CA.U
CAU
caullfère adj. (du lat. cauUs, tige, et ferre, porter). Bot. Miini d'une tige.
caulinaire [kô-H-tiè-re] adj. (du lat. caulis, tige). Qui provient ou qui dépend de la tige : feuilles cuulinaires.
CaulneS [A-d-nel, ch.-l. de o. (Côtes-du-Nord), arr. et à 22 kil. de l>inan, sur la Rance ; 2.i20 h. Ch. de f. Et. Ardoisières. — Le cant. a 8 coniin. et
Caumartin (Le Fèvre de), famille de magistrats français, dont plusieurs ont rempli des fonctions élevées. Louis-François (1624-1687) fut le conseiller du cardinal de Retz. — Son fils, Louis-Urbain, marquis de Saint Ange, comte de Moret, conseiller d'Etat, né près de Moret, fut le protecteur de Voltaire (1653-1720). — Son frère, Jean-François-Paul. fut évêque de Blois, membre de l'Académie française (1668-1733).
Caunioat, ch.-l. de cant. (Calvados), arr. et à 25 kil. de Bayeux, près de l’Aure naissante ; 1.040 h. Ch. de f. Ardoisières, volailles renommées. — Le cant. a 19 comm. et 8.190 h.
Gaumont, comm. de Vaucluse, arr. et à 12 kil. d'Avignon, près de la Durance ; 1.490 h. Soie, vins, huiles.
Caumout [mon] (Arcisse de), archéologue français, né à Bayeux, m. à Magny (1802-1873). Il contribua à restaurer en France l'étude des monuments du moyen âge. On lui doit l'Abécédaire ou Rudiment d'archéologie, ouvrage resté classique.
CaunOS, comm. de l'Aude, arr. et à 20 kil. de Carcassonne, sur l’Argendouble ; 2.070 h. Ch. de f. Midi. Marbres, fer, plomb argentifère, distilleries.
CaunUS, fils de Miletus et frère de Byblis. Pour se soustraire à la passion que lui inspirait sa sœur, il s'enfuit en Carie et y fonda la ville de son nom. — Ville de 1 ancienne Asie Mineure, en face de l'îlede Rhodes.
Les figues de Caunus étaient renommées dans l'antiquité.
caurale [/cd] n. m. Genre d'oiseaux échassiers, famille des rallidés, renfermant des espèces à large queue, au plumage gris et brun, et qui vivent au bord des eaux, dans l'Amérique du Sud.
Caurcourou.
lieux-dits du
caurcourou [A-Or] n. m. Petit panier profond, dans lequel on fait germer les graines de cacao.
Caures (bois des), bois du dép.
de la Meuse, situés sur les côtes ou hauts de Meuse, au S. E. de Flabas et au N. de Beaumont. Arrêté à la lisière de ce bois depuis la bataille de la Marne de 1914 jusqu'au début de la grande offensive du 21 février 1916 contre Verdun, le kronprinz est parvenu à s'emparer de sa totalité le 22 février, après que le colonel Driant y eut résisté jusqu'à la mort.
Une contre-attaque française ne put pas, le lendemain, enlever le bois des Caures aux Allemands, qui y sont depuis lors demeurés les maîtres jusqu'à la fin du mois d'octobre 1918.
Caurettes (les), nom de deux dép. de la Meuse, situés aux environs de Verdun. L'un, qui fait partie de la forêt communale de Bras, se trouve sur la rive droite de la Meuse, en pleins hauts de Meuse, dans le bois d'Haudromont, aux lisières de l'avance extrême des Allemands à la suite de leurs offensives de 1916. Les secondes Caurettes sont sur la rive gauche de la Meuse, à l'O. de Cumières. l’rises par les Allemands le 24 mai 1916, au cours de leur attaque générale sur les deux rives du fleuve ; reconquises par les soldats du général Guillaumat lors de l'offensive française du 20 août 1917.
cauri, cauris [kô-ri] ou coris [ko-ri] n. m. Petite coquille qui sert de monnaie dans l'Inde et au Sénégal.
