partie de l'essence de
carvol n. m. Chim. Principe oxygéné de l’essence de carvi.
Carya, ville ancienne de Laconie, qui s’étant, dit-on, alliée aux Perses, fut, pour cette raison, détruite par les Grecs. Elle possédait un temple célèbre de Diane.
cary ocinèse on karyokinèse [nè-xe] n f. (du gr. haruon, noyau, et kinèsis, mouvement). Division indirecte de la cellule vivante débutant par des modifleations complexes du noyau. Syn. mitose.
caryocinétique adj. Qui appartient à la caryocinése.
caryogamie [mlj n. f. (du gr. haruon, noix, et gainos, mariage). Echange de certains éléments nucléaires entre deux infusoires d'espèce différente, qui se produit au moment de la copulation ou dans l’ovule lors de la fécondation.
caryolyse n. f. (du gr. haruon, noyau, et iuein, dissoudre). Dissolution du noyau cellulaire.
caryophyllaire [^-Zé-re] n. m. N. des coraux en forme d’œillets.
caryophyllé [fil-lé], e adj. Se dit des fleurs à cinq pétales dont l'onglet est très allongé. N. f. pl. Famille de plantes dicotylédones, dont les principales espèces sont ; Vceillèt, le lin, la saponaire, etc. (On dit aussi caryophillacées.) Srune caryophyllée, caryopse ou cariospe n. m. Fruit, sec, indéhiscent, monosperme, à péricarpe mince, se confendant avec les téguments de la graine : le grain de blé est un caryopse.
caryoptéride n. f. (du gr. haruon, noix, et ptei'is, idos, fougère). Genre de verbénacées, renfermant des arbustes asiatiques.
Caryote n. m. (du gr. haruOtis, datte). Genre de palmiers asiatiques, à tige simple, élancée et lisse, comprenant neuf espèces, dont la principale est le caryote brûlant (caryota urens).
cas [liâ] n. m. (du lat. casus, accident). Evénement fortuit ; un cas extraordinaire. Circonstance, conjoncture spéciale ; délibérer sur un cas etnbarrassant. Cas royaux, causes dont étalent dessaisies les justices seigneuriales au profit de la justice du roi ; les légistes de saint Louis multiplièrent les cas royaux. Cas de conscience, difficulté de conduite dans laquelle l’Eglise permet ou défend, selon les circonstances précises du fait. Cas réservés, où le confesseur ne peut absoudre qu’autorisé par scs supérieurs. Manh'estation d’une maladie : ily a chaque année quelques cas de choléra. Fait juridique, position du délinquant ; la polygamie est un mauvais cas. Cas de guerre, de divorce, d'où doit sortir la guerre, le divorce. Faire cas, estimer. En ce cas, alors. V. EN-CAS. En tout cas, dans tous les cas, quoi qu’il arrive, quoi qu’on dise ou fasse. Au cas que, supposé que. V. en-tout-cas. Gramm. Désinence des substantifs, pronoms, adjectifs, suivant leur rôle dans le discours : les six cas de la langue latine. Triv. Déjection ; faire son cas. Derrière ; montrer son cas. Prov. ; Tout mauvais cas est niable, il est naturel à celui qui a commis une faute de la nier.
— Encycl. Gramm. Le latin avait six cas ; le nominatif (nom de l'agent) ; le vocatif (servant à appeler) ; V accusatif (tendance vers l'objet) ; V ablatif (éloignement de l'objet) ; le datif (attribution) ; le génitif (possession). Le grec n’en avait que cinq, ne possédant pas d’ablatif. L’indo-européen en avait huit, ayant en plus l' instrumental (accompagnement) et le locatif (lieu). L’ancien français avait deux cas ; le cas-sujet et le cas-régime. Les langues qui, comme le français moderne, n’ont pas de cas, y suppléent au moyen de la préposition et de l’article, et en plaçant ordinairement le mot régi à la suite de celui qui le régit.
cas [hâ], casse [A-a-se] adj. Cassé ; une voix rauque et casse (Vx.)
