‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 378 sur 1225 · V. CHEVRE · texte numérisé non relu

V. CHEVRE

Capella (Marcianus), écrivain lalin du vo siècle de notre ère, auteur du Satyricon, sorte d'encyclopédie qui eut une grande notoriété au moyen âge.

capellade [pèl] n. f. Révérence, coup de chapeau.

Capelle (La), ch.-l. de c. (Aisne), arr. et à 16 kil. de Vervins ; 2.230 h. Ch. def. N. — Lecant. a IScomm. et 12.420 h.

CapellO ou CappellO (Bianca), grande-duchesse de Toscane, née à Venise, m. près de Florence .vers 1542-1587) ; célèbre Vénitienne, intelligente mais sans scrupules, qui devint la femme du duc François de Médicis.

Capeluehe, bourreau de Paris , un des chefs de la faction bourguignonne sous Charles V 1 ; décapité par ordre de Jean sans Peur, envers qui il s'était montré trop familier (1418).

eapendu {pan] ou court-pendu [kournan] n. m. Variété excellente de pomme rouge à très courte queue.

Capendu [pan], ch.-l. de c. (Aude), arr. et à 17 kil. de Carcassonne, sur l’Aude ; 1.530 h. Ch. de f. M. Tonnellerie. Etang. — Le cant. a 17 comm. et 9.270 h.

Capendu (Ernest), littérateur français (1826- 1868). Il fut le collaborateur de Th. Barrière pour les Faux Bonshommes, etc. Il a publié un grand nombre de romans, de style négligé, mais non sans observation et pleins de verve.

Capéne ( Porte ), porte de Rome qui donnait sur la route de Capoue [Voie Appienne).

Capestang \pès-tan\, ch.-l. de c. (Hérault), arr. et à 16 kil. de Béziers, sur le canal du Midi, près de Y étang de Capestang ; 4.010 h. Eaux-de-vie. — Le cant. a 9 comm. et' 15.530 h.

Capesterre (La), comm. des Antilles françaises lile de Marie-Clalante) ; 3.500 h.

Capesterre-le-Marigot (La), ch. -i.de cant. des Antilles françaises, arr. et à 15 kil. de La Basse-Terre ; '7.500 h. Sucreries. — Le cant. a 18.000 h.

Capet [pè — de cappa, chape d'abbé), surnom de Hugues, premier roi de la troisième race, qui s’est depuis étendu à cette race elle-même, et sous lequel Louis XVI fut officiellement désigné après l’abolition de la royauté.

capétien, enue [si-in, è-ne] adj. Qui se rapporte aux C^étiens : la monarchie capétienne (ut d'abord un État féodal.

Capétiens [si-m], troisième race des rois de France, commençant à Hugues Capet. Elle se divise en : Capétiens directs, de Hugues Capet à Charles IV, le Bel (987-13'28), Capétiens Valois, de Philippe VI à Henri III (1328-1589) ; Capétiens Bourbons, de Henri IV à Louis-Philippe (1589-1848). — Un Capétien. V. France.

Capetown. Géog. V. Cap (Le).

Cap-Haïtien [a-i-si-im], ville de la république d'Haïti : 12.000 h. Port actif.

capharnaiim [na-om'] n. m. (de Capharnaüm, n. géogr. ). Lieu plein d’objets entassés confusément : uiie boutique de brocanteur est un capharnaüm.

Capliarnaum [na-om'], v. commerçante de Galilée, pi'ès du lac de Génézareth, où Jésus étant entré dans une maison, celle-ci fut aussitôt envahie par la foule avide de l’entendre. Il y résida pendant une partie de sa vie publique.V. centenier.

capie lp{] et capieuse [eu-ze] n. f. Lien de plusieurs fils serrant un écheveau.

