‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 393 sur 1225 · h. [Castelsarrasinois · texte numérisé non relu

h. [Castelsarrasinois

Fonderie de cuivre. Grains.

Patrie de l'abbé de Prades. — L’arr. a 7 cant.,

82 comm., 54.230 h. ; le cant.

a 6 comm. et 9.660 h.

Castelvetrano, v. de Sicile (prov. de Trapani) ;

Castéra -Verdu-

Zan, comm. du Gers, arr.

et à 18 kil. de Condom ;

860 h. Sources thermales, sulfurées calciques et ferrugineuses anémie, dyspepsie).

Casterlé, comm. de Belgique (prov. d’Anvers, arr. de Turnhout), près de la Petite Nèthe ; 1.900 h.

Castets [kas-tè], ch.-l. de c. (Landeÿ, arr. et à 21 kil. de Dax, sur la Palu ; 1.710 h. (Castésiens). Forges, pins, eaux ferrugineuses. — Le cant. a

10 comm. et 10.810 h.

Castex (André), chirurgien français, né à Bordeaux en 1851. Il s’est spécialisé dans les affections des oreilles, du nez et du larynx.

Casti (l’abbé Jean -Baptiste), poète italien, né à Prato (Toscane), m. à Paris (1721-1803). Il reçut, après Métastase, le titre de Foeta cesareo; auteur des Animaux parlants et des Nouvelles galantes.

Castifao, ch.-l. de c. (Corse), arr. et à 34 kil. de Corte ; 680 h. Marbre, cuivre. — Le cant. a 3 comm. et 2.370 h.

castigat ridendo mores, mots lat. signif. Elle corrige les mœurs en riant. Devise de la comédie, imaginée par le poète Santeul et donnée à l'arlequin Dominique pour qu’il la mît sur la toile de son théâtre Castiglioue delle Stiviere, v. d’itaiiê (prov. de Mantoue) ; 3.560 h. Bonaparte y vainquit en 1796 les Autrichiens du général Wurmser ; cette victoire valut à Augereau le titre de duc de Castiglione.

Castiglioue di Sicilia, v. d Italie (Sicile, prov. de Catane), au pied de l’Etna ; 10.000 h.

Castiglione (Balthazar, comte de), courtisan et écrivain italien de la cour de Léon X, né à Casanatico, m. à 'Tolède (1478- 1529). Raphaël a fait de lui un remarquable portrait, auj. au Louvre (V. p. 359) ; ou lui doit un livre fameux sur les mœurs de cour : le Cortegiano.

Castiglione ;Giovanni Benedetto), dit

11 Grechetto, ou il Benedetto, peintre et graveur italien, né à Gênes, m. à Mantoue (1616-1670). Il excella comme peintre d animaux et de natures mortes.

Castiglione (Charles-Octave), philologue italien, né à Milan, m. à Gênes (1784- 1849) ; on lui doit de remarquables travaux sur la langue cophte.

Castiglione (Virginia Oldoini, comtesse Vbrasjs de), femme du second Empire, célèbre par sa beauté ; née à Florence, m. à Paris (1837-1899).

Castiglione-Fiorentino, v. d’ita-

lie (Toscane, prov. d’Arezzo) ; 10.500 h. Soie.

Castil-Blaze (f.-h.). v. Blaze.

^ Castilbo \kas-ti, l mil.] (Antoine-Félicien de), poète portugais, né et mort à Lisbonne (1800-1875) ; auteur de poésies nieuses et d’un style très pur.

Castillan, e [kas-ti, il mil.], habitant ou originaire de la Castille ; les Castillans. Adjectiv. : la fierté castillane. N. m. : parler le castillan.

Castille [Aas-ti, ll mll„ e] n. f. ^du lat. castellum, château). Simulacre de combat. Querelle, noise. (Peu us.)

Armes de Castelsarrasin.

(rhumatisme.

Armes de CasUUe.

Léon y Castillo.

Castille, contrée d’Espagne, divisée ancicnnem. en Vieille-Castille et Nüovelle-Caei'Ili.e ; capit. Burgos et Tolède ; v. pr. Madrid.

Ce fut, du ix« au xv® siècle, un des royauuies entre lesquels l’Espagne était divisée. Elle fut réunie à l’Aragon par le mariage d’Isabelle de Castille avec Ferdinand le Catholigue ; elle forme 12 provinces de l’Espagne contemporaine. (Ha b. Castillans.)

Castille (Charles -Ilippolyte), romancier et publiciste français, né à Montreuil-sur-Mer, m. à Luc-sur-Mer (1820-1886) ; auteur d’une Histoire de la seconde République française.

Castillo (Bernard Diaz del), conquistador espagnol, né à Médina del Campo, m. à Guatemala après 1568. Il écrivit Vllistoire véridique de la conquête de la Nouvelle- Espagne (trad. en franç.

par J.-M. de Ileredia).

Castillo ( Fernand de Léon y), marquis del Muni, homme politique espagnol, né en 1842 dans la Grande-Canarie ; un des chefs du parti libéral espagnol ; à plusieurs reprises ambassadeur d’Espagne à Paris,

eastilloa [kas-ti, ll mil.] n. m. Genre de plantesde TAmériquecentrale et de Cuba, dont le latex fournit le caoutchouc.

Castillon ou Castillon - en -Couserans [kas-ti. Il mit.], ch.-l. de c. (Ariège), arr. et à

13 kil. de Saint-Girons, sur le Lez; 840 h. [Castillonnais). — Le cant. a 26 comm. et 13.170 h.

Castillon ou Castillon-et-Capitourlan ch.-l. de O. (Gironde), arr. et à 18 kil. de Libourne, sur la Dordogne ; 3.120 h, (Castillonnais). Ch. de f. M. Vins. Le général anglais Talbot y fut vaincu et tué par le* Français, dans une bataille qui marqua la fin de la guerre de Cent ans (1453). — Le cant. a

14 comm. et 11.120 h.

Castillon (Jean-François Sai.vemini de), philosophe et géomètre italien, né à Castiglione, m. à Berlin (1709-1791).

Castillon (Jean), écrivain et polémiste français, né et mort à Toulouse (1718-1799) ; secrétaire perpétuel des Jeux floraux, un des rédacteurs du Journal de Trévoux.

Castillon-de-Gagnières, comm. du Gard, arr. et à 28 kil. d’Alais ; 3.150 h. Houille, zinc, plomb.

Castillon de Saint-'Victor (Marie Alexis vicomte de), compositeur français, iié à { hartres, m. à Paris (1838-1873) ; ila écrit de nombreux morceaux, surtout pour musique de ehambre.

Castillonnès [kasti, H mil., o-nèss], ch.-l. de c. (Lot-et-Garonne), arr. et à 32 kil. de Villeneuve, non loin du Dropt; 1.690 h.

Grains, farines. — Le cant.

a 9 comm. et 4.920 h.

castine [kas-ti-ne] n.

f.{a.\\em.kalkstein).Pierre calcaire que Ton mêle au minerai de fer, pour en favoriser la fusion, quand il contient trop d’argile.

