walk [kèk-ouôk] n. m. (en angl. promena-
Cake-walk*
de du gâteau). Danse importée d’Amérique en Europe, en 1900, et qui dérive de la bamboula des nègres.
Çakountala, drame gracieux et touchant de Kalidasa, poète hindou, où sont racontés les malheurs et la résignation de Çakountala, injustement répudiée par son mari le roi Douohmanta, puis rentrant en grâce auprès de lui. Th. Gautier en a tiré un ballet, l'Anneau de Çakountala.
Çâktis, déesses épouses de certains dieux de l’Inde, surtout de Çiva, et qui président aux relations sexuelles. — Une Çâkti.
çâktisme [tis-me] n. m. Secte hindoue, issue du oivaïsme.
Çak’ya-Mouni, nom sous lequel on désigne le plus souvent le fondateur du Doudhisme, Siddharta Gautama, qui naquit vers le mi • lieu du vi« s. V. Bouddha.
cal n. m. (du lat. cal lus, callosité). Durillon qui se forme par frottement sur quelque partie du corps. (On dit aussi CA- Lus.) Tissu osseux de nouvelle formation qui unit les fragments d'un os fracturé. PI. des cals.
calaba n. m. Arbre des Antilles(ca2op/ij/num), dont le bois laisse couler un suc visqueux qui constitue le baume Marie, sorte de vulnéraire.
Calabar (côte de), côte de la Guinée, entre le cap Formose et le Gabon. Commerce important d’ivoire, coton, huile de palme, etc. Fève de Calabar, v. fève.
calabariue n. f. Alcaloïde extrait de la fève de Calabar. Syn. d’ÉsÉMNE.
Calabozo, v. du Venezuela (Etat de Miranda), sur le Guarico ; 6.000 h.
Calabrais, e [la-brè, è-ze], habitant ou originaire de la Calabre ; les Calabrais. Adject. ; coutumes calabraises. N. m. Bonbon à base de réglisse.
calabre n. m. Nom donné, dans le Languedoc, à un mélange de moût de raisin et d’alcool, rappelant les vins liquoreux de Madère. Alicante, Malaga, etc. Sirop de Calabre, sirop à base de réglisse.
Calabre, pays du sud-ouest de l’Italie, divisé en trois provinces : Calabre Citérieure, ch.-l. Cosenza ; Calabre L’Itéricui'e'I''», ch.-l. Reggio ; Calabre Ulté-
Çakya-Muuui.
rieure Ile, ch.-l. Catanzaro ; 1.185.000 h. 'Calabrais). En 1783, un tremblement de terre y détruisit 300 villes ou villages et lit périr 40.(K)0 personnes. En 1905. des secousses violentes bouleyersèrent pendant une semaine la Calabre, et causèrent la mort de 5.000 personnes. Boisée et montagneuse, la Calabre fut longtemps infestée par le brigandage.
CalabrèS9 (Mattia Pretti, dit le), peintre itâ^ lien, né à Taverna (Calabre), m. à Malte (1613-1699).
Il fut chevalier de Malte, et eut une e.xistence aventureuse. C’est un improvisateur fécond, mais en général peu soigné.
Calacuccla [kou-tchia], ch.-l. de c. (Corse), arr.
et à 24 kil. de Cor te;
940 h. Draps, toiles de lin. — Le cant. a 5 comm.
et 4.930 h.
calade ou chalade
n. f. (ilal. calata). Manèg.
terrain en pente, sur lequel on exerce les chevaux à descendre au galop. Calabrèae.
caladénie [nî] n. f.
Genre d’orchidacées, tribu des aréthusées, qui croissent en Australie.
caladiou ou caladium [di-oyn'j n. m. Genre d’aroïdées à feuillage ornemental, originaires de l’Amérique du Sud.