Capié, e adj. Uinér. Qui a l'apparence du bois piqué.

capier rpt’-f] v. a. (Se conj. comme prier.) Attacher avec une capie.

capillacé, e adj. (du lat. capillus, cheveu). Délié comme un cheveu.

capillaire [lè-re] adj. (lat. eapillaris; de capillus, cheveu'. Relatif aux cheveux : sève capillaire. Fin comme un cheveu, très fin : tube rapillaire. Vaisseaux capillaires ou subst. capillaires, les dernières ramifications du système circulatoire. .N. m. Sorte de fougère, à fronde souple et déliée : le capillaire fournit un sirop employé contre la toux.

— Encycl. Anat. Les capillaires sont des vaisseaux qui l'elient les artérioles aux veinules. Leur structure, très simplifiée, ne représente plus guère que la tunique interne des artères. C’est au niveau des capillaires que se passent les phénomènes principaux de la nutrition ; on les divise en capillaires généraux et en capillaires pulmonaires. Ce sont les capillaires qui, par leurs contractions, provoquent les alternatives de rougeur ou de pâleur des tissus.

— Bot. Les capillaires sont des foug-ères à pétioles longs, grêles et noirs, ressemblant à des cheveux. L'espèce la plus répandue est le capillaire de Montpellier, dit, aussi cheveu deVénus (adiantum capillus Veneris). Cette plante habite les lieux humides, et croit entre les pierres. Elle est employée en médecine comme pectorale sous forme de sirop ou d’infusion.

capillament [la-man] n. m. (lat. capillamenlwn:. Fibre filamenteuse très ténue.

capillarimètren. m. (du lat. capillus, cheveu, et du gr. metron, mesure). Appareil destiné à étudier la capillarité.

capillarité n. f. Etat d'un tube ou d’un conduit capillaire. Ensemble des propriétés des tubes capil- ■iaires à l’égard des liquides qui les traversent : l'ascension de la sève dans les végétaux est un phénomène de capillarité. Bartie de la physique qui s’occupe des phénomènes capillaires.

capillatiOU [si-on] n. f. Fracture capillaire du crâne.

CapilliCUle n. m. canal lymphatique, plus ténu que les capillaires.

Capillifolié, e adj. (du lat. capiUus, cheveu, et folium, feuillej. Qui a des feuilles déliées comme des cheveux.

capilliforme adj. (du lat. capillus, cheveu, et de forme). Qui a la forme d’un cheveu.

capilotade n. f. (esp. cavirotada). Ragoût de morceaux de viande rôtie. Fig. et fam. Mettre en capilotade, mettre en pièces.

Capingot [p/to] n. m. Vêtement de laine, à l’usage des matelots.

caplon n. m. Dans le Levant, étrave et étambot.

eapiseol ’pis-kol] n. m. (du lat. caput scholæ, chef de l'école). Au moyen âge, grand chantre d'une église. Doyen d'un chapitre.

capiston [pis-lon] n. m. Arg. milit. Capitaine.

Capistrano (Jean de), franciscain italien, adversaire des hussites, né à Capistrano. m. en Carinthie (1385-1456). Il seconda, en 1456, Jean Hunyade, dans sa del'ense de Belgrade contre les Turcs.

Capistruin [pîs-trom'] n. m. (mot ital. signif. museti re). Partie' de la face qui entoure le bec des oiseaux.

Capltaiuat [tè-nd] n. m. Grade de capitaine.

CapitaillS [té-ne] n. m. (du lat. capus, itis, tête). Chef d'une troup'e : Mandrin fut le plus redouté des capitaines de voleurs. Chef d’une compagnie, d'un escadron ou d'une batterie : capitaine en premier, en second. Commandant d'un vaisseau, d'un port, d’un ballon. Habile général ; Turenne et MontecucoUi furent les deux plus fameux capitaines de leur temps. Chef d’une équipe de joueurs, au football.

