PLANTE
calice n. m. (lat. calix, gr. kalux).
Coupe, vase à boire, chez les Anciens.
Vase sacré, de métal précieux, dans lequel on verse le vin pendant le sacrifice de la messe. Boire le calice, le le calice d' amertume, le calice gusquà lie, endurer les plus grandes afflictions.
— Encycl. Liturg. La coupe du calice doit être en or, en argent ou en vermeil ; le pied peut être de tout autre métal. L'évêque seul consacre le calice. Il est défendu aux simples fidèles, sous peine de péché, de toucher au calice consacré.
calice, e adj. Muni d’un calice: fleur calicée, caliclie n. m. Minerai dont on extrait le nitrate de soude, au Chili et au Pérou.
caliciflore adj. (du lat. calix, ieis, calice, et
Îfos. floris, fleur).' Se dit des plantes chez lesquelles es étamines sont adhérentes au calice par la partie inférieure de leurs filets.
Calice.
caliciforme adj. (de calice, et forme). Qui ressemble à un calice.
calicin, e adj. Qui est de la nature du calice. Caliciîial, e, aux adj. Qui appartient au calice, calicot [ko] n. m. (de Calicut). Toile de coton moins fine que la percale. Pop. et en mauv. part, commis d'un magasin de nouveautés.
caliculaire [lè-re] adj. Qui ressemble au calicule.
calicule n. m. Calice supplémentaire, qui enveloppe certaines Heurs (fraisier, œillet).
Calicut [/i-ufi, V. de l’Inde anglaise 'présid. de Madras), sur la c»)te de Malabar. Elle a donné son nom aux toiles de coton dites calicots; 77.000 h. Port sur le golfe d’Oman ; première escale de Vasco de Gatiia (1498).
Galidasa. Biogr. v. Kalidasa.
calier [li-é] n. m. Matelot spécialement chargé des travaux de la cale.
califat ou klialifat \fd\ n. m. Dignité de calife. Durée de son règne. Territoire soumis à son autorité.
— E.ncycl. Les principaux califats sont: 1® lecu^tfat d'Orient, fondé par Abou-Bekr à La Mecque, puis transporté à Bagdad par les Abbassides (632-1258); 2® le califat de Cordoue, fondé à Cordoue par Abdérame (756-1031); 3® le califat d'Egypte, fondé par les Fatimites (90Ü-1171). C’est surtout à Bagdad, que la puissance et la civilisation musulmanes parvinrent à leur complet épanouissement.
calife n. m. (de l’ar. khalifa. vicaire). Titre que prirent, après la mort de Mahomet, les membres de sa famille qui régnèrent sur les musulmans. Le calife, à l’origine, réunissait les pouvoirs spirituel et temporel. 11 délégua par la suite le pouvoir temporel au sultan.
Calife de Bagdad {le), opéra-comique en un acte, paroles de Saini-Just-Dancourt, musique de Boieldieu, Isaoun, voulant s’assurer d'être aimé pour luimême, fait la cour à Zétubbé sous un travestissement, qui donne lieu à d'amusantes méprises, C'est une des plus délicieuses productions du compositeur ; l'ouverture est restée célèbre (1800).
Cd>lifornie9 pays situé à ro. de l’Amérique du Nord, sur le littoral du Pacifique, où il forme une étroite péninsule bordant le golfe de Californie ou mer Vermeille, Il se divise en Vieille-Californie,
formant une presqu’île appartenant au Mexique ; 47.000 h. ; cap. La Paz, et en léouoelle-Califoimie, formant un des Etats de l’Union : capit. Sacramento, V. pr. San-Francisco ; 2.377.500 h. (Califomiens). Mines d’or, d'argent, de mercure, de cuivre, etc. ; richesses végétales : grains, vins, etc.
Californie (plateau de), petit éperon effilé, de forme tubulaire, situé à lextrémité orientale du plateau de Craoiine (chemin des Daines), entre Aisne et Ailette. Il porte ce nom depuis 1917 et était appelé jusqu alors le «< petit plateau de Craonne ». Le plateau de Californie a été le théâtre de batailles entre Français et Prussiens en 1814, puis entre Français et Allemands en 1914 et en 1917 (5 mai).
Californien, enne [ni-in, è-ne], habitant ou originaire de la Califoimie : les Californiens. Adjectiv. : coutumes californiennes.
C3*lifornin6 n. f. Substance tinctoriale d’un jaune d’or, retirée de l'écorce du china Callfoimica.
califourchon (a) loc. adv. Jambe d'un côté, jambe de l’autre, comme si l’on était à cheval : le cornac se place à califourchon sur le cou de l'éléphant. Califourchon n. m. Fam. Idée favorite, dada: c'est son califourchon.
calice n. f. (lat. caliga). Chaussure militaire des anciens Romains : la calige était portée par les simples soldats et les officiers jusqu'au grade de centurion.
caligeoucaligus [(//iitss] n. m. Genre de crustacés copépodes, renfermant de petites formes élancées, qui vivent en parasites sur divers poissons de mer.
caligineux, euse
hieû, eu-ze] adj. (du lat. ca-
ligo, ùiis, brouillard). Qui est de la nature du brouillard.
caligO n. m. (m. lat.). Tache nébuleuse de la cornée.
CaligUla (Caïus - César - Auguste -Germanicus)[, empereur romain, né à Antium, Tan 12 après J.-C. ; régna de 37 à 41 ; m. à Rome. Il était fils de Germanicus et d’Agrippine, et petitfils, par adoption, de Tibère, qui lui laissa l’empire. Il avait grandi ^)armi les soldats, à qiii il devait son surnom de Caliifula (diminutif de caliga, petite botte). Ce monstre poussa la cruauté jusqu'à souhaiter que le peuple romain n’eût qu’une seule tète, pour la pouvoir couper d'un seul coup, et la folie jusqu'à faire de son cheval, Inciiatus, un consul. « Qu'ils me haïssent, disait-il en parlant de ses sujets, mais qu'ils me craignent ! » {Oderint, dum met liant !) Il épuisa par ses folies les trésors amassés par i’ibère, et fut assassiné par Chéréas.
CRliniRUdc n. f. Un des noms vulgah’es du genre pleuronecte. (V. ce mot.)
câlin n. m. Alliage de plomb, d’étain et de cuivre, dont les habitants de Siam et de Malacca font des boîtes à thé. Pop. Tonnelet d’étam des marchands de coco.
câlin, 6 n. Indolent; mendiant. (Vx.) N. et adj. Qui aime à caresser, à être caressé ; un petit câlin. Qui se rapporte à ce caractère : des maniérés câlines. Ant. Bourru.
Galig-uia.
et sa sœur DrusîUa.