Calafatu ou Kalafat, comm. de Roumanie, port sur le Danube, en face de Viddin; 4.000 h. Batailles enti'e Turcs et Russes (1828 — 1853 — 1877). calag'e n. m. Action d’étayer, de caler. Calaborra, v. d’Espagne (prov. de Logi-ono) ; 10.000 h. (Calagurritains). Tanneries. Ce fut, sous le nom de Calagurris, une prospère ville romaine. Patrie de Quintilien.
calais [lè] n. m. Panier d’une forme particulière, dont se servent les marchands des halles de Paris.
Calais [Zé], ch.-l. de c. (Pas-de-Calais], arr. et à 33 kil. de Boulogne ; port de mer très actif sur le Pas de Calais ; 72.320 h. (Calaisiens) : ch. de f. N. Grande fabrication de tulles de soie et de coton. Constructions navales, fonderie de fer, forges, etc. Bains de mer. Célèbre par le siège que cette ville soutint contre Edouard III, sous le règne de Philippe de Valois, et où le seul dévouement d’Eustache de Saint-Pierre et de cinq bourgeois, qui vinrent se présenter la corde au cou à Edouard, sauva la ville de la destruction. La grâce des héros fut demandée et obtenue sur-le-champ par la reine d’Angleterre (i 347).
La ville fut reprise aux Anglais par Fr. de Guise, en 1558. La reine Marie Tudor en mourut, dit-on, de douleur. « Si l’on ouvre mon cœur, dit-elle, on y trouvera le nom de Calais. » Calais a été, au début de la Grande Guei're, l’objectif des Allemands maîtres de la Belgique et du Nord de la France, dans leur « course à la mer », consécutive à la défaite de la Maime (septembre 1914). Les Allemands voulaient, de ce port, aller attaquer Londres. N’ayant pu s’emparer de la ville, ils l’ont du moins bombardée à plus d’une reprise, par avions, au cours des années suivantes. — Le cant. Nord-Ouest a 9 com. et 38.970 h. ; le cant. Sud-Est, 4 com. et 43,590 h.
CalaislS [Zè-zi], petit pays de France, partie de la basse Picardie, s'étendant autour de Calais, qui en était le chef-lieu.
calaison [Zé-son] n. f. Mar. Enfoncement d’un navire, suivant son chargement. Syn. tirant d’eau.
calamagrostid© \gros-ti-de] n. f. Genre de graminées, renfermant de nombreuses espèces, qui croissent dans les prairies élevées ou sur les • dunes : les calamagrostides donnent un fourrage médiocre.
calamailde n. f. sorte d’étoffe lustrée de telle manière que le lustre n’apparaît qu à son endroit. Elle s’emploie pour la labrication des*tissus d'ameublement et la confection de certains vêtements d’intérieur.
Calamatta (Louis), graveur italien, né à Civita-Vecchia, m. à Milan (1801- 1869). Il passa la plus grande partie de sa vie en France. Cet artiste s'est distingué par une l’emarquable souplesse dans 1 interprétation, du style de son modèle, une fidélité absolue et une grande pureté dans les contours.
calambac, calambar,
Calambour fZan] n. m. (malais kalambak). Bois odorant des Indes, employé en tabletterie.
ealambre [lan-bre] n. f.
Mot espagnol, désignant, dans les mines de mercure, l’affection dite " tremblement mercuriel ».
Cftlft 1 110 n, m. (lat. cala- Calacnalta. mus). Roseau dont les anciens se servaient pour écrire sur papyrus ou sur parchemin.
Calame (Alexandre), paysagiste et graveur suisse, né à Vevey, m. à Menton (1810-1864) ; peintre de la natiu-e alpestre.
Calament [man] n. m. (gr. kalaminthè). Variété de mélisse à odeur agréable, employée en médecine.
ealamifère adj. (du lat. calamus, chaume, et ferre, porter). Qui porte des chaumes.
calamiforme adj. (du lat. calamus, roseau, et de forme). Se dit des animaux, des végétaux et de ceux de leurs organes qui ont la forme d’un tuyau de plume, calamlnaire [nè-re] (Pierre) adj.V. calamine. calamine n. f. ilinér. silicate hydraté naturel de zinc, phosphorescent par frottement. Résidu gras et pulvérulent d'un moteur à explosion.