— Encycl. Milit. Le capitaine commande, selon les armes, une compagnie, un escadron ou une batterie. Il existe, dans les armes autres que l'infanterie, des capitaines en second, qui remplissent diverses fonctions spéciales. En France, la promotion des officiers au grade de capitaine a lieu pour les deux tiers à 1 ancienneté et un tiers au choix.

— Br. marit. Les commandants de navires de commerce sont rangés en deux catégories : les capitaines au long cours, qui ont le droit de commander un navire, quelle que soit sa destination, et les capitaines au cabotage, qui n’ont droit de commander que les navires destinés- au cabotage.

Le capitaine est choisi par l'armateur, qui peut le congédier sans indemnité, sauf convention contraire. Le capitaine peut être en même temps propriétaire ou copropriétaire. Tout capitaine est, dans l’exercice de ses fonctions, responsable de ses fautes, même légères. Toute faute peut, en effet, compromettre non seulement la fortune du propriétaire et des chargeurs, mais encore la vie de l'équipage.

Capitaine Fracasse (le), roman de cape et d’épée, par Th. Gautier (1863J. La fable, partiellement inspirée du Boman comique de Scarron, conte l'aventure du jeune baron de Sigognac, qui s'engage dans une troupe de comédiens nomades pour l'amour de l’ingénue Isabelle. Gautier y montre un talent remarquable de description et de style. V. Fracasse. — De ce roman. E. Bergerat a tiré une pièce en cinq actes (1891), et Catulle Mendès un opéra-comique en trois actes, musique d’E. Pessard (1878).

Capitaine Henrlot (le), opéra-comique en trois actes, de Gevaërt, livret de Gustave "Waez et do V. Sardou 11864). Le livret met en scène d’une façon invraisemblable, mais amusante, Henri IV (capitaine Henriot), à l’époque du siège de Pari.s. Partition bien traitée.

C£ipita.ilieri6 ftè-ne-rî] n. f. Circonscription sur laquelle s’étendait, sous l'ancien régime, l'autorité d'un capitaine des chasses.

Capitainesse n. f. Syn. de galère capitane.

capital, e, aux adj. (lat. capUalis; de caput, tête). Essentiel, fondainental : point capital. Qui est comme la tête de : ville capitale. Où il y va delà tête, de la vie : accusation, sentence capitale. Peine capitale, peine de mort. Lettre capitale, majuscule. Sept pèches capitaux (lesl, péchés qui sont comme le principe de tous les autres : les sept péchés rapithux sont : l'orgueil, l'avarice, la luxure, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse.

capital n. m.(même étymol. qu’à l’art, précéd.). La chose essentielle : se bien conduire, voilà le capital. Somme qui rapporte intérêts ; placer ses cajiitaux en rente sur i Etat. Fonds monnayés ou monnayables d'une société d’exploitation ; toute industrie ne vit que par l'union du capital et du travail. Biens que l’on possède : manger son capital. Fig. et fam. Virginité d’une femme. (Ce sens a été créé par A. Dumas fils.)

— Encycl. Econ. polit. Il existe entre les économistes de notables divergences dans la définition qu’ils donnent du capital. Pour les uns. les mots propriété, fortune, richesse, capital, désignent une seule et même chose; ce dernier, toutefois, s’appliquant d’une façon plus ou moins particulière à la « fonction économique des utilités ». Quant à la valeur, sans laquelle le capital lui-même n’aurait aucun sens, elle n'est à leurs yeux que « le rapport de deux services échangés ». Partant, elle a pour mesure le service rendu, car elle est proportionnelle au travail épargné à l’acquéreur. Or ce service doit être payé par celui qui en profite. C’est donc seulement par les bénéfices réalisés sur le consommateur que, tout en payant à leur valeur les marchandises et la main-d’œuvre qu’il emploie, le capitaliste peut s’enrichir par le jeu naturel de ce qu’on appelle « la loi de l’offre et de la demande ». Pour le jaux du salaire, dans ces conditions, ce qui le détermine, c’est également le profit réalisé sur le consommateur. En conséquence, la fonction du capital consiste, après avoir fait l’avance des frais de premier établissement, à garantir d’un côté le

payement des matières premières, de l’autre celui du salaire ; capital et travail se complélant ainsi l’un par l'autre. C'est là, avec des nuances diverses, le fond de la thèse soutenue par J.-B. Say, Bastiat, Leroy-Beaulieu, etc.

