h. ( Cambodgiens
Capit. Pnom-Penh. Riz, poivre, coton, coprah. Ruines khmers à Angkor.
Cambodge {ordre royal du), fondé en 1864 par le roi Norodom I«r, et devenu français en 1895. Ruban blanc, bordé d’un liséré jaune.
Cambodgien, enne [kan-bod-ji-in, è-nei, habitant ou originaire du Cambodge :
les Cambodgiens. Adjectiv. ; commerce cambodgien.
cambogie n. f. Bot. Syn.
de OOMME-GUTTE etde GARCINIE.
Ordre roja»
du Cambodge.
Cambo-les— Bains, comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 20 kil.
de Bayonne, prés de la Nive ; 2.230 h. Ch.
de f. M. Eaux thermales, ferrugineuses et sulfureuses, contre le rhumatisme, les scrofules, les dermatoses.
Cambon (Joseph), conventionnel, né à Montpellier, m.
exilé à Bruxelles (1764 ou 1756-1820). H ‘ fut, en 1793, le créateur du grand livre de la dette publique.
Cambon {Jules- Martin), administrateur français, gouverneur général de rAlgérieetdiplomate, né à l’aris en 1845 ; j s’est, par sa perspicacité et sa fermeté, révélé un diplomate de premier ordre ; ambassadeur de France à Berlin (1907-1914) ; membre de l’Académie française (1918). — Son frère, Pierre- Paul, né et m. à Paris (1843- 1924), diplomate; ambassadeur de Fi'ance à Londres, a é.é l’artisan laborieux et avisé de l’Entente cordiale.
cambouis [kan-hou-i] n. m. Huile ou graisse noircie par le frottement des essieux ou des organes d’une machine. Matière sébacée, dans le fourreau du cheval.
cambouisé [sê], e adj.
Empâté de cambouis.
camboulas [kan - bou- 7ass] n. m. Etoffe de chanvre et Joseph Cambou. de laine, fabriquée enProvence.
Cambodgien
et princesse cambodgienne.
Cambra^ô {kan] n. m. Action de cambrer.
Jules Cambon.
Paul Cambon.
cambrai [kan-bré] n. m. Toile de lin, blanche, fine, qu’on fabriquait à Cambrai. Sorte de dentelle.
Cambrai [ftan-érê], ch.-I. d'arr. (Nord) sur l'Escaut canalisé ; ch. de f. N., à 72 kil. de Lille ; 28.100 h. (Cambrésiens). Archevêché, dont Fénelon fut titulaire. Dentelles, tulle, batiste, toiles fines, bière, sucre, beidingots dits « bêtises ». Patrie de Dumouriez. Defrémery. En 1529, y fut conclu le traité de Cambrai ou paix des Dames, négocié par Louise de Savoie au nom de François I®», et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, au nom de Charles-Quint, son neveu. — L'arr. a 7 cant.,
119 comm., 196.000 h.; lecant.
Est a 14 comm. et 22.850 h.; le cant. Ouest, 18 comm. et 30.610 h. Prise par les Allemands le 26 août 1914,
Cambrai devint, après l'établissement des positions Hindenburg, un des réduits de la défense allemande, cette ville constituant un nœud d’une importance capitale pour l’exécution des mouvements latéi-aux. Aussi son nom a-t-il été prononcé bien des fois pendant les dernières années de la guerre, jusqu’ à la date du 9 octobre 1918, où, au cours de la deuxième bataille de Belgique, elle fut délivrée par les Anglais des généraux Home et Byng. — On a parfois appelé bataille de Cambrai une des opérations à objectifs limités qui furent entreprises entre juillet et octobre 1917 ; mais le plus brillant succès remporté le 20 novembre 1917 par Tarmée britannique du général Byng n’eut pas de lendemain et fut en partie annulé par la contre-offensive allemande du 30 novembre. Aussi l'état-major de l’armée n’en a-t-il pas retenu le nom.
Cambrai {ligue de), nom donné à l’alliance conclue en 1508 entre le pape Jules H, l'empereur Maxi-
AriDes de Cambrai*
CAM
müien, Louis XII et Ferdinand d'Aragon, contre les Vénitiens. Louis XII lut l’exécuteur des décisions de la ligue, par sa victoire d'Agnadel.
eambrs [kan-hre} n. f. Syn, de cambrure, chez les architectes, les tailleurs, etc.
Cambre iBoù de la)y promenade des environs de Bruxelles, comparable au Bois de Boulogne, et qui a été dessinée par Keilig. (Le bois de la Cambre fait partie de la forêt de Soignes.)
cambré, e [kan] adj. Qui est courbé en arc. Se dit d'un cheval dont les genoux sont portés èn dehors. V. cheval.
Cambrement [kan-hre-^nan] n. m. Action de cambrer.
Cambremer [kan-bre-7nèr], ch.-l. de c. (Calvados). arr. et à 21 kil. de Pont-l’Evèque. sur une des sources du Beuvron d’Auge, afii. de la Dives ; 8ÜÜ h. — Le cant. a 24 comm et 5.600 h.
cambrer Ikan-bré] v. a. (du lat. camerare, courber en voûte). Arquer, creuser en arc : cambrer sa taille poxer se donner un air martial.
Cambrésine [kan-bré-zi-ne] n. f. Toile fine de Cambrai.
Cambrésis [kan-bré-zi], ancien pays de France ; ch.-l. Cambrai. - (Ilab. Cambrésiens.) Fait aujourd’hui partie du département du Nord.
cambreur \kan] n. m. Ouvrier qui cambre les cuirs des chaussures.
cambreuse [kan-hreu-ze] n. f. Machine à cambrer les chaussures.
Cambridge, v. d'Angleterre, ch-1, du comté de ce nom, sur le Cam, affl. de î'Ouse ; université célèbre, rivale d’Oxlbrd, comprenant 19 collèges ; 49.000 h. Commerce de céréales, chévaux, cuirs. — Le comté a 189.000 h.
Cambridge, v. des Etats-Unis fMassachusetts), sur la rivière Charles ; lOo.OOO h. Siège de la célèbre université de Harvard, la plus ancienne de TUnion.
Cambriels (Albert), général français, né à Lagrasse (Aude), m. à Alénya (Pyrénées-Orientales) 1816-1891]. Il se distingua pendant la guerre francoàllemande, dans le commandement de l'armée des Vosges.
cambrien, enne [kan-bri-in, ène] adj. Se dît de l’un des terrains sédimentaires les plus anciens. N. m. : le cambrien.
cambrillon [kan, il mil.] n. m. Pièce de cuir faisant partie du talon d’une chaussure, et qui se trouve être la plus proche de la semelle.
CambriH, ch.-l. de c. (Pas-de-Calais), arr. et à 8 kilom. de Béthune ; 600 h. Houille. — Le cant. a 17 comm. et 31.100 h.
cambriolage [kan] n. m. (de cambriole^ chambre). Action de cambrioler, de dévaliser.
cambriole \kan] n. f. Pop. Petite chambre. L'ensemble des cambrioleurs.
cambrioler [kan, lé] v. a. Dévaliser une maison, un appartement, par effraction, escalade ou à l aide de fausses clefs, etc.
cambrioleur, ©use [kan, eu~ze] n. Personne qui pratique le cambriolage.
cambrique \kan-bri-ke] adj. (du lat. Camhria, pays de Galles). Se dit de la langue parlée dans le pays de Galles. N. m. : s'exprimer en cambrique.
Cambronne (Pierre), général français, né à Saint- Sébastien (Loire-Inférieure), m. à Nantes (1770-1842). Il commandait à Waterloo un des derniers carrés de la vieille garde ; c'est là que, entouré par des masses ennemies, et sommé de sc rendre, il fit l’héroïque réponse :
« La garde meurt et ne se rend pas ». Mais, d'après une version plus véridique, il jeta simplement aux Anglais un mot de cinq lettres , que l'on appelle depuis : « le mot de Cambronne «.
cambrousard. [zar], © n. (de cajnbrouse). Arg. Campagnard, personne peu dégourdie : un cambrousard. Adjectiv. : servante canihrousarde.
cambrouse [kan-bx'vu-ze] n. f. Arg. Campagne, province. Servante de campagne.
cambrure \kan] n. f. Courbure en arc : la cambi'ure d'une pièce de boU. La pièce de milieu, dans la semelle d’une chaussure.
cambrurier [kan-bru-ri-é] n. m. Ouvrier qui dépèce les vieilles chaussui’es pour utiliser leui’s diverses parties.
Cambry (Jacques), savant archéologue et celtisant français, né à Lorient (1749-1807).
cambuse [kan-hu-ze] n. f. (holl. kabuys). Mar. Magasin situé dans l'entrepont d’un navire, où se conservent et se distribuent les vivres. Cantine, dans un chantier. Pop. Auberge, maison mal tenue.
cambusier [kan-hu-zi-é] n. m. Celui qui est chargé du service de la cambuse.
Cambyse, seigneurperse, qui épousa Mandane, fille d’Astyage, et fut le père de Cyrus le Grand.
Cambyse, roi de Perse, fils et successeur de Cyrus le Grand ; il régna de B29 à B22 av. J.-C. Il conquit l’Egypte, mais se montra souverain sauvage, cruel et déséquilibré.
Camden, v. des Etats-Unis (New-Jersey), sui’ le Delaware ; 96.000 h.
Camden [ton-den’ ] (William), savant antiquaire anglais, né à Londres, m. à Chislehurst (1.651- 1623), surnommé le Strabon et le Pausanias anglais ; auteur de la Britanniæ descriptio, description chorographique de la Grande-Bretagne.
Camden (Charles PRATT, comte). V. Pratt. came n. f. (de l’all. kamm, crête). Dent ou saillie d’engrenage, destinée à transmettre et à tran.sformer le mouvement d’une machine, d'une serrure, etc.
— Encycl. Mécan. Les cames transforment un mouvement circulaire et continu : lo en rectiligne continu (bocards, pilons) ; en circulaire alternatif (marteaux, martinets). Les profils des cames se déterminent pour avoir le meilleur rendement. Le
Camée.
Caméléon.
profil du premier type est une développante de cercle ; celui du second est une épicycloïde. Dans la manœuvre des marteaux et des martinets, la came agit en dessus, en dessous, ou au centre de l’arbre.
came n. m. Zool. v. chame.
Came^ comm. des Basses-Pyrénées, arr. et à 36 kilom. de Bayonne, sur la Bidouze ; 1.420 h. Plâtre.
camée [mè] n. m. (ital. cameo). Pierre fine de couleur, sculptée en relief: Bioscoride fut un des plus célèbres graveurs de camées. Coquille imitant cette pierre. Peinture en grisaille imitant le camée.