Casa (Jean délia), poète italien, né â Mugello, m. à Rome (1503-1556) ; archevêque de Bénévent. Elégant poète en latin aussi bien qu’en italien; aufeur du Galateo, traité de civilité en prose.
Casatoianca (Raphaël de), général et homme poltique français, né à Vescovato (Corse), m. à Bastia (1738-1825). Il servit successivement la République, l’Empire et la Restauration, devint comte et pair de F^rance.
Casablanca (Louis), conventionnel et marin français, frère du précédent, né à Bastia (1752-1798). Il périt, avec son fils âgé seulement de dix ans, à la bataille d’Aboukir, après avoir fait sauter son navire VOrient, plutôt que d’amener son pavillon.
Casablanca [Dar-el-Beïda des Arabes), v. et port du Maroc, sur l’Atlantique ; 87.000 h. environ. Bombardé et occupé par les Français en 1907.
Casai ou Casale, v. forte d’Italie (province d’Alexandrie), sur le Pô; 29.000 h. Filatures de soie. Place forte jadis importante, prise par les Français en 1534, mais assiégée inutilement par les Espagnols
Casalmaggiore, v. d’Italie (prov. de Crémone), sur le Pô ; 17,000 h. Faïences, poterie, verrerie.
Casamance ou Cazamance, rivière de
l’Afrique occidentale, entre la Gambie anglaise et la Guinée portugaise.
casanier [za-ni-é], ère n. (du lat. casa, maison).
Qui aime à rester chez soi.
Adj. Qui a rapport aux personnes de 00 cai’aotère ; habitudes casanières.
C as a n O V a de Selngalt (Jean- Jacques). aventurier italien, né à Venise, m. à Dux (Bohême) [1725-1798]. Il est célèbre par ses aventures romanesques .notamment son évasion des Plombs de Venise, et aussi par son immoralité. 11 a laissé de curieux Mémoires, qui racontent sa vie accidentée et galante jusqu’en 1774. — Son frère François, né à Londres, m. à Brühl, près de ■Vienne (1730-1805), peintre de batailles, d’animaux et de paysages.
casaque [za-he] n. f. dtal. casacca). Surtout à
Casaaova de Seiugalt.
manches très larges. Vêtement de dessus pour femme. Manteau des mousquetaires et des gardes du corps au xviie siècle.
Prendre l a casaque , entrerauxmousquetaires, etc. Jaquette Casaque. ; 1
rviza H A a
De jockey: 2. De mousquelaire (Louis XllI).
ensoiedecouleur voyante, que portent les jockeys. Théâtr. La grande casaque. les grands rôles de valets. (Vx.) Tourner casaque, tourner le dos, fuir, et fig., changer de parti.
casaquin. [za-hin] n. m. Petit surtout d’homme, petit corsage de femme. (Vx.) Pop. Tomber sur le casaquin à quelqu'un, se jeter sur lui pour le battre.
casas-grandes [zass, déss] n. f. pi. (m. es?.). Grandes constructions dont cliacune servait de demeure à une tribu entière (au Mexique et dans l’Arizona).
Casaubon [xd] (Isaac), helléniste français et théologien calviniste, né â Genève, m. à Londres {1559-liil4;- gendre d'Henri Estienue. Scaliger l’a¬
vait surnommé « le Phénix des érudits u. On lui doit de nombreuses éditions et commentaires d’ouvrages anciens. — Son fils Etienne, né à Genève, m. à Cantorbéry (1599-1671), fut aussi uu érudit de valeur.
casbah ou kasbah [Aas-ââ] n. f. (m.
ar,). Citadelle et palais d'un souverain, dans les Etats barbaresques.
cascabelle [kas-habêle] n. f. (esp. cascubel). Ensemble de plaques cornées de la queue du serpent à sonnettés, qui produisentlebruitauquel C.Mubon.
ce reptile doit son nom.
cascade [kas-ha-dé] n. f. (de Vital, cascata, chute). Chute d'eau d'une grande hauteur ; la cascade de Gavarnie a 4Si mètres de hauteur, Eig. Chute par bonds ; des cascades de louis. Désordre de conduite ; les cascades des viveurs.
cascader [kas-ha-
dé] V. n. Tomber en cascade. Pop. et fig.