Cauriéres [bois des), bois du dép. de la Meuse, situé sur la rive droite de la Meuse, à l'extrémité orientale des côtes ou hauts de Meuse, au N.-E. de Bezonvaux. Conquis par les Allemands le 24 février 1916, au cours de leur première grande offensive, de leur attaque brusquée contre Verdun ; repris par les troupes du général Mangin dès le 15 décembre 1916.
CauS [Ad] (Salomon de), ingénieur français, m. à Paris (vers 1576-1626). On lui doit la découverte des propriétés de la vapeur comme force motrice.
causailler (kô-za, il mil., é] v. n. Parler inconsidérément, à tort et à travers.
causal [Icô-zal], 6 J aux adj. (du lat. causa, cause). Qui annonce un rapport de cause à effet : les mots car, puisque, parce que sont des particules causales.
Causalgie [ko-sal-J(] n. f. (du gr. caxisis, brûlure, etalgos, douleur). Hyperesthésie avec sensation de brulûre qui accompagne parfois les blessures des nerfs.
causalisation [kô-za, si-on] n. f. Action de causaliser.
Causaliser [kâ-za-li-zé] v. n. Remonter des effets aux causes par induction logique, et déduire les effets des causes par déduction logique.
causalité [Avl-za] n. f. Rapport qui unit la cause à son effet. Principe de causalité, principe qui se formule ainsi ; u Tout ce qui commence d'exister a une cause ».
— Encycl. La nature du principe de causalité est un des problèmes fondamentaux de la philosophie. Hume et Stuart Mill l'expliquent par l'habitude et l'association des idées, auxquelles H. Spencer ajoute l'hérédité. Pour Descartes, c'est au contraire une notion innée, et pour Kant un principe à priori, une loi constitutive de l'esprit.
causant [Aû-ranj, e adj. Qui aime à causer. (Vx.) Qui agit comme cause : toutes choses sont causées ou causantes. (Pasc.)
Causatif^ ive [Aû-zn] adj. Syn. de causal. causation [kô-za-si-on] n. f. (du lat. causa, cause). Action de produire un effet.
causati'vcment [kô-za, man] adv. En agissant comme cause ; l'impulsion est causativement distincte du mouvement.
cause [kô-ze] n. f. liât, causa). Principe, ce qui fait que la chose est. Motif, sujet ; agir sans cause. Intérêt, parti : défendre la cause de l'innocence. Procès ; les causes célèbres passionneiit l'opinion
Oue. Mettre en cause, mêier au débat. Mettre e cause, laisser, déclarer en dehors de la discussion. Prendre fait et cause pour guelgu'un, prendre son parti, le défendre. Cause première, au delà de laquelle il n'y en a point d'autre. Cause seconde. qui procède d'une cause supérieure. Cause finale, fin pour laquelie une chose est faite. Et pour cause, pour de bonnes laisons, mais que l'on veut taire. Cause occasionnelle, l'occasion qui fait agir la cause. A cause de loc. prép., en considération de. (La locution à cause que pour parce que est archaïque.) Prov. : Il n’y a pas d’effet sans cause, tout ce qui est a sa raison d’être. Ant. Effet, résultat, conséquence.
Cause, du principe et de l’unité (De la), ouvrage philosophique de Giordano Bruno, publié à Londres en 1584. Le point de départ en est la théoi-ie copernicienne siu- le mouvement de la terre.
cause-finalier [kô-ze, li-é], ère ou causefinaliste n. et adj. Se dit des partisans des causes finales ; le cause-finalier prête à la nature des causes finales gratuites et ridicules,
causer [kô-zé] v. a. Etre cause de : un coup d'éventail causa la prise d'Alger ; causer des ennuis à ses amis.
causer [kô-zé] v. n. (lat. causari]. S'entretenir familièrement : causer d'affaires avec quelqu'un (et non à quelqu'un'). Ellipliq. : causer musique, peinture. Causer de la pluie et du beau temps, de choses peu importantes. Parler inconsidérément ; il ne faut pas trop causer. Substantiv. n. m. Manière de parler : avoir un causer agréable.
causerie [kô-ze-rî] n. f. Conversation familière. Discours sans prétention : le ton de la causerie n'est pas celui de la conférence.