Castlere a gh

(Henri-Robert Ste-wart,

vicomte), marquis de I.ondonderry, homme d’Etat anglais, né à Mount-Stewart (Irlande), mort près de Londres (1769-1822). Il fut Tâme des coalitions contre Napoléon !«>■. Il se tua dans un accès de démence, motivé par le sentiment de son impopularité.

castor [âas-for] n. m. (gr. kastôr). Genre de mammifères rongeurs de TEurope et de l’Amérique du Nord, comprenant deux espèces dont les pieds de derrière sont palmés et la queue écailleuse aplatie horizontalement. Chapeau fait de poil de castor. Demi-castor, en arg. parisien, femme qui a été du monde, qui a toujours Tair d’en être, et qui, en

harmo-

Caslore.

réalité, tire de Tamour ses moyens d'existence.

— Encycl. Très nuisibles aux jeunes arbres, qu'ils coupent la nuit et transportent dans les cours d'eau pour consolider les barrages qu’ils établissent, les castors élèvent de véritables villages avec des huttes de terre maçonnée et détournent les eaux courantes en établissant des séries de biefs. On les chasse pour leur fourrure très fine, à longs poils brillants, et pour le castoréum.

CAS

castor n. in.'Minei*ai du groupe des feldspaths Li* Al* Si* O*'' ,Syn. petalite.

Castor et Pollux, héros mythologiques, sur- TiOmmés les Dioscures, fils jumeaux de Jupiter et de Léda. Ils prirent part à l’expédition des Argonautes. Ces deux noms sont souvent cités comme symbole de l'amitié.

Castor, belle étoile azurée de deuxième grandeur, dans la constellation des Gémeaux. C'est une étoile triple, un peu moins brillante que sa voisine Pollux.

Castor et Pollux enlevant les filles de Leucippe, tableau de Rubens (musée de Munich) ; composition pleine d’originalité et de verve, peinte avec une énergie extraordinaire ; mais les formes n'ont rien d'antique ("V. p. 3S0).

Castor et Pollux, groupe antique, au musée de Madrid. Pollux tient dans chaque main un flambeau allumé. Castor s'appuie sur l’épaule de son frère.

Castor et Pol- 1 U X , opéra en cinq actes et un prologue, poème de Gentil - Ber nard, musique de Rameau (1737; ; œuvre puissante etdramatique,où se trouve l'air émouvant Tristes apprêts, pâles flambeaux, et le gracieux menuet Dans ces doux asiles.

castoréum

[kas-to-ré-orn’] n.

m. Excrétion sébacée de glandes placées sous la queue du castor, employée comme antispasmodique.

Castoridés [A-as-îo, dé] n. m. pl. Famille de rongeurs renfermant les castors. S. un castoridé.

castorin [Aas-fo] n. m. Nom que les commerçants en peau donnaient aux dépouilles d'une espèce de castor de l’Amérique du Sud.

castorine [kas-to] n. f. Etoffe de poil de castor mêlé de laine.

castos [Aas-toss] n. m. Nom vulgaire ia magnolia glauca (arbre du castor).

castramétation [kas-tra, sî-on] n. f. (du lat. castra, camp, et metari, mesurer). Art de choisir et de disposer l’emplacement d’un camp.

castrat [kas-tra] n. m. (lat. castratus). Individu mâle à qui l'on a fait subir la castration, et spécial, chanteur à qui on l’a infligée dans sa jeunesse, pour lui conserver la voix de soprano ; les castrats de la chapelle Sixtine.

castration [kas-tra-si-on] n. f. (de castrat). Ablation d’un organe nécessaire à la génération.

— - Encyol. La castration se pratique sur les femelles et sur les mâles ; dans le premier cas, on la désigne sous le nom d'ovariotomie, hystérectomie totale; dans le second, c’est la castration proprement dite, ou émasculation, s’il y a ablation ou amputation des testicules, ou le bistournage, s’il y a seulement atrophie ou mortification sans extirpation.

On pratique la castration sur les animaux domestiques pour modifier leur caractère et les rendre plus aptes au travail auquel on les destine, ou dans le but de les soumetti-e à l’engraissement. Le cheval qui a subi la castration est dit hongre ; le taureau devient un bœuf ; le coq un chapon, etc.

— Dr. La castration pratiquée sur un autre est punie de la peine des travaux forcés à perpétuité, et même de la peine de mort si le patient est décédé avant l’expiration des quarante jours qui auront suivi le crime.

— Bot. On opère la castration des fleurs en les privant de leurs anthères avant la déhiscence, dans le but d’empêcher la pollinisation ou pour les féconder artificiellement avec le pollen d’autres espèces.

Castren (Mathias- Ale.xandre), philologue finlandais, né à Tervola. m.

à Ilelsingfors (1813-1852).

castrer [kas-tré] v. a.

Syn. de cuàtrer. (Peu us.)

Castres, ch.-l. darr.

(Tarn), sur TAgout. afll. du Tarn ; ch. de f. M., à -12 kil.

d’Albi ; 27.830 h. [Castrais).

Laines, draps, toiles, tan- Armes de Castres, neries, papeteries. Patrie

de Dacier, Sabatier. — L’arr. a l'r cant., 95 comm., 127.4-00 h. ; le cant. a 4 comm. et 29.-420 h.

castreur n. m. Syn. de ciiÀTRECR.

Castries [lias-tri], ch.-l. do c. (Hérault), arr. et à 12 kil. de Montpellier, sur la Cadoule; 1.3-40 h. Ch. de f. P.-L.-M. Pati’ie du maréchal de Castries. — Le cant. a 19 comm. et 9.100 h.

Castries (Charles de La Croix, marquis de', maréchal de France, né à Castries, m. à ’Wolfenbüttel ;1727-1801; ; ministre de la marine en 1780. Il émigra en 1791.

Castro ou Mytilène ou Mételin, v. et

port de Tile de Mytilène, capitale de Tile ; 20.000 h. Sources minérales. Patrie des deux Barberousse.

Castro Mean de), explorateur et savant portugais, vice-roi des Indes, né à Lisbonne, m. à Goa [1500-1548), entre les bras de saint François Xavier. Il se signala par de nombreuses victoires apx Indes, et par sa générosité.

Castro (Inès de). Biogr. V. Inès.

Castro (Vaca de', gouverneur du Pérou, où il fut envoyé, en 1.538, par Charles-Quint, pour rétablir l'ordre; il y fit trancher la tète à Almagi-o; m. en 1558.

Castro y Bell’vis (Guilhem de), un des premiers dramaturges espagnols, né à Valence, m. à Madrid (1667-1631) ; auteur de la Jeunesse du Cid, dont Corneille s’est inspiré.

CastrO-del-RiO, v. d’Espagne (prov. de Cordoue), sur le Guadajoz ; 10.300 h. Chaux, plâtre tissus.