Calamis, sculpteur et orfèvre grec du v' s. av. J.-C. ; célèbre dans la représentation des chevaux.
calamistrer w/s-tiTl v. a. (du lat. calamistrum. fer à friser). Friser, onduler avec le fer.
calamistrum [mis-trom' \ n. m . Brosse de soie aux pattes de certaines araignées ; le caUimistrum peigne les fils de. la toile.
calamite n. f. Espèce de gomme-résine. Sorte d'argile blanche. Plante cryptogame, fossile dans la houille.
calamité n. f. (lat. calamitas). Grand malheur qui atteint toute une catégorie d’individus : la famine, la guerre sont des calamités. Etat où nous met ce malheur : dans ta calamité. (Corn.)
calamiteusement [ze-man] adv. D’une manière calamiteuse.
calamiteux, euse [teû, eu-ze] adj. Qui a le caractère d'une calamité, ou qui est accompagné de calamités ; règne, calamiteux.
Calamodyte n. f. Gem'e de passereaux dentirostres, renfermant des fauvettes de roseaux, vulgairement nommées rousserolles .
calaudo adv. (mot ital.). Mus. En ralentissant la mesure et diminuant la voix. (S'abrège ordinairement : cal.)
calandrage n. m. Action de calandrer ; le calandrage sert à glacer les étoffes et le papier.
calandre n. f. Machine pour lisser et lustrer les étoffes, glacer les papiers : les calandres sont f orméas'de trois cylindres , deux en carton et le troisième métallique .
Machine employée dans certaines mines de houille, pour faire fonctionner les pompes d’épuisement. Grosse alouette. Petit charançon qui ronge le blé. Charençon du genre rynchophore qui vit eu Afri- Calandre,
que, sur les palmiers, et dont les larves {vers palmistes) entrent dans l'alimentation des indigènes.
— Encycl. Techn. La calandre ordinaire est disposée de telle sorte qu'un cylindre métallique qui, seul, reçoit un mouvement de rotation, et placé entre deux autres en carton, entraîne ceux-ci avec lui . Le tissu passe entre les trois cylindres, dont la pression est suffisante pour lisser l’étoffe.
O n construit également des calandres pour le foulage et le séchage : calandre a table et calandre à cy lind r e s .
Dans la première un cylindre creux, chauffé à l’intérieur, roule Calandre.
sur une table
métallique. Dans la seconde, la table est remplacée par un second cylindre, également chauffé intérieurement. Le tissu à sécher passe entre ces cylindres (ordinairement de bronze). Enfin, il existe d’autres calandres, à quatre cylindres chauffés, servant à réduire le caoutchouc vulcanisé en feuilles.
— Entom. La calandre attaque le blé dans les gre¬
niers ; la larve, provenant del’œuf pondu sur le grain, dévore le conienu de celui-ci. On prévient les dégâts de ce ravageur en désinfectant soigneusement les greniers (échaudage, puis badigeonnage à la chaux des murs, vapeurs d'acide sulfureux) ; lorsque la présence de la ca- cniand™
landre est constatée
dans un tas de blé, il faut soumettre celui-ci à des pelletages fréquents, le passer à l’étuve (à 60“), ou le soumettre, dans un récipient clos, à l'action de vapeurs de sulfure de carbone,
calandrelle [drè-le] n. f. Sous-genre d’alouettes, renfermant les alouettes de sables, qui fréquentent principalement les lieux arides.
calandrer [dré] v. a. Faire passer à la calandre : on calandre les étoffes pour les lustrer.
calandrette [drè-te] n. f. Nom vulgaire de la grive des vignes.
calandreur, euse [eu-ze] n. Personne qui calandre.
calandrinia ou calandrinie [nf] n. f.
Bot. Genre de portulacées d'Amérique et d’Australie, dont plusieurs espèces sont cultivées dans nos jardins.
calanqu e [fce] ou calangue [ghe] n. f.
Nom que les marins de la Méditerranée donnent aux criques ou petites baies.
calant
[/anl, e adj Qui sert à caler.
calao n. m.
