CEN
CÉN
Modanc (France) et Bardonnèche (Italie), et qui fut ouvert en 1871. La erande route de Lyon à Turin passe par le col du Mont-Cenis.
Cénobiarque [bi-ar-ke] n, m. fdu gr. koinos. commun, bios, vie, et arkhâ, commandement). Supérieur d'un monastère de cénobites.
cénobite n. m. (du gr. koinos, commun, et bios, vie). Moine qui vit en communauté, par opposition à V anachorète, qui vit dans la solitude. Personne qui mène une vie austère, ascétique.
— Enoycl. Parmi les premiers chrétiens qui quittèrent le monde pour se vouer à la pénitence, certains vécurent solitaires et séparés les uns des autres, comme saint Paul et saint Antoine: c'étaient les anachorètes. D'autres, les cénobites, se réunirent en commun, sous la direction d'un supérieur. Ce fut saint Paeôme qui, en 370, inauçura la vie cénobitique. Il fut imité par saint Maoaïre et saint Ililarion. Les monastères se multiplièrent en Egy-pte, en Syrie, en Palestine, en Arménie, en Asie Mineure. Avec saint Basile en Orient (iv« s.) et saint Benoît de Nursie en Occident (529), la vie monastique s'organise et met fin au règne des cénobites.
Cénobitique adj. Qui appartient au cénobite : rte cénobitique.
cénobitisme [tis-me] n. m. Etat du cénobite. (Le cénobitisme apparut dans TInde dès le vo siècle avant notre ère.)
cénomanien, enne [nUn, ê-nej adj. se dit de l'étage inférieur du terrain crétacé supérieur ou supracrétacé. N. m. Cet étage lui-même.
Cénomans fman], peuple de la Gaule, qui avait pour capit. Cenomanum (Le Mans).
cénomyce n. m. Nom, aujourd'hui tombé en désuétude, de quelques genres de champignons.
Cenon, comm. de la Gironde, arr. et à 3 kil. de Bordeaux; 3.820 h. Vins, distillerie, fabrication de conserves.
cénotaphe n. m. (du gr. kénos, vide, et taphos, tombeau).
Tombeau élevé à la mémoire d'un mort, mais qui ne contientpas son corps.
— En cyci..
Le cénotaphe est un t O m beau vide. Cet n.sage a existé chez beaucoup de peuples, surtout chez les Grecs. Quand un mort, pensaient-ils, n'avait pas été enseveli régulièrement, il ne pouvait pas traverser le Styx et jouir d'un repos éternel. De là cette coutume d'élever un cénotaphe à ceux dont on n'avait pu retrouver le corps : ils leur assuraient ainsi un asile et ils invitaient solennellement leur mânes à y demeurer. L'usage des cénotaphes s'est transmis : tels le mausolée d'Auguste au champ de Mars (Rome) ; de Gustave-Adolphe, sur le champ de bataille de Lutzen ; de La Pérouse, sur le rocher de 1 ile de Vanikoro ; du général Moreau, près de Dresde ; des soldats alliés, morts pendant la Grande Guerre, St qui figura près de TArc de triomphe de l'Etoile, à Paris, le 14 juillet 1919, jour de l'entrée triomphale des troupes victorieuses dans la capitale.
cénoté n. m. (du gr. kénos, vide). Se dit d entonnoirs naturels, analogues aux avens des causses de la Lozère, et qui sont forés dans les roo-hes calcaires du Yucatan : V extrémité inférieure des cénotés aboutit à des cours d’eau souterrains.
cens [sanss] n. m. (lat. census). Dénombrement des citoyens tous les cinq ans, chez les Romains:' le cens était effectué par les censeurs. Au moyen âge, redevance payée par des roturiers à leur seigneur. Quotité d'impositions nécessaires pour être électeur en certains pays : le cens électoral.
CenSRl [san] n. m. Comm. Courtier ou agent de change, dans les pays du Levant. Féod. Cens.
Cense [saji-se] n. f. Ferme ou métairie. Féod. Terre donnée à condition de payer le cens.
censé, e [sanl adj. (du lat. censere, juger). Considéré comme : nul n'est censé ignorer la loi.
censément [san-sé-man] adv. (de censé). Pop. Par supposition : être censément le maître.
CenseUX* [san] n. m. (lat. censor). Ancien magistrat de Rome. Par ext. Homme sévère, qui reprend, qui contrôle, qui censure les actions d'autrui :
Il n*e8t pas bon de vivre on sévère censeur :
On pagne les esprits par beaucoup de douceur. (MoniÈnel.
Critique, personne qui juge des oeuvres littéraires ou artistiques ‘.censeur équitable, éclairé, pointilleux.
l\ien n’ést plus faiig&ut qu’un étsrael censeur.
Personne préposée par le gouvernement à Texamen des pièces de théâtre, des chansons, etc. Surveillant des études, dans un lycée.
— Encycl. Antiq. A Rome, la fonction des censeurs consistait à faire le recensement ou ce7i$ des citoyens, à imposer leurs propriétés, à sui'veiller les moeurs publiques, et à recruter le sénat. Ils avaient le droit de noter d'infamie les citoyens dépravés ou malhonnêt-es. Cette magistrature disparut sous Auguste.