Avoir une conduite désordonnée.
Cascades (mont DES) ou Cascade Range, chaîne de montagnes de l’Amérique du Nord, formant, aux Etats-Unis, la bordure orientale des montagnes Rocheuses. Culmen ; le mont Rainier (4.400 m.).
cascadeur, euse
[kas-ka-deur, eu-ze] n. et adj, Fam. Qu'i a une conduite légère ; allures cascadeuses. Théâtr. Se dit d’un ac leur qui ajoute â son rôle des plaisanteries de son cru cascane [/cas] n. f. Puits ou trou déminé. (Vx.j cascara sagrada n. f. (en esp. écorce tannée). Ecorce purgative du rhamnus purshiana.
cascaret [/cos-Aa-ré] n. m. Petit homme d’apparence chétive. Misérable.
cascarille [kas-ka-rl, il mil., e] n. f. Bot. Rubiacée d’Amérique.appartenanl au genre croton ; l'écorce de cascarille dégage en brûlant une odeur agréable, cascarine [kas-ka] n. f. Principe actif de la cascara sagrada.
cascarot [Aas-Aa-ro], OtC n. Nom donné aux pêcheurs de Ciboure (Basses-Pyrénées). On dit aussi cascarotac (talc).
cascatelle [kas-ka-lè-le] n. f. (ital. cascalella). Petite cascade ; les cascatelles de Tivoli sont célèbres. cascati [Aas-Aa] n. m. Cachou de Pégu.
Casciua, v. d'Italie (prov. de Pise), sur 1 Arno ; 21.000 h. Tissus, poteries.
case [Aa-se] n. f. (lat. casa). Cabane des nègres ; une case de ba^nbou. Compartiment d’un meuble, coffre, etc. Fig. : les cases du cerveau. Carré de l’échiquier, du damier, du tricti’ac. Chacun des compartiments d’une page réglée de registre.
Case de l’Oncle Tom (la), roman contre l’esclavage, par mistress H Beecher-Stowe. Il provoqua dans le monde entier une réelle émotion (1852).
caséase [xé-a-xe]n. f. Ferment soluble qui existe dans les extraits aqueux du pancréas du bœuf, du mouton et du pore, et qui jouit de la propriété de coaguler le lait en milieu' neutre ou légèrement alcalin, caséate n. m. v. lactate.
caséation [xé-a-si-on] n. f. (du lat. caseus, fromage). Conversion du lait en fromage.
caséeux, euse [zé-eû, eu-ze] adj. (du lat. caseus, fromage). De la nature du fromage ; la partie caséeuse du lait.
caséification [zé-i, si-on] ou caséation [zé-a-si-on] n. f. Chim. organ. Action de caséifier. Méd. Transformation nécrotique des tubercules.
caséifier [zé-i-fi-é] v. a. (du lat. caseus. fromaçe, et fieri. devenir. — Se conj. comme prier.) Produu-e la caséine dans le lait.
caséiforme [zé-i] adj. (du lat. caseus, fromage, et de forme). Qui a l’apparenee du fromage.
caséine [zé-i-ne] n. f. (du lat. caseus, fromage). Substance protéique, qui constitue la majeure partie des albumines du lait ; la caséine se coagule sous l'in/luence de l'acide acétique.
caséinerie [rî] n, f. Usine où l’on extrait la caséine du petit-lait.
caséique adj. Syn. de LACTIQUE.
Caselli (Giovanni) {Vabbé], savant italien, né à Sienne, m. à Florence (1815-1891); inventeur du télégraphe écrivant ou pantélégraphe.
casemate [ze-ma-te] n. f . (ital. ca,?amaHa. For/ if. Souterrain voûté, qui abrite contre les projectiles.