Genre d’oiseaux d'Asiô.à beefort et recourbé, pourvud’un appendice qui ressemble souvent à une corne. (On dit aussi üUCéros.)
calao n. m. Linrjuist. Argot portugais.
CAL
CAL
Ordre de Calatrava.
Calappo [la-pe] n. m. Genre de crustacés à fosses pinces plates : les calappes sont des crabes des mers chaudes.
Calappidés [la-pi\ n. m. pl. Famille des crustacés décapodes brachyures, à carapace bombée et à pinces- très grandes. S. un calappidé.
Calas [lâss] (Jean), négociant de Toulouse, né à Lacabarède (Tarn) en 1698. Accusé faussement d'avoir donné la mort à son fils pour Tempécher d'abjurer le pi’otestantisme, il fut roué vif à Toulouse en 1762, par sentence du Parlement de cette ville, et réhabilité en 1765, après les célèbres et pathétiques plaidoyers de Voltaire. La mort de Calas a inspiré à M.-J. Chénier une tragédie.
Calatafimi, v. d'Italie (Sicile, prov. de Trapini) ; lO.oOO h.
Calatayud [iud'\, v. d’Espagne (prov. de Saragosse), sur le Jalon ; 12.000 h.
Câ*lcltll6 n. m. Genre d'insectes coléoptèi'es. famille des caribidés, qui vivent sous les pierres et la mousse.
calathifornie adj. (du gr. haîathos, corbeille, et de forme). Qui est en forme de corbeille. ^
Calatrava [ordre de), ordre religieux et militaire espagnol, fondé en 1158 à Calatrava (Nouvelle-Castillei par des chevaliers de l’ordre de Cîteaux, à qui le roi de Castille Sanche III donna la ville de Calatrava. avec mission de la défendre contre les Maures.
L’ordre fut réuni à la couronne en 1489. Une seule classe de chevaliers ; décoration portée en sautoir. Ruban rouge ponceau.
Calaurie [Zd-rf], île de la Grèce, sur la côte de TArgolide,
Elle possédait un temple de Neptune, dans lequel s’empoisonna le grand orateur Démosthène poursuivi par les Macédoniens.
calavèrite n, f. Tellurure naturel d'or et d’argent.
calcaire [/tè-7’e] adJ. fiat, calcarius). Qui contient de la chaux : les marnes calcaires servent à amender les sols sablonneux. N. m. Roche riche en carbonate de chaux, d’où l’on tire la chaux en dégageant l'acide carbonique sous l’action d’une forte chaleur.
— Encycl. Les roches calcaires, pures ou impures, amorphes ou cristallisées, sont très répandues et forment un nombre considérable de variétés, parmi lesquelles nous citerons : la craie., très friable, souvent blanche, à cassure mate ; le calcaire grossier, employé comme pierre de construction ; le calcaire oolithique ou pisolithique, composé do petits grains sphériques ; le marbre ; le calcaire lithographique, les travertins, les tufs, etc. On reconnaît les roches calcaires à l’effervescence qu’elles produisent au contact des acides. Le calcaire est insoluble dans l'eau pure, mais les eaux chargées d'acide carbonique, le dissolvent très bien.
Certaines eaux naturelles chargées de carbonate de chaux par leur passage sur des terrains calcaires abandonnent à l’air ce carbonate, sous la forme d’un dépôt cristallin, en môme temps qu’elles laissent échapper l’acide carbonique qui maintenait ce corps en dissolution (/on/afnes incrustantes o\x pétrifiantes, stalactites et stalagmites des grottes). C’est encore du carbonate de chaux qu’abandonnent les eaux calcaires quand on les chauffe (tartre des chaudières).
Le calcaire joue un grand rôle dans les échanges chimiques dont le sol est le siège : il est nécessaire à la nitrification et, en coagulant les argiles, contribue à l’ameublissement de la terre végétale.
calcanéen, enil6 [né-in, è-ne\ adj. Qui a rapport au calcanéum.
calcanéum, [né-om’] n. m. Anat. Os du talon, gros et court, qui soutient le poids du corps dans la marche.
calcarifère adj. (du lat. calcar, avis, éperon, et ferre, porter). Muni d’un éperon.
calcarifère adj. (du lat. culcari.. -, calcaire, et /"eîTe, porter). Qui contient du calcaire.
calcariforme adj. (du lat. calcar, arts, éperon, et àe forme). Qui a la fornie d'un éperon.
