CAV
Cavallo (Tiberius), physicien italien distingué, né à Naples, m. à Londres (1749-1809). Il inventa le micromètre et l’électromètre.
Cavallotti (Félix), auteur dramatique et homme politique italien, un des chefs du parti radical, auteur à.' Alcibiade, né à Milan, tué en duel à Rome (1842-1898).
Cavalot [lo] n. m. Sorte de fusil de rempart. (Vx.) Ancienne monnaie d'argent.
Cavan, comte d’Irlande (prov. d'Ulster) ; 120.000 h. Capit. Cavan. 3.000 h.
Cavan, comm. des Côtes-du-Nord, arr. et à 11 kil. de Lannion ; 1.480 h.
cavas, ka’was ou ca'was [Aa-ouass] n. m- (ar. kaouâs). Garde, policier ou gendarme, dans les pays du Levant : le cavas du consul.
Cavatine n. f. (ital. cavatina). JJusig. Dans Topéra sérieux ou bouffe italien," air à une seule voix, court, sans reprise, ni seconde partie,
— Éncycl. La cavatine peut comprendre plusieurs mouvements, et parfois même être précédée d'un récitatif. Parmi les plus célèbres morceaux de ce genre, U faut citer les cavatines de Don Juan (Mozart), de Rosine, dans le Barbier de Séville (Rossini), de la Gazza ladra (Rossini), de la Somnambule (Bellini), de Lucie de Lammermoor (Donizetti), d'Eriiani CVerdi), etc. •
cavation [si-onj n. f. Escr. Action de caver. cave adj. (lat. cavus). Creux; joues caves. Anat- Veines caves, les deux grosses veines qui aboutissent dans l’oreillette droite du cœur : on distingue la veine cave supérieure et la veine cave inférieure.
cave n. f. (du lat, cava, de cavus, creux). Lieu souterrain où Ton conserve le vin et d’autres provisions : la température d'une bonne cave doit rester la même toute tannée. Vin que l'on a dans une cave : boire toute sa cave. Cave à liqueurs, petit coffret à compartiments, dans lequel sont rangés des verres et des flacons à liqueur.
Loc. prov.; Aller de la cave au grenier : 1» écrire de travers ; 2» parler de choses très différentes ;
3» tomber d’un excès dans l'excès contraire. On ne peut pas être en même temps à la cave et au grenier, on ne peut s'occuper utilement de plusieurs choses différentes. Ant. Grenier, comble.
— Encycl. Les soupiraux des caves doivent être disposés de telle sorte, que des courants d’air conti- ~
L/avd A liaueurs.
nus, mais presque msen- ^
sibles, puissent s’étahUr à l'intérieur et que le jour y pénètre, sans cependant livrer passage aux rayons directs du soleil. L’orientation au N. est préférable à toute autre. II faut que la température de la cave reste constante toute Tannée (-[- 10» à-f- 12“). Il ne faut jamais conserver à la cave des substances végétales ou animales susceptibles de fermenter (fleurs, légumes, viandes, fromages) ; il faut éviter surtout d'y nourrir de la volaille et des lapins. Fréquemment balayer le sol de la cave, et badigeonner les murs au lait de chaux, pour détruire les moisissures.
cave n. f. (de caver). Enjeu, à la bouillotte et autres jeux ; perdre sa cave.
Cavea [vé-a] n. f. (m. lat.). Dans un amphithéâtre antique, partie formée par les rangées de gradins où s’asseyaient les spectateurs.
Caveant consules ! premiers mots d’une for. mule latine signif. Que les consuls prennent garde ! et qui se complète par ne quid détriment! respublica capiat {afin que la république n'éprouve aucun dommage). Par cette formule, le sénat romain, dans les moments de crise, investissait les consuls d'un pouvoir dictatorial. On l’emploie au figuré ; l'émeute gronde à nos portes : Caveant consules.
caveau [dô] n. m. Petite cave. Souterrain servant de sépulture.
Caveau (le), société bachique et poétique, fondée en 1729 par Crébillon père, Piron, Collé, etc., où Ton s'occupait de petits vers, d'épigrammes et sur tout de chansons. Dispersée en 1739, elle se reconstitua vingt ans plus tard ( 1759) avec Pelletier,
Marmontel, Suard, Créhillon fils , Helvétius ,
Gentil Bernard, etc.; puis, après de nouvelles dispersions, en Ï796 et, sous le nom de Caveau moderne, en 1805, avec Desaugiers pour président. En 1837, le Caveau se reforma définitivement sous son nom primitif.
cave canem [Prends garde au chien), mots que les Latins inscrivaient à l’entrée du vestibule, soit qu’il y eût un chien vivant, soit qu'il y fût seulement représenté par une fresque, une terre cuite, etc.
cavèce n. f. (del’esp. cabeza, tête). Tête, dans l'expression ; cheval cavèce de More, cheval à tête noire.
cavecé, e adj. (de eavèce). Se dit d'un cheval qui .
a la tête d'une autre couleur ’ que le corps ; cheval rouan cavecé de noir.
Caveçon n. m. (ital. cavetzone).^ Demi-cei'cle de fer, que Ton fixe au nez des che- * vaux pour les dompter. Muselière pour les agneaux en sevrage. Fig. Coup de caveçon, mortification qui rabat les prétentions de quelqu'un.
cavée [oé] n. f. (lat. cavea). Fosse, vallée. CVx.) Chemin creux.
Cavelier de la Salle, v. La salle.
Cave canem.
CaveçoDS.