CâilinStgC n. m. Fabrication : 1® de boîtes à thé; 2® de boîtes légères en bois, pour l'emballage de menus objets.
Câlinage n. m. Action de câliner.
câliner [né] v. a. Caresser. Se câliner v. pr. Se faire des câliiieries mutuelles. Dans le Midi, paresser. Ant. Brutaliser.
Câlinerie frf) n. f. Action de câliner ; manières câlines. Ant. Brusquerie, rudesse.
Galino, personnage d'un vaudeville, qui remplissait un rôle naïf et niais, et dont le nom est devenu proverbial.
Calinotade n. f. Naïveté, ^niaiserie digne de Calino, qui, prétend-il, « n’ouvre jamais les lettres anonymes ».
Caliorne n. f. (provenç. caliourno). Solide palan de marine.
calisson [H-son] n. m. fprov. calissoun). Petit gâteau d'amandes pilées, à dessus glacé: les calissons d'Aix sont renommés
Calixte ou Calliste I"** (saint), pape de 2i8 à 223, fondateur du cimetière de Sainte-Marie au delà du Tibre : fête le 14 octobre ; — Calixte II (Guy de Bourgogne), pape de 1110 à 1124. Il lutta contre l'antipape Grégoire "VIII et conclut avec l’empereur Henri "V le concordat de Worms ; — Calixte III I Alphonse Borgia), pape de 1455 à 1458. Il prêcha la croisade contre les Turcs qui venaient de prendre Constantinople, et son pontificat fut marqué par le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.
calixtins [Uks-Un] n. m. pl. (du lat. calix, calice). Sectaires hussites du xv» siècle, qui soutenaient que l'on ne pouvait communier que sous les deux espèces et par conséquent en faisant usage du calice, d'où est venu leur nom. Ils se sont peu à peu confondus soit avec les luthériens, soit avec les frères moraves. S. un calixtin.
Calla (Etienne), ingénieur-mécanicien français, né à Paris (1700-1835). Il construisit la première machine à vapeur à double effet.
Callac \lak], ch.-l. de c. (CÔtes-du-Nord), an’, et à 29 k. de Guingamp, sur un affluent de l’ilyère ; 3.030 h. — Le cant. a 11 comm. et 18.100 h.
callaïs [ka-la-iss] n. f. Nom donné par les Anciens à une pierre précieuse d'une couleur vert de mer.
Callaudraau (Pierre-Jcan-Octave), astronome français, né à Angoulême, m. à Paris (1852-1901). Membre de l’Académie des sciences. Il a laissé de remarquables travaux sur les figures d'équilibre des corps célestes, le calcul des orbites, les comètes, etc.
CallaO (Le), port du Pérou, sur l'océan Pacifique, à 10 kil. de Lima; 48.200 h. Grand commei-ce;
exportation de guano, nitrates, métaux précieux Constructions navales. Bloqué et pris par les Chi liens en 1880.
Callas [foss], ch.-l. de c. CVar). arr. et à 14 lui. de Draguignan; 1.120 h. Ch. de f. S. — Le cant. a 0 comm. et 6.230 h.
Callcott (John WaU), compositeur anglais, né à Kensington, m. à Londres (1706-1821); auteur d'une Grammaire musicale. — Son frère, August Wall, peintre paysagiste anglais, né et m. à Kensington 1779-1844). Il mérita le surnom de Claude Lorrain anglais.
CallB (La), comm. d’Algérie (Constantine, arr. et à 80 kil. de Bône) ; 4.150 h. Petit port sûr la Méditerranée. Corail, chênes-lièges.
Callet [lè] (Antoine-François), peintre français d'histoire et de portrait, né et m. à Paris (1741-1823). Auteur d'un célèbre portrait de Louis Xyi.
Callet (Jean-François), mathématicien français, né à 'Versailles, m. à Paris (1744-1799); auteur d'une Table de Logarithmes.
calleux, euse [fca-ZeA, eu-ze] adj. Où il y a des cals : mains calleuses. Anat. Corps calleux, tissu médullaire qui unit les hémisphères du cerveau.
Calli (dugr. kallos, beauté), préfixe qui introduit une idée de beauté dans les composés où il figure.
Caillas [ass], nom de plusieurs riches citoyens d'Athènes appartenant à la même famille et qui se distinguèrent au vi® et au v» siècle av. J.-C.
calliearpe n. m. (du gr. kallos, beauté, et karpo's, fruit). Genre de verbénacées, qui croissent en Amérique, en Asie et en Australie, et dont plusieurs espèces sont cultivées dans nos seri-es d'Europe.
callicliroilie [kro-mej n. m. (du gr. kallos, beauté, et krôma, couleur). Genre d'insectes coléoptères, comprenant de beaux capricornes des régions chaudes du çlobe.
callicnemis [lik-né-mîs] n. m. (du gr. kallos, beauté, et knèniis, jambière). Genre d’insectes coléoptères lamellicornes, comprenant des scarabées dont les larves vivent dans les bois pourris enterrés dans les sables du littoral méditerranéen.
Callicrate, architecte d’Athènes, qui éleva le Parthénon avec Ictinos (v' siècle avant J.-C.).
Callicrate, stratège de la ligue Achéenne, m. à Rhodes en 149 av. J.-C. Il traliit ses concitoyens au profit des Romains.
Callicratidas [dass], général Spartiate, vaincu et tué par les Athéniens, à la bataille navale des Arginuses (406 av. J.-C.).
callidie [df] n. f. Genre d'insectes coléoptères longicornes, renfermant de nombreuses espèces répandues sur tout le globe. (La callidie rouge \callidium sanguineum], l’espèce la plus commune, apparaît souvent dans les maisons ; elle sort des bois de chauffage).
calliépie tpi] n. f. (du gr. kallos, beauté, et epos, parole). Style élégant, académique.
Calllgraphe n. et adj. (du gr. kallos. beauté, et i/raphein, écrire). Personne qui a une belle écriture, qui donne des leçons d écriture; copiste calligraphe.
CalllgrapMe [fi] n. f. Art de calligraphier. Œuvre d'un calligraphe : voici une merveilleuse calligraphie.
calligraphier [fi-£\ v. a. (Se conj. comme prier). Former avec un art parfait les caractères écrits : calligraphier une lettre.
calligraphique adj. Qui a rapport à la calligraphie.
calligraphiquement [ke-man] adv. Dune manière calligraphique : écrire calligraphiquement.
Callimaque, sculpteur et ciseleur athénien (v« s. av. J.-C.). Il travailla à l'Erechtheion et fut, dit-on, l’inventeur du chapiteau corinthien, dont il aurait eu l'idée en regardant une aoantlie fleurie, entourant une corbeille qu'on avait placée sur une tombe d’enfant.