— Encycl. Les casemates servent de logements aux hommes, ou de magasins aux munitions, dans les places fortes, ou encore logent des pièces de ca-
Cikscade.
CAS
CAS
Casques : 1. Grec ; 2. Romain ; 3. De gladiateur ; Gaulois ; 5. Normand; 6. Du xv« siècle ; 7. De joute (XV* s.) ; 8. De parement (xvi«b.); 9. De cuirassier (19H); 10. De pompier; H. Militaire (1915); 12. Colonial; 13. Japonais; tl. Respiratoire (^pompier) j 15. De scaphandrier.
non. On tend de plus en plus à les remplacer par des tourelles cuirassées.
Casemater [ze-ma-té\ v. a. Garnir de casemates : il est prudent de casemater les poudrières.
Casemates {plateau de), éminence de lorme tubulaire, faisant partie (à l’extrémité orientale du chemin des Dames) du plateau de Ci’aonne, entre Aisne et Ailette. Le plateau des Casemates, qui sert de trait d'union entre la table de Vauclerc et l'éperon effilé dit «' plateau de Californie « est séparé de la première par l'isthme de Vauclerc (à l’O.). Il a été, pendant la Grande Guerre, le théâtre de durs et sanglants combats entre Français et Allemands (v. Craonne [plateau de]).
Ca*S6nieilt [ze~man] n. m. Domaine, habitation. Vx.) Intérieur, chez soi : aimer le casement. Peu us.) Au trictrac, etc., manière de faire des cases.
CaseUa'Ve (Antoine), conventionnel, né à Lembaye (Basses-Pyrénées), m. à Paris (1763-1818).
caséolaire \zé-o-lè~re] adj. (du lat. caseus, fromage). Bot. Mou comme du fromage.
caS3r [zÿ V. a. Mettre en ordre : case?’ des marchandises. Fig. Procurer un emploi : on ne peut réu sir à le caser. V. n. Au trictrac, faire une case. Remplir une case avec deux dames.
caserette [ze-rè-te] n. f. Forme dans laquelle on fait des fromages, Syn. caseret ou caserbl.
casoniô [zèr-ne] n. f. (du lat. guaterna, logement pour quatre). Bâtiment affecté au logement des soldats. La troupe entière casernée : caserne mutinée. Fig. Vaste maison mal agencée. Plaisanteries de cas’.me, plaisan(.eri<»s grossières.
— Encyol. L’usage des casernes date, en France, du xvi® siècle, et il fut généralisé, au xviie, grâce à l’adoption d’un type assez uniforme de bâtiments dû à Vauban, et qui fut modifié en 1788 d’abord, puis à plusieurs reprises de nos jours. Le type actuel comprend, en outre des chambrées poui* les hommes, des chambres où logent plusieurs sous-officiers, des chambres particulières pour les sous-officiers rengagés, des réfectoires, lavabos pour la troupe, des magasins de compagnie, salles d'honneur, biWiothèques, etc., et l’on s'est efforcé d’y assurer la plus stricte hygiène. Des annexes sont établies dans les cours pour l’infirmerie, la cantine, les hangars, lavoirs, écuries, etc.
Câ>S6riI61116Ilt [zèr-ne-man] n. m. Action de caserner; fait d’être caserné. Ensemble des constructions et des annexes d'une caserne. Par ext. Internat dans les lycées, etc.
caserner [zèr-né] v. a. Etablir en caserne. Par ext. Mettre interne : caserner un enfant. V. n. Etre logé dans une caserne.
Casernet [zèr-nè] n. m. (mot provenç.). Registre sur lequel le chef de timonerie inscrit tout ce qui se passe d'important pendant la durée de chaque quart.
casernier [zèr-ni-é] n. m. Agent du génie militaire, chargé de la conservation du matériel'- des casernements.
Caserte, v. d’Italie, ch.-l. de la Terre de Labour; 31.500 h. Filatures, soieries.
