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Inscription en langue celtique (rouilles d’Alésia

se convertit en dextrine et glucose par hydratation ; la cellulose est soluble dans une solution ammoniacale d'oxyde de cuivre (réactif de Schweitzer). L'acide azotique fumant donne, avec la cellulose, des celluloses niti'ées appelées fuhnicotun, coton-poudre, pyroxyle, poudre sans fumée ; les produits peu nitrés sont solubles dans un mélange d'alcool et d'étlier, et constituent le collodion.

cellulosique [sè-lu-lo-zi-ké] adj. Qui est de la nature de la cellulose.

cellulosité [sè-lu-lo-zi-té] n. f. Etat des corps celluleux, qui est propre à la matière organique.

célosie [ïf] n. f. Genre d’amarantacées, renfermant des plantes annuelles dont une espèce est cultivée dans les jardins sous le nom d' amarante crètede-coq ou passe-velours.

célotomie [mt] n. f. (du gr. kèlê, hernie, et tomè, section). Opération de la hernie étranglée. Castration par la ligature des vaisseaux spermatiques.

Cels (Jacques), botaniste français, né à Verailles, m. à Montrouge (174.0-1806). Membre de 'Académie des sciences, il a introduit en Europe quantité de plantes exotiques utile?.

CelSC (saint), martyr, né à Cimiez, près de Nice, m. en 69. Fête le 28 juillet.

Celse (Aldus Cornélius), médecin latin du siècle d'Auguste, auteur d'un célèbre De arte medica. 11 suivait la doctrine d'Hippocrate, et mérita, par la pureté de son style, d'être appelé le Cicéron de la médecine.

Celse, philosophe platonicien, qui vivait à Rome sous les Antonins (n« s. apr. J.-C.), célèbre par scs attaques contre le christianisme. Son livre, le Discours véritable, ne nous est connu que par la réfutation qu'en a faite Origène.

Celsius [wss] (Olof), savant suédois ; il fut le maître de Linné (1670-1756). — Son neveu, André, fut un astronome distingué. Il eut le premier l’idée du thermomètre centigrade (1701-1744).

CelSUS [sMss] (P. Juventius), jurisconsulte romain, né vers 67, m. vers 130. Il jouit d'une grande faveur sous Nerva et sous Trajan. Ses œuvres de jurisprudence sont perdues.

Celt [sél(] n. m. Nom donné, au commencement du XIX® siècle, aux haches de pierre et de bronze trouvées dans les sépultures préhistoriques.

Celtes, peuple de la race indo-européenne, dont les grandes migrations remontent aux temps préhistoriques ; il couvrit d'abord l’Europe centrale, puis fut refoulé en Gaule, en Espagne, dans les îles Britanniques, et absorbé par les Romains. (C’est en Bretagne, dans le pays de Galles et en Irlande, que le type et le langue celtiques se sont le mieux conservés.) S. un Celte. V. Gadle, Gaulois.

Celtes (Conrad Pickel, dit), humaniste allemand, né àWipfelt (Bavière), m. à 'Vienne (1459-1508). Il retrouva la table de Peutinger.

Celtibères, peuple de l’anciennevEspagne appelée Celtihérie (Tarraoonaise), mélange des races celtique et ibérique. (On dit aussi Celtibériens.) — Un Cettibère.

celtique [sèl] adj. Qui concerne les Celtes : les invasions celtiques ont pénétré jusqu'en Asie Mineure. N. m. La langue des Celtes.

— Encycl. Les langues celtiques, qui forment l'un des principaux groupes de la famille indo-européenne, se subdivisent en trois branches ; 1» le celtique continental ou gaulois ; 2» le britannique, comrenant le gallois ou cymrique, le comique et le reton de l'Armorique française ; 3» le gaélique, qui comprend l'écossais, l'irlandais et le manxois.

Celtique, nom donné par les Romains à la partie de la Gaule ancienne, comprise entre la Seine et la Garonne. (On disait aussi Gaule chevelue.)

Celtis [sèKiss] n. m. Nom scientifique du genre micocoulier.

celtisant [sèl-ti-zan], e et celtiste [sèZ-Ms-te] 21. Qui s’applique, à l'étude de la langue et de l'histoire des Celtes.

celtium [om’] n. m. Nouveau métal, de poids atomique 72, découvert par Urbain dans les terres rares.

Celtomane [sèZ] n. Atteint de oeltonianie.

celtomauie [sèZ, m"] n. f. (de celte, et manie). Manie de certains savants, qui voyaient dans le celte l’origine des autres langues de l’Europe, et même de toutes les autres.

celtopllile [sél-fi] n. et adj. (de celte, et du gr. phiios, a.mi). Celui qui a le goût des études celtiques.

celui, celle [sè-Ze], pi. ceux, celles [seû, sè-le] pron. déni, de la troisième personne fiat, ecce ille). Se disent des personnes et des choses. Celui-ci, celle-ci, etc., servent à représenter ce qui est le plus proche. Celui-là, celle-là, etc., servent à représenter ce qui est le plus éloigné.

