‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 394 sur 1225 · BURGOS · texte numérisé non relu

BURGOS

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catilinaire n. f. Satire violente (en sou¬

venir des Catilinaires de Cicéron). [V. l’art, suiv.] Catilinaires, nom donné à quatre harangues de Cicéron, alors consul, contre Catilina, l'an 63 av. J.-C. L’orateur obtint alors le titre de Pt're de la patrie.

catillac [il mil., ak] ou catillard [il mil., aVj n. m. Grosse poire d’hiver, que l’on mange cuite.

Catillon, comm. du Nord. arr. et à 31 kil. de Cambrai, sur la Sambre canalisée; l.Mlü h. Brasseries, fabriques de chandelles, sirops et liqueurs.

catimini n. m. (du gr. katamènia, menstrues). Menstrues. ("Vx.) Loc. adv. En catimini, en cachette : partir en catimini.

catin n. f. (de Catherine). Fam. Femme de mauvaises mœurs.

Catinat [na] (Nicolas de', maréchal de France, né à Paris, m. à Saint-Gratien (1637-1712), l'un des meilleurs capitaines du régne de Louis XI V.Il vainquit le duc de Savoie à Staffarde ;1690), à la Marsaille (1693), et se montra habile négociateur. 11 avait acquis. par sa droiture. sa modestie et sa bonté, une popularité réelle.

Les soldats l’appelaient le Père la Pensée. Il a laissé des Mémoires.

catingas \gha] n. m. pl.

Nom donné à des forêts du Brésil, dont les arbres perdent leurs feuilles pendant la saison sèche. S. un calinga.

cation [ha-H-on] n. ra. Ion qui possède une charge d’électricité positive.

— Encycl. Quand on fait dissoudre un sel dans l’eau, ce sel se décompose en ions : chacun de ces ions est chargé d’électricité qui lui donne des propriétés différentes. Comme la dissolution ne semble pas électi'isée, on suppose qu’il y a des ions chargés positivement {cations), d’autres chargés négativement (anions). Sous l’influence d’un courant, les premiers se dirigent vers la cathode, les seconds vers l’anode.

Catir V. a. (dulat. pop. coactire, presser). Donner le cati, le lustre à une étoffe. Appliquer l’or dans les filets d’une pièce à dorer. Ant. Décatir.

catissage [ti-sa-Je'l n. m. Action de catir : le catissage s'opère à la presse hydraulique.

CatiSSeur, euse [ti-seur, eu-ze] n. et adj. Qui donne le cati. Ant. Déoatisseur.

CatiSSOir [ti-soir] n. m. Outil de doreur, qui sert à catir, à appliquer l’or dans les filets avec du coton cardé ou du linge très fin.

catiSSOire [li-soi-i’e] n. f. Petite poêle employée autrefois pour le catissage des étoffes.

catoblépas n. m. (gr. katô. en dessous, et blepein, regarder). Chez lès anciens, animal fantastique, dont le regard tuait tous ceux qu’il rencontrait. Zool. Nom scientifique des gnous.

Catoclie (cap), situé au N.-E. de la presqu’île du Yucatan (Mexique). C’est là que les Espagnols abordèrent pour la première fois le sol américain.

catogan n. m. (d’unn. pr. angl,). Nœud de cheveux retroussés V. cadogan.

Catinat*

caton n. m. Ti’ingle de fer, qu’on forge à bras, afin de l’amincir pour la passer à la filière.

Caton l’Ancien ou le Censeur, Romain célèbre par l’austérité de ses principes, né à Tusculum (232- 147 av. J.-C.). Eloquent, sobre, infatigable, il fut censeur en 184, et s’efforça par tous les moyens d’enrayer le luxe qui commençait à eoi’rompre Rome. Envoyé en Afrique comme arbitre du différend entre Masinissa et Carthage, il fut choqué de la prospérité qu’avait reprise cetfe ville, et, de retour à Rome, il ne cessa de signaler le danger qu’elle pouvait faire courir à la république. Il ne parla plus au sénat sans terminer ses discours par ces mots restés célèbres ; Cetenim censeo Carthaginem esse delmdam ( Et, d’autre part, je pense qu’il faut détruire Carthage). Il lutta aussi sans répit contre l’invasion des moeurs et de la littéra- Caion l'Ancien, ture helléniques, et fit expulser

de Rome le philosophe Carnéade. Le nom de Caton est devenu synonyme d'homme de mœurs austères, très sage, ou qui affecte de l'étre. Orateur éloquent, loué par Cicéron, Caton fut aussi un écrivain. On a perdu son livre précieux sur les Origines de Rome, mais- on a conservé sontraité sur V Agriculture [De re rustica), curieux et instructif.