Caserte (Alphonse, comte de), chef delà maison des Bourbons des Deux-Siciles, fils de Ferdinand II, né à Caserte en 1841.
caS6t [zè] n. m. Larve de phrygane, - servant d'appât pour la pêche.
casette [zè-te] n. f. Petite case. Poterie de terre cuite qui sert à protéger les pièces de faïence, etc., contre l’action directe du feu.
caséum [zé-om'] n. m. Syn. de caséine.
caslier adj. Relig. héhr. V. cawcher.
casier [zi-é] n. m. Meuble garni de cases, qui reçoit des cartons, des papiers, etc. : casier à musique ; les casiers d une bibliothèque. Engin de pêche en osier : poser des casiers à homards. Casier judiciaire., relevé des condamnations encourues par une personne : avoir un casier judiciaire intact.
— Encycl. Dr. Le casier judiciaire est un casier par compartiments selon l’ordre alphabétique, qui existe au greffe de chaque tribunal civil pour recevoir les bulletins constatant les antécédents judiciaires des personnes nées dans l'arrondissement.
Le fonctionnement du casier judiciaire repose essentiellement sur Casi.r à musique, la rédaction de bulletins de trois catégories distinctes; 1“ le bulletin n» 1 est rédigé par le greffier du tribunal qui a prononcé la condamnation et transmis au greffier de l'arrondissement natal ; 2» le bulletin n» S est la copie du bulletin n» 1, que les autorités administratives et judiciaires peuvent se faire délivrer dans un intérêt de service ;
3» le bulletin n» 3 est l'extrait qui peut être réclamé par l'intéressé .lui -même et par lui . eul.
Le législateur, voulant que le casier j udiciaire ne porte pas indéfiniment préjudice au libéré et ne nuise pas à son relèvement, considère comme proscrite, au point de vue de la mention sur le bulletin n» 3, toute condamnation non suivie, pendant un certain temps d'épreuve, d'une seconde condamnation corporelle. Il admet même la réhabilitation de droit après un certain temps.
Toute demande d'extrait du casier judiciaire concernant les personnes qui sont nées en France, en Algérie ou en Tunisie, doit être adressée au procureur de la République de leur arrondissement d’oriine avec un mandat, payable au greffier de ce triunal. Quant aux personnes qui sont nées à l'étranger ou dans les colonies, c’est au garde des sceaux, ministre de la justice (.service du casier central) qu elles doivent transmettre leur demande (avec un mand.at, payable au nom du greffier du tribunal de leur domicile).
Cette demande doit contenir ; 1» le nom du pétitionnaire ; 2» ses prénoms ; 3» le lieu de sa naissance ; 4» la date de sa naissance ; 5» les pré- ■ noms de son pèi-e ; 6» les nom et prénoms de sa mère ; 7» le domicile du pétitionnaire; 8» son état civil et de famille (célibataire, marié ou veuf), s'il a ou non des enfants ; 9» sa profession ;
10» Tusage auquel est destiné l'extrait.
Casilinum [nom’] , anc. ville de Campanie, vis-à-vis de Capoue, sur le Vulturno. Aux environs de cette ville, Annibal, cerné par Fabius, s'échappa en lançant dans le camp romain des boeufs dont les cornes étaient chargées de saiments enflammés.
casllleux, euse
fxi. Il mil., eû, eu-ze] adj.
Se dit du verre insuffisamment recuit, qui se brise sous le diamant, au lieu de se couper.
Casimir [si] n. m.
(angl. karsiymere) .
Etoffe de laine mince et croisée : le Casimir sert à la fabrication des corsets.
Casimir, nom de
cinq rois de Pologne :
Ier, dit le Restauraleury . de 1034 à 1058, qui réunit la Mazovie à la Pologne;
II,ie Jws?e,dell79àll94; lit, le Grand, de 1333 à 1370, qui réduisit tous les ennemis de la Pologne, améliora le sort des classes agricoles, promulgua un code de lois, et fonda l'université de Cracovie ; IV, Jagellon. de 1444 à 1492, dont le règne marque le début de la décadence polonaise ; V, de 16V8 à 1667.