Callimaque, grammairien et poète alexandrin me s. av. J.-C.). En faveur auprès de Ptolémée Philadelphe, il devint directeur de la bibliothèque d'Alexandrie. De ses 800 œuvres, il ne reste que quelques poésies d'un art spirituel et savant. Sou élégie sur la chevelure de Bérénice a été traduite par Catulle.
Callimaque (code), code civil roumain, rédigé sur l'ordre de Charles Callimaque, prince de Moldavie (1812-1819), élaboré par l’Autrichien Flechtenmacher. qui traduisit le code civil autrichien.
Callime n. m. Genre d'insectes lépidoptères^ de la famille des nymphalidés, vivant dans les régions tropicales. (Les callimes sont de beaux papillons, dont les ailes, au repos, imitent à s 'y méprendre la couleur et la forme des feuilles sèches.)
Callinicos ricoss], architecte, né à lïéliopolis (vu» s. av. J.-C.). Il passe pour l'inventeur du feu grégeois.
Callinus [hmss] d’E-
phèse, le plus ancien des Iioèles lyriques grecs [vu» s. av. J.-C.].
callionyme n. m.
Genre de poissons acanthoptères, de la famille des gobiidés.dont quelques espèces habitent les mers européennes.
Calliope, muse de la poésie épique et de l’éloquence, mère de Linos et d'Orphée. On la représente avec une tablette et un stylet, et quelquefois avec un rouleau de papier.
callipédie [df] n. f. (du gr, kallos, beauté, et jjairfos, enfant). Art de procréer de beaux enfants.
callipédîque adj. Qui a rapport à la callipédie.
CalliplllOX [/To/fss] n, m. Genre de passereaux ténuii'ostres, comprenant des colibris appelés améthystes, communs dans les régions chaudes de l'Amérique.
calliphorc n. m. Genre d’insectes diptères bracbycères (mouche bleue de la viande;.
CAL
CAL
oallipyge adj. (du gr. kallos, beau, et puijê, fesse). Qualification dune Vénus, célèbre statue antique, au musée de Naples.
Callirlioé ou Calirrtioé, fiiie d'un roi de Calydon. Elle fut aimée de Corésos, prêtre de Dyonysos, repoussa ses avances, et fut condamnée à être immolée. Pris de remords, Corésos se tua, et Callirhoé se tua à son tour. — Nom de plusieurs autres femmes des temps fabuleux.
Callirtioé ou Callirrlioé, fontaine sacrée d'Athènes, dans la région de l'Acropole.
CalliSen (George), dit Calixtusoa Calixte, théologien protestant, né à Meelby (Holstein) (1686-11)56). Il poursuivit sans succès l'union des trois confessions : catholicisme, calvinisme, luthéranisme.
callistèphe [stè-fe] n. f. (du gr. kallos, beauté, et slejihos, couronne). Bot. Genre de composées, tribu des astérées, dont l’espèce type est la reinemarguerite.
CalliSthèlie, philosophe grec d’Olynthe (365- 328 av. J.-C.), petit-neveu d'Aristote. Il suivit Alexandre en Asie. Comme il avait raillé le faste oriental et les prétentions à la divinité du conquérant, il fut impliqué dans un complot, et mis à mort Au moyen âge, oh mit sous son nom une compilation byzantine, intitulée Histoire fabuleuse d Alexandre (Pseudo Callisthène),
callistllénie [sté-nt'l n. f. Ensemble d’exercices appropriés à l'éducation physique des enfants, et qui comprend surtout des mouvements rapides (marches et danses) qui s'exécutent au son du piano ; la callisthénie est pratiquée aux Etats-Unis.
CallistO) nymphe, fille de Lycaon, roi d'Arcadie. Elle fut changée en ourse par Junon, mais tuée par Arthémis ; Jupiter la plaça au ciel où elle devint la constellation de la Grande Ourse. {Myth.)
CalliS'trate, orateur athénien, très admiré de Démosthène (ni» s. av. J.-C.).
CallitliriX [trî/ess] n. m. (du gr. kallos, beauté, et thrix, trikhos, cheveu). Zool. Genre de mammifères primates plathyrrhiniens, renfermant des singes de l’Amérique du Sud vulgairement nommés sagouins. Dot. Genre d'euphorbiacées, comprenant des plantes aquatiques des régions tempérées.
callitris I triss] n. m. Genre de conifères cupressinées, comprenant des arbustes résineux qui croissent sur les côtes de la Méditerranée et dont une espèce fournit la sandaraque.
callitypie [pf] n. f. Procédé de tirage qui consiste à employer comme papier sensible un papier imbibé d'un mélange d’oxalate et d'azotate ferriques, d'oxalate d'argent et d’acide azotique.
Calloo, V. de Belgique (Flandre-Orientale), sur l’Escaut; 2.9.W h. Tourbières.
CallorliyilClue [rin-ké\ n. m. Genre de poissons chondroptérygiens, renfermant des animaux de forme singulière, qui suivent les bancs de harengs et se nourrissent de ces poissons; le callorhynque qui vit dans les mers anlarctiues était appeé chimère et roi des harengs pa?’ lesoieux cruteurs.
callosité [zi-té\ n. f. (de cal). Epaississement et durcissement de l'épiderme.
— Encyci,. Les callosités peuvent exister en divers points du corps ; elles sont constituées par un épaississement de l'épidei-me. Leur origine est toujours un frottement ; aussi les rencontre-t-on à la face palmaire de la main chez les ouvriers qui travaillent au marteau, chez les charrons, les chapeliers, etc.; aux genoux, chez les personnes qui s'agenouillent souvent ; à la cuisse chez les cordonniers. Dans les callosités, il se forme souvent des bourses séreuses qui peuvent s'enflammer.
Callot [ka-lo] ou calot Go] n. m. Bloc d'ardoise non taillé, extrait de la carrière. Grosse bille en pierre.
Callot [ka-lo'\ ÙTacques), graveur et peintre français, né et m. a Nancy (1392-1635). Dans ses eauxfortes, il a traité avec une imagination et une vei-ve exceptionnelles des scènes de genre, des paysages, des batailles, des scènes fantastiques, et même des caricatures. Il a gravé plus de 1.50Ü planches. Panni les scènes les plus célèbres sont : les Bohémiens, les Misères de la guerre , les Comédiens italiens.
11 excelle à peupler un petit espace d'une infinité de petites figurines, dont j
chacune a sa vie propre.
callots [ka-lo] ou calots n.m. pl. Anciennem., mendiants qui feignaient d’avoir été guéris de la teigne à Sainte-Reine. S. un callot ou calot.
CallO'Vien [vi-in, è-né] adj. Se dit d'un étage formant la base du terrain jurassique supérieur. N. m. Cet étage lui-même.