— Encycl. Le camée est une gravure en relief, par opposition kVintaille, qui est une gravure en creux.
Quand la pierre est de plusieurs couleurs, les figures sont généralement taillées dans la partie claire, et la partie sombre sert de fond. Les plus beaux camées sont ceux que nous ont laissés les Grecs, les Romains, et les artistes de la Renaissance. Le plus grand des camées anciens connus est le camée de la Sainte-Chapelle, aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale, et représentant l'Apothéose d'Auguste.
CRméléoil n. m. (du gr. khamaileôn, lion qui se traîne à terre). Genre de reptiles sauriens. Fig. Qui change d'opinion et de manière de voir au ^’é de son intérêt : caméléons politiques. Adjectiv. Etoffe caméléon, tissu à reflets changeants.
— Encycl. Le caméléon a une couleur qui lui est propre, mais dont la nuance change sous l’effet de causes accidentelles. Sur un arbre vert, il devient, par , suite du reflet, d’un vert tendre. Mais, peureux à l’excès, c'est principalement la craint e qui produit en lui les nuances l’ouges, jaunes, noires, vertes, blanches, dont il se colore, et que l’on voit à travers sa peau, dont le tissu est transparent. Cette singulière propriété du caméléon en a fait l'emblème de. l'hypocrisie, de l’homme qui change d’opinion et de conduite au gré de son intérêt.
eaméléonesque [nès-ke] adj. Variable, changeant, mobile. (On dit aussi caméléonique et camé-
LÉONIEN, ENNE.)
CaméléonienS [ni-in] n. m. pl. Famille de reptiles sauriens, dont le type est le caméléon. S. un caméléonien.
caméléonisme [nis-me] n. m. Changements de coloration brusques de la peau, que présentent certains animaux et le caméléon en particulier.
caméléopard [par] n. m. (du gi\ kamelos, chameau, et pardalis, panthère). Ancien nom de la girafe.
camélia ou eamellia [mè-li-a] n. m. Genre d'arbrisseaux de l’Asie orientale, que le missionnaire Camelli apporta en Europe. Sa fleur : les camélias blancs sont les plus estimés,
— Encycl. Les- camélias sont de grands arbrisseaux toujours verts, à feuilles luisantes, à fleurs très grandes et blanches, roses ou rouges. Les ' eamellia reticulata et japonica sont très recherchés. On les cultive dans les serres froides, sous le climat de Paris, et en pleine terre en Italie, dans le midi et dans une partie du centre de la France.
On les plante en terre de bruyère, en terre franche légère ou dans des compOots. Ils absorbent beaucoup d’humidité.
camélidés n. m. pl. (du lat. camelus, chameau). Famille de mammifères artiodactyles, dont le genre chameau est le type, S. un camélidè.
caméliées ou camelliées \rnè-li-e\ n. f.pi. Bot. Tribu de la famille des ternstrœmiacées, dont le genre camélia est le type. S. une caméliée ou camelliée.
Camélia.
camélien, enne [U-in, è-ne] adj. (du lat. camelus. chameau). Qui concerne le chameau, qui appartient au chameau: sobriété, endurance camélienne.
camélieus [H- in] n. m. pl. Nom des ruminants semblables au châmeau. S. un camélien.
caméline n. f. Plante à petites fleurs jaunes, de la famille des crucifères, qui fournit une huile employée à l'éclairage et en peinture : la caméline est le type d'une petite tribu dite des camélinées.
eâ>mélorilitbe n. m. (du gr. kamelos. chameau, et omis, ithos, oiseau). Nom des oiseaux semblables à l’autruche.
CRmelot [^o] n. m. (de chameau). Etoffe qui fut primitivement de poil de chameau, puis de poil de chèvre, enfin de laine, et sans grande valeur. Objet de pacotille, à bas prix. Crieur de journaux, petit marchand qui vend dans la rue des objets de peu de valeur. Ca)aelot du roi, celui qui vend des journaux pour la propagande royaliste.
camelote n. f. (de caînelot). Marchandise inférieure : nendre, ac/^eïer de la caynelote. Pop. Marchandise en général. Ouvrage mal fait.
cameloter [Ïèj v. a. Faire du camelot ou de la camelote. Absolum. Vendre de. la camelote.
camelotier [ti-é] n. m. Vendeur de camelote. Mauvais ouvrier. Papier très commun.
camelotîu n. m. Camelot étroit et très léger.
CAM
camelotine n. f. variété de tissu qui a l'aspect du camelot.
camembert [man-hlr'] n. m. Fromage gras très estimé, fabriqué à Camembert (Orne) et dans les environs.
Cameild©, dans la mythologie italique, nymphes prophétesses plus tard identifiées avec les Muses. S. Camenæ.
Camenz, v. d’Allemagne \Saxe), sur l’Elstei* Noir ; 7.750 h. Filatures.
caméra n. f. Caméra lucida, nom latin de la chambre claire, pour dessiner.
Caméral, e, aux adj. (du lat. caméra, chambre). Qui a rapport aux finances publiques : sciences camérales.
caméralistique [lü-ti-ke] n. f. La science camérale.
CamérariuS [wss] (Joachim Liebhard, dit), érudit allemand, né à Bamberg, m. à Leipzig. Il joua un grand rôle dans les affaires politiques et religieuses de son temps, et rédigea avec Mélanchthon la Confession d' Augsbourg (1500-1574). — Son fils, Joachim, né et m. à Nuremberg (1534-1698), fut un médecin et botaniste de grande valeur.
camerera \mé-ré] n, f. (du lat. caméra, chambre). Dame d’honneur de la reine ou des princesses, en Espagne. Cainerera mayor, la première dame d'honneur.
camérier [n-^ n. m. fital. cameriere ; de caméra, chambre). Officier de la chambre du pape,, d'un cardinal : caxnérier secret. V. cameriste.
Camerino, v. d’Italie ^Marchés, prov, de Ma* cerata) ; 12.000 h. Soieries, tanneries.
camérisier [zi-é] n. m. Arbuste du genre chèvrefeuille, qui croît dans les régions tempérées, et dont certaines espèces sont cultivées dans les jardins.
camérîstat \ris-ta] n. m. Sorte de pensionnat annexé à une école primaire.
— Encycl. Les caméristats, créés dans les pays où la population est très disséminée, où les moyens de communication sont difficiles, tendent de plus en plus à disparaître. Néanmoins, on en rencontre encore^ en Auvergne, particulièrement en Limagne. Ils ont surtout pour but d'empècher les enfants de déserter l’école pendant Thiver.
camériste [ris-te] n. Elève d'un caméristat.
camériste [ris-fej n. f. (espagn, carnarista) ou camérière. En Espagne, dame de la chambre d’une princesse, d’une grande dame. Par ext, et fam. Femme de chambre,
camerlingat [mèr-lin-gha] n. m. Dignité, fonction de camerlingue.
camerlingue [mèr-lin-ghe] n. m. (ital. camerlîngo). Cardinal de la cour pontificale, chargé de la justice, du trésor, et qui gouverne pendant la vacance du saint-siège.
Cameron (Jean), théologien protestant, né à Glasgow, m. à Montauban (1580-1626).
Cameron fron’]
(Richard) , presbytéiâen écossais, né à Falkland.
Il souleva contre Charles Il ses coreligionnaires. qui furent battus au pont de Bothwell. Il fut tué à Airds-Moss (1680).
Cameron (Vemey Lovett), voyageur anglais, né à ^dipole, m, V.-L. Cameron.
à Soulbury (1844-1894).
Il a accompli, de Zanzibar au Congo, une belle Ira versée de l’Afrique, de 1873 à 1875.
caméronien, enne [ni-in, é-nej n. Membre de la secte presbytérienne fondée par Richard Cameron, que W. Scott a représentée dans les Puritains d'Ecosse.
Cameroun (monts), massif montagneux de l'Afrique occidentale en Guinée, en face de l’ile Fernand-Po ; altitude 4.000 m.
Cameroun, auc. colonie allemande de l’Afrique occidentale, s’étendant du golfe de Guinée au lac Tchad.
Commencée presque au lendemain du début des hostilités de 1914, la conquête du Cameroun ne put être terminée que le 18 février 1916. Par la paix de Versailles du 28 juin 1919, l’empire allemand a abandonné son ancienne colonie à la France et à l'Angleterre, et ces deux puissances se sont partagé ce pays (qu'elles gouvernaient déjà depuis 1916), abs-» traction faite des territoires cédés par la France à l’Allemagne en novembre 1912. L'Angleterre administre donc maintenant la partie septentrionale du pays, la plus proche de la Nigeria, jusques et y compris le massif volcanique du Cameroun ; la France remplit le même rôle dans les parties méridionales et orientales, les plus rapprochées de l'Afrique équatoriale française et en même temps les plus étendues et les plus peuplées ; elle a pour sa part 700.000 kilom. carrés sur 800.000 et 2.500.000 habitants sur 3 millions,
camérule n. f. (lat. camerula). Petite loge, dans un organe quelconque d’un végétal,
Camille [il mil., e] n. Jeune servant ou servante, qui assistait les prêtres, dans les cérémonies religieuses du paganisme romain.
Camille [// mll.,e], reine des Volsques et l'une des héroïnes de l'Enéide, tuée par Aruns ; elle est restée célèbre pour son incomparable légèreté à la course. Virgile dit quelle eût couru sur les épis sans en courber la tige, et c'est surtout cette phrase que les écrivains rappellent quand ils veulent donner l’idée d'une rapidité et d’une légèreté extraordinaires à la course.
Camille, sœur des Horaces, tuée par son frère parce quelle pleurait la mort d'un Curiace, son fiancé. Elle figure dans la tragédie de Corneille, Horace, où elle lance contre Rome de terribles imprécations.
Camille (Marcus Furius), tribun militaire et dictateur romain. Il s’empara de Véies (396). Il blessa le peuple par son orgueil patricien, et fut exilé. Rappelé, il passe, sans doute à tort, pour avoir sauvé
CAM
CAM
Rome de l'invasion gauloise (390) ; m. en 3GG av. .T.-C. Il mérita, par scs services, le titre de « second fondateur de liome
CstmiU ou Kamin, v. de Prusse (près de Stettin) : 6.000 h. Très ancien évêché.
Caminade (Alexandre-François), peintre fran
Camion hippomobile.
çais, né à Paris. m. à Versailles (1783- 1862) : a exécuté de nombreux tableaux d ' é glise.
camion
n. m. Grand chariot bas et à quatre roues . Petit cbai’iotbas et à deux roues, en usage sur les chantiers.
Vase dans lequel les peintres en bâtira c n t d é layent leur peinture.Très petite épingle.
camionnaga To-na- 76,11.111. Transport par camion. Pi*ix de ce transport : payer un camionnage.