Cëtsimir (saint), né en 1458, fils du roi Casimir IV et d’Elisabeth d’Allemagne, patron national des Polonais. Fête le 4 mars.
Casimir-Perier (Auguste - Casimir - Victor - Laurent Perier, et, à partir de 1873, dit), homme politique français, fils de Casimir-Pierre Perier (v. Perier), né et m. à Paris (1811-1876) ; il fut ministre de l’intérieur sous le gouvernement de Thiers en 1871 et 1872,
Casimir-Perier
(Jean-Paul-Pierre), homme politique français, fils du précédent; né et m. à Paris (1847-1907). Elu président de la République française le 27 juin 1894, il démissionna le 15 janvier 1895.
casin [zin] n. m. (ital, casino). Petite maison de plaisance. Au jeu de billard, boules numérotées qu’on tire d’une aorte de bouteille en osier pour indiquer le rang de chaque joueur au jeu de poule. Cusimir-Pener.
Jouer au casin ou le casin, se dit d’un jeu de billard dans lequel on heurte avec sa bille la seconde bille blanche afin de l’envoyer sur la rouge.
Casina, célèbre comédie de Plaute, œuvre d’une grande hardiesse de ton, fort amusante, et dont Regnard s'est inspiré dans les Folies amoureuses.
casino [sijn. m.(in.
ital. signif. maison de campagne). Maison de plaisance italienne. Lieu de réunion, de plaisir, particulièrement dans les villes d’eaux ; Le casino de yfonte-Carlo est d'unebcUe architecture.
Casino Cadet, salle de bal et de concert fondée à Paris, rue Cadet, en 1859. Occupé aujourd’hui par le Gi'and-Orient de France.
Casiri (Michel), religieux syro-maronite, savant orientaliste, né à Tripoli, m. à Madrid (1710-1791).
CaSOar \zo] n. m. Genre d’oiseaux coureurs d’Australie, rappelant l’autruche.
Arg. des Ecoles. Nom donné par les saint-cyriens au plumet qui orne leur shako.
— Encycl. On connaît cinq ou six espèces de casoars. Les casoars vivent dans les forêts vierges, où ils se nourrissent de petits animaux, de fruits et de champignons. En domesticité, ils sont sournois et dangereux, avalent la petite volaille et attaquent les enfants. Ils peuvent tuer un homme d’un coup de pied, et courent plus vite que les chevaux. La chair des casoars est bonne à manger, et leurs plumes sont employées comme ornement.
Casparî (Charles-Paul), érudit et exégète allemand, né à Dessau, m. à Christiania (1814-1892).
CaSpCy V. d’Espagne fpi'ov. de Saragosse), sur l’Ebre grossi à cet endroit du Guadalupe ; 8.500 h. Tanneries, distilleries, savons.
Casper (Jean-Louis), médecin allemand, né et m. à Berlin (1796-1864).
CaSpieil, enne [kas-pi-in, é-nej, habitant ou originaire des bords de la mer Caspienne : les Caspiens. Adjectiv. : les Scythes caspiens.
Caspiemie (mer), mer intérieure entre l’Europe et l’Asie. De forme allongée, elle baigne la Russie d'Europe, les possessions russes d’Asie, et la Perse. Elle est située à 26 mètres au-dessous du niveau de la mer Noire, fortement salée, et paraît en voie de diminution, malgré le tribut important d’eau douce que lui apporte son grand affluent, le Volga.
Casq^ue [Icas-ke] n. m. (de l’esp. casco, crâne). Armure défensive en cuir bouilli ou en métal, qui couvre la tête : un casque de pompier. Fig. Carrière militaire : quitter le casque pour la toque. Coifture féminine, où les cheveux sont relevés en cimier. Fam. Casque à mèche, bonnet de coton. Avoir le casque, avoir la tête lourde après un excès de boisson. Proéminence, osseuse ou calleuse, qui se trouve sur la tête ou le bec de certains oiseaux. (V. CASQUETTE.)- Genre de mollusques à coquille ventrue et irrégulièrement bossuée, qui vit dans les mers chaudes.