Castrogiovanni, v. de la Sicile prov. de Caltanisettaj ; 19.000 h. Soufrières.

Castrogontérien, enne n. Habitant ou originaire de Château-Gontier ; les Castrogontériens. Adjectiv. : coutumes castrogontériennes.

Castrothéodoricieiij enne [si-in, è-nej n. Habitant ou originaire de Chateau-Thierry : les Castrothéodqriciens. Adjectiv. ; commerce castrothéodoricien.

Castro-Urdiales, v. d’Espagne (prov. de Santander), petit port sur le golfe de Gascogne ; 10.000 h. Mines et fonderies de fer.

Castro-'Villari, v. d ltalie (Calabre, prov. de Cosenza) ; 11.000 h. Vins.

CastruCCiO Castracani, homme de guerre italien, duo de Lucques et chef de la faction gibeline dans cette ville, né à Lucques (1280-1328).

Castua, V. du royaume des Serbes, Croates et Slovènes (Istrie), au fond du golfe de Quarnero, près de l’Adriatique ; 17.000 h. Vins, huiles, fruits.

casualismô [;su-a-lis-me] n. m. (du lat. casus, hasard). Doctrine qui attribue au hasard la succession des événements.

Casualité [zu-a^ n. f. Qualité de ce qui est casuel, éventuel, incertain.

Casuarine [zu-a] n. f. (de casoar, parce que ses feuilles ressemblent aux plumes de cet oiseau). Genre d’arbres particulier à l’Australasie, et qui fournit un bois très dur.

casuarinées [zu-a-ri-né] n. f. pl. Famille de plantes ayant pour type le genre casuarine. S. une casuarinée.

Casué, e adj. (du lat. casus, cas, désinence). Qui a des cas (en parlant d’une langue à déclinaisons).

CaSUOl, elle [zu-èl. i-lê] adj. (lat. easualis ; de casus, accident). Eventuel, qui peut arriver ou ne pas arriver ; recette casuelle. (C'est une grosse faute que d’emplover casuel dans le sens de fragile, comme le font les personnes qui disent ; le verre est casuel.) N. m. Ensemble des bénéfices variables qui s’ajoutent à un traitement fixe.

caSUOllement [zu-è-le-man] adv. Fortuitement, par hasard. (Vx.)

casuisto [zu-is-te] n. m. (du lat. casus, cas). Théologien qui s’attache à résoudre les cas de conscience ; un casuiste subtil. Par ext. Celui qui subtilise.

casuistique [zu-is-ti-ke] n. f. (de casuiste). Partie de la morale et de la théologie, qui traite des cas de conscience ; les jésuites pratiquèrent beaucoup la casuistique. Par ext. Disposition à subtiliser.

CaSUiStiquer [zu-is-H-ké] v. n. (de casuistique). Discuter, résoudre des cas de conscience.

casus belli [zus-bèl-li] n. m. (mots lat. signif. cas de guerre). Se dit d'un acte qui peut pi'ovoquer les hostilités entre deux peuples ; une insulte faite à un ambassadeur peut être un casus belli. (Se dit aussi, par ext. et avec quelque ironie, de deux particuliers.)

casus fœderiS [Zîiss-/é-dè-riss] n. m. (mots ’lat. signif. cas d' alliance). Circonstance prévue par lUn traité d'adiance et devant, si elle se présente, permettre d’invoquer les clauses de ce traité, catabolique adj. Relatif au catabolisme, catabolisme [ZiS-ine] n. m. (du gr. katabolè, action de jeter eu bas). Biol. Décadence, dégénérescence de lindividu vivant.

Cataebrèse [kré-ze] n. f. (gr. katakhrêsis). Figure de rhétorique, qui consiste à employer un mot dans un sens différent de son sens propre, par suite de l’absence dans la langue d’un terme littéral. (On fait des catachrèses quand on dit ; les ailes d'un moulin, les pieds d'une table, les bras d'un fauteuil.

cataclysme [kUs-mei n. m. (gr. kataklusmos). Déluge, catastrophe, grand bouleversement de la surface du globe. Fig. : le cataclysme de 1914.

cataclysmien n. m. Partisan de la théorie géologique des cataclysmes. Syn. catastrophiste.

cataclysmique [hlis-mi-l.e] adj. Qui est de la nature des cataclysmes.

catacombes [kon-be] n. f. pl. (ital. catacomba). Souterrains où Ton enterrait les morts.

— Excycl. Les plus connues des catacombes, qui n’étaient dans l’origine que des carrières abandonnées, sont celles de Rome, de Naples, de Syracuse et do Paris. Les catacombes de Rome sont devenues célèbres pour avoir servi de refuge aux chrétiens, à l’époque des persécutions ; mais il ne faudrait pas croire que les chrétiens s’y cachaient longtemps et en grand nombre, qu’ils y vivaient, en un mot, car le manque de ventilation aurait suffi pour les en empêcher. En réalité, elles fournissaient aux chrétiens un moyen, non pas précisément de dissimuler leurs sépultures, mais d’en détourner l'attention publique, et aussi de célébrer en secret les rites religieux des obsèques, car la religion chrétienne prescrivait à ses adeptes d’enterrer les morts, et non de les brûler comme faisaient les païens. Les peintures des catacombes sont très intéressantes au point de vue do l’histoire primitive du christianisme. Quant aux catacombes de Paris, ce sont d’anciennes carrières exploitées, qui ont reçu fortuitement une destination semblable à celle des catacombes de Rome : on décida, en effet, de 1781 à 1788, d’y transporter les ossements provenant des cimetières désaffectés de la capitale.

cataCOUStique [kous-ti-ke] n. f. (du gr. kalakouein, écouter), l’artie de l’acoustique, qui a pour objet l’étude des échos. Syn. cataphonique.

Catadioptrique n. f. (combinaison des mots catoptrique et diop(rique). Partie de la physique, concernant les effets combinés de la réflexion et de la réfraction de la lumière.

catadoupe ou catadupe n. f. (du gr. katadoupa). Chute d’un fleuve. (Vx.)

CAT

catafalque n. m. (ital. catafalco). Décoration funèbre qu’on élève au-dessus d’un cercueil ; les artistes italiens dressèrent à Michel-Ange mort un magnifique catafalque.

catagénèse n. f. (du gr.

kata, en bas, et genesis, génération). Evolution régressive des espèces vivantes.

catagmatique adj.

Méd. anc. Se disait d’un médicament propre à faciliter la soudure des os fracturés.

cataire [té-re] adj. (du bas lat. catus, chat). Se dit, en médecine, d’un frémisse- Caiafaïque.

ment analogue au ronronnement du chat et observé dans certaines maladies du cœur.

cataire [tè-re] n. f. (du bas lat. catus, chat). Nom vulgaire d’une espèce de Répète, appelée vulgairement herbe aux chats, parce que les chats aiment à se rouler dessus.

Catalan, e, habitant ou originaire de la Catalogne : tes Catalans. Adjectiv. : langue catalane.