Camiomier [o-nc] v. a. Transporter par camion : camionner des marchandises.
Camion automobile.
camtonnette [o-nè-te] n. f. Petit camion automobile.
CamiOUneUF n. 'm. Qui conduit un camion. Camisade \za-dc] n. f. (de l’ital. camicia, chemise). Attaque militaire de nuit, au xvi® siècle, et ainsi nommée parce que les gens qui la faisaient mettaient une chemise blanche par dessus leurs armes afin de se reconnaître dans l'obscurité.
camlsards [ zar ] n. m. pl. Protestants des Cévenne.s, qui prirent les armes à la suite de la révocation de l'édit de Nantes (1685). S. un camisard.
— Encycl. Les camisards étaient ainsi nommés parce qu'ils portaient une chemise (en patois camiso) par dessus leurs habits. Le soulèvement fut général à partir de 1702 ; leur chef principal fut Jean Cavalier, que secondaient des chefs comme Rolland. Ravenel, Maurel dit Catinat, etc. Le comte de Broglie, puis le maréchal de Montrevel échouèrent contre eux : ils furent soumis par Villars, aidé de l'intendant de Lamoignon de Basville. Moins active dès 1704, la lutte dura encore jusqu en 1713. V. dragonnades.
camisole [zo-le] n. f.
(de l'ital. camiciola, petite chemise ) . Vêtement de femme, court et à manches. Camisole de force, sorte de camisole de toile forte, parMysant les mouvements des bras, et à l'aide de laquelle on maîtrise les fous furieux, les criminels.
camisoler [zo-lé] v. a. Mettre la camisole de force à : camisoler un condamné à mort.
Camisole»
CamoënS fmo-mss] (Louis de), célèbre poète portugais, né et m. à Lisbonne (1525-1580). Il perdit un œil en combattant au Maroc, séjourna à Goa et à Macao, et mourut dans la misère. Il excelle dans les images hardies, les descriptions colorées, les peintures éclatantes dos phénomènes de la mer, et son poème épique :
les Lusiades, où U. raconte, en les parant du merveilleux mythologique, les aventures et les découvertes du navigateur V a s o o de G a m a .
sont l’œuvre maîtresse de la littérature portugaise. V. Lusiades.
camoïard [mo-
tar] n. m. Etoffe en Camoëus.
poil de chèvre sauvage.
CamoinS-leS-BaitlS, localité des Bouchesdu-Rhône, arr. et à 4 kilom. de Marseille. Eaux minérales sulfurées calciques contre le rhumatisme, la goutte, l'anémie.
camomille [U mil., e] n. f. (bas lat. camomilla ;
tr. khamaimèlon). Plante odoriférante vivace, à eurs jaunes, du genre matricairc, dont on fait des infusions médicinales. Sa fleur :
les infusions de camomille facilitent la digestion.
— Encycl. Les fleurs de camomille sont stomachiques et antispasmodiques. Elles s'emploient en infusion (10 à 12 tètes par litre d’eau).
Elles conviennent dans les langueurs d'estomac, les digestions difftoiles. L'huile de camomille, faite d'extrait de fleurs mélangée d'huile d'olive, est employée pour les frictions.
çamou interj. Ah ! oui !
vraiment ! avec une intention d'ironie. (Vx.)
Camon, oomm.dela Somme. arr. et à4 kil. d’Amiens, sur la Somme ; 1.720 h. Tourbières.
Camondo [collection), ensemble d’objels précieux de différentes époques réunis par Isaac de Camondo et donnés par lui au Louvre ; on y trouve
Camomille*
des bronzes, des tapisseries, des estampes japonaises, des tableaux, etc. Une ues plus belles pièces est la fameuse pendule des Trois Grâces, de Falconet.
Camorra [mo-ra] n. f. (mot castillan signif. rixe). Association de malfaiteurs, organisée autrefois dans le royaume de Naples, qui sévit surtout dans les derniers temps de la monarchie des Bourbons et dont quelques restes subsistent.
camorriste [mo-îu's-tej n. m. Membre de la camorra.
CamorS, comm. du Morbihan, arr. et à 40 kil. de Lorient; 2.700 h.
camouflage n. f. Action de camoufler, de déguiser, de maquiller ; résultat de cette action. Art milit. Art de peindre, de maquiller le matériel de guerre pour qu'il se confonde aux yeux de l'ennemi avec le sol ou la végétation environnante.
camoufle n. f. Arg. Bougie, chandelle.
Camouflemeut [man] n. m. (de camoufler). Arg. Déguisement.
camoufler [fl£] v. a. Arg. Maquiller, déguiser, grimer : camoufler un espion, un canon. Se camoufler V. pr. Se déguiser, se grimer.
camouflet [flè] n. m. Boufl'ée de fumée que I on souffle au nez de quelqu'un avec un cornet de papier allumé, ou autrement. Fig. et fam. Mortification : recevoir un camouflet. Fourneau de mine destiné à agir contre une galerie souterraine ennemie.
camoufle ur n. m. Celui qui exécute un camouflage.
camourlot [lo] n. m. sorte de mastic avec lequel on remplit les joints des dalles et des caniveaux.
camp [han] n. m. (du lat. campus, champ). Lieu où s'établit une armée : les Romains fortifiaient chaque soir leur camp. L'armée campée : le camp est endormi. Camp d’instruction, celui où une troupe s'instruit par des manœuvres : le camp de Châlons est un camp d'instruction. Camp retranché, place forte entourée de forts détachés : Paris est le plus vaste camp retranché du monde. Camp de concentration, lieu où l'on groupe, pendant une guerre, sous la surveillance des autorités militaires, les nationaux ennemis et les étrangers suspects. Lit de camp, lit de campement, facile à démonter et à transporter. Lit de corps de garde. Camp volant, corps d'éclaireurs, et, par ext., campement de nomades ou bohémiens. (Se dit aussi du nomade bohémien lui-même.) Fig. En camp volant, sans être définitivement installé. Aide de camp, officier attaché à un général, à un chef. Lice, champ clos : les juges du camp. Parti : Condé quitta le camp royal pour le camp des Frondeurs. Lever (ou très fam. ficher) le camp, s'en aller.
— En ycl. Les camps n'ont jamais eu chez les Grecs la même régulai’ité symétrique que chez les Romains. Chez ceux-ci, une armée ne s'arrêtait jamais, ne fùt-ce que pour une nuit, sans établir un camp régulièrement fortifié.* C’est à cette habitude de se fortifier à chaque étape, que les Romains durent une partie de leurs succès. Ils évitaient même de combattre avant que le camp achevé ne leur assurât une retraite. Les armées modernes ne font plus des camps le même usage qu'autrefois. En temps de guerre, c'est à peu près uniquement quand il s agit d’établir devant une place les troupes d'un corps de siège, qu'on a l’ecours à l'emploi des camps. En temps de paix, le cas se présente quand on veut organiser des camps d’instruction ou bien faire camper momentanément. par raison d'hygiène, les troupes d'une caserne où une épidémie s'est déclarée. Les camps dits retranchés se composent essentiellement d’une ville entourée d'une enceinte continue, qui constitue le noyau central ou réduit du camp retranché et d'une ceinture de forts établie assez loin de la ville pour la mettre à l'abri d'un bombardement.
Camp du Drap d’or, nom donné à la plaine située entre Guines et.Ardres (Pas-de-Calais), et où eut lieu l’entrevue de François I®'' et de Henri 'VIII, roi d’Angleterre, en 1520. Un grand luxe fut déployé, surtout par François Ier. Le roi de France commit la faute d'éclipser Henri VIII par son faste et de s'aliéner ainsi ses bonnes grâces.
Camp du Drap d’or, tableau d'Auguste Debay (musée de Versailles). Devant un pavillon entrouvert, François I®'' et Henià VIII, vêtus et accompagnés magnifiquement, arrivent à cheval au devant l'un de l'autre et se saluent. (V. p. 360).
Camp des Romains, fort protégeant Saint- Mihiel, à l'entrée d'une presqu'île étranglée formée par une boucle de la Meuse. H est établi sur une colline de 376 m. d'altitude, à 150 m. au-dessus de la vallée. Ce fort, qui tire son nom de vestiges de retranchements romains existants naguère sur son emplacement, est tombé aux mains des Allemands le 24 septembre 1914, au lendemain de la prise de Saint-Mihiel. H est resté entre leurs mains jusqu’au 13 septembre 1918.
Campagna, v. d'Italie (Campanie, prov. de Salerne) ; 9.000 h. Evêché. Vins.
Campagnac, ch.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 49 kil. de Millau ; 1.030 h. Ch. de f. M. — Le cant, a 5 comm. et 4.490 h.
caDipagnard. [kan-pa-gnar], e n. et adj. Qui habite la campagne : propriétaire campagnard. Propre aux gens de la campagne : manières campagnardes. Ant. Citadin.
CaDipagne \kan] n. f. (Ital. campagna ; du lat. campus, champ). Etendue de pays plat et découvert, par opposition à bois, montagnes, etc. Les champs en général : les travaux de la campagne. Habitants de la campagne : ta campagne envahit la ville. Rase campagne, campagne sans aucun accident de terrain. sans aucune ville. Fig. Saison propre à certains travaux : maison bâtie en deux catnpagnes. Expédition militaire : les années de campagne comptent double pour la retraite. Part que prend un militaire à une expédition ; soldat qui a six campagnes. Pièces de campagne, petites pièces d’artilierie qui accompagnent les troupes. Par ext. Expédition, entreprise maritime ou autre : campagne scientifique, campagne électorale. E7i campagne, en course, en mouvement : solliciteur qui met toutes ses relations en campagne, i enir la campagne, résister à l'ennemi en plein champ. Aller en campagne, sortir pour ses affaires. Battre la campagne, l'explorer, et fig., déraisonner, ntrer en campagne, marcher contre l'ennemi. Faire campagne, aller en guerre. Faire ses premières cam¬
pagnes, aller à la guerre pour la première fois, et fig., débuter, dans un ordre d'idées quelconque.
Campagne de France (1814), conduite par Napoléon l»'' contre les Alliés, Cjui avaient envahi la France, après la bataille de Leipzig, et dont, malgré les combats victorieux de Montmirail, Cliampau- Bert, Montereau, etc., il ne put arrêter la marche sur Paris. Elle eut pour conséquence sa première abdication. Avec G5.0Ü0 soldats Napoléon avait lutté eontre 450.000 hommes.
Campagne de 1815, conduite par Napoléon en Belgique contre les Anglais et les Prussiens. 11 battit les Prussiens à Ligny (16 juin), mais Grouchy. chargé de les poursuivre, ne sut pas les empêcher de se joindre aux Anglais sur le champ de bataille de "Waterloo.où finit la puissance napoléonienne (18 juin).