Calcarone n. m. (m. ital.). Four à ciel ouvert, pour extraire le souffre de son minerai. Pl. des calcaroni.
calcédoine n. f. (de Ckalcédoine [Bithynie]). Agate fine d'un blanc laiteux, légèrement bleuâtre : la calcédoine rouge prend le nom de cornaline.
— Encycl. Les différentes variétés de calcédoine sont formées par un mélange intime de quartz cristallisé et de silice amorphe. On distingue la calcédoine rouge ou co'i'naline. brune ou sardoinc. vert foncé ou plasma, tachée de rouge ou héliotrope, jaspe sanguin, vert pomme ou ckrysoprase. Lorsqu’elle foi'me des alternances de colorations diverses, disposées en couches concentriques, la calcédoine prend le nom d'agate.
calcédonieux, euse [nî-eû, ew-ze] adj. (dj calcédoine). Taché de blanc laiteux, en parlant des pierres fines.
calcéolairc [lè-re] n. f. ^du lat. calceolus. petit soulier). Genre de scrofulariacées ornementales, originaire de l'Amérique du Sud, cultivées dans les serres d'Europe.
• — Encycl. Les calcéolaires ont des fl\.urc jaunes,
blanches ou pourpres, en forme de petit soulier. On en cultive dans les jardins d'Europe. Elles redoutent surtout la sécheresse et le grand soleil ; elles exigent une température douce et humide. On les tient pendant Thiver en serre tempérée.
calcéol^^ n. f. Genre de polypiers, fossiles dans le dévonien.
calcéoliforme adj. (du lat. calceolus, petite chaussure, et de forme). Qui est en forme de pantoufle.
calcct [sè] n. ra. (ital. calcese). Pièce de .Rois quadrangulaire, rapportée sur les mâts à antennes et percée de trous pour le passage des manœuvres.
Calctias [feass], devin grec, qui accompagna Agamemnon au siège de Troie, ordonna le sacrifice d'Iphigénie et conseilla de construire le cheval de bois. Il se tua parce qu’il avait été supplanté par Mopsus dans l’art de la divination. On fait souvent
allusion au rôle que jouait Calchas au milieu des Grecs, puis à ce vers de VJphigénie de Racine :
Cet oracle est plus sûr que celui de Calchas.
Bans l'application, on le cite pour caractériser avec énergie la confiance absolue que l’on a dans la réalisation d'un événement.
calcicole adj. {du lat. calx, calcis, chaux, et colere, habiter). Qui affectionne les terrains calcaires : la luzerne, le sainfoin sont des plantes calcicoles.
caleifère adj. (du lat. calx, calcis, chaux, et ferre, porter). Qui contient de la chaux.
calcification [si-07i] n. f. Dépôt de sels calcaires dans les tissus organiques.
calcifié^ 6 adj. Converti en carbone de chaux, calcifuge adj. (du lat. calx, calcis, chaux, et fugere, fuir). Qui fuit les terrains calcaires : le trèfle incarnat est calcifuge.
calcilitbic adj. (du lat. calx, calcis, chaux, et du gr. lithos. pierre). Pierre qui contient des parties de chaux compacte.
calcimètre n. m. (du lat.' calx, calcis, chaux, et du gr. metrun, mesure). Appareil servant à doser rapidement la chaux contenue dans une terre, dans le noir animal, etc.
CRlcin n. m. Débris de verre broyés. Verre utilisé pour les émaux. Croûte calcaire, qui se dépose à l'intérieur des chaudières à vapeur : les déchirements du ca loin peuvent amener l'explosion d'une chaudière. calcinablc adj. Qui peut être calciné, calcination [si-07i] n. f. Action de calciner: ses effets : la calcination du gypse fournit le plâtre.