N. m. ; s'exprimer en catalan.

Méthode catalane, procédé métallurgique d’après lequel on convertit directement le minerai en fer sans l’avoir fait passer par l’état de fonte. Couteau catalan, couteau à lame effilée et non rectiligne, qu’un ressort maintient ouverte.

Catalan! (Angeiica) cantatrice italienne, née gaglia, m. à Paris du (1779-1849).

catalanisme [ni*

m. Mouvement nationaliste provincial du nord-est de l’Espagne, politique de la Catalogne est principale.

catalaniste adj.

Qui est partisan des revendications de catalans n.

Calaire»

dont l’autonomie la revendication

Couteau calatan.

la Catalogne ; qui s’y rapporte, m. pl. Nom donné aux aventuriers que Pierre d’Aragon, en 1282, mena en Sicile contre Charles d’Anjou. S. un catalan.

catalasc [la-ze] n. f. Ferment soluble découvert dans les feuilles de tabac.

Catala'Uni [W], peuple gaulois de la Belgique. Catalauniens [lô-ni-in] ou Catalauniques [lô-ni-ke] (champs), plaines de la Champagne Pouilleuse, où s’élèvent Châlons-sur-Marne, ïroyes, et où Attila fut vaincu en 451 par Aétius, Mérovée et Théodoric réunis, dans une bataille qui délivra la Gaule de l’invasion des Huns.

Catalauuum [lâ-nom'], nom latin de Châlonssur-Marne.

catalectes [Uk-té] n. m. pl. (gr. katalecta). Recueils de morceaux choisis.

catalectique [ZéA] adj. (gr. katalêktikos). Se dit d’un vers grec ou latin qui se termine par un pied incomplet ; pentamètre catalectique.

catalepsie [Zêp-.sf] n. f. (du gr. katalêpsis, surprise). Etat particulier dans lequel la sensibilité extérieure et les mouvements volontaires sont suspendus, mais où les membres gardent les attitudes qu’on leur donne : la catalepsie se distingue de la mort par l'absence de putréfaction.

— Encycl. La catalepsie est un symptôme de la grande hystérie ; elle se produit sous des influences fort diverses, et sa durée est variable. Le traitement consiste en inhalations d’éther ou de chloroforme.

cataleptique [lèp] adj. et n. Qui a rapport à la catalepsie : sommeil cataleptique. Atteint de catalepsie : un, une cataleptique.

CatallacteS n. m. pl. Groupe de protozoaires, se présentant sous la forme d une sphère transparente. constituée par l’association d’un grand nombre de cellules. S. un catallacte.

Catalogne, anc. prov. d’Espagne, auj. capitainerie générale, capit. Barcelone. Fertile, peuplée, elle est arrosée par la Sègre, et divisée en 4 pitjvinces : Lerida, Barcelone, Tarragone et Girone. (Hab. Catalans.)

catalogal, e, aux adj. etn. Qui a rapporta un catalogue. Se dit d’une personne qui confectionne un catalogue.

CatalOgïUe [lo-ghe] n. m. (du gr. katalogos, dénombrement). Liste, énumération par ordre : catalogue de plantes, de livres.

cataloguement [ghe-man] n. m. Action de cataloguer; résultat de cette action.

cataloguer [ghé] v. a. inscrire par ordi'e : cataloguer des plantes, des livres, etc.

catalogueur [gheur] n. m. Celui qui dresse, qui rédige des catalogues.

catalpa

n. m. Genre de bignoniacées du nord de l’Amérique, à fleurs blanches tachéesdepourpre : le catalpa est un bel arbre d'ornement.

La tige du

catalpa, qui Cai»lp» ■. », rruu-

atteint jus- . .

qu’à 10 mètres, est peu gracieuse ; mais sa cime s'étale majestueusement. Ses larges feuilles, eu forme de cœur, ont souvent un diamètre de O”, 20. Ses fleurs sont réunies en panicules ; ses fruits sont des capsules en forme de longues gousses.

CAT

CAT

catalysateur, trice adj. Qui active les phénomènes de la catalyse ; les solutions colloïdales sont catalysatrices.

catalyse [H-ze] n. f. (du gr. katalusis, dissolulution!. Action de certains corps dont la seule présence modifie la composition de certains autres, sans qu'ils soient eux-mêmes modifiés.

catalyser [U-zé] v. a. Décomposer, modifier par catalyse.

catalyseur n. m. Nom que l'on donne au corps qui provoque une action catalytique : le charbon en poudre fine est un catalyseur pour l'eau oxygénée.

catalytique adj. Qui se rapporte à la catalyse ; phénomènes catalytiques. Engrais catalytiques, nom donné à différents corps chimiques (manganèse, soufre, etc.) qui, incorporés au sol, exercent une action catalytique sur les engrais proprement dits, la fiore bactérienne du sol, mais n'interviennent pas comme cléments directement assimilables par les plantes.

catamaran ou catamaron n. m. Sorte de radeau des Indes-Orientales, fait de troncs de cocotiers. (C'est à l'aide de radeaux de ce genre, aménagés en brûlots, que les Anglais tentèrent sans succès en ISOt de détruii'e la flottille française réunie à Boulogne, d'où le nom d'expédition des catamarans donné à cette entreprise.)

Catamarca, prov. de la république Argentine, aux confins du Chili ; 110.000 h. Capit. Catamarca; 7.000 h.

cataménial, e, aux adj. (du gr. rata, par, et Bien, mois). Qui a rapport aux menstrues ; des douleurs cataméniales.

Catanc, v. et port de Sicile, ch.-l. de la prov. de ce nom, plusieurs fois dévastée par les éruptions de l'Etna; 217.000 h. (Catanais). Soieries, vins, soufre, céréales. Patrie de Bellini.

Catanzaro, v. d ltalie, ch.-l. de la Calabre Ultérieure II ; 29.000 h. Soieries, velours, tapis.

catapan n. m. Titre de la hiérarchie palatine à Byzance : le catapanat était la dignité de catapan.

Catapasme rpas-me] n. m. (gr. katapasma). Médicament qui sert à saupoudrer une partie du corps.

cataphase [fa-ze] n. f. (gr. kataphasis). Logiq. Affirmation. Ant. Apophase.

cataphorèse [rè-ze] n. f. (du gr. katapherein, appliquer). Introduction électrique des médicaments dans l'organisme. Physiq. Déplacement, sous l'influence d'un champ électrique, des granules solides en suspension dans un liquide.

cataphorétique adj. Relatifà la cataphorèse.

Cataphracte n. f. (du gr. kataphraktês, cuirasse). Antiq. Armure de cavalerie faite d'une toile ou d'une peau, sur laquelle on cousait des écçiilles de métal. N. m. Soldat pourvu de cette armure. Syn.

CATAPHRAOTAIRE.

cataplasme ylas-me] n. m. (du gr. kataplasnia, application). Bouillie médicinale épaisse, qu'on applique entre deux linges sur une partie du corps : les cataplasmes provoquent facilement des abcès. Par plaisant. Aliment épais. Par anal. Mélange de bouse et de terreau,' dit onguent de saint Fiacre, qu'on applique sur les lésions des arbres.

