h. Soie
v. d'Italie (Calabre citérieure)
cassant [Aa-sara], e adj. Fragile, peu flexible : l acter trempé est plus dur, mais plus cassant, que te fer. l'i(j. Tranchant, impérieux; ton cassant. I^^®assard [Aa-sarj n. m. Nom vulgaire de la
de c.
Séor, — Le
C^SSard ’ka-sar] (Jacques), français, né à Nantes (1672-1740).
intrépide marin Il s'illustra dans
la cas - quet-teau pèr’Bu geaud?
(la Femme à l'é-
est prononcée pa tribunal civil. Cox
Casse Qslule
goureuse recherche de la lumière ventail, la Tasse de thé, etc.).
cassation [Aa-sa-si-ow] n. f. (de casser). Annulation juridique d'un arrêt, d'une procédui'e : la cassation d'un testament xar le 'tour de
cassation , cour s u prême, qui a pour mission de vérifier si les formes de la procédure ont été exactement suivies : la Cour de cassation fut créée en 1790. Peine militaire par laquelle un caporal ou un sous-officier est cassé de son grade ; la cassation est prononcée par le chef de corps.
— Ëncycl . Cour de cassation. V. cour.
Cassave [Aa-sa-re] n. f. Galette de farine de manioc.
casse [Aa-.se] n. f. Action de briser. Objets cassés': payer la casse. Pop. Cassation : sous-offtcier menace de la casse. Coups, pertes, etc. : daxis certaines affaires, on peut dire à coup sûr : Gare la casse !
casse \lca-se] n. f. (du gr. kassia, cannelle). Légumineuse cisalpiniée qui produit des fruits à propriétés purgatives.
Gousse de la casse et pulpe noirâtre à saveur aigrelette que renferme c e fruit. Prov. ; Passez-moi la casse, je vous passerai le séné, faisons-nous de mutuelles concessions.
Encycl. Les casses, dont on connaît plus de quatre cents espèces, sont employées, les unes en médecine pour leur propriété purgative (casse officinale), les autres dans l'horticulture d’agrément. En médecine, l’extrait de casse s'emploie à la dose de 10 à 20 gr. dans un demi-litre d’eau ou de petit-lait.
casse [Aa-se] n. f. (ital. cassa). Boîte à compai" timents, divisée en deux parties, pour mettre les caractères d’imprimerie : on distingue les lettres du haut de casse et les lettres du bas de casse. Dans les fonderies, bassin qui reçoit le métal en fusion à sa sortie du fourneau. Poêlon de cuivre, à l'usage des savonniers. Gi'ande cuillère dont se servent les verriers. Casse à rôt, sorte de lèchefrite.
— Encycl. Typograph. La casse est divisée en deux parties : la partie supérieure ou haut de casse est partagée en 60 petits compartiments ou cassetins, contenant à gauche les lettres capitales et quelques signes, et à droite les lettres supérieures accentuées (capitales et ordinaires) et quelques signes de ponctuation ; la partie inférieure ou bas de casse, partagée en 54- cassetins de grandeur différente, renferme les lettres minuscules, les chiffres, quelques signes de ponctuation, les espaces, cadrats ou cadratins. Les lettres prennent le nom des deux divisions principales : les lettres minuscules sont dites lettres du bas de casse. (V. imprimerie.)
casse [Aa-se] n. f. Maladies des vins, qui en modifle l'aspect et le goût.
— Encycl. La casse vraie ou casse brune se manifeste par une altération profonde de l'aspect et du goût des vins.
Elle est due à une oxydase (diastase), qui oxyde certains principes du vin et provoque le dépôt d'un abondant précipité.
Il faut, pour l'éviter, soumettre les moûts
à la pasteurisation, ou bien augmenter leur teneur en acide, alcool, tanin. On la fait disparaître en ajoutant au vin malade du bisulfite de potasse (6 à 8 grammes par hectolitre). La casse bleue, fréquente surtout chez les vins blancs, est due à la formation d’un tannate ferrique sous l'action de l'oxygène, et produit un précipité bleuâtre caractéristique. Il faut, dans ce cas, encore augmenter l’acidité du vin, et le coller ensuite.
cassé [Aa-sé], e adj. 'Vieux, infirme : vieillard tout cassé. Tremblant : voix cassée. Atteint de la casse, en parlant d'un vin.
cassé [ka-sé] n. m. Degré de cuisson du sucre, déterminé par ce fait qu'un peu de sucre projeté dans l'eau froide se dissout et devient friable au toucher.
casseau [An-.sil] n. m. Impr. Moitié de casse dont les compartiments, plus grands et plus profonds, servent de réserve à certains caractères. Pe¬
tit billot de bois dur servant à la castration do certains animau.x (cheval, taureau'.