Quant aux disciples d’Adam Smith, de Ricardo et de K. Marx, conformément à l’étymologie classique (caput, tête, source), ils appellent capital toute somme d’argent, tout objet, tout instrument qui produit de l’intérêt, c’est-à-dire du revenu, en dehors du travail de son possesseur. Outre le travail de direction, lequel ne comporte, comme tout autre, qu'un salaire limité, quatre facteurs concourent à la production : la machine, la matière première, l’argent et la main-d’œuvre. Mais, sur la machine, pas de gain possible, cette dernière ne faisant, dans sa durée entière, que rembourser à son possesseur le capital que lui a coûté la somme de travail emmagasinée en elle. De même pour la matière première, achetée, elle aussi, et revendable, simplement, au prix social. Quant à l’argent, il n’est qu'un moyen d’échange, et l’échange ne peut exister qu’entre valeurs circulantes réputées égales. C’est donc seulement le quatrième facteur, la main-d'œuvre employée à l'occasion de la machine, et que la concurrence artificiellement entretenue entre les ouvriers permet de rémunérer au-dessous de sa valeur, qui pourra être pour l’industriel source de plus-value. El ce qui est vrai de la machine proprement dite l’est également de toute autre forme du capital : des bâtiments de l’usine, du champ, de la mine, etc.

— Comptab. Au point de vue comptable, le capital est cette partie de la richesse qui est évaluable en monnaie de compte, échangeable et transmissible.

Le capital d'apport, ou capital antécédent, est celui qu'un ou plusieurs capitalistes, se faisant commerçants, mettent dans une entreprise, pour obtenir finalement un capital conséquent, plus fort que le capital antécédent d’une somme de x de capital nouveau, que la comptabilité a mission de déterminer. Le capital-actions est celui fourni par les actionnaires d’une société. Le capital-obligations est celui fourni par les obligataires. Le capital de commandite est celui fourni par un ou plusieurs commanditaires. Le capital social est celui apporté par le ou les capitalistes dans une société. Le capital de crédit ou extra-social est celui dû aux tiers fournisseurs et créanciers quelconques figurant au passif d’un bilan. Le capital nominal comprend le capital versé et celui encore non versé. Le capital effectif comprend seulement le capital versé. En comptabilité, on ouvre un compte au capital de toute afl’aire qui débute. Ce compte représente tout à la fols le capital apporté et le capitaliste apporteur.

Dans une entreprise, le capital se répartit de diverses façons. Les immeubles, le matériel, l’outillage, le fonds de commerce, etc., forment le capital immobilisé. Les valeurs en caisse, en portefeuille, en magasin, etc., forment le capital disponible. Le capital engagé est xeprésciité par les fabrications, ou les constructions, ou les cultures, ou les spéculations quelconques en cours.

Capital (Le), livre de Karl Marx (1867), qui a eu une g:rande influence sur le développement du socialisme.

capitala.t [la] n. m. Social. Régime fondé sur le capital. Ensemble des forces capitalistes.

capitale n. f. Ville principale d’un Etat, qui est le siège des pouvoirs publics : Paris est la capitale de la France. Lettre majuscule. Bissectrice de l'angle saillant d'un ouvrage fortifié.