Causeries du lundi, série d'études littéraires, très fouillées, spirituelles et sagaces, érudites et brillantes, d'une admirable souplesse, par Sainte- Beuve (1851-1862). V. Nouveaux lundis.
causette [ko-zè-te] n. f. Fam. Petite causerie ; faire la causette.
causeur, euse [kô-zeur, eu-ze] adj. et n. Qui aime à causer. Qui parle avec esprit, brio. Indiscret, bavard. Ant. Silencieux, taciturne.
causeuse [kd-zeu-zé\ n. f.
Petit canapé pour deux personnes.
Caussade, ch.-i. de c.
(Tai‘n-et-Garonne), arr et à 24 kil.
de Montauban, sur la Lère, affluent de l’Aveyron ; 4.380 h. (Caussadais). Ch. de f. Orl. Chapelleries, grains. Volailles renommées. Phosphates. — Le cant. a 11 comm. et 12.020 h.
causse [Ad-se] n. f. Ane. forme de chausse. N. m. Espèce de mouton sans cornes, à toison très fine, et particulière au département de la Haute-Loire.
causse [Ad-se] n. m. (du lat. calx, chaux). Plateau calcaire bordant les Cévennes au S. -O. : les causses du Gévaudan, du Rouergue, du Tarn, le causse Noir.
caussetière [Ad-se-ti] n. f. Rainure pratiquée dans le plancher de la scène d’un théâtre pour y faire glisser une coulisse.
Caussidière (Marc), homme politique et révolutionnaire français, né à Genève, m. à Paris (1808- 1861). H fut préfet de police au moment de la Révolution de février 1848.
Caussin (Nicolas), jésuite français, confesseur de Louis XIII, né à Troyes (1583-1651). Il conspira avec M'is de La Fayette contre Richelieu, et fut disgracié.
Caussin de Perceval (Jean-Jacques-Aiîtoine), arabisant français, né à Montdidier, m. à Paris (1759-1835). — Son fils, Armand-Pierre, né et m. à Paris (1795-1871), fut aussi un orientaliste de valeur.
causticité [kos-ti] n. f. Caractère de ce qui est corrosif : la causticité des acides. Fig. Esprit mordant : la causticité d'une épigramme.
caustification [Ads-lt, st'-on| n. f. Action de caustifler : la caustification des alcalis.
CaUStifier [kôs-ti-fi-é] v. a. (Sc conj. comme prier.) Rendre caustique ; on caustifie les alcalis au moyen de la chaux.
caustique [Ads-lt-Ae] adj. (du gr. kaustikos, qui brûle). Corrosif : remède caustique. (Substantiv. n. m. ; un caustique.) Fig. Mordant, satirique : Fontenelle avait l'humeur caustique. N. f. Physiq. Caustique par réflexion ou par réfraction, courbe qui enveloppe les rayons lumineux isssus d’un point et réfléchis ou réfractés par une courbe plane.
— Encycl. Chir. Les caustiques sont liquides, en pâte solide ou en pâte molle. Les liquides sont des acides ou une solution de nitrate d'argent, de chlorure de zinc, etc. Ceux qui sont solides sont : l'acide arsénieux, les iodnres de mercure et d’arsenic, la potasse caustique, et surtout le nitrate d'argent, dénommé alors pierre infernale. Les caustiques pâteux sont : la pâte de Vienne, la pâte au chlorure de zinc, etc. On emploie les caustiques pour modifier l’évolution de certaines plaies, pour détruire des tissus pathologiques ou faire cicatriser des ulcérations.
caustiquement [kôs-ti-ke-man] adv. D'une manière caustique.
Causus [A(5-3ms.s'] n. m. (du gr. kausos, chaleur excessive). Maladie fébrile décrite par Hippocrate, et analogue au typhus.
Caut, e [A(3, kô-te] adj. (lat. cautus). Défiant. (Vx.) Cautèle [Ad] n. f. (lat. rautela). Autref., finesse, prudence mêlée de ruse. (Vx.)
cauteleusement (Ad, ze-man, adv. D'une manière cauteleuse.