: a, }|frappe de fleurs ; fruit.
pareil sur le plateau d'une machine pneumatique et qu'on y fait le vide. PI. des casse-bouteille ou ciissebouteilles.
casse-bras n. m. invar. Pop. Revers, casse— cœur n. m. Faixx. Grand séducteur, lovclace. PI. des casse-cœurs.
casse— coke n. m. invar. Instrument employé dans les usines à gaz pour casser les gros morceaux de coke.
casse-cou n. m. invar. Endroit où il est aisé de tomber : les sentiers des Pyrénées sont souvent de- véritables casse-cou. Palefrenier qui dresse les chevaux vicieux. Individu irréfléchi : un cavalier très casse-cou. Echelle double où la seconde échelle est remplacée par une tige de bois. Interj. Cri d'avertissement, au jeu do colin-maillard.
casse-croûte n. m. invar. Instrument pour casser la croûte du pain. Petit repas sommaire.
casse-fil n. m. Instrument pour apprécier la ténacité des fils écrus. 1*1. des casse-fil ou casse-fiU.
casse-gueule n. m. invar. Pop. Eau-de-vie très forte, poivrée. (On dit aussi casse-poitrine.) Bal mal fréquenté, endroit suspect.
Cassel, ch.-l. de O. (Nord), arr. et à 14 kil. d'IIazebrouck, au milieu des ruisseaux de l'Yser ; 3.100 h. (Casselois). Huileries, brasseries, chaux hydraulique. Ch. de f. N. Philippe VI y vainquit les Flamands en 1328 ; le duo d'Orléans, frère de Louis XIV, y battit le prince d'Orange en 1677. Patrie du général Vandamme. — Le cant. a 13 comm. et 11.940 h.
Cassol ou ICaSSClf v, de Prusse, ancienne capit. de l'électorat de Ilesse-Cassel, sur la Fulda, branche du 'Weser ; 120.000 h. Industrie active; fonderies de fer, machines. En 1661 fut tenu, dans la ville, sur l'initiative du landgrave de Hesse, un colloque destiné à unifier le protestantisme allemand ; mais cette tentative n'aboutit pas.
casse-luiictte [nè-te] n. m. inv. Nom vulgaire de l’emphraise et d’une espèce de centaurée que Ton croyait propres, autrefois, à guérir les maladies des yeux.
cassement [Aa-se-man] n. m. Action de casser. Cassement de tète, grande fatigue de tête, d'esprit, causée par un travail assidu, des affaires pénibles, ou par un bruit insupportable. À rôori'c. Action de casser un rameau arrivé à l'état ligneux, pour que les yeux ou bourgeons de la partie inférieure conservée se transforment en boutons à fleurs. (Ou dit plus ordinairement PINCEMENT.)
casse-motte ou casse-mottes n. m. Appareil pour briser les mottes de terre.
C3.SS6— museau n. m. Sorte de pâtisserie assez dure à croquer. (Syn. talmouse.) PI. des casse-museaxi ou casae-museaux,
Casseneuil* comm. de Lot-et-Garonne, arr. et à 10 kil. de Yilleneuve-sur-Lot ; 1.420 h. (Casseneuillais),
casse— noisette n. m. instrument pour casser des noisettes. Fig. et fam.
Figure en casse-noisette, où le nez et le menton se rapprochent. PI. des casSe-noisettes.
casse-noix n. m. inv.
Instrument pour casser des noix. V. casse-noisette.
cassenole [fra-se] n. f. Noix de galle de qualité inférieure. (On rappelle aussi fausse galle.)
casse-noyau n. m. Nom vulgaire du ÿî’0s-^;ec. PI. des casse-noyaux.
casse-pierre ou casse-pierres n. m. invar. Masse de fer avec laquelle on casse de la pierre ou des pierres. Machine employée au concassage du ballast des voies ferrées. Bot, Nom vulgaire donné à la pariétaire, à la saxifrage et à la criste marine.