Caton ou De la vieillesse {De senertute), charmant dialogue de Cicéron, chef-d’œuvre de raison, d'esprit et de grâce, qui se termine par un célèbre et magnifique morceau sur l’immorfalité de l’âme.

Caton d ’ Utique , arrière-petit-fils de Caton l’.Ancien, né en 93 av. J.-C., Caton d’utique. défenseur de la liberté contre

César. 11 se perça de son épée à Utique. ap^s la défaite de Thapsus. l’an 46 av. J.-C. Sa vie et sa mort furent celles d’un stoïcien. Cicéron écrivit un Eloge de Caton, auquel César répondit par son Anti-Caton.

Caton d’utique, tragédie dans le genre classique, écrite avec élégance et énergie, niais dont l’action est languissante ; par Addison (1713).

catonien, enne è-ne] adJ. sévère, ri¬

gide, inflexible, ou qui affecte l’austérité d’un Caton.

catonissr [zé] v. n. Faire le Caton ; affecter un air austère. (P'am.)

catonisme [?iis-î)!el n. m. Caractère d'un Caton. Action de faire le Caton.

CatoptriqU6 n. f. (du gr. katoptron, miroir). Partie de l'optique, qui traite de la lumière réfléchie.

catoptriç[Ueill6Ilt [ke-man] adv. Au moyen d’une réflexion de la lumière.

Catoptropliobs adj. et n. Névropathe atteint de catoptrophobie : le catoptrophobe redoute, non le miroir lui-mème, mais la propriété qu'il a de refléter sa propre image.

catoptrophobie \fo-bt] n. f. (du gr. catoptron, miroir, et phobos, crainte). Peur du miroir : on a observé la catoptrophobie chez les névropathes dyspeptiques qui avaient, en peu de temps, considérablement maigri.

Catorce, v. du Mexique (Etat de San Luis Potosi) ; 3.70Ü h. Mines d’argent.

Catrou (François), jésuite, prédicateur et littérateur français, né et mort à Paris (1659-1737); un des fondateurs du Journal de Trévoux.

CatS (Jacques), homme d’Etat, poète et fabuliste hollandais, né à Brouwershaven, m. à Zorgvliet (1577-1660).

Cattaneo (Danese), sculpteur italien, né à Colonnata(près de Carrare), m. àPadoue (1509-1573). Tombeau du doge Léonard Lorédan, à 'Venise.

Cattaro {Kotor), v. forte et port du royaume des Serbes, Croates et Slovènes (Dalmatie), sur la côte de l’Adriatique: 3. 500 h. Cattaro n’a pas été seulement bombardé par des navires français et anglais en septembre et en octobre 1914 ; il l’a encore été du sommet du montLovsen, à la frontière monténégrine, par des pièces françaises de marine, dont les canons des vaisseaux autrichiens ont bientôt éteint les feux. Depuis lors, les bouches de Cattaro ont été pendant une bonne partie de la Grande Guerre un repaire de sous-marins et le point de départ de raids maritimes contre les côtes les plus proches et les flottes des nations alliées dans la Méditerranée orientale.

Cattaro (BOUCHES du}, golfe de l'Adriatique, sur la côte de la Dalmatie, d'une grande importance stratégique.

C&ttégat ou Kattégat Ighat'], bras de mer entre la Suède et le Jutland danois. Il communique avec la mer du Nord par le Skagci*-I^k, et avec la mer Baltique par le Sund, le Grand-Belt et le Petit- Belt. Peu profond, traversé de courants divers, il est exceptionnellement poissonneux.

Cattenom [non] ou Kattenhofen, ch.-i. de c. du dép. de la Moselle, arr. et à 10 kil. de Thionville, sur la Moselle ; 900 h. Ch. de f.

Catt6S« peuple de la Germanie, dans la Hesse actuelle. Il s’absorba dans la confédération des Francs au ni® siècle.

cattleya [U~ia] n. f. Genre d’orchidacées, originaires de l’Amérique tropicale et fort recherchées par les amateurs.

Cattolica Eraclea, v. de Sicile (prov. de Girgenti) ; 6.700 h.

Catty ou Itatty n. m. Unité de poids pour les métaux, usitée en Asie et variant de 592rr,59 à 632&r,68.

Catulle (Caius Valerius), poète latin, né à Vérone vers l'an 87 av. J.-C., mort après 4-7. Ses poésies sont ou des imitations des Alexandrins comme les Noces de Thétis et de Pelée, la Chevelure de Bérénice, élégantes et érudites, ou des pièces fugitives, élégiaques ou satiriques, où le poète déploie une grâce familière, un vif accent de sincérité dans sa passion pour la fameuse Lesbie.