CalcinatO, v. d’Italie (Lombardie, prov. de Brescia) ; 3,630 h Victoire des Français, commandés par le duc de Vendôme, sur les Autrichiens commandés par Reventlau (1706).
calcine n. f. Poudi’e jaunâtre composé d'oxyde de plomb et d’oxyde d’étain, qui est la base de l’émail stanil'ère,
calciner [7iâ] v. a. (du lat. calx, calcis, chaux). Proprem. Réduire en chaux par l'action du feu. Par exagér. Dessécher par l'effet d'une excessive chaleur : calciner des minerais; calciner un gigot.
calciclue [sf-A-e] adj. Qui a rapport à la chaux ou au calcium.
calcispongiaires [spon-ji-è-re] ou calci- Spongies [.Sp07i-y^] n. f. pl. Ortlre d'eponges ren fermant les formes dont le squelette est constitué île spiculés calcaires : les calcispongiaires sont des éponges en général incolores. S. une calcispongiaire ou calcispongie.
calcite n. f. Carbonate naturel de chaux : le spath d’Islande est formé de calcite.
calcium [si-07n'] n. m. (du lat. calx, calcis, chaux). Métal blanc jaunâtre, isolé par David (1808), qu'on obtient en décomposant certains de ses sels au moyen de la pile, ou encore en chauffant de^la chaux dans un courant de vapeur de potassium ou de sodium . Moissan a obtenu le calcium pur en traitant Viodure de calcium par un excès de sodium.
— Encycl. Le calcium (Ca) a pour densité 1,55 à20'>. Ses combinaisons sont très répandues dans la nature ; elles forment une grande partie de l’écorce terrestre. Un grand nombre d’entre elles sont d’ailleurs l’objet d’applications très importantes, et constituent des matériaux de première nécessité. Tels sont : l’oxyde (chaux), le sulfate (plâtre), le carbonate (marbre, craie), le carbure, ulilisé pour la préparation de l’acétylène, le phosphate, employé comme engrais, etc.
Le naétal lui-même ne"présente qu’un intérêt théorique ; il décompose l’eau à la température ordinaire, et par suite il est altérable à l’air humide.
Oxyde de calcium. V. chaux, ciment, mortier. Carbure de calcium. On l’obtient au four électrique, en traitant un mélange intime ide chaux de marbre avec du charbon de sucre. V. acétylène.
Chlorure de calcium. Employélen médecine comme hémostatique local et interne (épistaxis, hémoptysies, purpura).
Bypochlovite de calcium (chlorure de chaux). Employé en médecine comme désinfectant énergique des plaies, fait partie de la poudre de Vincent "et du liquide de Dakin.
Sulfate de calcium. V. gypse, plâtre.
Carbonate de calcium. Il est extrêmemenVrépandu dans la nature, où on le trouve sous des formes 1res diverses. V. cJîlcaire, chaux, craie, marbre.
Calekon, comm. de Belgique (Fiandre-Orientale, arr. de Termonde), près de l’Escaut ; 5.560 h calcosphérite [A-os-^é] n. f. (du lat. calx, calcis, chaux, et du gr. sphaira, sphère). Amas s})liéroïdal et microscopique de cristaux qui se soudent u'iléricurement pour former diverses parties résistantes des animaux.
calcul [7m/’] n. m. (du lat. calculus, caillou, t-arce que, anc ennemeni, on comptait avec des petits cailloux). Opération que l’on fait pour trouver [lo résultat de la combinaison de plusieurs nombres : erreur de calcul. Art de résoudre les problèmes de l arithmétique : Pascal enfant avait de merveilleuses dispositions pour le calcul. Calcul {mental, opérations'd’arithinétique résolues l’e tête, sans le secours de signes écrits. Calcul infinitésimal, ensemble du calcul différentiel et du calcul intégral, ayant i)Our but d’étudier la variation des fonctions pour des variations infiniment petites des variables. Combinaisons, mesures pour le succès d’une affaire : le 'résultat a trompé notre calcul. .Méd. Nonv donné â des concrétions pierreuses, qui se forment dans divers or^-anes, comme la vessie, les reins, la vési cule biliaire.