— Enoycu Le cataplasme n'est qu'un bain local, constitué par une masse molle et humide enveloppée d'une étoffe perméable à l'humidité. On emploie comme substances fondamentales du cataplasme la farine de lin, les fécules de pommes de terre ou de riz, ou des feuilles, des fleurs, des racines, etc. On incoi’pore souvent des teintures, en particulier du laudanum ; parfois, quand on veut faire une révulsion un peu énergique, on saupoudre le cataplasme de farine de moutarde {cataplasme sinapisé). Les cataplasmes doivent être réservés aux seuls cas où Tépiderme est indemne; on s'en servira donc comme émollient révulsif ou anesthésique. Jamais l'on ne doit appliquer de cataplasmes sur une ulcération ou un abcès ; éviter les cataplasmes sur la figure.

cataplectique [plék] adj. Qui a rapport à la cataplexie.

Cataplexie fpiè/i-sij n. f. (du gr. kataplêxis, stupeur). Autref., attaque d'apoplexie. Stupeur.

CataptOSC n. f. (du gr. kataptôsis. chute). Chute soudaine déterminée par une attaque d'apoplexie ou d'épilepsie.

CatapuCC n. f. Nom vulgaire de l'euphorbe épurge [euphorbia lathyris).

catapulte n. f. (lat. catapulta). Machine de guerre mue par des cordes tordues, dont se servaient les Anciens pour lancer des pierres, des traits : la catapulte a été d'un usage courant chez les Macédoniens, les Carthaginois et tes Homains. Fig. Moyen d'attaque : la catapulte au journalisme.

catapultueux , e u s e

Uu-eii, eu-ze'i adj. (de catapulte).

Tarn. Exti-aordinaire, magnifique.

cataracte n. f. 'du gr. kaiaraktès, rupture;. Chute d'un fleuve ou d'une rivière qui se jj>récipite d'une grande hauteur :

hi cataracte du Niagara. Opacité du cristallin ou de sa membrane, qui produit une cécité complète ou partielle : la cataracte se guérit par l'ablation du cristallin.

— Excycl. Géol. Les plus célèbres cataractes sont celles du Niagara (V. Niagara), dans l'Amérique du Nord ; les chutes 'Victoria en Afrique, sur le Zambèze. Les cataractes du Nil ne sont guère que des rapides. L'érosion que produisent les cataractes sur le barrage même qui les a provoquées entraine leur recul vers l'amont. Certaines, par leur puissance, constituent des réserves de force motrice d'une iniporlance incalculable.

— Méd. La cataracte commune s'observe surtout chez les personnes àçées. Peu à peu le malade perd la faculté de la vision, et cela généralement d'un seul côté. Après un temps ordinairement long, la cataracte est complète ou mûre, c'est-à-dire que le cristallin est devenu entièrement opaque. C'est à ce moment qu'on opère la cataracte, en enlevant le

cristallin : des verres convenables placés extérieurement rendent aux malades la faculté perdue.

Calaraolea du Zambèze.

Cataracté) e adj. Affecté de la cataracte : œil cataracté.

cataracter [té] (se) v. pr. Etre affecté de la cataracte.

catarrhal [ta-ral], e, aux adj. Qui tient du catarrhe : toux catarrhale.

catarrhe [ta-re] n. m. (du gr. katarhein, couler en bas). Inflammation aiguë ou chronique des muqueuses, avec hypersécrétion. Gros rhume.

— Encycl. Le catarrhe ne désigne plus une maladie déterminée. En tant que symptôme, ce mot est aussi vague ; tout au plus peut-on désigner sous ce nom une légère affection des bronches, caractéristique des pays humides, et qui se tifiduit par des crachats muqueux abondants.

catarrheux, euse [fn-ml, cu-ze] adj, sujet au catarrhe, affecté d'un catarrhe ; vieillard catarrheux.

CatarrhinieUS [ta-ri-ni-in] n. m. pl. (du gr. kata, en bas, et rhis, rhinos, nez). Sous-ordre de mammifères primates, comprenant les singes de l'Ancien monde (macaque). S. un calarrhinicn.

Catartisme [tis-me\ n. m. 'du gr. kata. sur, et artizein, disposer). Chir. anc. Réduction d'une fracture ou d'une hernie.

Catasète [zè-te] n. m. Genre d'orchidacées vandées, renfermant des plantes épiphytes de l'Amérique tropicale, dont plusieui-s espèces sont cultivées en Europe dans les serres chaudes.

catastrophe [tas-tro-fe] n. f. (du gr. katastrophè, retour). Dernier et piincipal événement d'un poème dramatique. Spécialem'. Dénouement funeste d'une tragédie ; l'intérêt s'affaiblit si la catastrophe est trop prévue. Par ext. Malheur, révolution, etc., funestes à un grand nombre de personnes ; les explosions, les éruptions, les rencontres de trains, les incendies, les naufrages sont des catastrophes.

catastrophisme [tas-tro-fts-me] n. m. Théorie qui attribue à des cataclysmes les grands changements survenus à la surface de la terre.

catau [fd] n. f. (altér. de Catherine). Fille de ferme. Fille malpropre. Catin.

catavothre ou hatavothre n. m. (du gr.

mod.). Gouffres naturels creusés dans les calcaires de la Grèce, et où se perdent certaines rivières.

Cat-boat [kat-bôt'] n. m. Petit yacht dont le gréement se compose uniquement d'un mât placé à l'avant et supportant une grand'voile.

Cateau Uô] (Le', anc. Le Cateau-Cambrésis, ch.-l. de O. (Nord), arr. et à 24 kil, de Cambrai, sur la Selle, affl. de TEscaut ; 10.700 h. iCatésiens). Ch. de f. N. Brasseries, filatures. Patrie du maréchal Mortier. Traité depaix entre Henri II de France etPhilippell d'Espagne (1559), qui mit fin aux guerres d'Italie et donnait à la France les Trois-Eveenés (Metz. Toul et Verdun). — Le cant. a 18 comm. et 29.040 h. Partiellement détruit pendant la Grande Guerre.

catéchèse [chè-zé]-a. f. (gr. à-nfec/iési.s). Instruction religieuse par demandes et par réponses,

catéchète n. m. Celui qui donnait la catéchèse aux fidèles : Origène était catéchète à Alexandrie.

catéchétique adj. Qui a rapport à la catéchèse. N. f. Enseignement du catéchisme. • catéchine n. f. Principe actif du cachou.

catéchisation [c/ii-z«-s!-o«l n. f. Action de catéchiser : la catéchis.ition des infidèles.

catéchiser [chi-zé] v. a. (de catéchisme). Instruire sur les principaux points de la religion chrétienne : catéchiser un néophyte. Fig. Endoctriner, prêcher quelqu'un pour le styler, le persuader, le gourmander ; catéchiser un électeur.

catéchisme [cAfs-me] n. m. (gr. katêchismos). Instruction sur les principes et les mystères de la foi : assister au catéchisme. Livre qui contient cette instruction ; acheter un catéchi'me. Ouvrage élémentaire quelconque : catéchisme politique. Résumé, ensemble d'idées ; le catéchisme du vice.