— Encycl. Gramm. On trouve dans Montesquieu, Racine, Voltaire, etc., des exemples de celui, celle non suivis d’un relatif ou de la préposition de ; mais cela n'est plus toléré aujourd'hui. Il ne faut donc pas dire : cette lettre est celle écrite par vous; le goût d'autrefois et celui dominant, etc.

Celui, celle peuvent être suivis d'un adjectif ou d'un participe dans un seul cas : c’est lorsque cet adjectif ou ce participe font partie d'une incidente après laquelle vient le mot que ou dont : les victoires d'Alexandre et celtes, plus éclatantes encore, que remporta Bonaparte.

De même, malgré une célèbre phrase de Bossuet : « Je suis celui qui suis. « il faut faire accorder le verbe avec celui, qui est de la troisième personne.

cembre [sin-bre] ou Cembro [sin] n. m. Nom vulgaire du pinus cembra. espèce de pin dont les graines sont comestibles comme celles du pin pignon.

cément [man] n. m. (du lat. csementum, biocaille). Charbon en poudre, dont on entoure un corps métallique pour le cémenler. Substance qui recouvre l’ivoire de la racine des dents.

Cémentaition [man-ta-si-on] n. f. Action de cémenter un métal ; la cémentation du fer fournit un acier très dur. Verr. Opération qui consiste à recouvrir une pièce d'un mélange d'ocre et d'oxyde d argent. pour obtenir à basse température un ton jaune.

— Encycl. Métall. La cémentation du fer a pour but de transformer superficiellement en acier de cémentation le métal mis en contact direct avec du

charbon, en le portant à une haute température. L'opération consiste à chauffer dans un creuset rectangulaire ou caisse à cémenter, dans un four spécial, des barres de fer forgé, alternant avec des lits de charbon de bois. Quand la caisse est pleine, on la ferme hermétiquement, et l'on porte la température du creuset au rouge vif pendant une dizaine de jours. On laisse refroidir lentement avant de sortir le fer cémenté. On cémente encore le fer en le plongeant dans de la fonte en fusion ou par des procédés électi'olytiques.

Cémeutatoire [man] adj. Qui sert à la cémentation : poudre cémentatoire.

cémenter \rnan-té] v. a. (de cément). Modifier la composition d un métal, particulièrement du fer, en le combinant avec une substance, généralement du carbone, sous l'action d'une forte chaleur.

Cémenteux^ euse [man-teû, eu-se] adj. Qui a les caractères du cément : matière cémenteuse.

Cémentite n. f. (de cément). Alliage de fer-carbone (Fe®C).

Cempuis, comm. de l'Oise, arr. et à 20 kil. de Beauvais; 620 h. Orphelinat fondé en 1875, et où l'on applique le système de la coéducation des sexes.

Cena. (Giovanni), poète italien, né à Montanaro, m. à Rome (1870-1917), auteur d’œuvres d'une inspi ration ardente et triste.

cénacle n. m. (lat. cenaculum). Salle où Jésus réunit ses disciples pour la cène : la réunion des disciples au cénacle a été magnifiquement représentée par Léonard de Vinci. Fig. Réunion de personnes groupées dans un but commun : cénacle politique, littéraire, etc. Spécialem., cercle de littérateurs et d'artistes réunis, vers 1828, autour de la jeune gloire de V. Hugo, Alfred de Vigny, Jules de Rességuicr, Emile et Antony Deschamps, Sainte- Beuve, David d'Angers, Louis Boulanger, etc.

CCnclirite [san-kri-te] n. f. Petit corps fossile organisé, do forme ronde, présentant l'aspect de grains de millet agglomérés.

Ccnci [pr. it. tchèn'-tehi], famille romaine des temps modernes, aussi célèbre par ses crimes et ses malheurs que par ses richesses. Francesco Cenci, cruel et débauché, fut assassiné à l'instigation de sa fille Beatrix, de sa femme et de son fils Giacoino. Le pape Clément VIll épouvanté par les crimes de cette horrible faillie, livra au bourreau Béatrix, surnommée la Belle parricide, ei son frère Giaoomo, en 1599. La tragique histoire de Béatrix Cenci a inspiré le poète Shelleÿ. Le célèbre portrait attribué au Guide, qui est au palais Barberini (Rome), passe pour être celui de la Cenci. (V. p. 360).

cendal [sin] n. m. Archéol. Nom donné à des tissus de soie de nature très diverse, dont on se servit depuis les Carolingiens jusqu'au xvii' siècle. Pi. eewdaux.

cendraille \san-dra, il mil., e] n. f Débris mélangés à la cendre et provenant de la cuisson de la pierre à chaux.

cendre [sa«-cZre’ n. f. (lat. cinis). Résidu de toute combustion ; les cendres contiennent une forte proportion de potasse, qui les fait utiliser pour le lessivage. Réduire en cendres, lirûlcr complètement. Cendres gravelées, carbonate de potasse obtenu par l'incinération de la lie de vin. Renaître de ses cendres, reprendre une vie nouvelle, comme le pliénix. PI. Restes des morts, par allusion à l’habitude antique de brûler les morts : les cendres de Napoléon furent ramenées triomphalement en France en IBiO. Résidu des rameaux bénits dont le prêtre marque le front des fidèles le mercredi des Cendres, premier jour de carême : recevoir les cendres. Loc. prov. ; Le feu aura laissé de la cendre, il doit subsister des traces. Il faudrait le [la) brûler pour en avoir la cendre, se dit d'une femme, d'un mari parfaits, pour indiquer que l'un et l'autre sont fort rares.