Campagne de Rome (en ital. Agro romano), contrée qui s’étend au S. du Tibre, entre la mer et les Apennins, et correspond à l'ancien Latium. Sol volcanique, naturellement fertile, mais souvent marécageux, et rendu malsain par la malaria.
Campagne-lès-Hesdin, ch.-i. de c. (Pasde-Calais), arr. et à 12 kil. de Montreuil ; 950 h. — Le cant. a 24 comm. et 10.270 h.
Campagne-sur-Aude, comm. de i Aude, arr. et à 22 kil. de Limoux ; 440 h. Eaux thermales bicarbonatées, sodiques et ferrugineuses.
campagnol [kan] n. m. (de campagne). Genre de petits rongeurs nuisibles, à poil Drim, à queue courte et velue, comprenant le rat de . champs, le rat d'eau, etc. : les campagnols se multiplient avec xme rapidité dangereuse.
— Encycl. Parmi les espèces terrestres, la plus redoutable pour l’agriculture est le campagnol commun, qui est de la taille d'une souris et qu’il nefaut pas confondre avec le mulot. H creuse dans les cultures des trous , où la femelle dépose deux portées de dix à douze petits chacune. Moyens de destruction ; pots enfoncés en terre, d'où les campagnols ne peuvent sortir ; pots remplis d'eau, où ils se CampaKiol.
noient ; substances toxiques (arsenic, pâte phosphorée, sulfure de carbone, vapeurs d'acide sulfureux) ; pain baryté, noix vomique, virus de Danysz (imprégnant de l'avoine concassée).
CampagDOla (Dominique), peintre et graveur italien, disciple du Titien (1482-1650). Ses eaux-fortes sont recherchées.
campagnoul n. m. ou campagnoule [kan\ n. f. Nom vulgaire de quelques agarics.
CampaD, ch.-l. de o. (Hautes-Pyrénées), arr. et à 6 kil. de Bagnères, sur l’Adour ; 2.550 h. Belle vallée. Marbres amygdalins, d'un beau vert mêlé de rouge, de gris et de blanc. — Le cant. a 4 comm. et 4.830 h.
Campan (Jeanne-Louise Genêt, Mm'), célèbre institutrice, née à Paris, m. à Mantes. Lectrice des filles de Louis XV, attachée à Marie-Antoinette , elle devint directrice de la maison d'Ecouen, instituée pour les orphelines de la Légion d'honneur (de 1807 à 1814). On lui doit un Journal anecdotique, des Mémoires d'un réel intérêt, etc. (1762-1822).
Campana [musée)
[du n. d'un antiquaire ital. du xix® s., le marquis de Campana), célèbre collection d’objets M»* Cimpan.
artistiques, réunie par
cet antiquaire et transportée à Paris en 1861, achetée pour le Louvre, où elle forma d'abord le musée Napoléon.
campaDacé) e \kan] adj. (du lat. campana, cloche). Bot. Qui a la forme d'une cloche.
Campanaire [kan-pa-nè-re] adj. (du bas lat. campana, cloche). Qui a rapport aux cloches.
eampane [kan] n. f. (du bas lat. campana, cloche). Autref. cloche, sonnaille. Ornement de soie, d’or, en forme de cloche. Corps du chapiteau corinthien et du chapiteau composite. Bot. Nom donné communément aux fleurs dont la forme rappelle celle d’une cloche (liseron, campanule, narcisse sauvage, etc.).
campaDe ou caoipanne n. f. (de campagne). Dentelle blanche assez commune, ainsi nommée parce qu'elle garnissait les robes des paysannes.
CaDipaD6lla (Thomas), philosophe italien, de l'ordre des dominicains, né à Stilo, en Calabre, m. à Paris (1568-1639). H combattit la scolastique, préconisa la méthode expérimentale, passa vingt-sept ans en prison pour expier la hardiesse de ses idées, puis se réfugia en France. Sa philosophie est à la fois sensationniste et mystique. On lui doit un grand ouvrage politique ; la Cité du soleil.
campanelle tkan panè-lé\ n. f. (bas lal. cam~ paneila). Autref., sonnailles et grelots que Ton mettait aux harnais des chevaux.
Liseron des cliamps. Syn.
CAMP ANETTE, Campanelia.
campanellé, e [kan.
nèl] adj. (du b. lat. campana, cloche). Qui a la forme d'une petite cloche.
CampauiB, prov. de l'Italie méridionale ; 2.699.000 h. (Campaniens). Capit. Capoue.
CanipaDiflore \kan' adj. (du b. lat. campana, cloche, et de flos, oris, fleur). Qui a des fleurs en cloche.
campaniforme Jean': adj. (du b. lat. campana, cloche, et de forme). Én forme de cloche.
CAM
CAN
campanile ou campanille [Uan, ni-Ze] n.
m. (ital. campanile). Clocher à jour, ne faisant pas corps avec une église : le campanile de Saint-Marc, à Venise, s'est écroulé en 1902.
Lanterne ou petit clocher à jour qui, au-dessus d'un édifice, contient des cloches, une horloge, etc. :
le campanile de l'Hôtel de Ville, à Paris.
— Encycl. Le campanile est une CO n s t r U ction le plus souvent isolée, mais qui, d'ordinaire aussi, s’élève dans le voisinage d'une église. Parmi les plus célèbres, citons le campanile de Florence, commencé par Giotto et achevé par Taddeo Gaddi ; le campanile de Saint- Marc à Venise, datant du x« siècle, qui s’écroula en 1902 et fut reconstruit en 1912.
campa nu lacées [kan, laséj n. f. pl. Famille de plantes g a ni opétales, ayant pour type le genre camp anu te. S.
une campanulacée.
campa nu— campanile de l'Hôtel de ville de Paris.
laire [kan, Ik-re] n. f. {du lat. campanula, petite cloche). Genre de polypes hydraires, répandus sur les côtes de France.
campanule [kan] n. f. (du b. lat. campana, cloche). Genre de campanulacées très répandu dans les bois, les jardins, à fleurs en forme de cloche.
— Encycl. Les campanules sont des herbes qui affectionnent surtout les montagnes ; la campanule raiponce est recherchée comme salade, et la campanule doucette, comme plante d’ornement.
campanulé, e [kan] adj.
(de campanule). En forme de cloche : corolle campanulée.
campanuliflore [kan] adj.
(du lat. campanula, petite cloche, et flos, ^om, fleur). Qui a des fleurs en forme de petite cloche.
Campardon (Emile), historien, né et m. à Paris (1834- 1915) ; auteur d’ouvrages érudits sur le xviiio siècle.
Campaspeoupancaste, Campanule (oariUon).
maiti-esse d’Alexandre, qui la céda au peintre Apelle.
Campbell, célèbre clan d’Ecosse, dont les membres ont joué un rôle important dans l’histoire de leur pays. En 1497, ils reçurent le titre de comtes d'Argyll.
Campbell (Thomas), poète lyrique anglais, né à Glasgow, m. à Boulogne (1777-1844), plus élégant que puissant, auteur des Plaisirs de l'espérance.
Campbell (Alexandre), théologien écossais, né dans le comté d’Antrim ; fondateur aux Etats-Unis de l'Eglise des baptistes campbellistes (1788-1866).
Campbell (sir Colin), lord Clyde, feld-maréchal anglais, né à Glasgow, m. à Chatham (1792-1863). Il se distingua en Chine (1842), en Crimée, et dans TInde (1853) où il réprima la révolte des cipayes.
Campbell-Bannerman (siriienry), homme d’Etat anglais, né en Ecosse, m, à Londres (1836-1908); premier ministre, de 1905 à 1908, il fut grand partisan de l’entente cordiale.
Campbon, oomm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 2t kil. de Saint-Nazaire ; 3.450 h. Ch. de f. Etat. Ciment, chaux.
campe [kan-pe] n. m. Sorte de droguet croisé en façon de drap, qui se fabrique dans le Poitou.
Campe (Joaohim-IIem'i de), lexicographe et moraliste allemand, né à Deensen, m. à Brunswick (1746-1818). Il a été appelé le Berquin allemand.
campé, e [kan] adj. Etabli, posté, posé. Fig. et fam. : un gaillard bien campé.
campé a do r [kan] n . m . (mot espagn.signifl.c/iauîpion). Surnom donné au Cid.
campêche
[tmi] n. m. (de la baie de Campêche).
Nom donné au bois lourd et dur d'un arbre de l'Amérique tropicale (hematoxylon). qui fournit une teinture rouge :
le bois de campêche peut recevoir un beau poli.
— E.ncycl. Il existe commercialement un grand nombre de sortes de bois de campêche, que Ton expédie des pays d'origine sous forme de bûches portant le nom de « coupes ». Telles sont les coupes d’Espagne, anglaise, Saint-Domingue, Honduras, etc. -éfln de faciliter le travail de la teinturerie, on expédie aux teinturiers le bois de campêche sous
forme pulvérulente , ou encore à l'état d’extrait liquide, obtenu en dissolvant la matière colorante au moyen d’éther et d'un peu d’eau. L’extrait de campêche du commerce est une masse noire ressemblant à de la poix ; sa saveur est en même temps sucrée et amère. Le campêche donne avec les mordants d’alumine des couleurs d’un gris violet ; avec les mordants de fer concentré, un noir intense. Le campêche sert aussi pour colorer le vin.
Campêcbe, v. du Mexique, port sur le golfe du Mexique ; 17.200 h. Exportation de bois de teinture.
Campeggi, illustre famille italienne, originaire du Dauphiné, à laquelle appartient Laurent, né à Bologne, m. à Rome (1474-1539). Il fut l’un des chefs de la Renaissance catholique du xvie siècle ; légat de Léon X et de Clément VÎI, qui l’envoyèrent combattre Luther; cardinal en 1524.
Ca>Iïlp3m6n.t [kan-pe~7nan\ n. m. Action d^ camper. Le lieu où l’on campe. Troupe campée : un campement de tziganes. Avant-garde qui prépare le camp ou le cantonnement d’une colonie.
Campèue [kan] n. f. (du b. lat. campana, cloche). Clochette que l'on suspend au cou du bétail. CampénéaCy comm. du Morbihan, arr. et à
10 kil. de Floërmel, sur l’Yon ; 2.120 h. Canip6ïl]lOU.t) comm. de Belgique ^Brabant,
arr. de Bruxelles) ; 3.150 h. Toiles, dentelles.
Campenon (François-Nicolas-Vincent), littérateur et poète français, membre de l’Académie française, né à la Guadeloupe, m. à Villecresne (Seine-et-Oise) [1772-1843].