Capitalemeut [man] adv. D’une façon essentielle, capitale.

capitalisable \za-ble] adj. Qui peut être capitalisé : intérêts capitalisables.

capitalisation [za-si-on'] n. f. Action de capitaliser et, au /ïg., d’amasser. Sociétés de capitalisation, sociétés qui ont pour objet la constitution, pour leurs membres, d’un capital, à l'aide de versements mensuels opérés par eux.

capitaliser [zé] v. a. Convertir en capital. ’V. n. Thésauriser.

capitalisme [lis-tne] n. m. Puissance des capitaux ou des capitalistes. Ensemble des captalistes.

capitaliste [Us-te] u. et adj. Qui a des capitaux, particulièrement des capitaux engagés dans une entrepris^.

capitan n. m. (ital. capitano). Personnage fanfaron et ridicule de l’ancienne comédie italienne ; personne qui se donne le même air : le capitan ne parlait que de tuer, de pourfendre, et finissait par être battu, sans oser rien dire.

, Capitanate (la), anc. province de l’Italie méridionale, auj. prov. de Foggia.

capitaue n. f. (ital. capitana). Autrefois, galère du capitaine général. Adjectiv. : galère capitane.

capitan-paclia n. m. Grand amiral turc.

capitation [si-on] n. f. (du lat. caput, itis, tête). Impôt levé sur chaque individu pris à part. Taxe par tête : les prestations sont une forme de capitation.

capité, e adj. (du lat. capus, itis, tête). Bot. Terminé en tête arrondie. ,

Capitel [tel] n. m. Lessive de cendre et de chaux vive mélangées, que Ton emploie dans la fabrication du savon.

capiteux, euserteû, cu-ze] adj. (du lat.- caput, itis, tête). Qui porte à la tête : vin capiteux.

CapitilU'Ve n. m. (du lat. caput, itis, tête, et lucre, laver). Méd. Lotion de tête.

Capito (Caius Ateius), jurisconsulte romain du temps d'Auguste.-»

Capitole, temple dédié à Jupiter, et citadelle, qui s'élevaient sur le mont Capitolin ou Tarpéien, Tune des sept collines de Rome, et où Ton couronnait les triomphateurs ; d’où ces locutions : « Monter au Capitole », » Etre conduit au Capitole », triompher, remporter un succès éclatant. Près de la se trouvait la roche Tarpéienne. du haut de laquelle on précipitait les traîtres, ce qui a donné lieu à cette autre locution ; « La roche Tarpéienne est près du Capitole», pour exprîtner que la chute suit souvent

CAP

le triomphe, et que rignominie touche de prés à la gloire.

Ce mot entre encore dans une autre allusion : les oies du Capitole. Des oies, qui se trouvaient par hasard dans la forteresse investie par les Gaulois, réveillèrent par leurs cris les assiégés sans défianee, et leur permirent de repousser un assaut nocturne. Ces animaux furent consacrés aux dieux et conservés dans le Capitole. Ce fait historique se prête surtout aux allusions plaisantes.

Un musée d'un grand intér?t a été installé par les papes sur l'emplacement du Capitole et porte ce nom.

Capitole de Toulouse, hôtel de ville de Toulouse. La façade de cet hôtel fut ci.instru te de 1750 à 1760, par Cammas, dans le style ionique ; le tympan est consacré aux souverains qui ont régné sur la France ; la Salle des Illustres renferme les bustes ou les statues des hommes célèbres nés à Toulouse ou dans le Languedoc ; l'Académie des jeux floraux tient ses séances dans la Salle de Cléninnce Isaure ; Taile gauche est occupée par le Grand-'Théâtre. C'est dans une cour de ce monument que Montmorency eut la tête tranchée.

Capitole de Washington, palais où se réunissent les représentants des Etats- Unis. La première pierre fut posée en 1792 par Washington. Le-dôme central, haut de 300 pieds, est surmonté d'une statue de la Liberté. Cet édifice marque le point par lequel les géographes américains font passer leur méridien.

CSipitolin, e adj. Qui a rapport au Capitole. Jeux rapitolins, jeux annuels institués par Camille en l'honneur de Jupiter Capitolin et en souvenir de la délivrance du Capitole.