Callune n. f. Genre d'éricacées, renfermant des sous-arbrisseaux à fleurs rosées, qui croissent dans les terrains granitiques, et qu'on nomme vulgairement bruyères.
calmande n. f. V, oalamande.
calmant [man], G adj. Qui calme. N. m. Remède qui calmé les douleurs. Fig. : l'espérance est un précieux calmant. Ant. Excitant, irritant.
— EncyCl. Les calmants sont des préparations médicamenteuses employées en topiques ou à l'intérieur, pour calmer les douleurs. A l’extérieur, on emploie le chloroforme, la créosote, le baume tianquille, les opiacés, le laudanum, etc. ; à l'intérieur, les opiacés, Tantipyrine, le laudanum, tous les anal¬
Callorhynque.
gésiques, et surtout la morphine en injections hypodermiques.
calmar n. m. Mollusque marin céphalopode, voisin de.s seiches : les calmars sont les géants des céphalopodes. (On les appelle aussi encornets.)
Calmar ou Kalmar, v, forte et port du sud de la Suède, ch.-l. de la province de ce nom, et sur le détroit de Calmar, formé par la mer Baltique ; 13.500 h. Toiles, lainages, constructions navales.
Calmar {Union de), convention qui réunit le Danemark, la Suède et la Norvège entre les mains do Marguerite de ’Valdemar, en 1397.
calme adj. (ital. calma). Tranquille : mer calme. Ant. Agité. N. m. Absence d'agitation ; le calme de la mer. Fig. Tranquillité, silence ; le calme des champs. Mar. Absence de vent. Calme plat, absence complète de vent. Fig. : le calme des affaires. Ant. Trouble, tumulte.
calmement [man] adv. d' une manière calme.
calmer [mé] v. a. (de calme). Apaiser : calmer la colère. Atténuer : calmer une douleur. Se calmer V. pr. Devenir calme. Ant. Agiter, exciter, irriter.
Calmet [mè] (dom Augustin), savant bénédictin français, né près de Commercy, m. à Senones (1672- 1757). Son œuvre principale est une Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine.
Calmir v. n. Mar. Devenir calme. Diminuer : le vent calmit.
Calmont, comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 24 kil. de 'Villefranche ; 1.610 h.
Calmont, comm. de l’Aveyron, arr. et à 11 kil. de Rodez, sur un affluent du Viaur ; 1.600 h.
CalmptllOUt, comm. de Belgique (prov. et arr. d’Anvers) ; 4.250 h. Tanneries ; dentelles.
Calo n. m. Arg. Bohémien espagnol.
Caloandre fidèle {le), célèbre roman de Marini (1641), traduit en français par Scudéry, qui en gâta tout le mérite. Boileau s’est moqué du traducteur et de l'ouvrage.
Calobre n. f. Autre nom du sarrau (blouse de toile bleue].
caloccpliale n. m. (du gr. kalos, beau, et képhalè, tête). Bot. Genre de composées inuloïdées.
Calœnas [ié-nassl n. m. Genre de pigeons à bec fort, dont les dépouilles sont très estimées en plumasserie.
Caloge n. f. Cachette de berger. Niche à chien. Clapier à lapins. Cage à poulets. Vieux bateau de pêche servant de hangar pour les engins, etc.
calomel [mél] n. m. (du gr. kalos, beau, et mêlas, noir). Protoohlorure de mercure, qui se présente en poudre blanche et jouit de propriétés purgatives : quand on a pris du calomel, il faut éviter tout aliment' salé.
— Encycl. Le calomel s'emploie surtout chez les enfants comme purgatif, et chez les adultes comme antisyphilitique. Les doses sont fort variables, suivant l'âge et les individus.
Calomniable [lom'-nï] adj. Qui peut être calomnié.
calomniateur^ trice [iom'-nï\ n. et adj. Qui calomnie : un lâche calomniateur ; propos calomniateurs.
calomnie [lom'-nî] n. f. (lat. calumnia). Fausse accusation qui blesse la réputation, l'honneur ; la calomnie est l'arme des lâches.
— Encycl. Dr. Le délit spécial de calomnie n'existe plus dans notre législation : la calomnie est enveloppée dans la répression de la diffamation et de
Galonné {tranchée de], route forestière du département de la Meuse, tracée sur la crête des Hauts de Meuse par Calonne, le ministre des finances de Louis XVI pour gagner depuis Verdun, son château (aujourd'hui détruit) qui était bâti au pied oriental des côtes. Elle se détache de la route de Verdun à Metz (par Haudiomont et Manheulles), un peu à l'E. du fort du Rozellier, traverse presque en droite ligne la forêt d Amblonville, le bois Bouchot et la forêt de la Montagne, et, au bout de 20 kiloin., aboutit au carrefour d’IIattonchâtel. La tranchée de Calonne a été, pendant les trois années 1915-1917 le théâtre de nombreux combats entre Français et .Allemands ; ceux d'avrilmai 1915 sont particulièrement dignes d’attention.
Alors les Allemands no purent pas, en dépit d’efforts longs et répétés, s'emparer de cette partie du front français et des lourdes pièces marines de 140 qui y avaient été mises en batterie.
Calonne (Charles- Alexandre de), homme politique français, né àDouai, m. à Paris (1734-1802).
Contrôleur général des finances en 1785, il se montra imprévoyant et dépensier, dut convoquer en 1787 l'Assemblée des notables, qui n'approuva pas ses plans, fut disgracié et s'enfuit en Angleterre. 11 accompagna les princes dans Témigration, et déploya beaucoup d’acüvité.pour leur fournir des ressources.
Calonne-Bicouart, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 14 kil. de Béthune ; 1.450 h. Ch. de f. N.
Caloime-sur-la-Lys, comm. du Pas-de- Calais. arr. et à 1? kil. de Béthune, sur la Lys ; 1.570 h. Ch. de f. N.
Calopliylle adj. (du gr. kalos, hesiu, et phullon, feuille). Quia de belles feuilles ou un beau feuillage.
caloquet [/céj n. m. Pop. Vieux chapeau.
Calori (Luigi), anatomisteettéralologisteitalien, né près de Bologne, mort dans cette ville (1807-1896).
caloricité n. f. Propriété que, possèdent les corps vivants de dégager du calorique.
calorie [ri] n. f. (du lat. calor, chaleur). Unité adoptée en physique, dans l’évaluation des quantités de chaleur. Grande calorie, quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0» à 1“ C. la température d'un kilogramme d’eau liquide. Syn. Millithermie. Petite calorie, quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0» à 1» C. un gramme d’eau liquide. Syn. Microthermie.
calorifère adj. (du lat. calor, oris, chaleur, et ferre, porter). Qui porte, répand la chaleur. N. m. Appareil destiné à chauffer une maison, un édifice, etc., au moyen d'un foyer unique et de tuyaux de distribution : calorifère à air chaud, à eau chaude, etc.