Caiïlponon (Edouard), général français, né à Tonnerre, m. à Neùilly (1819-1891), Il fut ministre de la guerre en 1881, 1883 et 1885.
camper [kan-pé] v. n. Vivre au camp. Habiter passagèrement. V. a. Asseoir, établir dans un camp : camper son armée sur une colline. Fam. Présenter, placer : écrivain, peintre qui campe bien ses personnages. Installer, poser : camper son chapeau sur Voreille. Quitter brusquement : camper là quelqu'un. Camper quelque chose sur les bras, sur le dos de quelqu'un, lui en donner l’embarras, l’en rendre responsable. Se camper v. pr. Fam. Se placer dans une posture hardie, provocante : il se campe dans un fauteuil. Ant. Décamper.
Camper [kan-ptr] (Pierre), savant anatomiste et naturaliste hollandais, né à Leyde en 1722, m. à La Haye en 1789. Il a essayé le premier de déterminer le degré d’intelligence par le plus ou moins d’ouverture de Y angle facial.
camperclie [pèr-cke] n. f. (de car^t, côté, et de perche). Perche de bois qui traverse le métier à tisser de basse lisse.
Camplrausen (Guillaume), peintre de batailles allemand, né et ra. à Dusseldorf (1818-1885). La guerre franco-allemande de 1870-1871 lui a fourni le sujet de nombreuses peintures. •
campllènCS [kan] n. m. pl. Nom de certains carbures d’hydrogène. S. un camphène.
Camphin-en-Pévèle, comm. du Nord, an-, et à 8 kil. de Lille; 1.170 h. Filature.
camptiol [kan] n. m. Chim. Nom donné à un alcool extrait du camphre. Syn. bornéol.
camplioli 0.116 [kan] adj. Se dit d'un acide qui résulte de l'action de îa potasse sur le camphre.
campliorate [/lanjn. m. Sel déiùvant de l'acide camphorique.
camptiorifère [karî] adj. (du b. lat. camphora, camphre, et du lat. ferre, porter). Qui produit du camphre.
CamptlOrique [kan] adj. Acide camphorique, nom de plusieurs acides déiùvant des deux camphres (droit et gauche).^
camptioroïde \kan] adj. fdu b. lat. camphora, camphre, et du gr. eiàos, aspect^ Qui ressemble au camphre : substances camphoroîdes.
camphre [kan-fre] n. m. (bas lat. camphora ; de l'ar. Kafour). Substance ai'omatique, cristallisée, extraite du camphrier {lauints camphora): le camphre s'emploie contre les douleurs rhumatismales et goutteuses.
— Encycl. Chim. Le camphre commun est contenu dans le bois et jl’écorce du camphrier, que l’on trouve en Chine, au Japon, à Java, à Sumatra, et en Floride ; on le trouve aussi dans beaucoup d’essences naturelles ; c’est une matière cristalline, qui fond à 1770 et bout vers 209o; il a pour formule C>oG'®0.
11 est peu sohible dans l’eau, très soluble dans l’alcool, le chloroforme, l’huile ; sa densité est d'environ 0,99. Par hydrogénation, il donne un alcool, le bornéol, et celui-ci par déshydratation donne le camphène. On peut le prépai’er chimiquement, en oxydant le camphol ou le camphène.
On désigne sous le nom de camphre artificiel le camphre que l'on obtient par synthèse. On le prépare par l'action du gaz chlorhydrique sur l’essence de térébenthine, ou encore en partant du camphène ou du bornéol.
Le camphre entre dans la préparation du celluloïd ; il sert à combattre les mites et papillons dans les garde-robes et cabinets d'histoire naturelle.
— Thérap. Le camphre est un stimulant du cœur et des centres nerveux, surtout sous forme d'injections d'huile camphrée ; il est encore anaphrodisiaque et antispasmodique ; il entre dans la composition de l'alcool camphré, de l’eau sédative, etc.
camphré [kan-fré], e adj. Qui contient du camphre : eau-de-vie camphrie.
camphrée [kan-friPi n. f. ou camphorosme [kan-fo-ros-me] n. m. Genre de salsolacées du midi de la France, dont les feuilles sentent le camphre,
camphrer [kan-fré] v. a. Mettre du camphre dans : on camvhre les fourrures et les lainages pour Izs préserver aes insectes.
camphrier [lîan-fri-é] n. m. Laurier du Japon, de la Chine et de l’Océanie, dont on extrait le camphre par distillation du bois.
campidanien, enne fm-in, ê-ne] n. m. et adj. Se dit du dialecte méridional de la Sardaigne : le campidanien; expression campidanienne.
Campile, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 32 kil. de Bastia; 810 h. — Le cant. a 7 comm. et 3.630 h.
CanipillOS, v. d'Espagne fAndalousie, prov. de Malaga), sur un affluent du GuadalUorce ; 6.100 h.
Campimëtre [Iran] n. m. (du lat. campus, champ, et du gr. métron, mesure). Instrument composé d'un arc de cercle mobile autour de son centre, et qui sert à mesurer l'étendue du champ visuel.
Campinas, v. du Brésil (Etat de 3âo Paulo) ; 30.000 h. Grand commerce de cafés.
Campine, vaste plaine, autrefois stérile, qui s’étend à TE. d'Anvers, et que d’habiles irrigations ont fertilisée. Elevage de volailles renommées (leur aptitude à la ponte leur a fait donner le surnom de pond tous tes jours).
camping [kam'-pin’gh] n. m. (mot angl. signif. campement). Campement d’une caravane d’excursionnistes, qui s'est munie de tentes, d'un matériel de cuisine, etc. Genre de tourisme consistant à voyager avec tout le matériel nécessaire pour camper.
Campistron (Jean-GALBERT de), poète dramatique français, né et m.
à Toulouse (1656-1723 ); pâle imitateur de Racine , auteur de pièces d'une versification correcte, mais froide : Virginie, Arminius, Andronic, Alcibiade.
Campitello, ch.-i-
de c. (Corse), arr. et à 20 kil. de Bastia ; 300 h.
Antimoine. — Le cant.
a 6 comm. et 2.840 h.
Campoamor (Ra-
mon de), poète, philosophe et homme politique espagnol , né à Navia (Asturies), m. à Madrid CampistroD.
(1817-1901). Ses poésies
sont d'une inspiration sceptique et matérialiste.
Campobasso ou Campo-Basso, v.d Italie (Molise, prov. de Campobasso) ; 15.000 h. Coutellerie.
Campo-Formio, village d'Italle eVénétie, prov. d'Udine), où fut conclue entre la France et l’Autriche la paix dite de Campo-Formio, qui donnait à la France la Belgique et les îles Ioniennes, en 1797.
Campomailès (don Pedro Rodriguez, comte de), homme d’Etat espagnol, né dans les Asturies (1723-1802). Il fut le chef d’une école d’économistes pratiques.
campOS [kan-pô] n. m. (accusatif pl. du lat. carnpus, champ). Fam. Congé, repos ; donner campas à des écoliers.
CampOS Salles (Manoel Ferraz de), homme d’Etat brésilien ; président de la République (1898) ; il restaura les finances du pays par une politique rigoureuse qui lui valut de fortes inimitiés (1841-1913).
CampO-saHtO [kan\ n. m. (mot ital. signif. champ sacré). Nom donné, en Italie, aux cimetières, particulièrement aux nécropoles réservées aux personnages de distinction, ordinairement formées d’un préau qu’entoure un portique, (Tel est le cas du fameux Campo-Santo de Pise, construit au xni« siècle par Giovanni Pisanno, et orné de tVesques célèbres d'Orcagna, Benozzo Gozzoîi.) PL des campi-santi, à l’italienne, ou invar., des ca^npo-santo.
CamprR (André), compositeur dramatique français, né à Aix, m. à Paris (1660-1744), On lui doit deux opéras remarquables :
Tancrède et Hésione, et, dans le genre léger : l'Europe galante, le Carnaval de Venise. Son art délicat et facile relie l’époque de Lulli à celle de Bameau.
eamptodacty lie [kan-pto, n. f. (du gr. kamptos, recourbé, et dactulos, doigt). Flexion permanente d’un ou plusieurs doigts de la main, occasionnée par la diathèse arthritique.
eamptulicon [ u a n -
piu] n. m. Produit obtenu en mélangeant iniimement du liège pulvérulent avec des déchets d'huile de lin.
campylomètre [kan] n. m. (du gr. kampulos^ recourbé, et métron, mesure). Curvimètre muni d'une échelle, qui permet de lire directement les longueurs parcourues par la roue de l'instruiacnt.
campylotrope adj. Bot. Se dit d’un ovule dont l’axe est courbé.
Camranh (baie de), baie de la côte fran^se de l'Indochine (Annam), fermée par plusieurs ilôts et qui constitue un mouillage très sôr.
CamuiOgène, chef gaulois qui défendit Lutèce contre les troupes de Labienus, et qui Âit tué dans la bataille (52 av. J.-C.).
Camulus, dieu de la guerre chez les Gaulois.
camus, e \mu, u-ze] adj. (du lat. camurus, recourbé). Court et plat, en parlant du nez : les nègres ont généralement le nez camus. Qui a le nez court et plat : homme camus. Fig. et fam. Désappointé, ébahi : rester tout camus. Syn. camarü.
Camus [mu] (Jean-Pierre), évêque de Belley, né à Paris (1582-1053). Il fut l’ami de saint François de Sales, et fit une guerre acharnée aux moines mendiants. Il se démit de son siège en 1628 pour se consacrer au service des pauvres, aux Incurables de Paris.
Camus (Charles- Etienne-Louis), mathématicien français, né à Crécy (Seine-et-Marne), m. à Paris (1699-1768). Il organisa les Archives nationales.
Camus (Armand-Gaston), savant jurisconsulte français, conventionnel, né et m. à Paris (1740-1804). Il l’ut livré aux Autrichiens par Dumouriez.
Camuserie [ze-rî] n. f. Etat d’un individu ou d’un nez qui est camus.
camuset, ette [zè, è-te] adj. et n. Un peu camus.
A« Campra.
camusou [zon] n. f. Fille ou femme camuse. cam'WOOd [kam'-ou^oud'] n. m. Sorte de bois de teinture, analogue au bois de santal.
Can ou cant [kan] n. m. Face la moins lai'ge d'une pièce de bois rectangulaire.
Cana, v. de Galilée, auj. Kefer-Knna, célèbre par les noces où J.-C. opéra son premier miracle en changeant l’eau en vin. [Fouv. Test.), [Hab. Cananéens.]
CANADA
CANADA
Echelle
O zoo 4<?0 600 ÔOO lOOO k.
® CAPITALE d'Ætat .