Disposition d'une ca^ee.
casse-poitrine n. m. invar. Liqueur très forte. (On dit aussi cas.se-güeui.e.)
casse-pot n. m. Nom vulgaire d'un arbre du Pérou, le cestreau vénéneux, dont le bols éclate en brûlant. PI. des casse-pots.
casser [Au-s^ v. a. (du lat. quassare, secouer) Briser, rompre. Fig. Etourdir : ce vin casse la tète. Casser quelqu'un aux gages, le priver d'un emploi rétribué. Annuler : la Cour de cassation casse les décisions judiciaires rendues en dernier ressort. Casser un officier, lui ôter son grade. Fig. Casser les vitres, no garder aucun ménagement. Casser bx-as et janibes, enlever tout courage, tout moyen d'agir. Se casser V. pr. Etre, devenir cassé. Casser à soi ; se casser un bi'as. Se rompre. (Se dit d'un navire dont la quille se brise.) Fig. et fam. Se casser la tète, s'appliquer fortement. Se ca.sser le cou, faire une chute grave, et, au fig., perdre son rang, sa fortune. Se casser le nez, ne pas trouver celui qu’on cherchait. Prov. : On vous
CAS
«n casse, on ne fera l'as ce que vous désirez. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, on n’obtient rien sans sacriüce. Il faut casser le noyau pour avoir l’amande, pas de profit sans peine. Qui casse les verres les paye, celui qui fait le dommage doit le réjiarer.
Casserie [fta-se-rt] n. f. Usine où l’on casse mécaniquement le sucre en pain. Ensemble des ustensiles de ménage, en fer battu étamé.
casserole [/m-se] n. f. (de casse). Sorte de poêlon de fer, de cuivre étamé, etc., à fond plat et à manche court : les cass.'ro/es de cuivre demandent à
Casserole : 1. Eu cuivre ; 2. En fer battu ; 3- Eu terre.
être soigneusement entretenues. Pop. Grosse montre. Arg. Femme qui nourrit un souteneur. (On dit plutôt MARMITE). Mouchard, dénonciateur. Coup de casserole, dénonciation. Passer à la casserole, être dénoncé.
Casserolée [ha-se-ro-lé] n. f. Contenu d’une casserole pleine : casserolée de pommes de terre. easseron [ka-se] n. m. Nom vulgaire du calmar, casse-sucre n. m. invar. Instrument pour casser le sucre en morceaux réguliers.
casse-tête n. m. Massue des sauvages ; le cassetête fut sans doute la première arme de V homme. 'Verge courte et flexible, portant une masse de plomb à l'une de ses extrémités. Fig.
T ravail qui demande une grande application : l'algèbre apparaît aux débutants c 0 m me un vrai casse-tête. Bruit qui
fatigue. Casse-tête r. n r , j
J Casse-tête t 1. Caire (en corne de
‘C/iniOla^ JBU. de com- rhinocéros); 2. Dahoméen : 3. Fran- Dinaison de pièces çaia; Néo-calédonien,
de bois , etc. Problème presque impossible à résoudre. PI. des cassetête ou casse-têtes.
cassetin [ka-se'} n. m. împr. Chacun des compartiments d’une casse.
cassette [ka-sè-te] n. f. (ital. cassetta). Petit coffre : cassette à hnoux. Trésor particulier d’un souverain : Louis XiV pensiomia les écrivains sur sa cassette 2^a7'ticulière. Allus. littér. ; Les beaux yeux de ma cassette. V. œil.
casseur, euse [ka-seur, ewsel n. Personne qui casse. Casseur de pieires, celui qui casse les pierres pour l’entretien des routes. Qui casse sou-
Casseurs de pierres, tableau de Courbet.
vent, par maladresse. Adjectiv. : cuismière casseuse. N. m. Fier-à-bras. Casseur d'assiettes, tapageur.
* Casseurs de pierres {les), tableau de Courbet (1850); scène peinte avec habileté et énergie.
cassican [ka-sï\ n. m. Nom vulgaire d’un genre de passereaux dentirostres, comprenant six espèces habitant la Papouasie et l’Australie.
casside [ka-si-de] n. f. (du lat. cassis, casque). Genre d’insectes coléoptères phytophages, type d’une famille dite des cassididés, et qui comprend de nombreuses espèces répandues sur tout le globe : certaines cassides attaquent les artichauts et les betteraves.
cassîo [/crt-st] n. f. ou cassier [si-c] n. m. Nom vulgaire de l'acacia de Farnhse, arbuste cultivé dans les serres et produisant des fleurs qui exhalent un parfum délicat.
cassiécs [/ca-si-éj'n.f. pl. Tribu des légumineuses, ayant pour type le genre cassie. S. une cassiée.