Causeuse.
cauteleux, euse \kô-te-leù, eu-ze) adj. (de cautèle). Défiant, rusé : esprit cauteleux. (Sc prend eu mauv. part.)
cautemeut [An-te-mim] adv. (de cauti. Avec prudence, ruse. (Vx.)
cautère [Ad, n. m. (gr. kautêrion). Plaie qu'on entretient en suppuration. Agent mécanique ou chimique, qui brûle Iqs chairs, l^rov. : C’est un cautère sur une jambe de bois, un rein è d e ineffi cace, un expédi ent in utile, etc.
— Encycl .
Méd. anc. Le cautère était un exutoire destiné à entretenir une ulcération artificielle, une s upp U ration perman e n te , pour produire une révulsion constante. On plaçait dans une petite ouverture de la peau un pois sec, et on pansait avec une feuille de lierre. Aujourd'hui, on a complètement abandonné l’usage du cautère.
— Chir. On emploie beaucoup, en chirurgie, des instruments appelés cautères, qui sont terminés par un morceau de métal porté au rouge pour brûler cerfaines plaies. Peu à peu, les anciens modèles ont été remplacés par le thermocautère et le galvanocautère. V. ces mots.
Cautères : 1. De platine (thermocautère); 2- A pointe mousse, pour pointes de feu : 3. \ pointe courbée: 4. A pointe conique; 5. Arrondie,
CauteretS, comm. des Hautes-Pyrénées, arr. et à 16 kil. d'Argelès, sur le gave de Cuuterets. Eaux minérales, sulfureuses sodiques, réputées contre les maladies des voies respiratoires, le rhumatisme chronique, les dermatoses, etc. ; 1.420 h. Ch. de f. (Cauterésiens).
cautérisant [kâ-té-ri-zan], e adj. Qui cautérise.
cautérisation [Aô, za-.si-on] n, f. Action de cautériser.
— Encycl. La cautérisation est surtout utile pour détruire des parties morbides, ou arrêter une hémorragie. Pour cautériser, on emploie les caustiques, les cautères, ou simplement la flamme et les rayons solaires. En art vétérinaire, on applique les cautères sur la peau (ce qui s’appelle vulgairement mettre les feux), pour résoudre les lésions internes.
cautériser [Ad, zé] v. a. Brûler avec un caustique, un fer rouge, etc. : cautériser une morsure.
caution [Ad-si-on] n. f. (lat. rautio). Somme qu’on dépose ou qu’on s'engage à payer pour garantir son propre engagement ou celui d’un tiers : tine caution de dix mille francs. Personne qui s’engage ainsi : se porter caution. Caution bourgeoise, suffisante, solvable, comme celle d’un bourgeois connu, qui offre des garanties. (Vx.) Garantie: son honneur est ma caution. Sujet, sujette à caution, sur qui l'on ne peut compter.
— Encycl. Dr. Caution judicatum solvi. C'est la caution qu’on peut obliger un étranger à fournir, lorsque celui-ci intente une action contre un Français devant les tribunaux de France. L'expression caution judicatum solvi signifie littéralement : cniition que ce gui sera jugé sera payé. Le versement de la caution a pour objet d’assurer d’avance l'acquittement des frais et dommages-intérêts que 1 étranger pourrait être condamné à payer. Elle est due en toute matièrè, même commerciale. Sont dispensés toutefois de la fournir: 1» les étrangers autorisés à établir leur domicile en France ; 2“ les sujets des Etats qui, par convention de réciprocité, dispensent les Français établis dans lesdits Etats de fournir la caution ; 3» ceux qui ont consigné une somme suffisante ou possèdent en France des immeubles suffisants pour répondre.
Cautiouuaiire [ko-si-o-nè-re] adj. Qui a rapport à la caution.
cautionnement [kô-si-o-ne-man] n. m. Contrat de garantie donné à un créancier par une tierce personne, qui se rend caution de l'obligation contractée par un débiteur. Somme déposée en garantie par un comptable, un adjudicataire, etc.
— Encycl. Dr. Le cautionnement ne peut exister que sur une obligation valable. Il ne peut excéder ce qui est dû par le débiteur, mais il peut être contracté pour une partie de la dette seulement et sous des conditions moins onéreuses.
Le cautionnement indéfini d’une obligation principale s’étend à tous les accessoires de la dette, même aux frais de la première demande.