— Encycl. On distingue trois types principaux de calorifères : I. Calorifères à air chaud. Ils se construisent d’après deux systèmes différents, suivant que l'air s’échauffe en traversant l’intérieur d’un tuyau, ou au contact extérieur du tuyau ; II. Calorifères à eau chaude. L’eau s’échauffe dans une chaudière placée sur un foyer, et surmontée d'un tube, qui se rend à un réservoir rempli d’eau, lequel ne tarde pas à s’échauffer à son tour. Il s’établit un courant ascen¬
l'injure, mais l'article 373 du Code pénal punit d’un emprisonnement d’un mots à un an et d'une amende de 100 à 3.000 francs toute dénonciation calomnieuse, c’est-à-dire la dénonciation sciemment mensongère, aux autorités, de faits punissables.
calomnier [lom'-ni-é] v. a. (de calomnie. — Se conj. comme prier.) Porter contre la réputation, l'honneur de quelqu’un des accusations que Ton sait fausses ; le moyen sûr de ne jamais calomnier, c’est de ne jamais médire. Aluis. littér. ; Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !... Phrase par laquelle on résume la fameuse tirade de Basile dans le Barbier de Séville.
calomnieusement [lom'-ni-eu-ze-man] adv.
D'une manière calomnieuse.
' calomnieux,
! euze [lom'-ni-eû. eu-ze]
I adj. Qui contient des caj lomnies : imputation calomnieuse.
calomniographe
[lom’] n. m. (de calomnie, et du gr. graphe'in'.
écrire). Celui qui écrit des calomnies.
CalomysqUe ^mis- Calomysque.
ke] n.m. Genre derongeitrs
asiatiques, de la famille des rauridés ; le calomysque rappelle la gerboise, avec la tète d'une souris.
dant et descendant dans la masse liquide; III. Calorifères à vapeur. Les parties essentielles d un calorifère à vapeur sont : 1» une chaudière à vapeur ; 2» des tuyaux destinés à transporter la vapeur qui sort de la chaudière ; 3» des récipients à grande surface, destinés à condenser la vapeur et à recueillir la chaleur qu’elle abandonne par le fait de son changement d'état. Ces récipients, constitués généralement par des tuyaux de fonte munis d’un grand nombre d'ailettes, forment ainsi des poêles contre les parois desquels s'échauffe Tair de la pièce qui les contienL 11 existe encore des calorifères que Ton peut désigner sous le nom de calorifères à système mixte, reposant sur l'emploi simultané de Teau chaude et de la vapeur. Enfin, on peut considérer comme rentrant dans la catégorie des calorifères un appareil spécialement destiné au chauffage des serres, cl appelé thermosiphon.
calorifiant e adj. Qui échauffe: fac¬
tion calorifiante au soleil.
calorification [sf-on] n. f. Production de la chaleur, dans les corps organisés.
calorifique adj. (du lat. calor, oris, chaleur, et facere, faire). Qui donne de la chaleur. Ant. Frigorifique.
calorifuge adj. (du lat. calor, oris, chaleur, et fugere, fuir). Se dit des substances qui empêchent la déperdition de la chaleur ; tous les corps mauvais conducteurs de la chaleur ' {liège, feutre, amiante) sont calorifuges.
CAL
CAL
Calotte.
calorimètre n. m. (du lat. calor, oris, chaleur, «t du gr. métron, mesure). Instrument pour mesurer les quantités de chaleur acquises ou cédées par un corps, sous une influence quelconque.
calorimétrie \trî\ n. f. (de calorimètre). Partie de la physique, ayant pour objet la mesure des quantités de chaleur dans tous les phénomènes où celle-ci est mise en jeu.
calorimétrique adj. Qui se rapporte à la calorimétrie.
caloriplione n. m. (du lat. calor, oris, chaleur, et du gr. phôné, noix). Appareil imaginé en 1887 par Leponlois, et transmettant les sons à distance par l'intermédiaire de la chaleur.
calorique n. m. (du lat. calor, chaleur). Principe de la chaleur. Chaleur en général. Adjectiv. : valeur calorique.
calorisation n.f. Action de recouvrir, à haute température, un métal d’une couche d’aluminium. caloroSO adv. (mot ital.). Mus. Avec chaleur, calosome n. m. Genre d’insectes coléoptères, carnivores, comprenant des carabes à livrée très brillante, et dont les larves attaquent les colonies ■de chenilles (vanesses, processionnaires, etc.).
calot [lo] B. m. Morceau de bois pour caler.' V. callot.
calot [lo] n. m. Nom donné familièrement à la calotte de campaqne, sorte de bonnet de police. Ary. Œil.
calotin ou calottm [/o-fmj n. m. (de calotte). Par dénigr. Homme d'église, partisan des prêtres.
Calotropis [pîss] n. m. Genre ■d'asolépiadacées delAfrique tropica- v.-mm.. le et de l’Inde, dont une espèce fournit l'écorce de racine de mudar.k propriétés toniques et diaphorétiques.
calotte [lo-te] n. f. (de cale). Petit bonnet rond, ne couvrant que le sommet du crâne, principalement à l'usage des ecclésiastiques : les cardinauæ portent la calotte rouge. Par dénigr. et fam.
Clergé ; parti du clergé : donner dans la calotte. Petit dôme. Calotte du crâne, son sommet arrondi. Calotte sphérique, l'une quelconque des deux parties que l'on obtient en coupant la surface de la sphère par un plan.
V. ZONE. Calotte des deux, la voûte ronde du ciel. Fam. Enveloppe arrondie, pot plus ou moins ventru : une calotte de confitures. Tape légère sur la tête. Partie de la garde d'unè épée, où Ton place le bouton. Pièce de métal qui forme la couverture d'un bouton.
Boite qui renferme le mouvement d'une montre.
Calotte (Régiment de la), institution burlesque fondée à Paris en 1702 par quelques jeunes officiers et courtisans, pour protester contre la morgue et la tristesse de la cour de Louis XTV.
calotter [lo-té] v. a. (de calotte, tape). Donner une tape sur la tète un enfant.
Calottier [lo-ti-é\ n, m. Ouvrier qui fabrique des calottes. Nom vulgaire du noyer, calou n. m. Syn. de vin be palme.
calouasse [a-se] n. f. Nom vulgaire de la piegrièche.
caloyer [lo-ié], ère ou ealoger, ère n. (du gr. kalogéros, bon vieillard). Moine grec, religieuse grecque de Tordre de Saint Basile.