— Encycl. Milit. Le casque de fer ou de bronze fut la coiffure militaire par excellence des anciens Assyriens, Grecs et Romains ; son usage reparaît au xe siècle, et au xiv« les batteurs lomoards arrivent à forger d’une seule pièce d’admirables spécimens de bassinets. Les heaumes, les capelines, les bourguignotes, les salades, morions, amnets, mézails, sont autant de variétés de casques. L’usage des casques, abandonné au xviie siècle en France, fut repris à la fin du xviiie, et, sous l'Empire, se généralisa dans les corps de cavalerie de ligne et de cavalerie lourde. De nos jours, le casque a été adopté par tous les Etats et pour toutes les armes. Pendant la Grande Guerre, les combattants des diverses armées ont été pourvus d’un casque, dit casque de tranchées.
— Blas. Les casques qui timbrent l'écu sont des hauines tarés de face ou de profil, et pourvus d’un nombre de barreaux proportionné au titre du possesseur. V. HEAUME, puis BARON, COMTE, DUC, EMPE¬ REUR, GENTILHOMME, MARQUIS, PRINCE et ROI.
Casque (^e), colline de la plaine champenoise, faisant partie du massif de Moronvilliers (dép. de la Marne, arr. et à l’est de Reims). Enlevé aux Allemands par l’armée Anthoine le 18 avril 1917, le Casque a été perdu le 15 juillet 1918 et repris par les soldats du général Gouraud le 7 octobre suivant.
casqué [kas-ké\, 6 adj. Coiffé d’un casque.
Casquettes: 1. Délivrée; 2. A poi»t; 3. De soie, ordinaire; 4. Russe, dite «automobile»» 5* Angle is€, dite « bicycliste » ; 6. De jockey ; 7. De chasse; 8. A couvre-uuque ; 9. D’officier de marine, de lyoéeu ; lU* Américaine.
Casier de bibliothèque.
CAS
CAS
’.froh
sq .
payer : faire casquer quelqu un.
CASquet [Aas-W] n. m. Forme ancienne du mot CASQUE. Hort. Sorte de râteau en bois, qui sert à s.arcler les allées d'un jardin et les plates-bandes.
CasqU6tS (les), rochers de la Manche, à 8 kild .âurigny, où se perdit en 1120 la Blanche Nef, vaisseau du prince Guillaume, fils de Henri !"• d’Angleterre.
casquette [kas-kè-te] n. f. (de casque). Coiffure masculine, d’étoffe, plus ou moins plate et munie d'une visière une casquette d'écolier, de jockey, ficierde marine. Casquette à ponts, à ponts, coift'ure du souteneur. Par ext.
souteneur lui-même.
Casquette du père Bugeaud {la), marche célèbre des zouaves, ainsi nommée d'un épisode de la vie militaire du maréchal Bugeaud, qui, une nuit de surprise, soidit précipitamment de sa tente, la tête couverte d'un simple bonnet de coton. « Ma casquette ! » (nom, alors, du képi), cria-t-il à ses aides de camp, en s'apercevant de sa méprise. Le lendemain, lorsque les clairons sonnèrent, les zouaves chantèrent le refrain eonnu, ce dont le maréchal ne se. fâcha nullement.
Casquettier \kas-ki-ti-(\, ère n. Qui fait ou vend des casquettes.
casqueur, euse [kas-keur, eu-ze] n. et adj. Arq. Qui paye ; qui paye pour les autres.
cassable [ka-sa-ble] adj. Qui peut être cassé. Qui peut être annulé : mariage cassable.