— Encycl. Pathol. Les calculs se forment aux dépens des sels charriés par 1 es liquides de l’organisme ; ils se déposent autour d’un noyau jmr couches concentriques, et leur grosseur varie depuis celle d’un fin gravier jusqu’à celle du poing. Leurs formes sont très diverses, et leurs couleurs très variab es. Les calculs prennent naissance sous l’influence des diathèses arthritiques ou gouiteuses, dans ceitaines maladies de la nutrition, etc. On les rencontre surtout dans la vésicule biliaire et dans toutes les portions des voies urinaires, Ce sont eux qui donnent naissance aux coliques hépatiques et néphrétiques. Ils peuvent aussi déterminer des inflammations des canaux biliaires, des uretères et de la vessie. Leur traitement ne comporte que deux indications : les
faire disparaître par des moyens chirurgicaux, et en empêcher le retour par un régime approprié. V.
PIERRE et GRAVELLE.
calculdblô adj. Qui peut se calculer: le nombre des étoiles nest pas calculable.
calculant [lan\, eadj. Qui se livre à des calculs, calculateur, trice adj. et n. Qui sait calculer, prévoir : esprit calculateur ; un calculateur habile. Allus. littêr. : 11 fallait un calculateur, ce fut un danseur S]ui l’obtint 1 Exclamation à propos d’une place [Mariage de Fiaaro, v. 3). On rappelle l’antithèse du spirituel baroier, à propos du peu de discernement et de justice qui préside en général à la distribution^des emplois.
calciilatif^ ive adj. Qui sert au calcul, calculatoire adj. Qui sert à calculer : machine calculatoire.
calculer [lé\ v. a. Faire une opération de calcul. Fig. Régler, combiner : calculez vos dépenses d'après vos revenus. Apprécier : calculez vos chances. Règle, machine à calculer, instruments à l’aide desquels on fait mécaniquement certains calculs.
calculeux, euse [m, eu-ze] adj. Méd. Qui a des calculs. Qui a rapport aux calculs.
CalCUliforme adj. (du lat. calculus, caillou, et de forme). Qui est en forme de petit caillou.
CalCUlifrage adj. (du lat. calculus, caillou, et frangere, briser). Qui brise les calculs de la vessie.
Calcutta, V. de rinde anglaise (présid. du Bengale), longtemps cap. de l’empire des Indes, port sur rilougly, un des bras du Gange ; 84.8.(X)0 h. Immense entrepôt de commerce de riz et de coton ; importantes filatures de jute, de coton ; fonderies de canons ; constructions navales.
caldarium Wi-om'] n. m. (mot lat.). Etuve de bains, chez les Romains : le caldarium était la pièce où se prenaient les bains de vapeur ou d'eau chaude.
CaldôCOtt (Randolph), dessinateur et caricaturiste anglais, né à Chester, m. à Sainte-Augustine (Floride) [184-6-1886], Il a donné de nombreux dessins au « Punch », au « Graphie », etc.
Calderon de La Barca (Pedro) , célèbre poèfe dramatique espagnol, né et m. à Madrid ( 1600-1681 ).
Successivement officier, surintendant des fêtes de Philippe IV et prêtre, il composa des pièces religieuses appelées Autos sacramentales, et 120 comédies, dont les plus célèbres sont: la Dévotion à la croix, le Médecin de son honneur, etc., oeuvres sobres et fortes, ou se peint le caractère espagnol deson temps, chevaleresque, altier, et encore barbare.