— Encycl. L'enseignement du catéchisme fut définitivement oi’ganisé par le concile de Trente, qui prescrivit aux pasteurs d'enseigner, au moins les dimanches et les jours de fête, les éléments de la foi aux enfants, et décida la imblication d'une exposition sommaire et complète d« la foi catholique, dont le soin fut remis au pape Pie IV. Le Catéchisme du concile de Trente, rédigé par une commission de théologiens, publié en 1560, fut la source où pifiscrent les évêques qui, depuis le xviii» siècle, s'aiqiliquèrent à publier, chacun dans son diocèse, di‘S catéchismes en langue vulgaire, contenant, par demandes et par réponses, un court exposé de la doctrine chrétienne. Le plus célèbre est le Catéchisme de Meaux, publié en 1687 par Bossuet. Le mouvement religieux du début de la Restauration favori.sa l'œuvre des catéchismes. On ne se contenta plus de faire précéder la première communion d'un catéchisme préparatoire: il y eut des catéchismes pour les jeunes enfants, etdes catéchismes de persévérance pour les adultes.

A la suite des deux Catéchismes de Luther, un grand et un petit, composés vers 1626, et du Catéchisme de Calvin, composé en français jiar Calvin (1536), et que l'auteur appelle « un formulaire commun d'instruction pour les petits enfants et les rudes du peuple », de nombreux catéchismes ont été publiés dans les pays protestants.

Catéchisme poissard (le), par Vadé (1758), recueil d'injures et de gros mots recueillis par l'auteur près des femmes de la Halle, et spécialement des poissardes.

Catéchisme positiviste, par Auguste Comte, destiné à vulgariser et condenser le positivisme (1852).

catéchiste [chis-té\ n. Qui catéchise. Qui enseigne le catéchisme aux enfants.

catéchu ou calé-chu n. m. Nom indigène du cachou.

catéchuménat [ku-mé-na] n. m. Etat du catéchumène.

catéchumène [ku] n. (du gr. katêkhoumenos, instruit de vive voix). Prosélyte que l'on instruit pour le disposer à recevoir le baptême. Par ext. Aspirant à une initiation quelconque.

eatégorématique adj. Philos. Se dit dun terme qui a une signification par lui-même.

categorème n. m. (de catégorie). Philos. Dans le système d'Aristote, notion universelle se rapportant aux modes généraux suivant lesquels une chose peut être énoncée relativement à une autre : il y a cinq catégorémes ; le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident.

catégorie [rî] n. f. (du gr. katêgoria, attribut,.. Suivant Aristote, chacun des genres les plus généraux dans lesquels se rangent les objets de la pensée : te lieu et le temps sont des ialé,,ories. Fig. Classe d'objets de même nature ; ces choses ne sont pas de ta même catégorie.

— Encycl. Pour Aristote, les catégories sont les pi'incipaux points de vue d'où l'esprit peut considérer les choses. Il en reconnaît dix : la substance, la quantité, la relation, la qualité, l'action, la passion, le lieu, le temps, la situation, la manière d'étre. Pour Kant, la catégorie est l'attribut que nous affirmons, implicitement ou explicitement, de tous les sujets possibles : unité ou pluralité, substance ou mode, possibilité ou existence, etc.

Catégories {Traité des), le premier des traités qui composent VOrganon d'Aristote. Il fut un des livres favoris de la scolastique.

catégorique adj. Dans Aristote, qui affirme l'attribut d'une manière absolue. Chez Kant, qui est absolu et non conditionnel : impératif catégorique. commandement absolument obligatoire de la loi morale. Dans le langage ordinaire, clair, précis : mise en demeure catégorique. Ant. Equivoque, évasif.

catégoriquement tAe-?na?ij adv. D une manière catégorique ; répondre catégoriquement.

catégorisation [za-si-on] n. f. Action de classer par catégories.

catégoriser [zé] v. a. classer par catégories, catégoriseur [zeur'i n. m. Celui qui établit des catégories.

Catsl (Charles-Simon), compositeur français, né à Laigle (Orne), m. à Paris (1773-1830). Il eut une grande part dans la fondation du Conservatoire. On lui doit un célèbre Traité d'harmonie, et plusieurs opéras et opéras-comiques.

Catelet [lé] (Le), ch.-l. de c. (Aisne), arr.

et à 18 kil. de Saint- Quentin ; 460 h. Ch. de f. du Cambrésis. — Le cant. a 18 comm. et 16.470 h.

caténaire adj. (de catena, chaîne). Qui s'enchaîne. Suspension caténaire, suspension à Taide de chaînes.C'Ai'm. Se dit des réactions qui sénchainent, qui se conditionnent les unes les autres.

caténation [sf-onj n. f. (du lat. catena, chaîne). Assemblage, enchaînement.

catène n. f. (lat. catena). Forme ancienne do chaîne. Suite de remarques sur l'Ecriture sainte.

caténicelle [sê-Ze] n. f. Genre de bryozoaires chilostomates, famille des cellularidés, qui vivent en diverses mers, en colonies ramifiées.

Caténifère adj. (du lat. catena, chaîne, et ferre, porter). Qui porte des ehaines.

caténiforme adj. (du lat. catena, chaîne, et de formel. En forme de chaîne.

caténulaire [lè-re] adj. (du lat. catena. chaîne). Bot. Qui présente des rugosités en forme de petites chaînes.

caténule n. f. (du lat. catena, chaîne). Bot. Petite chaîne, petite raie.

caterole ou catterole [ka-te] n. f. Trou creusé par la femelle du lapin, et dans lequel elle dépose ses petits.

Catapulte.

CAT

CAT

Caterpillar [l;a tèr-pi-lar] n. m. 'm. angl. signif. chenille). Dispositif pour déplacer un véhicule sur des terrains impraticables, cai'actérisé par une

A, Caterpillar.

large chaîne sans fin en contact avec le sol par sa partie inférieure et passant par deux roues dont l'une peut être motrice : le système des caterpillars a été appliqué aux chars dl assaut.

Catesby (Robert), conspirateur anglais (1B73- 160S). Il fut l'instigateur de la Conspiration des poudres, et se fit tuer les armes à la main.

catgut [kat'-ghuf] n. m. (m. angl. signif. boyau de chat). Corde formée d'intestins de chèvre ou de chat, employée en chirurgie pour les sutures : le catgut se résorbe dans les tissus.

cathares n. m. pl. (d’un mot gr. signif. les purifiés). Hérétiques du moyen âge, ayant pour caractère générai la prétention d’une absolue pureté de moeurs. S. un cathare.