Capitolin (mont) ou Tarpéien

Tune des sept collines comprises dans l'enceinte de l'ancienne Rome. 'V. Capitole.

capiton, n. m. (ital. capitone). Bourre de soie. Dans un siège rembourré et piqué, chacune desdivisions formées par la piqûre.

Capiton (Wolfgang-Fabrlcius KôP- FEL, ditj, réformateur alsacien, né à Haguenau, mort à Strasbourg (14-78-1641).

11 contribua à l'établissement de la réforme en Alsace.

capitonnage [to-na-je] n. m. Action de capitonner. Ouvrage capitonné.

capitonner [to-né] v.a. Rembourrer un siège en le piquant de place en place : capitonner un fauteuil.

Capitoul n . m . Nom des anciens magistrats municipaux de Toulouse.

Capitoulat [la] n, m. Dignité de capitoul.

capitulaire [lè-re] adj. (du lat. capitulum, chapitre). Appartenant à un chapitre de chanoines ou de religieux : les évêques étaient élus jadis par les assemblées capitulaires. N. m. pl. Actes légismtifs émanant des rois de la première et de la seconde race, et divisés en chapitres (capitula) : les Capitulaires de Charlemagne sont un précieux monument historique.

capitulair ement [Ik-re-man] adv, (de capitutaire). En chapitre : religieux capitulairement assemblés.

capitulant [lan] adj. m. Ayant voix au chapitre : religieux capitulants.

capitulard. [lar] n. m. (de capituler). Fam. Partisan de la capitulation, pendant le siège de Paris (1870). Lâche, homme qui se dérobe. Syn. CA- PITULEUR.

capitulation fs/ on] n. f. (de capituler). Traité pour la reddition d'une place : la reddition de Huningue (18lô) fut une glorieuse capitulation. Fig. Sacrifice imposé par la nécessité. Capitulation de conscience, composition- honteuse avec soi-même. Bist. Convention qui règle les droits des sujets chrétiens des territoires musulmans, particulièrement en Turquie. Accommodement entre deux parties.

— Encycl. Milit. D'après le code de justice militaire, tout commandant d'une troupe armée qui capitule en rase campagne est puni de la peine de mort avec dégradation militaire, s'il n’a pas fait tout ce que lui prescrivaient le devoir et l'honneur. Il est puni de la destitution dans les autres cas. De même, le commandant d'une place forte ne doit pas capituler avant d'avoir épuisé tous les moyens de défense en son pouvoir.

— Dr. intern. On nomme ainsi une convention conclue avec l'empire ottoman par les puissances chrétiennes, pour garantir la personne et les intérêts de leurs nationaux, en rendant ces derniers justiciables de la juridiction de leurs consuls respectifs.

capitule n. m. (du lat.

capitulum, petite tête, chapitre). Petite prière qu'on

dit après certains offices. Genre d'inflorescence de plusieurs fleurs : les composées fleurissent en capitule.

capitulé, e adj. Se dit des fleurs réunies en capitule.

capituler [lé] v. n. Traiter de la reddition d une place. Fhj. Entrer en accommodement.

Capituliforiue adj. fdu lat. capitulum^ petite tète, et de forme). En forme de petite tête arrondie.

Capiure n. f. Arrêt du .brin de soie enroulé ou mis en écheveau et maintenu par la capie.

Cap-Martin^ site célèbre de la côte d'Axpr, au voisinage de Menton.

Capnofuge adj. (du gr. Icapnos, fumée, et du lat. /'iqyere, fuir). Qui protège contre la fumée.

capnoïdes n. f. pl. (du lat. kapnos, fumée, et exdos, aspect). Bot. Syn. de corydalis, et section de ce genre. S. un capnoïde.

Capnomaiicie n. f. (du gr. kapnos, fumée, et tnaxit' ia, divination). Divination par la fumée.