Caldicro, comm.
rone) ; 2.600 h. Sources thermales. Le 30 octobre 1805, victoire de Masséna sur les Autrichiens de l'archiduc Charles.
cale n. f. (orig. germ.). Objet quelconque, que l'on place sous un autre objet pour le mettre d'aplomb, l’empêcher de rouler, etc.
cale n. f. (ital. cala). Partie la plus basse, dans l'intérieur d'un vaisseau ; on arrime les marchandises dans la cale. Partie inclinée d'un port, où l'on construit, où l'on répare les bâtiments qu'on y a halés et mis à sec. Lieu de débarquement. Supplice de la cale, autref., à bord des navires, châtiment qui consistait à laisser tomber le patient d'une certaine hauteur, soit dans la mer (cale humide), soit sur le pont (cale sèche). Fig. ci fam. Etre à fond de cale, n'avoir plus aucune ressource.
cale n. f. Bonnet plat, de femme, petite calotte d'homme, que portaient servantes, grisettes, clercs, laquais. Par ext. Laquais, grisettes. (Vx.)
calé) © adj. Pourvu d'une cale. Fig. et pop. Riche, instruit, fort: être calé, calé en histoire.
Caleb rZèô’], Juif qui entra avec Josué dans la terre promise. [Bible).
Caleb, personnage de la Fiancée de J.ammermoor, de Walter Scott, devenu le type du serviteur dévoué.
CalebaS ’A«]n. m. Manœuvre dont on se sert pour hâler bas une vergue.
calebasse [base] n. f. (esp. calahana). Fruit de diverses espèces de courges, notamment du calebassier, qui, vidé et séché, sert de récipient: les pèlerins poi'taient une calebasse au bout du bourdon. Contenu de ce récipient :
une calebasse de riz.
Creuset ou fourneau de fondeur. Pop. Tête, calebassier [ba-
si-é] n. m. Genre de bignoniacées de l’Amérique du Sud.
— Encycl. Les calebassiers ont la taille d’un pommier, et leurs fruits, qui atteignent
parfois le volume d'une citrouille, servent à des bouteilles, des pots, et toutes sortes de vases.
Le bois est blanc, et s'emploie en menuiserie.
calèche n. f.
(sill.kalesche). Voitui-e découverte, Calèche,
suspendue, à quatre roues, munie à l’avant d'im siège à dossier, à l'arrière d'une capote à soufflet, tous deux mobiles. Ancienne coiffure de dame, qui ressemblait à une capote de calèche.
Calebassier; a, fleur.
Calderon.
d'Italie CVénétie, prov. de "Vé-
CAL
CAL
Calendrier perpétuel
Tl n'v a pas d'autre procédé, pour connaître le jour oui correspond à une date donnée, ou, inversement, les dates relatives à tel jour donné de la semame, que de faire entièrement le calcul en se reportant a une date fixe Dritnitiveinent connue ; le calendrier 'perpétuel a Dour but de présenter la plus grande partie de ces calculs tout effectués, en les groupant sous forme de tableaux d'une lecture facUe et rapide. Les plus connus sont ceux de Gl.-D. Moret, E. Marbeau, G. Denigès, T> C/lienevicr.
Emploi du calendrier perpétuel Moret. — 1» Chercher dans le tableau I, le nombre placé a 1 intersection de l'a ligne contenant les chiffres du. siècle et de la colonne contenant ceux de l’année.
2» Reporter le nombre ainsi trouvé dans la colonne extérieure du tableau II, ^
ANNÉES {a)
Parties du millésime EXPRIMANT LES CENTAINES (a) .
tSc
SO
as
SS
et chercher le nombre qui se trouve, sur cette ligne, à l’intersection de la colonne du mois.
Dans les années bissextiles, prendre le mois de janvier et de février marqués de la lettre B.
3» Reporter le nouveau nombre ainsi tro u ■ vé dans la colonne extérieure du tableau III.
Sur cette ligne, et à l’intersection de la colonne du quantième, se trouve le jour cherché.
Ex. : Quel jour a eu lieu la bataille de AVagram (6 juillet 1809) ?
Ses vendredis 13, des lef* janviers tombant un jour détermine, etc.)
k!e^ n^e^le Lt“e Œ^er Iré^oîll^. ^^viiibles par 400.
OS
fZ
HG :
Sfi
SG
Jto
SG
GO
GS
rG
SO
SS
Mai
Août
Févr.
Févr.
Mars
Nov.
Juin
Sept.
Déc.
Avril
Juin.
Janv.
Janv.
Oct.