— Encycl. La doctrine cathare eut son origine au xie siècle dans les pays slaves ; mais elle se développa surtout dans l’Europe méridionale. Elle admettait deux principes éternels des choses, le bon et le mauvais. L'Eglise cathare était divisée en diocèses. En Italie, elle disparut au xiv« siècle. En France, les cathares furent désignés sous le nom d'albigeois. (V. ce mot.)

Ca>t]l£trsis [sfss] n. f. (transcrit du gr. hatharsis, purgation ou purification). Mot employé par Aristote pour définir l’effet produit sur les spectateurs par une représ entation dramatique.

catharte n. m. Cenre de petits vautours américains, à bec long sans appendice cutané, et qui dévorent les débris de toute sorte et les immondices. V. URUBU.

cathartique adj. ( du gr. kathartikos, qui purge). Se dit des purgatifs non drastiques. Qui purifie : Apollon est le dieu jeune et beau des rites cathartiques. N. m. : un cathartique.

Cathay [té] ou Catay (le), nom donné à la Chine par les auteurs du moyen âge. C’est ainsi que dans le Roland furieux de l’Arioste, la beUe Angélique se trouve être une princesse du Cathay.

Catheart [kart'] CWilliam Shaw, comte de), général anglais, né à Petersham, m. à Gartside, près de Glasgow (1755-1843). Il bombarda Copenhague en 1807.

cathédral, e adj. (du lat. cathedra, chaire). Qui est le siège de l’autorité épiscopale : église cathédrale. Chanoine cathédral, qui siège au chapitre d’une église cathédrsde. (Le pl. m. cathédraux n’est pas usité.)

cathédrale n. f. (du lat. cathedra, chaire). Eglise épiscopale d’un diocèse.

— Encycl. Adm. eccl. Ce sont les membres du chapitre qui, dans' les cathédrales, sont chargés du seiwice diocésain. Dans les cathédrales où le service paroissial se fait concurremment avec le service diocésain, un membre du chapitre remplit les fonctions du curé. Il a le titre d’ « archiprètre ».

cathédrant [dran] n. m. (du lat. cathedra.

chaire). Docteur pourvu d’une chaire de théologie ou de philosophie.

Cathelineau [nô]

(Jacques), chef vendéen, fils d’un maçon, né au Pin-en-Mauges (Maine-et- Loire) [1789-1793]. Il prit Thouars, Saumur, fut élu généralissime de l’armée Il catholique et royale », mais fut mortellement blessé à l’attaque de Nantes. C’était un esprit inculte mais Intelligent, d’une grande piété et d’une réelle bonté.

Cathérèse [té-rè-ze] n. f. (du gr. kathairesis, destruction). Pathol. Epuisement. CVx.)

Cathérétique adj. (de cathérèse). Pathol. Se dit des topiques caustiques.

Catharinairô [nè-re] adj. (^de Catherine de Médiois). Herbe catherinaire, premier nom du tabac.

Catherine (canal), importante voie navigable de la Russie, achevée en 1820, et qui relie, à l’aide de la Dvina, de la Kama et du "Volga, la mer Blanche et la mer Caspienne.

Catherine d’Alexandrie (sainte), patronne des jeunes filles. La tradition raconte que l’enfant Jésus, porté par la sainte Vierge, lui apparut, la choisit pour sa fiancée et lui mit un anneau au doigt. Elle convertit l’impératrioe Faustine, et subit le martyre sous l’empereur Maximiii vers l’an 307. Fête le 23 novembre. L’expression coiffer sainte Catherine pour dire « rester vieille fille » provient, dit-on, de ce que, dans certaines églises, les filles non mariées de 23 à 35 ans étaient chargées de renouveler la' coiffure de sainte Catherine au jour de sa fête.

Catherine d’Alexandrie (le Mariage mystique de sainte) , chef-d’œuvre de Meraiing, à l’hOTital Saint-Jean (Bruges), peinture admirablement Achevée, parfaite de dessin et de couleur ; — tableau de Jordaens (Madrid) ; — chef-d’œuvre du Corrège, musée des Etudes (Naples) ; — du même, au Louvre ; expressions d’une vérité parfaite ; — chef-d’œuvre de Paul Véronèse, à Venise; composition d’une grâce exquise (V. p. 359).

Cathelineau.

Catherine de Suède (sainte), deuxième fille de sainte Brigitte, quelle accompagna en Terre sainte (1335-1381).

Fête le 22 mars.

Catherine de Sienne (sainte), religieuse italienne, des sœurs de la Pénitence de Saint-Dominique, célèbre par ses extases et ses révélations (1347-1380). Son livre de la Doctrine divine et sa Corre.spondance comptent parmi les œuvres classiques de la littérature italienne. C’est elle qui décida le pape Grégoire XI à quitter Avignon pour Rome. Fête le 30 avril. Comme pour Catherine d’Alexandrie, la tradition raconte qu’à l’âge de sept ans, Catherine de Sienne fit vœu de n’avoir d’autre époux que Jésus, qui lui apparut sous les traits d’un petit enfant, la choisit pour sa fiancée, et lui passa au doigt un anneau qui n'était visible que pour elle.

Catherine de Sienne (Mariage mystique de sainte). Ce sujet a été traité par plusieurs peintres ; le tableau le plus célèbre est celui de Fra Bartolomeo (Louvre).

Ca,th6rill6 de Bologne (sainte), de Tordre des clarisses (1413-1462). Elle fonda à Bologne le couvent du Saint-Sacrement.

Fête le 9 mars.

Ca’therine de Gênes (sainte), fille de Jacques de Fieschi, vice-roi de Naples, petite-nièce d’innocent IV (1448-1510). Elle a écrit un ouvrage célèbre sur le Purgatoire.

Fête le 14 septembre.

Catherine de Ricci (sainte), de Tordre des dominicaines, née à Florence (1522-1590). Fête le 13 février.

Catherine d’Aragon, première femme de Henri VIII roi d’Angleterre, répudiée après dix-huit ans d’union ; m. au château de Kimbolton (1485-1536). Les conflits religieux auxqiiels donna lieu le divorce du roi furent une des causes du schisme ^glais. Elle fut la mère de Marie Tudor.

Cathorino Heward, reine d’Angleterre, cinquième femme de Henri VIII, née en

1522 ; elle monta sur le \

trône en 1540, et fut |

décapitée en 1542, sous /

l’inculpation d’adul-

Catherine Parr, reine d'Angleterre, sixième et d^er-

nière femme de Hen- f ' aÊM^

ri VIII ( i B i 2 - 1 5 4 8).

Après la mort du roi, elle épousa Thomas

Catherine de

Médicis (si»s],

reine de France, fille Catherine de Médicia.

de Laurent de Médicis,

née à Florence, m. à Blois (1519-1589), femme de Henri II, mère de François II, de Charles IX et d’Henri III, régente pendant la minorité de Charles IX,

Politique habile, mais sans scrupules et sans véritable hauteur de /

vues, elle ne put pré- • venir le développement des luttes re- 4^

ligieuses, pendant les- ^

quelles elle essaya de

régner par la division, «

en tenant la balance

égale entre protes-

tants et catholiques, —

pendant^ les guerres

la plus grande part )T au massacre de la

Saint-Barthélemy. Catherine l'“.