Capitule» : A, de i’armoi- : B, coupe; C,coup®d‘une ûjçue.

Capitole de Washington.

capodastre ou capotasto n. m. Sorte de barre ou sillet mobile qu’on applique sur le manche d'une guitare, de façon à hausser si-

A, capodastre.

iiiultanément et uniformément l'accord des cordes en les 3‘accourcissant. (C’est un moyen de transposition mécanique.)

GâtpO d’Istria, v. d’Ilalie (Istrie), dans une petite ile du littoral de l'Adriatique, jointe au continent par une chaussée; 11.000 h,

CapO d. Istria (comte de), né à Corfou, m. à Nauplie (1776-1831). 11 entra comme diplomate au sei*vice de la Russie, et devint ministre des affaires étrangères de 1816 à 1822.

Il joua un gi'and rôle dans l'insurrection des Grecs contre la Turquie, et fut quelque temps dictateur de la Grèce émancipée ; mais, suspect d’être un agent de la Russie, il périt assassiné à Nauplie par les frères Mavromichalis.

capoc [pok] ou kapok n. m. Ouate ou coton des Indes, à filaments courts, produits par un arbre de la famille des bombacées, le fromager [criodendron anfractiiomm), que l'on appelle aussi capoquier.

Capolin n. m. Arbre indéterminé, cullivé au Mexique pour son fruit comestible.

C£lp011, onne [o-ne] adj. et n. (de chapon). Poltron. Joueur rusé, adroit et attentif à prendre toute sorte d’avantages. Celui qui prête à gros intérêts aux joueurs. Ant. Hardi.

Câ>poil n. m. (mot provenç.V Hfar. Fort palan à poulie triple, pour saisir l'ancre et la hisser.

Caponner [p0-7ié] y. n. Fam. Faire le capon.

Caponner [po-né] y. a. Hisser une ancre avec le capon.

caponnière Ipo-nî-è-ré] n. f. (ital. eapponiera). Chemin pratiqué dans le fossé à sec d’une place forte, poui' joindre la tenaille à la demi-lune.-

eapOQ^Uier [H-é] n. m. Nom commun du fromager.

(ital. caporalc). Militaire qui

Capo d’IsLi'ia.

Élis

caporal n. m.

occupe le grade le moins élevé dans l'infanterie • le caporal comma7xde à une escouade: Au caporal, batterie de tambour, sonnerie de clairon pour appeler le caporal ou les caporaux de service. Tabac à fumer d'une qualité inférieure. Petit caporal, surnom familier ses soldats.

Au caporal tambour),

Au caporal (clairouj.

donné à Napoléon

par

CAP

Caporali Cesare', poète italien, né à Pérouse, in. à Castiglione (1631-1601) ; auteur de satires burlesques pleines d'esprit (le Voxjagcdu Pai-nasse, etc.).

caporaliser [3é] v. a. SoumetU'e au régime du caporalisme.

Caporallsm© [Hs-xne] n. r5. Tendance à donner une importance exagérée aux petits exercices militaires. Régime politique, où les militaires ont la principale influence : le caporalisxne prussien.

Caporetto, petite localité de l'Italie, sur l'Isonzo moyen, au sud de Plezzo. Cette localité qui, jusqu'au traité de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919, faisait partie de l'empire austrohongrois (comté de Gorizia), est entrée dans l'histoire grâce à la victoire qu'y ont remportée les Allemands de von Below sur les troupes du'général Cadoi'na (20 octobre 1917). Cette défaite — leboulement de Caporetto, disent les Italiens — que Ton appelle encore la bataille de Caporctto-Tolinino, entraîna pour nos alliés la pei-te totale de la région de TIsonzo, puis l'invasion et la dévastation du territoire italien par les Austro- Allemands, eaposer v n. Syn. de OAPÉER.