— Encycl. Chim. La production des cendres dans l'incinération des combustibles végétaux est due aux substances minérales qui entrent dans la constitution des plantes. On trouve, dans les cendres, en quantité considérable, de la potasse ; la soude ne se rencontre guère que dans les végétaux marins : les cendres renferment encore des carbonates cl phosphates de chaux et de magnésie, de la silice, surtout dans les cendres de graminées ; enfin, des

oxydes de fer et de manganèse, qui donnent aux cendres leurs colorations.

Les cendres sont employées comme engrais, même lorsqu'elles ont été épuisées par l'eau ; elles portent alors le nom de charrée, et sont utilisées surtout pour les terres argileuses.

cendré, ée Isan] adj. Couleur de cendre : cheveux blond cendre.

cendrée [san-dré] n. f. Ecume de plomb. Petit plomb pour la chasse du menu gibier.

Cendrer \san-dré] v. a. Donner une couleur de cendre à: cendrer un mur. Mêler de cendres.

cendreux, euse [san-dreû, eu-ze] adj. Plein de cendre.

cendrier [san-dri-é] n. m. Partie située au-dessous d'un foyer et où tombe la cendre. V. chaudière. Petit plateau où les fumeurs déposent la cendre de leurs cigares.

cendrier [san-dri-é], ère n. Marchand, marchande de cendres propres à la lessive.

cendrière fsan.] n. f. Un des noms de la tourbe.

cendrillon [san-dri, ZZ mil.] n. f. (rad. cendre). Femme qui se tient au coin du feu. Fam. Servante malpropre.

Cendrillon [san], nom de l'héroine et titre d'un des plus charmants contes de Perrault. Cette jeune fille, maltraitée par sa marâtre, dédaignée par les deux filles de cette dernière et confinée dans la cuisine, épouse le fils d'un roi, grâce à l’appui d'une bonne fée, sa marraine. Cendrillon est l’objet de fréquentes allusions. Sa fameuse pantoufle de valr ou de verre, qu’elle seule peut chausser, est rappelée pour caractériser un pied d'une petitesse extraordinaire.

Cendrillon, titre d'un grand nombre de pièces, de féeries, tirées du conte de Perrault; — opéracomique en trois actes, paroles d’Etienne, musique de Nicole (1810); — Cendrillon ou la Ccrenentola, opéra bouffe en deux actes, paroles de F’erretti, partition délicieuse de Rossini [1816); — opéracomique en quatre actes et six tableaux, paroles de Henri Gain, musique de Massenet (1899).

Ceildrure [san] n. f. Etat d'un acier cendreux, grenu, impropre à prendre le poli et dont la surface est couverte de petits trous imperceptibles.

cène n. f. (lat. cena). Dernier repas de Jésus- Christ avec ses apôtres, la veille de sa passion : c'est pendant la cène que le Christ institua l'eucharistie. Cérémonie commémorative de ce repas, où des princes, des prélats servent les pauvres : la cène se pratique à la cour pontificale le jour du jeudi saint. Communion sous les deux espèces, chez les protestants.

— Encycl. Avant de mourir, raconte le Nouveau Testament, Jésus-Christ voulut, conformément à la loi de Moïse, célébrer le festin pascal avec scs disciples. Il réunit ses apôtres, leur annonça sa mort, l'accomplissement des Ecritures, la trahison de Judas. A la fin du repas, il prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses apôtres en disant :

Cl Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps. >■ Puis il leur donna la coupe en disant ; k Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés. Faites ceci en mémoire de moi ».

Cène (la), grande et magnifique fresque, peinte par Léonard de Vinci, dans le réfectoire du couvent Santa-Maria-delle-Grazie. à Milan ; cette œuvre célèbre, très dégradée, a été restaurée par le peintre Luigi Cavenaghi (1908) (V. p. 360) ; — fresque de Raphaël, au Vatican (Loges); — tableaux de Vasari, de Frantz Porbus le Jeune, de Gérard de Lairesse, au Louvre; — de Dagnan-Bouveret, œuvre puissante et hardie (1896).

Ceuelle '[nè-le] n. f. Baie rouge de l aubépine et du houx.

cénesthésie [nès-té-zL n. f. (du gr. koinos, commun, et aisthésis, sentiment). Ensemble des sensations vagues qui conduisent à la notion de notre propre existence.

cénesthopatllie n. f. (de cénesthésie. et du gr. pathos, souffrance). Troubles de la cénesthésie.

CeiliS [ni] (mont), mont des Alpes (3.170 m.), près duquel on a percé un tunnel de 12 kil.. entre

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