Catherine P®,

impératrice de Russie, de très basse origine, femme

de Pierre le Grand, à qui . . —

elle succéda, et dont, avec l’aide de son favori Mentchikof, elle continua la politique avec beaucoup de bon sens et d'énergie (1682-1727).

Catherine (ordre de Sainte-), institué par Pierre ^ le Grand en 1714 et, depuis 1 7 9 7, réservé aux dames. ^

Deux classes. Bijou enrichi de diamants, ruban ponceau

Cathirine II, la Grande, surnommée la Sémiramis du Nord, impéra-

trice de Russie, néeà Stettin, ^ ,u

• rN • A L Urdre de oainie-Lalhenoe»

m. a Saint-Pétersbourg '1 /29-

1796), fille du duc dAnhait-Zerbst, femme de Piei^re III. Elle régna seule, après le meurtre de celui-ci, de 1763 à 1796. Ses guerres heureuses, ses conquêtes sur les Turcs, la part importante qu’elle s’assuradans le démembrement de la Pologne, ses réformes, la protection qq'elle accordaaux savants et aux philoso- -,

phes, particulièrement 'vSa

aux Français, firent ‘

oublier ses violences, son despotisme, et le dérèglement de sa con-

cathète n. f. (du (y gr. kathétos , vertical). Géom. anc.

Ligne droite, perpendiculaire à une autre.

cathéter [tér] n. m. fgi'. kathétèr, sonde). Sonde cannelée, que l’on introduit dans l’urètre et dans la vessie pour servir de guide dans l’opération de la taille.

Catherine II.

Mariage mystique de Catherine de Sienne, tableau de Fra Bartolomeo.

cathétériser [zé] v. a. (rad. cathéter'). Chir. Sonder, explorer àl’âide d’une sonde : cathétériser la trompe d'Eustache.

cathétérisme [rfs-me] n. m. Introduction d’une sonde, d’une bougie dans un canal ou dans un conduit naturel.

— Encycl. Le cathétérisme urétraî est très employé pour diagnostiquer les rétrécissements, ou pour évacuer la vessie. Le cathétérisme de la trompe d’Eustache a surtout pour but de désobstruer le conduit. Le cathétérisme des voies lacrymales sert à rétablir le cours des larmes.

cathétomètre n. m. (gr. kathétos, ligne verticale, et metron, mesure). Instrument de physique, servant à évaluer la différence de niveau de deux points.

cathode n. f. (du kata, en bas, et odos, route). Electr. Pôle négatif dime pile, d’une ampoule, etc.

cathodique adj. Qui émane de la cathode. Rayons cathodiques, rayons qui partent de la cathode dans une ampoule électrique vide d’air.

— Encycl. V. rayons X.

Catholicisant [zan], e adj. Qui tourne au catholicisme.

catholicisme [sis-me] n. m. Religion catholique: Henri IV embrassa le catholicisme.

— Encycl. Le catholicisme est l’ensemble des dogmes, des institutions et des pratiques qui disfin guent des autres communautés chrétiennes l'Eglise romaine soumise à l’autorité du pape. Selon la doctrine catholique, Jésus-Christ a fondé une société visible, qui est l’Eglise, et lui a donné pour chef le pape, successeur de saint Pierre ; l'Eglise est seule juge et seule gardienne de la vérité révélée contenue dans la tradition et TEcriture ; elle détermine ce que chacun doit croire, à savoir : les mystères de la Trinité et de l’Incarnation, la transmission du péché originel, la Rédemption, l’efficacité propre des sept sacrements, etc. Le catholicisme, qui s’attache à s'adresser à l’homme tout entier, pai'le à l’imagination et à la sensibilité des foules par la pompe et la gi’andeur de ses cérémonies.

CAtholicité n. f. Doctrine de l’Eglise catholique. Ensemble des peuples catlioliques ; le pape est le chef de la catholicité.

CAtholiCOn n. m. Electuaire de rhubarbe et de séné, considéré autrefois comme une panacée. Le catholicon Æ Espagne, v. Satire Mknippée.

catholicos [âossjn. m. Nom du chef suprême du clergé arménien-grégorien, qu'on appelle aussi le catholique d'Arménie.

catholique adj. (du gr. kathollkos, universel). Qui appartient à la religion romaine . Henri IV se fit catholique. Sa Majesté Catholique, le roi dEspagne. (Fig. et fam. On dit d'une chose qu’eGe n’est pas catholique, quand elle n’est pas confonne à ce qui doit être.) N. Qui professe la religion catholique: un, une catholique. Le catholique d'Arménie, v. CATHOLICOS. Vieux catholiques, v. vieux-catholiques. Catholiques allemands, adhérents d’une secte religieuse qui se forma en 1844 en Allemagne. Fam. Catholique à gros grains, catholique peu scrupuleux.

catholiquement [ke-man\ adv. Coniormément à la loi de l’Eglise catholique.

eati n. m. (de catir). Apprêt gommé, qui rend les étoffes plus formes et plus lustrées : donner le cati à du drap.

catiche ou cat'tlche l/ra-ti-e/ie] n. f. Trou ou terrier des loutres, au bord de l’eau.

Catilina (Lucius Sergius), patricien romain, né vers 109 av. J.-C., mort en 61. Courageux et hai-di, mais sans scrupules, il fomenta contre le sénat une conjuration, dans laquelle entrait tout ce que Rome comptait de citoyens infâmes, débauchés ou endettés ;elle fut dénoncée par Cicéron,! an 63. H mourut les armes à la main, à Pistoia. CatUiha est demeuré le type du conspirateur, et son nom sert à désigner ceux qui voudraient rétablir leur fortune sur les ruines de leur patrie. V. conjur.ation.

Catilina (Histoire ce la conspiration de), par Salluste. Ouvrage latin qui vaut par la force des peintures, la gravité du style et un louable effort vere la philosophie de l’histoire.

Catilina, tragédie de Ben Jonson(1611): étude historique d’après Salluste et Cicéron, et dans laquelle les hérosfont avec trop de cynisme l’étalage dcleur-svices.

Catilina, tragédie en cinq actes, de Crèbilloii ; Tune de ses meilleures pièces (1748). Pour relever Catilina, son personnage principal, Tautcur a donné à Cicéron un rôle bas, contraire à la vérité.

CATHÊDRAI.ES

PERIGUEUX 1 S' Front I

REIMS I Notre-Dame )

COLOGNE I le Dôme 1

TROYES ( St Pierre 1

ROUEN ( Notre-Dame )

STRASBOURG f Notre-Dame 1

ANGOULEME 1 St Pierre |

ALBI (S*? Cécile)

MILAN I La Nativité )

AMIENS < Notre- Dame)

PARIS l Notre-Dame ]

CHARTRES 1 Notre-Dame)

TOURS S) Catien!

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