CaSSiCH (Jean), écrivain ascétique italien, né vers 350, m. après 432. Il vécut sept ans en Egypte, devint diacre de saint .Tcan Chrysostoine, puis fonda deux couvents à Marseille.
Cassien (saint), évêque d’Autun. Fête le 5 août.
Cassier [ka-si-€\ n. m. Impr. Armoire où l'on range les casses.
Cassier [/ca-sî-é] n. m. Syn. de casse. (On dit
aussi CANÉFICIER.)
Gassin (mont), montagne de ITtalie méridionale, près de Cassino. Saint Benoît y fonda en 529 un monastère célèbre, où se retira Carioman, frère de Pépin le Bref. C'est aux bénédictins dji Moni- Cassin que l’on doit la conservation d’rfn grand nombre d’ouvrages de l’antiquité classique.
cassine \ka-si-ne} n. f. (ital. cassina). Pop. Petite maison isolée dans les champs. Bicoque.
cassino n. f, principe actif de la casse.
Cassiniy famille d’astronomes et topographes français, qui ont eu une part considérable dans
CAS
rétablissement des premières cartes scientifiquement construites de la France, Jean-Uominique, né à Férinaldo, m. à Paris (1625-1712), organisa 1’ O'bscrvatoire de Paris ; fut membre de l'Académie des sciences. — Jacques, fils du précédent, né à Paris, m.
àThury (Oise)
[1677-1750], — César-François, dit Cassini de Thury, fils du précédent (1714-1784). — Jac-
QUE S-POMINIQUE ,
fils du précédent (n48-1846).
O S S 1 n O J V. J,-D. Cassini.
d’Italie, dans la
prov. de Caserte,' sur le Rapide; 12.000 h. Aux environs est le célèbre monastère du Mont-Cassin. ■V. Cassin.
Cassiodore (Magnus Aurelius), écrivain latin. né à Scylaoeum, en Calabre (468-562), ministre de Théodoric, roi des Goths ; il possédait toute la science de son temps, et son Institution des lettres humaines est un cours complet d'études sur les sept arts libéraux.
Cassiopée [pé], reine d’Ethiopie, femme de Céphée, mère d’And r O m è d e , placée après sa mort parmi les (constellations).
{Myth.).
Cassiopée,
constellation voisine du pôle nord, qui se trouve toujours en opposition à la grande Ourse, par rapport à l’étoile polaire. (On l’appelle aussi la Chaise ou le Prône, à cause de la figure cjue dessinent les cinq principales étoiles.) cassique [ka-
si-ke] n. m- (du lat. Cassique.
cassis , casque).
Genre de passereaux dentirostres, renfermant de beaux oiseaux d’Amérique de la taille d'un corbeau, d’un noir brillant, avec le dos d’un jaune vif ou orangé.
Cassiquiare, rivière du 'Venezuela, formée d’un bras de l’Oreiioque, qui se jette dans le rio Negro, affluent de l’Amazone, et relie ainsi par l’intérieur les deux grands bassins fluviaux.
cassis [/ca-siss] n. m. Groseillier à fruits noirs ; le fruit lui-même. Liqueur qu’on eu fait.
— Encycl. Econ. doin. Pour faire de bon cassis, laisser infuser pendant 15 jours en ag itan t chaque joui’ : baies de cassis, 1 kilogr. ; girofle et cannelle,
2 gr. ; eau-de-vie ,1 1 i tr e s ; sucre,
750 gr. Ecraser ensuite le cassis, passer le mélange à travers un linge avec expression ; filtrer et mettre en bouteilles.
cassis [/m-st] n. m. (de casser).
Rigole traversant Ca«5is.
une route perpendiculairement à sa direction, à l'intersection d’une pente et d'une rampe.
Cassis, comm. des Bouches-du-Rhône, arr. et à 16 kil. de Marseille, à l’embouchure du torrent de Roustagne; 1.980 h. (Cassidens). Petit port de pêche sur la haie de Cassis, formée par la Méditerranée.
Cassissier [ka-si-si-é] n. m. Se dit quelquefois pour cassis (l’ai'buste).
Cassitérides (îles), archipel où les Anciens allaient s’approvisionner d’étain. (Probablement les Scilly ou les Sorlingues.)
cassitérite [ka-si\ n. f. (du gr. kassiteros, étain). Oxyde d’étain naturel.
— Encycl. La cassitérite (SnO^), cristallisée ou amorphe, est brun rougeâtre ou brun foncé. C’est à peu près le seul minerai d'étain exploité.