— Encycl. Les caloyers sont les membres les plus instruits du clergé grec ; ils font leurs études dans les deux couvents du mont Athos et de Tile de Pathmos. Leur règle est des plus sévères ; ils doivent gagner leur pain par leur travail manuel ; leur costume consiste en une soutane, une ceinture et un bonnet noir.
Calp n. m. 'Variété de calcaire, contenant une forte proportion de silice, d'argile, de fer, et du bitume.
Calpè, une des deux colonnes d'Hercule, ancien nom du promontoire de Gibraltar.
Calpulalpam, v. du Mexique (Etat de Tlaxcala) ; 10.000 h.
Calpurnia, nom de la quatrième femme de César. Elle ne put le détourner de se rendre au sénat le jour fatal des ides de mars. — Eemme de Pline le Jeune, à qui elle avait voué un attachement aussi tendre que délicat.
Calpurnius, poète latin du ler siècle, né en Sicile ; auteur d’égloguea.
Calquage [ka-je]ii. m. Action de calquer : le calquage n'est pas un bon moyen pour apprendre à dessiner.
calqué n. m. Trait léger d’un dessin calqué. Fig. Imitation servile.
calquer [ké] v. a. (du lat. calcare, fouler). Reproduire un dessin sur un papier transparent, en suivant tous ses traits à travers ce papier : calquer une carte. Fig. Copier servilement: calquer tes modes françaises.
calqueron [ke] n. m. Dans les métiers à tisser la soie, leviers qui sont placés au-dessous des lisses et attachent leurs cordes.
calqueur, eUSe keur.eu-ze] n.
Personne qui calque.
calqiuer [ki-é] n . m . Taffetas do TInde, orné de dessins en forme de flammes.
calquoir Aoir] Calq.oir.
n. m. Pointe de métal émoussée pour calquer. Verre plan enchâssé dans un cadre et derrière lequel ou place les dessins que l’on veut calquer.
Caltagirone, v. de Sicile (prov. de Oatane) ; 32.^ h.
C3«lt£LIliS6tt3>9 V. de Sicile, ch. 1. de prov., sur le Salso ; 41.300 h. Sources minérales.
caltlie n. m. Bot. Genre de plantes de la famille des renonculacées. Syn. de populage.
A, calotle sphérique.
calotter
TAVDEi
Cashlli
W'OJ
’^eUevHI^
nQïiâBvilîèn
Hors
Caluire-et-Cuire, comm. du Rhône, arr. et à 3 kil. de Lyon, sur la Saône ; 10.220 h. Ch. de f. P.-L.-M. Distillerie d’essences ; poteries, grès.
calumet [mS] n. m. (de chalumeau). Roseau d’Amérique.
Pipe à long tuyau des Indiens de l’Amérique du Nord.
— Encycl. Le calumet, sorte de pipe officielle, qui se fume pendant les grades délibérations, paraît être le sceau de tous les actes importants. Le calumet de guerre est mêlé de blanc et de gris. Le calumet de paix est rouge. L’un et l’autre sont ornés de verroteries, de plumes, et même de chevelures. Le calumet tend à disparaître, comme du reste ceux qui s’en servent.
calUS [luss] n. m. (de cal). Durillon qui se forme sur quelque partie du corps (mains, genoux, etc.). (V. CALLOSITÉ.) Fig. Endurcissement du cœur : l'impie se fait un calus contre les remords de sa conscience. Hortic. Excroissance saillante et solide au tronc, à la branche d'un arbre.
CalUSO, Biogr. "V. "Valperga.
cal'vados [doss] n. m. (de Calvados, n. géogr.). Eau-de-vie de cidre : un verre de calvados.
Cal'vados [dos-s], chaîne de rochers dans la Manche, sur la côte de Normandie, au fond de la baie du Calvados. Elle doit son nom à un navire espagnol de l'invincible Armada, qui y fit naufrage en 1588, le Calvador, dont le nom peut se traduire en français par Démâteur.
Calvados (dép. du), dép. formé par laNormandie ; préf. Caen; s.-préf. Bayeux, Falaise, Lisieux, Pont-i' Evêque, Vire; 6 arr., 38 cant., 763 comm., 396.300 h. (Calvadosiens). 3» corps d'armée ; cour d'appel de Caen ; évêché à Bayeux. Ce dép. doit son nom aux rochers du Calvados. Le Calvados est un département surtout agricole, qui produit, en particulier dans le Bessin et la campagne de Caen, des céréales, du cidre, du beurre, et élève de belles races d'animaux domestiques. Nombreuses stations balnéaires : Trouville, Dcauville, Cabourg, Arromanches, etc.
Calvados (dentelle du), dentelle qui est, comme celle de Caen, du même genre que la dentelle de Bayeux.
Calvaert [vârC], Calvart ou Callewaert
(Denis), dit Bénis le Flamand, peintre flamand, né à Anvers, m. à Bologne (1340-1619), Il fonda à Bologne une école d'où sortirent des artistes distingués, tels que le Guide, le Dominiquin, TAlbane, etc.
calvaire [vè-re] n. m. (lat. calvarium, trad. de Thébr. golgotha, crâne). Petite élévation sur laquelle on a établi une représentation figurée de la Passion, ou une simple croix. Fig. Cruelle souffrance morale : gravir son calvaire.
— Encycl. C’est au moyen âge que Ton conçut l’idée de figurer dans le voisinage des églises paroissiales les principales scènes de la Passion. Ces représentations ou calvaires se multiplièrent surtout en Bretagne, où Ton en a conservé de beaux spécimens (àPlougastel-Daoulas, àGuéhenno, etc.). Le calvaire se réduit souvent à une simple croix.
Calvaire [vè-re] ou Golgotlia, près de Jérusalem, montagne où fut crucifié Jésus-Christ. Sur son emplacement s'élève aujourd’hui la basilique du Saint-Sépulcre. Filles du Calvaire, congrégation de bénédictines établies à Poitiers par Antoinette' d’Orléans, puis, à Paris, au Luxembourg et au Marais.
Calvaire (le), tableau de Mantegna ^Louvre) ; (V. p. 359) — de P. Véronèse (galerie de Dresde) ; — de Fra Angelico da Fiesole (couvent de Saint-Marc, à Florence) ; etc.
Calvanier [ni-£] n. m. Ouvrier engagé spécialement pour la moisson. (On dit aussi calvénier.)
Calvariste [ris-te] n. m. Membre d'une association religieuse fondée en 1633 par Hubert Charpentier sur le mont Betharam, et à Notre-Dame de Garaison (diocèse d'Auoh), pour la conversion du Béarn au catholicisme. Louis XIII lui accorda une résidence au mont Valérien. Les calvai'istes étaient appelés aussi prêtres du Calvaire.