CatUlUS (Caius Lutatius), consul romain l'an 242 av. J.-C. Il gagna contre la flotte du Carthainois llannon la bataille des îles Egates, qui mit n à la première guerre punique.

CatulUS ( Quîntus Lutatius ) , consul en 102 av. J.-C. Il eut une grande part à la bataille de Verceil contre les Cimbres et les Teutons. Partisan de Sylla, il se tua en 87. — Son fils, Quîntus Lutatius Catulus, né vers 120 av. J.-C., fut consul en 78, écrasa, au pont Milvius, son collègue Lepidus, chef du parti de Marius, et fut un des chefs du parti sénatorial.

CatuS [tu] n. m. (du lat. casus, cas). Fam. Question, affaire : s'étant fait raconter derechef tout le caius. (La Font.)

CatUS [iwsü], ch.-l. de c. (Lot), arr. et à IS kil. de Cahors, sur *lc Vert, affl. du Lot ; 1.100 h. Ch. de f. Orl. Truffes. — Le cant. a 16 comm. et 7.330 h.

CauCalide [kô] n. f. (du gr. kaukalis, idos, n. d’une plante). Bot. Genre d’ombellifères de l'Europe centrale et méridionale.

Caucase, chaîne de montagnes entre la mer Noire et la Caspienne, longue de 1.500 kil. La liauteur de ses pics dépasse en moyenne^-celle des Alpes ; l'Elbrouz a 5.630 mètres; le Kasbeck, 5.050; peu de cols praticables ; la passe de Dariel (2.379 m.) est la plus accessible. Le Caucase contient des sites métallifères et pétrolifères remarquables. D'après la mythologie, c'est sur un des pics du Caucase que fut enchaîné Prométhée. (V. ce mot.) Les populations du Caucase {Tcherkesses, Ossètes, etc.) ont longtemps con.servé leur indépendance, et n’ont été soumises par la Russie qu'en 1864. Elles comprennent les plus beaux types de la race indo-européenne.

Ca.UCd>Sie [kô-ka-zî], ensemble des quatorze gouvernements russes situés des deux côtés du Caucase; v. pr. ; Sta^'ropol, Derbent, Bakou, Tiflis, Batoum, Erivan et Pars; 11.740.000h. {Caucasiens). De la Caucasie ont été formés les Etats de Géorgie et d'Azerbaïdjan au S. du Caucase, du Daghestan au N.

Caucasien, enne [kô-ka^zi-in, è-ne], habitant ou originaire du Caucase : les Caucasiens. Adjectiv. : la race blanche est appelée aussi caucasieyme. (On dit aussi CAUCASIQUE.)

caucliemar [Ad} n. m. (du lat. calcare, fouler, et du gerni. mar, démon). Rêve pénible, avec sensation d oppression, d’étouffement : avoir le cauchemar. Fig. et fam. Personne ennuyeuse et incommode: cet homme est mon cauchemar.

— Encycl. Le cauchemar s’accompagne de délire léger et d'hallucinations désagréables ; il provoque presque toujours le réveil. Le cauchemar provient d'une mauvaise digestion, de chagrins, d’une mau¬

vaise position, etc. ; il est très fréquent chez les alcooliques. Une bonne hygiène alimentaire empêche généralement le retour des crises.

cauchemardant [kit, dan], e adj. Pop. En-

nuyeux à l’excès : pluie cauchemar dante.

cauchemarder [*0, dé] v. a. Pop. importuner, fatiguer comme un cauchemar.

caucher [kô-ché] n. m. (du lat. calcare, fouler). Feuilles de parchemin qui renferment la feuille d’or que le batteur doit travailler.

cauchoir [kô] n. m. Techn. V. cochoir.

Cauchois, e [kâ-choi, oi-ze], habitant ou originaire du pays de Caux : les Cauchois. 'Variété de pigeon très prolifique, dite aussi maillé de Caux, en raison de l'aspect des plumes bordées d'un double liséré. Adjectiv. : moutons cauchois. N. m. Patois normand du pays de Caux : parler le cauchois.

Cauchois-Lemaire ( Louis -François -Auguste), publiciste et historien français, né et moid à Paris (1789-1861), adversaire de la Restauration, auteur d’une Histoire de la révolution de Juillet 1630.

Cauchon (Pierre), évêque de Beauvais, juge inique du parti bourguignon, vendu aux Anglais ; m. subitement en 1442 en se faisant la barbe. Il s’est acquis une triste célébrité en dirigeant le procès de la condamnation de Jeanne d’Arc. Une légende apoci’yphe dit qu’il fut excommunié par le pape Calixte III et que son corps fut déterré et jeté à la voirie.