Les engagements des cautions passent à leurs héritiers.
On appelle certificateur de caution celui qui garantit en sous-ordre la solvabilité d'une première caution, laquelle est à son égard le débiteur principal.
I.e débiteur obligé à fournir une caution doit en présenter une qui ait la capacité de contracter, qui ait des biens suffisants pour répondre de l’objet de l’obligation, et dont le domicile soit dans le ressort de la cour d'appel oû la caution doit être donnée.
La solvabilité d'une caution ne s'estime qu'eu égard à scs propriétés foncières, excepté en matière de commerce, ou lorsque la dette est modique. Gn n'a point égard aux immeubles litigieux, ou dont I.a discussion deviendrait trop difficile par suite de l’éloignement.
On distingue, outre le cautionnement conventionnel, le cautionnement légal, et le cautionnement judiciaire dont il vient d’être question. Toutes les fois qu'une personne est obligée, par la loi (caution légale), ou par une décision de justice (caution judiciaire), de fournir une caution, la caution offerte doit remplir les conditions prescrites pour les cautions ordinaires.
Celui qui ne peut trouver une caution est admis à donner à la place un gage suffisant.
Liberté provisoire sous caution. La mise en liberté provisoire des individus poursuivis devant les juridictions de répression peut, dans tous les cas oû elle n'est pas de droit, être subordonnée à l’obligation de fournir un cautionnement.
Cautionnement administratif. On nomme ainsi la garantie exigée : 1“ des comptables de deniers publics et de divers agents non comptables, pour ga-
LAR. L'NIV., 2. V. — T. l.
CAU
rantir la sflreté de leur gestion ; 2» des offlciers publics ou ministériels (par ex. les notaires) pour répondre des faits de leur ministère.
Le montant des cautionnements est versé au Trésor avant l'entrée en fonctions.
Les titulaires des cautionnements reçoivent un certificat d'inscription, qui énonce le point de départ des intérêts. Lorsque les fonds des cautionnements n'appartiennent pas aux titulaires d’emplois ou d'offices, il est délivré aux bailleurs de fonds un certificat de privilège de deuxième ordre.
Des cautionnements sont encore exigés des adjudicataires de fournitures et travaux entrepris au compte de l'Etat, des départements, des communes, des établissements publics pour garantir l'exécution des marchés.
cautionner -[kô-si-o-né] v. a. Se rendre caution pour quelqu'un : cautionner un débiteur. Fig. Répondre de : cautionner la probité de quelqu'un.
cauvette [k6-vè-îé\ n. f. Un des noms vulgaires du choucas.
Cauwès (Paul), jurisconsulte et économiste français, né à Paris, m. à Versailles (184-3-1917). Auteur d'un important Cours d'économie politique.
Caux [kfi] (pays de), région de la Normandie (Seine-Inférieure), au N. de la Seine ; c'est un plateau crayeux, coupé de vallées, et tombant en hautes falaises sur la Manche. Elevage (boeufs, moutons). [Hab. Cauchois.]
Caux, comm. de Tllérault, arr. et à 28 kil. de Béziers ; 1.920 h. Ch. de f. M. Vins, tonnellerie.
cavage n. m. Action de mettre des marchandises dans une cave ; frais qui résultent de cotte opération. Loyer d’une cave.
cavagnole n. m. (U. cavagnola). Sorte de jeu de hasard, analogue au jeu de biribi. (Vx.)
Cavaignac [vè-gnak] (Jean-Baptiste), conventionnel français, né à Gourdon (Lot), m. à Paris (1762-1829), commissaire aux armées de la République. — Son fils aîné, Godefroy, né et m. à Paris (1801-
1845), démagogue exalté, mais enthousiaste et sincère, fut un des chefs du parti démocratique sous Charles X et Louis-Philippe. (Sa statue par Rude, au cimetière Montmartre à Paris, est une désœuvrés les plus émouvantes de ce sculpteur.) — Son second fils, Louis-Eugène, général français, né à Paris, m. au château d’Ourne (Sarthe)
[1802-1857], se distingua en ^
Afrique, fut gouverneur de l’Algérie, ministre de la guerre en 1848, réprima sans faiblesse l'insurrection de Juin, fut nommé chef du pouvoir exécutif, mais posa vainement sa candidature à la présidence de la République contre Louis-Napoléon. — Godefroy, fils de Louis-Eugène, né à Paris, m. au chateau d'Oui-ne (Sarthe) [1853-1905], homme politique français, fut plusieurs fois ministre de la marine et de la guerre ; on lui doit un remarquable ouvrage sur la Formation de la Prusse contemporaine.