Calvé (Emma), cantatrice française, née à Decazeville en 1862, douée d'une belle voix de soprano et d'un beau talent de comédienne ; elle a chanté surtout à l’étranger,
Calverley, v. d'Angleterre (comté d'York), près de l'Aire ; 42.000 h. Industrie active, filatures, métallurgie.
Calvert [uèr] (Georges), baron de Baltimore, homme d’Etat anglais, qui fonda une colonie anglaise dans la baie de Chesapeake (1582-1632), — Son neveu, Léonard (1606-1647), fut le premier gouverneur du Maryland.
Calvet (Esprit-Claude-François), médecin, ai“ chéologue et naturaliste français, fondateur d'un intéressant musée qu’il légua à sa ville natale, né et m. à Avignon (1728-1810),
Calvi, ch.-l. d’arr. (Corse), port de mer, à 38 kil. d’Ajaccio ; 2.300 h. (Calvais). Huile, liqueurs. — L'arr. a 6 cant., 33 comm., 23.280 h. ; le cant. a 2 comm. et 3.210 h.
calville [ui-fe] n. m. ou f. (de Calville, village de Normandie). Variété de pommes un peu côtelée, rouge ou blanche , et très estimée.
Calvin (Jean), fondateur de la Réforme en France, né à Noyon, m, à Genève (1509-1564). Il étudia la philologie, la théologie, puis le droit, passa au protestantisme en 1534, publia en latin (1536) puisenfrançais(1541) son livre de T/ns(ttution chrétienne , d'une langue ample et forte, et s’installa à Genève, dont il réforma les idées et les mœurs de manière à en faire la citadelle du protestantisme. V. calvinisme.
calvinien, enne [ni-in, è-ne] adj. Qui appartient au calvinisme.
calvinisme [nis-me] n. m. Doctrine religieuse de Calvin.
— Encycl. Le calvinisme se distingue par l'origine démocratique qu'il attribue à l'autorité religieuse ; la suppression complète des cérémonies de l'Eglise (les ministres ne sont pas des prêtres, ; la
Calvin*
CAI
négation absolue de la tradition ; le dogme de la prédestination ; 1 inutilité des œuvres pour le salut, la réduction des sacrements au baptême et à la cène. On donna, en France, le nom de nuyue7iots aux disciples de Calvin. Le calvinisme est i-épandu surtout en Suisse, en Hollande, en Hongrie et en Ecosse. En Angleterre, il a produit le puiùtanisme et la plupart des sectes non conformistes.
calviniste [nis-tej adj. Qui concerne la religion de Calvin. N. Disciple de Calvin.
Calvisson, comm. du Gard, arr. et à 13 kil. de Nimcs; 2.000 h. Ch. de f. P.-L.-M. Commerce de vins et eaux-de-vie.
calvitie [sf] n. f. (lat. calvities). Etat d'une tête chauve : la calvitie est difficilement curable.
— Encycl. La calvitie apparait généralement avec l'âge. Prématurée, elle est un des signes les plus constants de l’arthritisme. Elle peut être aussi consécutive à la chlorose, à la fièvre typhoïde, la syphilis, la pelade, etc.
11 est utile, pour prévenir la'calvitie, de porter les cheveux courts, de tenir le cuir chevelu rigoureusement propre, et de tonifier l'organisme.
CalVO (François de), capitaine français, né à Barcelone, tué à Deynze (1C17-1690). Louis XIV disait de lui ; « Je suis sans inquiétude, lorsque le brave Calvo défend une place ».
CalVO (Charles), diplomate et publiciste argentin, né à Buenos-Ayres en 1824-, auteur d'un traité célèbre du Droit international théorique et pratique.
CalVUS [uuss] (Caius Lieinius Macer), orateur, poète élégiaque et satirique latin, dont les ouvrages sont aujourd’hui perdus (82-46 av. J.-C.).
ealybion n. m. (du gr. kaluhion, petite cabane). Fruit contenu en entier ou en partie dans une capsule (chêne, châtaignier).
calybite n. m. (du gr. kalubê, hutte, cabane). Ascète de la primitive Eglise.
calycantbe n. m. (du gr. kaluæ, ukos. calice, et anthos, fleur). Bot. Genre de monimiacées, dont deux espèces {calycanthe de Californie et calycanthe de la Cardine) sont cultivées en France.
calycanthéas \té] n. f. pl. Bot. Tribu de la famille des monimiacées, ayant pour type le genre calycanthe. S. une calycanthée.
Calydon, v. de l'ancienne Grèce (Etolie), infestée par un sanglier que tua Méléagre. La chasse du sanglier de Calydon est un des sujets le plus souvent traités par les poètes anciens. (Myth.)
Calypso, nymphe, reine de l'île d’Ogygie, dans la mer Ionienne ; elle accueillit Ulysse naufragé, et le retint sept années dans son île. Elle figure aussi dans le Télémaque de Fénelon, où elle accueille et aime le fils d’Ulysse.
Calyptre n. f. (du gr. kaluplra, coiffe). Voile porté par les prêtres et les femmes, daus l'antiquité. Bot. Syn. de coiffe.
Calyptrée n. f. Genre de mollusques gastéropodes, répandu dans toutes les mers.
Calystégie [lis-té-jî] n. f. Genre de convolvulacées, dont le grand liseron des haies forme une espèce.
Cam, petite rivière d'.\ngleterre, affluent du Great Ouse, arrosant Cambridge ; cours 38 kil.
Cam ou Cao (Diégo), navigateur portugais du XV» siècle, qui explora en 1485 l'embouchure du Congo.
camaïeu [ma-i-eu] n. m. (du gr. kamatos, travail). Peinture imitant les bas-reliefs, dans laquelle on-n’emploie que les divers tons d’une seule couleur; la peinture en camaïeu fut à la mode au xviii» siècle. Fig. Ouvrage littéraire uniforme. Pierre fine à deux couches superposées et diversement colorées, sur laquelle on n’a laissé subsister de la première couche que ce qu'il eu faut pour former une figure en relief.
— Encycl. Connue des Anciens, peu en faveur au moyen âge, la peinture en camaïeu fut remise eu honneur en Italie et dans la Flandre. Les Flamands ornèrent fréquemment de grisailles les revers des triptyques. Polidore de Caravage porta le genre à sa perfection; les Italiens y excellèrent au xvm» siècle. La peinture en camaïeu n’est guère usitée aujourd’hui gue dans la décoration des bâtiments.
Camail [ma, l mil.] n. m. (vx fr. cap, tête, et
Camails.
mait, armure de mailles). Pièce de mailles armant le cou et les épaules. Pèlerine à. capuchon, que portent les évêques et autres ecclésiastiques privilégiés.