CaSSade [ka-sa-dé\ n. f. (ital. caciata). Mensonge pour plaisanter ou s'amuser. iVx.) Bluff d'un joueur qui élève l'enjeu pour intimider les autres.
cassage [ka-sa-je] n. m. Action de casser : le cassage des minerais s'opère mécaniquement.
Cassagnac [ka-sagnak' ] { Beniard - Adolphe Granier de), publiciste et homme politique français, néà Avéron-Bergelle (Gers), m. à Couloumé-Mondebat (Gers) [1806-1880]. Il défendit avec talent les idées absolutistes. — Son fils, Paul, publiciste, journaliste et homme politique français né à Paris, m. à Saint- Viâtre (Loir-et-Cher) [1842- 1904], polémiste vigoureux et orateur plein de fougue, fut, sous la troisième République, un des chefs les plus énergiques du parti impérialiste. Il fonda le journal l’Autorité en 1886.
CaSSagne (l'abbé Jacques), prédicateur du XVIII" siècle, né à Niraes, m. à Paris (1636-1679) ; membre de l’Académie française (1662) ; connu surtout aujourd'hui par les railleries de Boileau.
Cassagnes-Bégonhès [néss], ch.-i.
(Aveyron), arr. et à 20 kil. de Rodez, sur le al'll. de l'Aveyron : 1.440 h. Filature de laine,
Cassagnes-Goutreijs, comm. de l’Aveyron, arr. et à 16 kil. de Rodez ; 1.240 h.
Cassaillc [ka-sa, il mil., e] n. f. Dans le centre de la Franee, premier labour que l'on donne à une terre restée en jachère.
CaSSandre, fille dePriam et d'Ilé'cube.M/i/tâ.) Elle reçut d'Apollon le don de prophétiser l'avenir, mais elle manqua ensuite de parole au dieu, et celui-ci, pour se venger, décida que pei’sonne n'ajouterait jamais foi à ses prédictions. A la chute de Troie, elle devint l’esclave d'Agamemnon et fut, à peine arrivée en Grèce, tuée par Clytemnestre. — Le nom de Cassandre est resté proverbial pour désigner les personnes clairvoyantes dont les justes prévisions sur l'avenir ne rencontrent que des incrédules. La Fontaine a fait allusion à ce mythe, dans sa fable l’Hirondelle et les petits oiseaux :
ses luttes contre les .Vnglais et les Portugais. Ses démêlés avec le cardinal Fleury le firent enfermer au château de llam, où il mourut après quinze ans de captivité.
Cassait fmiss Mary), femme peintre et graveur américaine, née à Pittsburç (Pensylvanie) vers 1845 ; impressionniste, elle allie a un dessin ferme une vi.
La casquette du père Bugeaud.
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Paul dd Cassagnac.
Les oisillons, las de i’entendi*e,
Se mi, eot à jaser aussi confusément Que faisaient les Troyt^ns, quand la pauvre Cassandre Ouvrait la bouche seulement.
Cassandre, roi de Macédoine, fils d'Antipater. Il soumit la Grèce par la victoire de Mégalopolis (318), épousa Thessalonice , sœur d’Alexandre le Grand, et fit périr toute la famille d« conquérant. Il devint roi de Macédoine et de Grèce, après la bataille d’Ip- SUS (3(H) ; m. en 297 av. J.-C.
Cassandre, roman sur 1 histoire d’Alexandre, par La Calprenède ; œuvre pleine d imagination, mais encombrée de longues dissertations galantes, affectées et mièvres (i649).
Cassandre, nom d’un des principaux personnages de la comédie italienne, père trompé par sesenfants,et berné par tout le monde. On dit encore aujourd'hui d’un vieillard ridicule : c'eÿt u/i Caaaandre.
Cassaniouze, comm.
du Cantal, arr. et à 28 kil.
Cassandre.
C&SS&IXO) v. d'Italie l'-âdda; 7.500 h. En 1703, prince Eugène ; en 1799 , par Souvarof.
d'Aurillac ; 1.320 h.
(prov. de Milan), sur ■\'’endôme y battit le Moreau y fut battu
Cassano,