Cassius Longinus [n«ssl (Caius), l’un des meurtriers de César. H se fit tuer par un de ses affranchis sur le champ de bataille de Philippes, en 42 av. J.-C. Brutus le surnomma le Dernier des liomains.
Cassius Longinus (Calus), célèbre jurisconsulte romain, m. vers 70 après J.-C., consul sous Tibère, gouverneur de Syrie, exilé sous Néron.
Cassius Viscellinus [?i«ss] (Spurius), consul romain, promoteur d’une loi agraire qui n’eut aucun succès et lui coûta la vie ; m. en 485. V. agraire.
Cassius [tiss] (André), médecin et chimiste allemand, né à Slesvig vers 1640.
Il découvrit le précipité d’or appelé pourpre de Cassius.
cassolette [ Ara - so - « - te] n. f. (esp. cazoleta). Vase muni d’un couvercle à jour, où Ton brûle des parfums. Par ext., parfum qui s’en échappe : quelle exquise cassolette ! Ironiq. Récipient sale, mauvaise odeur. Caasoleue.
cassolle ou c a s s o 1 e
ka-so-le] n. f. Réchaud que l’on place sous le mouiloir, dans les papeteries, pour maintenirlacollefluide.
CaSSOn [ka-son] n. m. Fragment de verre, de poterie brisée, etc. Pain informe de sucre fin.
cassonade [Ara-so] n. f. (de casson). Sucre qui n’a été raffiné qu'une fois.
CaSSOt [Ata so] n. m. Caisse à compartiments, pour le triage des chiifons.
Cassotte [ka-so-te] n. f. Fleur artificielle en laine rouge. Casserole â long manche. Sorte de cuiller à puiser de l'eau, munie d’un manche creux par lequel on boit.
caSSOtton n. m. Petite cassotte.
cassoulet [ka-s6u-lé] n. m. Ragoût languedocien de haricots blancs, avec des filets d'oie ou de canard, ou encore de pore ou de mouton, préparé dans un plat de grès appelé lui-même cassoulet : le cassoulet de Castelnaudary jouit d’une grande renommée.
Cassuéjquls, comm. de l’Aveyron, arr. et à 34 kil. d’Espalion ; 390 h. Som’ces minérales ferrugineuses bicarbonatées.
cassure f/fa-sM-?’e] n. f. Endroit où un objet est cassé : examiner la cassure d'un minerai. Pli d’un vêtement, endroit où commence un revers. Pop. Débris de pâtisserie.
Cast, comm. du Finistère, arr. et à 7 kil. de Châteaulin; 2.280 h.
Castagnary (Jules-Antoine), critique d’art et journaliste français, défenseur de l’école de Courbet, né à Saintes, m. à Paris (1830-1888).
Castagnette [kas-ta, gn rail., ê-te] n. f. (esp. castaneta; de castana, châtaigne). Pièces de Dois O U d’ivoire rondes, concaves, comme les valves du fruit du chât a i g n i e r , unies par une c O r d e I e tt e que l’on s’attache aux doigts et qu’on fait résonner en les frappant l'une contre l’autre : les
danses espagnoles se jouent avec accompagnement de castagnettes. (On fait aussi des castagnettes à manche et des castagnettes qui s’adaptent au cercle des tambours et que l’on frappe avec des baguettes.)
castagnette n. f. Tissu de laine, de soie et de fil, anciennement fabriqué à Amiens.
Castagnettes ; 1. A manche; 2. De caiase claire ; 3. Ordmaire»
castagnettiste [A’os-ta, gn mil., è-tis-te] n. Personne qui joue des castagnettes.
castagneux [A:as-fa, gn mil., eû] u. m. Nom vulgaire d’une espèce de grèbe.
Castagno (Andrea del), peintre italien, né à Castagna, dans le Muggello, m. â Florence (1390- 1457j. La tradition veut qu’il ait assassiné Dominico Veneziano pour rester en possession de son secret de la peinture â Thuile, mais Domenico mourut quatre ans après lui. C’est un réaliste fervent, vigoureux, mais outré.
castaing [kas-tin] n. m. Machine qui servait autrefois à marquer les monnaies sur la tranche.
Castaing [/fas-ïîTi] (Edme-Samuel), médecin français, né à Alençon en 1797, fameux empoisonneur ; guillotiné à Paris en 1823.
Castalides \J<as-ta] n. f. pl. (de Castalie, n.pr.). Nom donné aux Muses. S. une Castalide.
Castalie [kas-ta-lî], fontaine au pied du Parnasse consacrée aux Muses ; elle doit son nom à la nymphe Castalie, qui s'y noya pour échapper à Apollon. On lui attribuait le don d’inspirer les poètes (Myth.)