C availlé-C 0 11 , famille de faeteurs d'orgues français. — Aristide Cavaillé-Coll, né à Montpellier, m. à Paris (1811-1899), a perfectionné la fabrication des orgues et a construit ou réparé beaucoup d'orgues remarquables, en France et à l’étranger.
Godefroy Cavai^oac (lliS3.1905j.
Cavaillon [va. ll mil., on] n. m. Bande de terre d’environ 0”, 40 de large, que laisse la charrue vigneronne sur la ligne des ceps et qu’il faut travailler ensuite à la main.
Cavaillon, ch.-l. de c. de Vaucluse, arr. et à 24 kil. d’Avignon, non loin de la Durance ; 9.950 h. (Cavaillonnais) ; ch. de f. P.-L.-M. — Le cant. a 6 comm. et 15.400 h.
cavaîllonnonso [va, il mil., o-new-ze] n. f. Charrue munie de deux socs, de deux versoirs et d'un buttoir, afin de rejeter la terre des deux côtés, pour déchausser les vignes.
Cavalaire, écart de la comm. de Gassin (Var), sur la baie du même nom ; 356 hab. Station hivernale, bains de mer. Ch. de f. d'Hyères à Saint- Raphaël.
cavalcade n. f. (ital. cavalcata). Promenade à cheval de plusieurs personnes. Réunion de gens à cheval. Défilé pompeux ou grotesque de cavaliers ; les cavalcades du mardi gras.
Cavalcader [dé] v. n. [ie cavalcade). Faire une promenade à cheval et en troupe.
cavalcadour n. et adj. m. (ital. cavalcatore). Se disait d'un écuyer chargé du soin des écuries et des équipages d'un prince. (Cette charge fut supprimée en France en 1830.) Ecuyer cavalcadour, se dit plaisamment du cavalier qui accompagne une dame.
Cavalcanti (Guido), poète italien, ami de Dante, auteur de canzones et sonnets ; né et m. à Florence (vers 122S-I300).
Cavalcasellô (Jean-Baptiste), écrivain et cri¬
tique italien, né à Legnano, m. à Rome (1820-1897^; élabora avec J.-B. Crowe une remarquable Histoire de la peinture en Italie.
caval© n. f. {ital. cavalla). Jument. (S'emploie surtout en poésie.) Pop. Grande femme mal laite.
cavalerie Wî] n. f. (ital. cavalleria). Ensemble de troupes à cheval : Murat fut le premier général de cavalerie de son temps. Ensemble des chevaux d’une entreprise de voitures : la caoalerie de la compagnie des omnibus. Fig. et fam. Cavalerie de Saint- Georges, l'argent anglais (Saint Georges est le patron de l’Angleterre, et cette nation, en guerre, emploie ses finances plus que ses soldats). Cavalerie venant:
Cavalerie venant à droite (cUiro.i).
Cavalerie venant i gauche (clairon).
Cavalerie venant sur le front (clairon).
à droite, à gauche, sur le front, sonneries de clairon pour avertir les fantassins de l'arrivée de la cavalerie à droite, à gauche ou sur le front.
— Encyci,. On distingue trois sortes de cavaleries : la cavalerie légère, comprenant, en France, les chasseurs, les spahis et les hussards, et destinée surtout à l'exploration ; la grosse cavalerie (cuirassiers), destinée à agir par la charge ; enfin, la cavalerie de ligne (dragons), qui peut remplir éventuellement l’un ou l’autre rôle. L’armement de la cavalerie comprend en général le sabre droit ou courbé, la lance, la carabine et lerevolvei', et, pour la défensive, le casque et la cuirasse. En France, chaque corps d’armée compte une brigade de cavalerie, et il existe en outre huit divisions de cavalerie dite indépendante.