O Chef-lieu deprovince . jd. deprorV
Chemins de fer
Echelle
3ook. 1
CANADA
îfiïii
Canada : 1. Baleine. — 2. Ours blanc. — 3. Morses. — 4. Phoques. — 5. Isatis. — fi. Lièvre polaire. — 7. Pingouins.— 8. Rennes, — 9. Bœuf musqué. — 10. Réserves cnnadiennes; campement d’indiens. — 11. Sassal'ras. — 12. Tulipier. — 13. Magnolia. — 14. CheT assiniboin. -- 15. Guerrier assiniboin. — IG. Monument magique assinil)oin.'- 17. Chute du Niagara. — 18. Lac Lmeraude. — 19. Lynx. — 20. Plan. — 21. Mouflon. — 22. Ours grizzli. — 23. Castors. — 24-. Cerf wapiti. — 25. Troupeau de bisons.
CAN
CAN
Cana Noces de), célèbre tableau de Paul Véronèse, au Louvre. Cette composition, de 10 mètres environ de largeur sur 6“, C6 de hauteur, a été peinte pour le réfectoire du couvent de Sainte-Marie-Majcurc, à Venise ; l'artiste s’engagea à l'exécuter moyennant 324 ducats d'argent. Le tableau fut apporté en France à l’époque de la conquête d'Italie. Parmi les personnages célèbres dont Véronèse a introduit les portraits dans sa composition, on remarque François I"'', Charles-Quint, Soliman Alphonse d'Avalos, Eléonore d'Autriche, reine de France ; Marie, reine d’Angleterre ; le marquis de Pescaire, le Titien, le Tintm’et, le Bassan, Paul Véronèse luimême et son frère Benedetto Caliari (v. p. 359).
Cana, v. du Dahomey, près d’Abomey ; 10.000 h. Cité sainte, renfermant les tombeaux des rois.
Canada n. m. Variété de pomme reinette : de beatu; canada.
Canada, partie de l’Amérique, située au N.-E. des Etats-Unis et comprise dans le bassin du Saint- Laurent. Cette contrée, reconnue par Jacques Cartier, appartint à la France de 1534 à 1703, et avait pour capitale Québec. Elle forme aujourd'hui la province d'Ontario (capit. Toronto) et celle de Québec (capit. Québec), d'une population totale de 4.526.000 h. [Canadiens), et qui font partie du Dominion du Canada.
Canada (Dominion du), confédération des colonies anglaises situées au N. des Etats-Unis. Le Dominion du Canada est divisé en neuf provinces : Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick, Québec, Ontario, Manitoba, Colombie britannique, tic du Prince- Edouard. Alberta et Saskatchewan, plus deux territoires : Yukon et Nord- Ouest. Pays agricole et forestier, arrosé par le Saint-Laurent à TE., et à TO. et au N. couvert de lacs, confinant à des solitudes glacées vers la baie d'Iludson et l’océan Glacial; superf. 9.660.000 kil. c. ; 7.205.000 h. [Canadiens), dont un grand nombre ont conservé la langue française. Cap, fédérale : Ottawa ; v. pr. :
Montréal, Québec, Toronto, Bamilton, Winnipeq, Halifax.
L’exploitation des forêts. la chasse aux animaux à fourrure précieuse, l’exportation des céréales, les bois de construction, etc... les minerais de cuivre, d’étain, de fer, sont les principales ressources du Canada.
— Découverte. Découvert par Cabot dès 1497, exploré pour la première fois par Verazzano et par Jacques Cartier de 1524 h 1543, le Canada n’a commencé à être sérieusement parcouru par les voyacurs que dans la seconde moitié du xvii' siècle. Louis oliet et Cavelier de La Salle ont alors, du Canada occidental, pénétré dans le bassin du Mississipi, tandis que des coureurs des bois s’avançaient plus au N. et plus à TO. Toutefois, le xix* siècle est. seul Tépoque des explorations scientifiques et rigoureusement exactes ; alors Joseph Bouchette explore le Canada et les autres territoires britanniques du golfe du Saint-Laurent (1820-1827), et des voyageurs arctiques étudient par terre les contrées les plus septentrionales du Dominion (reconnaissance du Great Fish River par Back en 1833, etc.). L’examen attentif du vaste territoire canadien se poursuit aujourd'hui avec une grande activité ; cependant, plus du quart de son étendue totale demeure encore inexploré, et les levers précis, s'appuyant sur un réseau géodésique sérieux, sont encore très peu étendus.
— Histoire. Le Canada fut occupé par le Français Jacques Cartier, mais il ne devint colonie française qu'au début du xvii® siècle, lorsque Champlain fonda Québec (1608). Des Poitevins, des Normands vinrent se fixer dans le pays, sur les rives du Saint-Laurent, qu’ils mirent en valeur. Ils ne tardèrent pas à y être attaqués par les Anglais, établis au sud, entre les Alleghanys et la mer ; il résistèrent courageusement, mais, abandonnés par la métropole, ils furent écrasés sous le nombre et passèrent sous la domination anglaise (traité de Paris, 1763). La population canadienne est, malgré quelques révoltes partielles, demeurée toujours soumise à l’Angleterre, qui a laissé, en 1367, les deux Canada se constituer en une puissante fédération autonome, autour do laquelle se sont groupées toutes les colonies anglaises de l’Amérique du Nord, sauf Terre-Neuve.
Canada ou Santa-Maria, v. du Mexique (Etat de Queretaro); 20.000 h.
Canadienne (rivière), rivière des Etats-Unis, affi. de TArkansas ; 1.450 kil.
eanaigre n. f. Genre de plantes polygonacées, cultivées pour le tanin qu’elles fournissent.
canaille \na, il mil., e] n. f. (de Tital. canaqlia, troupe de chiens). Ramassis de gens méprisables : il y acanaille en haut et canaille en bas. Vile populace : Néron donna à la canaille de Rome le goût du sang. Par iron., les faibles, les pauvres : la canaille. Les plus humbles d’une catégorie quelconque d’individus : la canaille pensante, la canaille écrivante. Personne malhonnête. Adjectiv. Qui a ou qui dénote des pensées, des mœurs peu distinguées : un etit air canaille. Qui use de procédés coupables ; anquier un peu canaille.
canaillçrie [na, il mU., e-rî] n. f. Friponnerie. Acte de canaille : toutes les canaitleries ne profitent pas à leurs auteurs.
canal n. m. (lat. analis). Rivière creusée par Thomme, comprenant des bassins ou biefs et des écluses : les canaux sont une ressource précieuse pour l'industrie d’un pays. Canal maritime, celui qui fait communiq^uer deux mers, comme le canal de Suez. Canal latéral, celui qui est creusé à côté d'un cours d'eau de navigation difficile. Canal d'irrigation, celui qui fournit a l’agriculture les eaux amenées d’un cours d’eau éloigné. Mer resserrée entre deux riva-
?:cs : le canal de Mozambique. Conduit : canal pour a vapeur, pour le gaz. Fig. 'Voie, moyen : réussir par le canal de quelqu'un. Anat. 'Vaisseau du corps : canal médullaire ; canal veineux. AreAit. Cannelure d'une colonne.
— Encycl. On distingue : les canaux de navigation, les canaux de dérivation, les canaux latéraux.
Armes (lu Canada.
Ca.nabds ; 1. De Rouen ; 2. D'Aj-lesbury ; 3. Carolin J 4. Mandarin; 6. Silfleur ; 6. Morillon ; 7. Macreuse à lunelle ; 8. Garrot; 9. De Barbarie ; 10. Harlepiette; 11. Souchet; 12. De Miquelon ; 13. Sarcelle ; 11. Eider.
les canaux d'amenée, les canaux d'irrigation et les canaux de dessèchement.
Un canal de navigation est toujoui-s divisé en un certain nombre de biefs possédant des écluses, qui les séparent les uns des autres, mais entre lesquelles le niveau de Teau est parfaitement horizontal.
Un canal de dérivation sert à régulariser le débit des fieuves et des rivières, et aussi celui des canaux à Tépoque des crues. Il sert aussi à alimenter les usines.
Un canal latéral n’est autre chose qu’un canal de navigation creusé dans une vallée et n’ayant pas à franchir une ligne de partage des eaux.
Les canaux Ramenée, qui sont tantôt couverts, tantôt construits à Tair libre, servent à conduire, souvent de très loin, les eaux potables dans une ville.
Le canal d'irrigation est destiné à conduire et à répartir dans une plaine agricole des eaux captées ; enfin, le canal de dessèchement sert à dessécher un sol bas et humide ou un terrain marécageux, afin de le rendre propre à la culture.
— Dr. On distingue, au point de vue juridique, les canaux de navigation, de dérivation, d'irrigation, de dessèchement.
I.es canaux de navigation forment une dépendance du domaine public et sont, par suite, imprescriptibles et inaliénables. Surveillés par l’administration des ponts et chaussées, ils font partie de la grande voirie et sont soumis à toutes les prescriptions de police relatives aux fleuves et rivières navigables. Leur creusement est autorisé par une loi précédée d’une enquête, mais il suffit d'un décret en conseil d’Etat précédé d'une enquête quand il s’agit d'un canal d’embranchement de moins de 20 kilomètres.
Les canaux de dérivation sont soumis aux mêmes formalités d'ouverture que les usines elles-mêmes.
Les canaux d'irrigation sont soumis aux mêmes conditions d'ouvei'ture que les canaux de navigation ; mais, destinés à Tusage des particuliers, ils constituent des propriétés privées.
Canalejas y Mendez (José), homme politique espagnol, né auFerrol, assassiné par un anarchiste à Madrid, adors qu’il était président du conseil (1854-1912).
Canaletto (Antonio CANALE.dit le), peintre et graveur italien, né et m.àVenise (1697-1768), auteur de Vues de Venise très lumineuses. Ses eaux-fortes sont recherchées.
Il a su donner aux architectures une rare poésie. — Son neveu, Bernard Bellotto, aussi surommé Canaletto ou Can aletti le J e un e , né à Venise, m. à Dresde (1723-1780), a imité sa manière , mais a peint aussi des vues d’Allemagne.
canaliculaire [Zc-re] adj. Qui a la forme d'un canalicule, qui se développe dans un canalicule.
eanalicule n. m. (dimin. de crtitaZ). Petit tuyau ; petit conduit.
caualiculé, e adj. ZZZsZ. naZ. Creusé d’un canalicule ou en canalicule ; tige canal iculée ; os canalicuté.
Canaliculite n. f. 3Jéd. inflammation du canal d’une glande.
CaualifèrQ adj. (de canal, et du lat. ferre, porter). Qui est muni de canaux, de vaisseaux.
Caualiformo adj. En forme de canal.
CanalisablO [za-6Ze) adj. Susceptible d’être canalisé ; cours d'eau canalisable.
canalisateur, trice [za] adj. Qui canalise, centralise, concentre ; l’adresse canalisatrice des financiers. N. m. Qui creuse des canaux.
canalisation [zu-sZ-on] n. f. Action de canaliser. Réseau de canaux, de conduits.