Cauchy (baron Augustin-Louis), mathématicien français, né à Paris, m. à Sceaux (1789-1857). Il fit faire des progrès considérables à l’analyse mathématique. Membre de l’Académie des sciences.

caucus [fcd-Aeuss] n. m. (mot améric. tiré du lat. caucus, coupe). En Angleterre et aux Etats- Unis, groupe des membres d’une assemblée politique, ayant les mêmes opinions, réunis en vue de choisir un candidat, de prendre des mesures intéressant le groupe.

caudal, e, aux [fed] adj. (du lat. cauda, queue). De la queue : nageoire caudale ; plumes caudales. N. f. Nageoire terminant le corps des cétacés, des poissons, des crustacés. V. nageoire.

CaudaU, comm. du Morbihan, arr. et à 8 kil. de Lorient, entre le Blavet et le Scorff ; 9.650 h. Tuileries, constructions navales.

caudataire [kô-da-tè-re] n. m. (du lat. enurfa, queue). Celui qui porte la queue du manteau d’un roi, de la robe du pape, etc. Fig. Adulateur.

caudé, e [kô\ adj. (du lat. cauda. queue). Bios. Se dit d’un astre (étoile) pourvu d’un rais plus long que les autres, ou d’un émail particulier.

caudetaec \kô-de-bèk] n. m. Chapeau de feutre qui est imperméaule, fabriqué autrefois à Caudebeo.

Caudebec-en-Caux [kô-de-hèk-an-kô], ch.-i.

de c. (Seine-Inférieure), arr. et à 1 kil. d’Yvetot ; 2.180 h. (Caudebecquais). Port sur la Seine, où se fait souvent sentir le mascaret; ch. de f. Etat. — Le cant. a 15 comm. et 9.100 h.

Caudebec-Iès-Elbeuf, comm. de la Seine- Inférieure, arr. et à 18 kil. de Rouen, sur la Seine ; 9.410 h. {Caudebecquais). Filatures, tissages.

Caudéran, comm. de la Gironde, arr. et à 2 kil. de Bordeaux ; 12.890 h. {Caudéranais). Hôpital militaire. Chocolaterie.

caudex [àd-dêfos] n. m. (mot lat.) Sylvie. Expression qui sert à désigner tantôt le tronc {caudex ascendant), tantôt les racines {caudex descendant) d’un arbre.

caudicule [/td] n. f. (du lat.

caudex, icis, tige) n. f. Pédicule qui porte les masses polliniques des orchidées.

caudifère [*d] adj. (du lat. cauda, queue, et ferre, porter). Qui porte une queue ; qui a des feuilles terminées en queue. Syn. caüdigére.

caudimane [kô] adj. (du lat.

cauda, queue, et manvs, main). Qui emploie sa queue comme une main :

singe caudimane.

Caudines, V. Fourches.

Caudium kô-di-om'], anc. v.

d’Italie (Samnium), prés de laquelle se trouvait le défilé des Fourches Caudines.

caudrette [kô-drè-té] n. tPéch.

Sorte de truble sans manche, suspendue dans l’eau comme une balance, qu’on relève avec une petite fourche de bois.

Caudry, comm. du Nord, arr. et à 15 kil. de Cambrai, sur un affl. de l'Erclin ; 11.100 h, ; ch. de f. N. Filatures.

Caulaineourt [kô-lin-kour] (marquis Louis de), duc de Vicence, général français, né à Caulaineourt (Aisne), m. à Paris (1772-1827). Ambassadeur en Russie en 1807, il fut en 1814 le représentant de Napoléon I.r au congrès de Châiillon. — Son frère, Auguste, ol'flcier de cavalerie distingué, né à Caulaineourt, fut tué à la Moskova (1777-1812).

caulerpe [kô-iêr-

pe] n. f. Genre d'algues de la famille des siphonacées, à rameaux en forme de fronde, et dont on connaît de nouibrcuses espèces répandues dans toutes les mers.

CauleSCent [kô-lès-san], e adj. (du lat. cautis, lige). Qui est pourvu d'une tige : plante caulescente. Ant. Acaule.

eaulicole [kô] adj. (du lat. coulis, tige, et eolere, habiter). Hist. nat. Qui vit en parasite sur les tiges. N. f. pl. Archit. Tiges qui sortent d'entre les feuilles d’acanthe et s'enroulent en volutes sous le tailloir du chapiteau corinthien.

caulicule [A-ô] n. f. Bot. S’emploie comme synonyme de tigelle.

Caudrette.

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