Cavalet [U] n. m. Couvercle de la lunette, dans une verrerie.
ca'Valier [H-é], ere n. [Ital. cavaliers). Personne à cheval ; qui monte habituellement à cheval. (V. ÉQUITATION.) N. m. Soldat de cavalerie. Autref., celui qui portait l’épée ; homme du monde. (Vx.) Homme qui accompaçne une dame ou qui, au bal, danse avec elle ; une danseuse et son cavalier. Cavalier servant, homme du monde qui consacre ses soins à une dame. Se dit, d’une façon générale, pour Homme élégant, leste, etc. :
un gentil cavalier, un hardi cavalier. Cavalier seul, partie d'une figure de quadrille où l’homme danse seul. Pièce du jeu des échecs. Papier de grand format. Ouvrage de fortification, placé en arrière des retranchements et les dominant.
Cavaliers de tranchée, massifs en terre et en gabionnages établis aux deux extrémités des branches du té et assez élevés pour permettre de bien voir le chemin couvert et l’intérieur des places d'armes rentrantes des assiégés. Amas de déblais sur les côtés d'une route, d’une voie ferrée. Clou en forme d'U pour fixer les fils de fer.
Cavalière d'échece.
cavalier [li-€], ère adj. En parlant de l'air, des manières, aisé, dégagé : des façons cavalières. Brusque, hautain, trop leste : réponse cavalière. Plan cavalier, perspective cavalière, dessin qui présente les objets sous l'angle visuel d’une personne placée en un point élevé, tel que le cavalier d’une fortification. Boute, allée cavalière, chemin, sentier cavalier . route, chemin, etc., réservé aux cavaliers. A la cavalière loc. adv., en cavalier. (Vx.)
Cavalier [li-é] (Jean), chef camisard, né à Ribaute (Gard), m. à Chelsea (Angleterre) [1680-1740]. Il tint longtemps tête à Montrevel et à Villars. En 1704, il fit la paix avec ce dernier, moyennant une pension et un brevet de colonel. Mal accueilli par Louis XIV, il passa en Angleterre, servit contre la France, et mourut gouverneur de Jersey.
Cavalière (Emilio del), gentilhomme et musicien italien, né à Rome, m. à Florence (vers 1550- 1599) ; un des promoteurs de la Renaissance musicale en Italie. Il s’efforça d'affranchir la musique profane des règles du style religieux.
cavalièrement [man] adv. D’une manière brusque et hautaine ; répondre cavalièrement.
Cavalier! (François-Bonaventure), géomètre italien, né à Milan, ra. à Bologne (1598-1647), ami de Galilée. Il découvrit en géométrie la méthode des indivisibles.
Cavaliers, surnom des partisans de Charles Ier, pendant la révolution d’Angleterre, par opposition aux parlementaires, appelés Tètes rondes.
cavalin, e adj. (du lat. caballus, cheval). Qui a rapport au cheval.
Cavalla ou Kavala^ ville du royaume de Grèce, province de Thrace, au fond du golfe du même nom (mer de l’Archipel), dontl'île de Thasos surveille l’entrée; 29.000 h. Ce port, dont les Bulgares auraient voulu faire leur port sur l’Archipel, leur a été livré en septembre 1916 par des Grecs germanophiles, et un corps d'armée hellénique a alors passé tout entier du côté des Allemands, que favorisait sous main le roi Constantin.
Cavalleria rusticana, drame lyrique en un acte et deux tableaux, de Targioni Tozzetti et Menasci, traduction françaisede P. Milliet.musique de P. Mascagni ; œuvre sombre et réaliste (1890). La scène se passe en Sicile. La coquette Lalo, abandonnant son fiancé Turridu, a épousé le charretier Alflo. Mais, jalouse de Santuzza, qui aime Turridu, elle reconquiert ce dernier. Santuzza révèle tout à Alflo, et Turridu est tué par Alflo dans un duel au couteau.
Cavalli (Francesco Caletti Bruni, dit), compositeur italien, un des créateui's de l’opéra, né à Crema, m. à Venise (1600-1676). Sa musique accuse un véritable sentiment dramatique.