Castalion ou Castellion (Sébastien), théologien et humaniste français, né en Bresse, m. à Baie ( 1515-1563) ; aussi remarquable par sa science que par sa modération et sa tolérance.
Très combattu par Calvin, il se vit menacé dans son indépendance. Il traduisit la Bible en français, et écrivit des Dialogues sacrés.
castanéacées n. f.
pl. (du lat. castanea, châtaignier). Famille de plantes dicotvlédones , comprenant le hêtre, le chêne, le bouleau, le noisetier, le châtaignier, etc.
S. une castanéacée. Castalion.
Castanet [kas-ta-né],
ch.-l. de O. (Haute-Garonne), arr. et à 10 kil. de Toulouse, sur THers, affl. de la Garonne ; 770 h. — Le cant. a 15 comm. et 4.090 U.
Castanet, comm. de l'Aveyron, arr. et à 24 kil. de Rodez ; 1.260 h.
Castanet (Bernard de), évêque d’Albi, puis cardinal -archevêque de Porto, né à Montpellier, m. à Avignon (vers 1245-1317). Il obtint la canonisation de iLouis IX.
CastanOS (François-Xavier de), duc de Bay- LEN, général espagnol, né en Biscaye, m. â Madrid (1756-1852). Il cerna à Baylen le général Diiponl, et l’obligea à signer une désastreuse capitulation en 1808.
caste [A:as-te] n. f. (du portiig. casta. race non mélangée; du lat. castus, pur). Chacune des classes fermées entre lesquelles se partagent les peuples de l’Inde: caste des brahmines. Classe de citoyens jouissant de privilèges exclusifs : ta noblesse formait, sous l'ancien régime, une véritable caste.
— Encycl. Les castes peuvent être d’oriçino ethnique, politique, religieuse, ou même professionnelle. Mais nulle part la caste n’a eu la même importance que dans l'Inde, où elle est le fondement de tout l'organisme social, politique et religieux. Le peuple est divisé en quatre castes : le brahmane ou prêtre ; le kchatriya ou guerrier ; le vaiçya ou bourgeois ; le faudra ou artisan. Chaque caste est absolument fermée. Non seulement tout mariage, mais même tout repas en commun, est interdit entre membres de castes différentes. La mésalliance fait tomber au rang de hors-caste ou pariya (parias). Chaque caste se subdivise en sous-castes également fermées.
CAS
CAS
bl. Castelar.
Armes de Castellane.
castel [lias-tèl] n. m, (lat. castellum). Ane. forme du mot château, employée en style familier.
Castel (René-Kicliard), poète et botaniste français, né à Vire, m. à Paris (1758-1832).
castelane ou castellane [Aas-téf] n. f. (de Castellane, n. géogr.). Variété de prune verte, ressemblant à la reine-Claude.
castelar ou castellaras [tèi-ia-raas] n. m. Nom donné par les archéologues aux enceintes préhistoriques dont sont couronnées la plupart des sommités des préalpes maritimes ; fépuisseur et la disposition des castelars, la taille des matériaux employés à leur édification font supposer quil s'agit d'enceintes fortifiées.
Castelar (Emiiio), homme politique et littérateur espagnol, né à Cadix, m. à San Pedro de Pinatar (1832-1899). Il fut président du conseil sous le régime républicain de 1873, et ne cessa de défendre jusqu'à sa mort les idées libérales.
Castelet [kas-te-lèj n. m. Petit appareil en ferblano, à double paroi, dans lequel ou fait éclore les œufs de vers à soie.
Castelfidardo, bourg de la Marche d'Ancône, où Lamoricière, chef des troupes pontificales, fut battu par l’armée de Victor-Emmanuel, que commandait Cialdini (18 sept. 1860).
Castclfranco Vaiiôto^ v, d'itaiie [prov. de Trévise), sur le Musone ; 12.000 h.
Castelgaudolfo, village dltalie, à 20 kil. de Rome, sur le lac d'Albano. Château construit par le Bemin, et qui servit longtemps de résidence d’été aux papes.
Casteljaloux [lou], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 32 kil. de Nérac, sur l’Avance, affl. de la Garonne ; 3.700 h. (Casteljalousais). Source minérales bicarbonatées sodiques ferrugineuses. Commerce de prunes. — Le cant.a 7 comm.
et 6.830 h.
Castellamare del Golfo, v. de la Sicile (prov. de Trapani) ;