Omitk. Knscmble des plumes qui recouvrent le cou et le dos de certains oiseaux, tels que le coq.
— Encycl. La couleur du camail ecclésiastique varie suivant les dignités et les ordres : les abbés le portent noir, les évéques violet, les cardinaux rouge ; mais ces derniers le portent aussi violet pendant l’avent et le carênie. Le camail des chanoines varie avec les diocèses.
Caiïialdulô n. Nom des religieux et religieuses bénédictins établis à Camaldoli (Toscane),par saint Romuald, nu xi« siècle. Cet ordre subsista jusqu'à la fin du xvme siècle.
CamanioC n. m. Syn. de MANIOC doux-
Prêtre revêtu du cam&U.
CAM
Camao, Carnau ou Cambodge (cap), extrémité méridionale de l’Indochine française (Cochinchine).
Camard {bois), bois du dép. de la Meuse, situé sur le plateau qui domine la vallée de la Meuse sur la rive gauche, entre la cote 287 et la cote 104. Ardemment disputé entre Français et Allemands au cours de l’attaque menée contre Verdun par la rive gauche du fleuve pendant l’attaque générale et l’attaque d'usure, finalement perdu par les Français, et repris par eux le 24 août 1917. Le bois Camard est complètement rasé aujoui-d'hui.
camarade n. (esp. camarada ; de camara, chambre). Compagnon de travail, d’étude, de chambre : deux camarades de pension. Fig. Egal, de même condition : noitj êtes pauvre ?... eh ! vous avez beaucoup de camarades. Faire camarade, lever les mains pour signifier qu’on se rend. (L'origine de cette expression est dans le mot kamerad, que les Allemands emploient dans le sens de notre mot « ami ».)
camaraderie [rf] n. f. Familiarité qui existe d’ordinaire entre camarades. Esprit de coterie : la camaraderie littéraire.
Camaraderie [la) ou la Courte Echelle, comédie en cinq actes et en prose, de Scribe ; satire spirituelle des coteries politiques et littéraires {f837).
Camarat frai (cap), à te. de la presqu’île de Saint-Tropez (Var).
camard [mar], e adj. et n. (m. orig. que camus). Plat et écrasé, en parlant du nez. Qui a le nez plat et comme écrasé : enfant camard. Pop. La camarde, la mort. Serrure camarde, serrure dont le pêne est taillé en biseau.
La Camarg'
camarera n. f. v. cambrera.
Camarès [rèss], cb.-l. de c. (Aveyron), arr. et à 25 kilom. de Saint-Affrique, sur le -Dourdou, affl. du Tarn ; 1.970 h. Mine de cuivre, ardoisières ; draps. Sources minérales. — Le cant. a 12 comm. et 8.050 h.
Camaret comm. de Vaucluse, arr. et à 6 kil. d’Orange ; 1.700 h. Ch. de f. Filatures de soie.
Camaret-Sur-Mer, comm. du Finistère, arr. et à 44 kil. de Chàteaulin, sur la baie du même nom ; 2.430 h. Pêche, fabrication de conserves de sardines. Bains de mer.
CamargO (Marie-Anne Ccpis de), célèbre danseuse, née à Bruxelles, m. à Paris (1710-1770). Elle triompha â l’Opéra de Paris. Le peintre Lancret a fait d’elle un portrait merveilleux.
Camargue (la), île formée, à l’embouchure du Rhône, par les deux principaux bras du fleuve. Pâturages, chevaux, bes-tiaux, taureaux sauvages. (Hab.
Camarguais, Camarguins ou Camarguens.)
camarilla [il mii.j n. f.
(m. esp., dimin., du lat. catyiara, chambre). Coterie influente à la cour d'Espagne, et, par ext., le groupe des courtisans qui dirigent les actes d'un chef d’Etat, d'un prince, d'une haute autorité quelconque.
camarilliste [il mil.) n. m. Membre d’une camarilla, d’une coterie.
camarin n. m. Nom vulgali’e du plongeon.
Camarine, v. de la Sicile ancienne, sur la côte sud-ouest, à l’embouchure du Gela (anj. Torre di Camavina).
Camaro n. m. Pop. Camarade, ami.
Cambacérès [rêss] (Jean-Jacques de), conventionnel et jurisconsulte français, né à Montpellier, m. à Paris (1753-1824). Président de la Convention après le 9-Thermidor, ministre de la justice en 1799, il fut le promoteur du Code civil, devint 2» consul, puis archichancelier de l’Empire et duc de Parme.
Cambardi ( Mathilde Chambard, dite), cantatrice française, née à Lyon, m. à Vitry (1833-1861).
Cambaye [ba-ie], v. de l’Inde anglaise, port sur la mer d’Oman, qui forme à cet endroit le golfe de Cambaye ;
Cambert [Jér] (Robert), compositeur français, né à Paris, m. à Londres (1628- 1677 ) . Surintendant de la musique d’Anne d’Autriche, il écrivit la musique de la Pastorale, la première œuvre lyrique française. Supplanté par Lulli, il se retii'a eu Angleterre et mourut de chagrin.
Cambcrwell, v. d’Angleterre (Surrey), regardée comme un faubourg de Londres ; 206.000 h.
Cambiagi (Joachim), historien et patriote italien, né en Toscane, m. à Florence (1740-1805).
cambial, e, aux [knn] adj. (de rital. cambio, change). Qui se rapporte au change ; droit commercial, cambial et maritime.
Cambiaso (Luca), peintre italien, né à Moneglia, près de Gênes, m. en Espagne, à l’Escurial (1527-1585), où il avait exécuté de grandes fresques pour l’hilippe II.
Cambiature [kan] n. f. sorte de chaise de poste, voiture lourde pour longs voyages.
Cambiui (Jean- Joseph), compositeur Italien, né & Livourne, mort à Bicétre (1745-1825) ; auteur d'opéras et de compositions instrumentales.
cambiste [/mn-ftis-te] n. m. (de rital. canibista, changeur). Sorte de petit banquier, spéculant sur les lettres de change. (Vx.)
cambium [kan-bi-om'\ n. m. Tissu végétal en voie de formation, de nature mucilagineuse.
Camblain-Cbâtelain, comm. du Pas-de- Calais, arr. et à 17 kil. de Béthune ; 1.800 h. Houille.
Camblanes-et-Meynac, comm. de la Gironde, arr. et à 10 kil. de Bordeaux, sur la Garonne ; 1.170 h. Bons vins.
Cambacérès.
Cambodge, roy. de l’Indochine, au N.-E. de la Cochinchine, sur le Mé- Kong, placé depuis 1862 sous le protectorat de la France ; pop.