— Encyci.. Techn. Une canalisation, outre qu elle constitue l’action de canaliser un cours d'eau ou bien une contrée en y creusant des canaux, a encore pour signification la construction de réseaux de conduites pour Teau, le gaz, la vapeur, Tair, l’électricité, etc. Ces conduites sont en fer, fonte, cuivre, céramique, etc., suivant le but qu elles doivent remplir. Pour les canalisations d’eau, on emploie le fer,
la fonte ou le grès, d’après la pression intérieure, considéi'able ou faible. Pour la vapeur, on a recours au fer, au cuivre, ou à la fonte, suivant que le parcours de la vapeur est restreint ou qu’elle doit être conduite au loin. Poui' le gaz, on fait usage de plomb à Tintéi'ieur des habitations, et de fer à l’extérieur. L’air chaud pour le chauffage intérieur, Tair comprimé pour la transmission de la force, nécessitent l’emploi du fer ou de la fonte. Sauf ceux en grès, tous ces tuyaux, dont les noms varient suivant la nature de leurs joints, à emboîtements, à brides, à bouts unis, etc., sont essayés au préalable sous pression d’eau ou d air, pour s'assurer que les conduites n’offrent pas de déperdition de liquide ou de fluide.
On appelle canalisation électrique l’ensemble de conducteurs métalliques, cuivre, bronze d’aluminium, etc., généralement souterrains, reliant une source d’électricité aux appai-eils qu’elle actionne. Ces canalisations sont de deux espèces : celles à faible tension (télégraphie, téléphonie) ; celles à forte tension (lumière électrique, transport d’énergie). La section de ces conducteurs doit être suffisante pouréviter toute élévation de température dans le circuit.
CRUaliser [zé] v. a. Ouvrir des canaux. Transformer un cours d’eau en canal, rendre navigable : la Loire a été partiellement canalisée. Fig. Réunir, centraliser : bureau qui canalise les correspondances.
canamelle ou cannamelle [ka-na-mè-ie] n. f. (du lat. canna, canne, et mel, miel). Nom vulgaire de la canne à sucre.
Cananea, v. du Brésil, colonie allemande, sur la baie de Cananea ; 8.500 h. Port.
Cananéen, enne [né-in, è-ne], habitant ou originaire de Cana, en Galilée. Adjectiv. : légende cananéenne.
canapé n. m. (gr. kônSpeion). Long siège à dos¬
sier, où peuvent tenir plusieurs personnes. Cuis. Tranche de pain, frite au beurre : bécasses sur canapé.
canapsa n. m. (de Tall. knappsack, sao poulies provisions ) .
H a V r e s a c que portaient les lans quenets .
Lansquenet.
C anaque adj. Qui concerne les C anaques :
mœurs canaques.
Canaques,
nom qui signifie homme, et qui est donné par les Européens aux indigènes des iles mélanésiennes, sans distinction ethnique. Particulièrement, habitants de la Nouvelle- Calédonie. — Un, une Canaque.
canard
[nar] n. m. (de Cuaque.
cane). Genre
d’oiseaux aquatiques palmipèdes lamellirostres, de la famille des anatidés ; la femelle du canard se nomme cane, et son petit caneton ; le jeune canard sauvage est appelé halbran. Pop. Cheval et plus spécialement-
CAN
CAN
mauvais cheval ou peüt cheval. Fj//. et fam. Fausse nouvelle, mensonge : les canards des journaux. Note fausse et criarde : faire un canard. Morceau de sucre trempé dans le café, l’eau de-vie, etc.
— Encycl. Zool. Les nombreuses races de nos •canards domestiques ont pour souche commune le canard sauvage [anas hosekas)^ que Ton rencontre en Europe, dans le sud et lest de l’Asie, dans TAmélûgue du Nord et dans le nord de l’Afrique. Les milles ont des teintes d’un vert ou d'un rouge métalliques ; les femelles ont une livrée brunâtre. Elles pondent de 8 à 44 œufs par couvée, de couleur verdâtre. Les canards, gauches à terre, nagent avec facilité, et peuvent enfoncer la moitié antérieure de leur corps dans l'eau pour rechercher leur nourriture, qui consiste en vers, insectes, mollusques, etc. Leur vol est rapide. Ils émigrent en troupes, après avoir pondu et élevé leurs jeunes.
On distingue dans la famille des onatidés^ parmi les canards, deux tribus : les anatinés {souchets, tadornes, canards proprement dits, sarcelles, etc.), et les fuligulinés ^morillon, milouin, garrot, eider, macreuse).
Parmi les canards domestiques, les races les plus appréciées pour leur chair sont : le canard de Rouen avec sa variété Ruclair, le canard d' Aylesbury, le canard de Pékin, le canard de Barbarie que l’on croise avec la cane de Rouen pour obtenir les malards, élevés spécialement pour la production des foies gras.
— Cha^'s. On chasse les canards sauvages à la fin de rantoiiine et en hiver. On les tue au fusil, en les -cherchant au bord des étangs ou cours d’eau ; on les chasse aussi à l'affût, en les attirant, le jour, avec un appelant ou des appeaux, et la nuit avec une lanterne à réflecteur. On les prend également au collet, au filet, à la glu, etc.
— Eco7i. rur. Le canard domestique est un oiseau de basse-cour, aimant à barboter dans l'eau. On I dh- ^raisse facilement. On fait grossir son foie, comme celui de l’oie, pour en faire des pâtés. Les plumes, très appréciées, sont recueillies deux fois l'an, un peu avant la mue. Il est sujet à certaines maladies (bronchite, empoisonnement, coryza, etc.) qu’on peut éviter d'ailleurs par la propreté du lieu où on l'élève.
Canard sauvage '.le), pièce en cinq actes, en prose, par Ibsen (4884), jouée à Paris en 4891, illustrant cette maxime que le bonheur de l'homme est Jié au maintien de certains mensonges sociaux.
canard [nar], e adj. Mar. Qui tangue : bateau ■canard.
canardeau [di^l n. m. Jeune canard, canarder \dé] v. a. Tirer sur quelqu’un en res- -tant à couvert. V. n. Piquer de l’avant dans la lame, ■en parlant d'un navire. Faire des couacs en chantant ou en jouant d'un instrument à vent.
canarderie [?’f] n. f. Lieu où Ton élève des -canards.
canardière n. f. Mare pour canards. Partie d'un étang, disposée pour prendre au filet les canards sauvages. Cachette pour tirer de loin les canards sauvages. Long fusil, ou petit canon, placé à l’avant d'une Wrque, et qui sert à cet usage. V. armes. canari n. m. serin jaune des îles Canaries. Canaries (îles), groupes d’îles de l’océan Atlantique, au N.-O. du Sahara (îles principales : l'énériffe, Fuerteventura. Grande Canarie, Lanzarote, Palma. Gomera. île de Fer {isla de Hierroy, 3o8.60ü h. ■{Canariens). Climat délicieux. Bons vins. Villes pr. : Las Palnias, dans la G-rande Canarie, Santa-Cruz. ■Cet archipel appartient à l’Espagne.
Canarine n. f. Matière colorante jaune, produite par le chlorate de potassium et l’acide chlorhydrique sur le sulfocyanate de potassium.
Canaris r?’is5] (Constantin), marin grec, né à Ipsara, m. à Athènes (4790-4877). Il s’immortalisa dans la guerre de l’indépendance, et fut plusieurs fois, par la suite, premier ministre du royaume hellénique. Il ■ost le héros d'une Orientale •célèbre de Victor Hugo.
canassc [na-sej ou ca— nastre \nas-tre] n. f. (de Tespagn. canastro, corbeille).
Boite dans laquelle on eî^pédie le thé du pays d’origine.
canasson [Tio-son] n.m.
Pop. Mauvais cheval ; rosse.
Canastclle [nas-tè~le'\ n. f. Sorte de panier de pêche, plat et fait avec des gaulis refendus.
Canaye (Philippe de), sieur de Fresnes, diplomate ■çais, né à Paris (1551-1640).
Canberra^ cap. fédérale de l’Australie, dans le "S.-E. 4® Nouvelle-Galles du Sud.
cancale n. f. Iluitre de Cancale : les cancalest sont blanches et savoureuses.
Cana is.
et jurisconsulte fran-
Cancal6, ch.-l. de c. (Ille-et-Vilaine), arr. et à It kil. de Saint-Malo, sur .la Manche ; 7,630 h. (Cancalais). Huîtres — Le canU a 6 comm. et 17.130 h.
cancan n.m. (du lat. guanquam, quoique). Bruit futile. (Vx.) Médisance que l'on colporte : faire des ■cancans. Danse excentrique qui fut mise à la mode vers 1840 par le fameux Chicard, fut reprise plus tard par le quadrille des Clodoche, et sc perpétua au Moulin-Ilouge avec Grille-d’Egout, la Goulue, etc.
cancaner [né] v. n. Fam. Pa’lre des cancans. Danser le cancan.
cancanier [?iî-é], ère adj. et n. Qui a ihahitude de faire des cancans.
Cancel [sèl] n. m. (du lat. canrellus,' barreau, balustrade). Chœur d'une église. (Vx.) Lieu, fermé d’une grille, où l'on dépose le grand sceau de l'Etat.
cancéllaire \sèl-iè -re] ou cancellaria fsé/] n. f. (du lat. cnncellus, treillage). Genre de mollusques, type d'une famille dite des cancellaridés et comprenant plus de cent espèces répandues dans le&dners ■chaudes.
cancellaresque [sêl-la-rès-ke] adj. Se disait de certaines lettres cursives qui servaient à l'expédition des actes de la chancellerie romaine.
cancellariat [séMa-ri-a] n. m. Dignité de •chancelier.
cancellatiou [sèl-te-sl-ora] n. f. Action de canceller.
canceller [sêL/é] v. a. (du lat. caneeUus, barreau). Annuler par des ratures, treillis, etc. Par ext.. annuler.
cancer ['sèr'j n. m. Genre de crustacés décapodes, renfermant des crabes de toutes les mers, et dont certaines espèces [tourteau des côtes de France) sont comestibles.
cancer [sér] n. m. (mot lat.'. Méd. Tumeur solide maligne, caractérisée par la prolifération incessante des cellules qui la constituent.
— Encycl, Nous ignorons encore Torigine du cancer. Les irritations et les traumatismes semblent des causes prédisposantes. Abandonnée à ellemême, la maladie aboutit à la mort, le plus souvent par cachexie. La destruction de la tumeur par l'opération chirurgicale, le radium ou les rayons X constituent encore, à l'heure actuelle, le traitement le plus généralement efficace. Le cancer se développe le plus ordinairement au sein, à l'estomac, à l'intestin, à la langue, à la peau, etc.