capot [po] n. m. (de cape). Manteau à capuchon- Pièce ou capuchon de toile employé en marine pour protéger les objets contre la pluie ou les chocs. Couverture métallique qui. dans une voiture automobile, sert à protéger le moteur.

capot [po] adj. invar. Se dit du joueur qui n'a pas fait de levée : une j^euse capot. Faire capot, faire toutes les levées. Fig. Confus, interdit : adversaires gui restent capot devaxit une objection. N. m. Coup qui rend l'adversaire capot : craindre le capot. (On dit aussi, mais abusivement, craindre la capote.)

capotage n. m. (de cap). Disposition donnée à la capote d'une voiture, pour l'ouvrir ou la fermer. Culbute en avant d'une automobile, d'un aéroplane, qui se retoui-nent complètement sur eux-mêmes.

capote n. f. (dimin. de cape). Manteau à capuchon. Redingote à l'usage des soldats : la capote

Capole : 1. De voiture ; 2. De soldat; 3. De £emme; D'enfant.

est la tenue de eaxnpagxie de l'infanterie française, sauf pour les zouaves et les turcos. Chapeau de femme et d'enfant. Couverture en cuir d'un cabriolet.

capoter [té] v. n. Adapter une capote à une voiture. 3Jar. Chavirer. Autoxn. et aviat. Culbuter eu avant, en parlant d'un appareil qui se retourne sur lui-même.

CapO’Uan, ane, habitant ou originaire de Capoue : les Capouans. Adjeotiv. ; population eapouane.

Capoue, V. d'Italie, dans la Terre de Labour, sur le Vulturne ; 13.900 h. (Capouaxis). Annibal s'en empai'a après un long siège, et y prit ses quartiers d'hiver. La, ville offrait jadis le séjour le plus délicieux de toute l'Italie, et Ton accusa l'armée d'Annibal de s'être « endormie dans les délices de Capoue ». Cette locution a passé dans la langue pour dire : perdre au milieu des plaisirs, ou dans un repos agréable, un temps précieux qui pourrait être avantageusement employé.

CapOUl (Joseph- Amédée- Victor), chanteurfrançais, né à Toulouse, m. à Pujaudran (1839-1924). Sa. jolie voix de ténor, son chant expressif et son élégance naturelle en firent le favori du public. Il a donné son nom aune coiffure, qui comporte une raie au milieu de la tête, les côtés du front dégagés et le milieu du front recouvert de deux petites boucles.

Cappadoce , ancien pays de l'Asie Mineure, à Î’O. de l'Arménie ; avait pour V. pr. Mazaca, Coumanou on Comana,Nyssa et Nazianze. (Hab. Cappadociens.)

capparées [ka-paré] n. f. pl. Bot. Tribu de la famille des capparidaeées. S. une capparée.

capparidacées

[ka-pa, s3] n. f. pl. (du lat.

capparis, câprier). Famille de plantes dicotylédonées, ayant pour type le genre câprier. S. une capparidacée.

Cappelle, comm. du dép. du Nord, arr. et n 16 kil. de Lille ; 1.245 h. Ch. de f. N.

Cappelle— au-Bois. comm. de Belgique (Brabant, arr. de Malines) ; 2.000 h.

Cappelle— Brouck, comm. du Nord, arr, et à 23 kil. de Dunkerque ; 1.210 h.

Cappellen, comm. de Belgique (prov. et arr. d'Anvers) ; 4.300 h.

Cappiello (Leonetto), dessinateur, né à Livourne en 1875. Il débuta dans la caricature, et se spécialisa ensuite dans Tafflche en couleurs.

Capponi, illustre famOle de Florence. Gmo, né à Florence vers 1350, mort en 1420, fut gonfalo nier de la république en 1401. Il contribua à la conquête de Pise, dont il devint gouvenieur. II a laissé des chroniques. — Un autre Gino, né et m. à Flo-

Victor CapouL

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