Cancer, signe du zodiaque, correspondant à la période de temps qui s’écoule du 22 juin au
Le Cancer ; 1. D’après i’atlas de Flamsteed ; 2. Signe du zodiaque.
23 juillet environ. (On l'appelle aussi Ecrevisse.) Constellation située vers la partie la plus septentrionale de l’écliptique. Tropique du Cancer, v, tropique.
cancéré {kan-sé\, e adj. Méd. Malade atteint d’un cancer.
cancéreux, euse [reû, eu-ze] adj. De la nature du cancer : fMîTîewr ca?îceVewse. N. Qui est atteint d'un cancer : un cancéreux inopérable.
caucéritorme adj. Qui a la forme du cancer, cancérisation [si-on] n. f. Transformation en cancer.
cancérisnxe [ris-J??ej n. m. Etat cancéreux, canctie n. f. Genre de graminées des prairies, cultivées pai'fois comme oniementales.
Canclie (la), fleuve côtier de France, en Artois. Elle passe à Montreuil et se jette dans la Manche; cours 96 kil.
cancionero [né] n. m. Nom donné, dans la liftérature espagnole, à divers recueils de poésies anciennes. Fl. cancioneros [ross].
CanclauX [klô] ( Jean-Baptîste-Camillo), général français, ne à Paris (1740-4847). Général en chef de l'armée de l’Ouest en 4 793, il repoussa les Vendéens à Nantes, mais fut battu à Torfou.
cancoillote [ko, il mil l n. f. Fromage très mou, que Ton fabrique en Franche-Comté.
CaucoU, ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à
18 kil. de Villeneuve ; 1.25U h. Meulières. — Le cant. a 10 comm. et 6.430 h.
cancre n. m. (lat. cancer). Crabe tourteau, écrevisse de mer. Fig. Homme très avare. Ecolier paresseux. Autref., pauvre, malheureux.
cancrelat \la] n. m. Nom vulgah'e des blattes, dans les navires et magasins de denrées.
cancridés n. m. pl. Famille de crustacés décapodes, comprenant de grands crabes, dont le tourteau (cancer ou cancre). S. un cancridé.
cancriforme adj. (du lat. cancer, cancri, crabe, et de forme). Qui a la forme d'un crabe, cancrite n. m. Crabe pétrifié, crabe fossile, cancrivor© adj. (du lat. cancer, cancri, crabe, et vorare, manger). Qui se nourrit de crabes.
cancroïde [kro4-de] n. m. Cancer de la peau et des muqueuses : l'usage de la pipe prédispose au cancroïde des lèvres.
— Encycl. Le cancro'ide est le cancer de la peau et des muqueuses, et se montre surtout à la face : il peut rester des années sans progresser, surtout quand on a soin de ne pas y toucher, d’où le nom de noli me tangere, qu'on lui avait jadis donné. On guérit aujourd'hui le cancro'ide de la peau par divers procédés dont le meilleur semble être la radiographie.
CandaC©, nom porté, dans l’antiquité, par plusieurs reines d'Ethiopie, et qui paraît être le nom de la dignité royale.
Caudal© (Henri de Nogaret d’Epernon, duc de), général français (4691-1639), qui servit surtout dans les armées étrangères, et périt au siège de Casai.
Candamo (Francisco Antonio de Bancès;, poète dramatique espagnol, né à Sabugo, m. à i.azuza (1662-1709).
CandaS rrfass], comm. de la Somme, arr. et à 9 kil. de Doullens : 4.300 h. Ch. de f. N. Toiles.
Candaule, roi de Lydie, qui, très fier de la beauté de sa femme Nyssia, voulut que son favori Gygès la contemplât sans voiles. Nyssia s’en apei'çut, et obligea Gygès à tuer son mari et à prendre sa ïdace. Candaule fut le dernier des Héraclides (viii« s. av. J.-C.i. V. Gygès.
Candéy ch.-l. de c. (Maine-et-I.«oire), arr. et à
19 kil. de Segré, au confl. de la Mandie et de TErdre, affl. de la Loire; 2.140 h. Ch. de f. Etat. Ardoises. — Le cant. a 6 comm. et 10.300 h.
candéfactiOD [fak~si~on] n. f. (du lat. candefacere, blanchir). Chauffage à blanc d'un métal.
Candeill© [dè. il mll.,e] (Pierre-Joseph), compositeur français, né â Estaires (Nord), m. à Chantilly (1744-1827). — Sa fille, Julie, née et m, à Paris (1767- 1834), actrice, auteur dramatique, romancière, fut aussi une musicienne distinguée.
Câ>lld©ld.) v. d'Italie (Apulie, prov. de Foggia)! 6.200 h. Vins estimés.
C&ndéla/br© n. m. (du lat. candela. chandelle). Grand chandelier, généralement à plusieurs branches. Nom d’une forme de taille des arbres iVuitiers. Balustre avançant au coin des édifices pour supporter un dispositif d'éclairage. Colonne métallique creuse, portant plusieurs lanternes.
candelette [U-té] n. f. Mar.
Autref., fort palan ; auj., fausses balancines ; palan de renfort.
CaUdeS, comm. d'Indre-et- Loire, arr. et à 17 kil. de Chinon :
320 h. Château du xv® siècle; ma gnifique église (xii« et xiv® s.).
candeur n. f. (du lat. cnndor.
blancheur éclatante). Ingénuité. Pureté d'âme, confiance naïve : un aveu plein de candeur. Ant. Dissimulation, fourberie, sournoiserie.
candi n. m. Bateau autrefois en usage sur la Seine.
candi n. et adj. m. (de Tar.
qandi. sucre de canne). Dépuré, cristallisé et à demi transparent, en parlant dn sucre. : le sucre candi, ajouté au vin, le fait mousser. Enveloppé de sucre candi : fruit candi on, absol., un candi.
— Encycl. Le sucre candi est obtenu en laissant évaporer com- .
plètement du sirop de sucre ordinaire. On le coule très chaud sur des fils. Ce sucre cristallise rapidement : ou l'emploie pour la fabrication des bonbons.
Caudia -
no, nom de cinq doges de Venise { ixo
et x‘ s.), dont - ,i
le plus fameux, -
Can D I a no 11 Arbre taille en candélabre.
m. en 939, étendit beaucoup les Etats de Venise.
candidat [da] n. m. (du lat. candidus, blanc, parce que les candidats, à Rome, étaient vêtus de blanc). Qui postule un emploi, une fonction soumise à l'élection, un titre : candidat à V Académie, à la députation. Qui se présente à un examen : candidat au baccalauréat.
Cuiiticsab. e.
Candidatur© n. f. Qualité de candidat : poser sa candidature.
— Encycl. Br. Nul ne peut être candidat aux élections législatives dans plus d'une circonscription. Tout candidat doit, par une déclaration signée ou visée par lui ét dûment légalisée, laire connaître dans quelle circonscription il entend se présenter. Cette déclaration est déposée contre un reçu provisoire à la préfecture du département intéressé, le cinquième jour au plus tard avant le jour du scrutin.
Si des déclarations sont déposées par le même candidat dans plus d'une circonscription, la première en date est seule valable. Si elles portent la même date, toutes sont nulles. V. députe.
Cd/Udid.© adj. et n. (du lat. candidus, blanc éclatant). Qui a de la candeur : les candides sont souvent les dupes des trompeurs. Qui marque la candeur : air candide. Ant. Rusé, vicieux.
Candide, personnage et titre d'un l'oman philosophique (1759), où Voltaire, en racontant les aventures et les malheurs de Candide, de sa « maîtresse Cunégonde, de son valet Cacambo et du docteur Pangloss, a raillé la fameuse maxime de l’optimisme de Leibniz : Tout est pour le mieux dans le meilleur des inondes possibles (1759).
Cd.ndid6ID.6Ilt [^nan] adv. Avec candeur.
Cdlldi©* Géogr. V. Crète.
CdUdi© V. de Tile de Crète, sur la côte nord, 25.000 h. Port ensablé. Commerce de peaux, fruits. Nombreuses ruines d’édifices du moyen âge.
Candiot©, habitant ou originaire de Tîle de Candie : les Candiotes. Adjectiv. : costume candiote.
candir v. n. ou candir (se) v. pr. Se cristalliser, en parlant du sucre : le sucre commence à candir ou à se candir.
candisation [za-si-on] n. f. Ti*ansformation du sucre en sucre candi : ta candisation s'op'-re en faisant évaporer complètement du sirop de sucre ordinaire. Opération par laquelle on recouvre les fruits d'une couche de sucre cristallisé
candiserie n. f. (de candi). Sucrerie qui fabrique spécialement du sucre candi.
candissoire [di-soîre] n. f. Vase dans lequel on fait candir les fruits et autres substances que Ton veut recouvrir de sucre cristallisé.
Candolle (Aug-istin- Pyramus de ) , botaniste suisse, né et m. à Genève (1778-1841); un des créateurs de la géographie botanique. Dans sa Théorie élémentaire de la botanique. il fonde son système sur Tunité de plan de com- a. -P. d« Caudolle. position organique. — Son
fils, Alphonse né à Paris, m. à Genève (1806-1893), fu"* un botaniste de valeur. Il a publié une remarquable Géographie botanique raisonnée.
Candragupta ou Tchandragoupta, roi
de TInde, le Sandracottos des historiens grecs Mégasthenès et Arrien, qui régna de 315 à 294 av. J.-C. à Patalipoutra. Son règne marque le début de 1 expansion du bouddhisme.
Candy ou Kandy, v. et anc. cap. de Tîlc de Ceylari ; 40.000 h. environ.' Climat très sain. Un chemin de fer la relie à Colombo, la capitale actuelle.
CAN
CAN
C&ne n. f. Femelle du canard : la cane se dandine en marchant.
Canée (La), port principal de l'île de Crète; 21.000 h. Belle rade.
.Savonneries, fonderies, exportation de fruits, huiles, etc.
CanéfiC6 n. f. Nom commun de la casse.
canéflcier [si-e] n. m. L im des noms communs du cassier.
canepetière n. f. Nom vuig-aire de la petite outarde : la canepetière dont la ^ ■
chair est ‘
très délicate, se laisse diffacilement approcher.
cané-
Parade tierce
Coup de figure tierce et parade
puoTOS, Canepetière.
qijiporte).
Jeune fille qui. dans certaines cérémonies grecques, portait sur la tête, dans une corbeille, — ys — ^
les choses des- ^ -j
tinées aux sa-
canep i n
anciennement
fine dédoublée - j 1
des peaux de 'f p
chevreau, d’a- -tlK^
gneau et de -, ^
‘’crnerm^l