— Dr. commerc. Auprès des sociétés anonymes se ti*ouvent des comités de censure, ordinairement composés de trois membres, que l'on nomme censeurs ou commissaires. Ils sont nommés par rassemblée générale annuelle ou, au besoin, par une ordonnance du president du tribunal de commerce. Ils exercent leur mission de contrôle et de surveillance en faisant à l’assemblée générale annuelle un rapport sur la situation de la société, sur le bilan et sur les comptes présentés par les administrateurs.
censier |Sa?i-si-e], ère adj. et n, A qui le cens était dù : seigneur censier. Qui percevait le cens. Qui payait le cens : fermier censier.
censitaire [san-si-ïé-re] n. m. Celui qui devait le cens à un seigneur. Qui paye le cens nécessaire pour être élu ou électeur : la Révolution de 1848 a supprimé en France les censitaires. Adjoctiv. : électeur censitaire.
censive [san] n. f. Sous le régime féodal, tenure concédée moyennant le payement d’une redevaiice (cen.'c), et qui était noble du côté du concédant, roturière du côté du concessionnaire. Etendue de
terres dépendant d'un fief et devant lui payer le cens. V. FÉODALITÉ.
Censivement man] adv. Dr. féod. Avec charge de cens : tenir une ten'e censivement.
censorat n. m. Exercice do la
censure ; temps pendant lequel le censeur exerce ses fonctions.
censorialj O, aux adj. Relatif à la censure : loi censoriale.
CensorinUS [sm, nM.ss], grammairien et chronologiste romain du iii' siècle.
Censuol, ello [san-su-èl, é-le] adj. Qui a rapport au cens : rente ccnsuelle.
CÔUSUelleineilt [san-su-è-le-man] adv. Avec le caractère censuel : saisir censuellement un héritage.
Censurable [sa»i] adj. Qui mérite la censure: conduite censurable. Ant. Louable.
Censuro [san] n. f. (lat. censura). Fonction de censeur : la censure de Caton fut d'une exceptionnelle sévérité. Critique d'un ouvrage. Blâme : s'exposer à la censure du public. Jugement ecclésiastique qui prononce un blâme sévère. Peine disciplinaire prononcée à l'égard d'officiers ministériels ou de magistrats, et aussi de membres d'une assemblée politique. Examen préalable des écrits, journaux, pièces de théâtre par des agents de TEtat commis à cet effet, et qui est suivi de l'autorisation ou du refus de publier ou de représenter ; comité des personnes chargées de oet examen.
— Encycl. Littér. La censure des écrits fut exercée d'abord par les conciles, puis par l'Université et par le pouvoir royal. En 1629, le chancelier fut chargé de nommer des personnes de son choix pour l'examen des livres ; ce fut l’origine des censeurs royaux. En 1789, la Constituante supprima la censure sur les écrits. Dès lors, elle fut alternativement rétablie et supprimée. La censure des journaux n'est plus exercée depuis 1830, et la censure des dessins et estampes depuis 18S0. La censure des écrits fut rétablie pendant la Grande Guerre, pour raisons de sûreté nationale.
La censure théâtrale fut établie en France au xve siècle. Régulièrement organisée en 1706, suppi’imée en 1791, elle fut de nouveau rétablie et supprimée à diverses reprises. Son dernier rétablissement date du 2 février 1874, et elle a été supprimée une fois encore en 1906.
censurer [san-su-rJ] v. a. Blâmer vivement : Molière a censuré tous les ridicules de son temps. Critiquer. Infliger la censure. Ant. Approuver.
cent., abrév. de centime, centième.
cent [sim] adj. num. (lat. centum). Dix fois dix. — Cent prend un s quand il est précédé d’un adjectif de nombre qui le multiplie: trois cents hommes. II reste invariable : l» s'il est suivi d'un autre adjectil de nombre : quatre cent huit hommes ; 2» quand il est employé pour centième : l'an neuf cent, page cinq cent [pour Tan neuf centième, la page cinq centième). N. m. ; trois cents d'œufs; un cent de piquet. Pour cent, pour une somme de cent francs : prêter à cinq pour cent ; acheter du trois pour cent.
Cent ans [guerre de), entre la France et l'Angleterre, de 1337 à 1453. Cette guerre désastreuse fut amenée surtout par la rivalité de Philippe de 'Valois et d'Edouard III d'Angleterre, qui (à la mort de Cliarles IV, dernier Capétien direct, mort sans héritier) prétendait avoir des droits sur la couronne de France, parce qu'il était fils d'Elisabeth, fille de Philippe le Bel. l’hilippe de Valois l'emporta et fut proclamé l'oi de France sous le nom de Philippe 'VI. Sous son règne, les Français sont battus à la bataille de L’Ecluse, puis à Crécy (1346) et perdent Calais (1347). — Sous Jean le Bon, le prince Noir triomphe à Poitiers (1356), et la France, dévastée par la Jacquerie, affaiblie par les discordes parisiennes (Etienne Marcel), est obligée de signer le désastreux traité de Brétigny (1360). — Sous Charles V, la sage administration du roi aussi bien que la bravoure et Thabileté militaire de Du Guesclin rclevèi-ent la France, et les Anglais, en 1380, n'y possèdent plus que cinq villes.— Sous Charles 'VI, les émeutes pai-isiennes et la guerre civile {Maillotins, Cabochiens, Bourguignons et Armagnacs) et la folie du roi favorisent de nouveau les progrès des Anglais, qui gagnent la bataille d'Azincourt (1415) et imposent, avec la complicité d'Isabeau de Bavière, le honteux traité de Troyes (1420). — Sous Charles Vil, Jeanne d'Arc réveille le patriotisme français ; Théroine délivre Orléans, fait sacrer le roi à Reims, mais est prise à Compïègne, et brûlée à Rouen (1431). — Cependant, l’impulsion est donnée, et grâce aux efforts de Richemont, de Xaintrailles, des frères Bureau, etc., les Anglais, battus à Formigny (1450) et à Castillon (1453), sont chassés du royaume, sauf de Calais, qu'ils conservent jusqu’en 1558. La royauté française, grâce à Charles VU, sortit fortifiée de la guerre de Cent ans, et le patriotisme national piit véritablement naissance au milieu des revers.
cent [pr. angl. sèn't’] n, m. Monnaie des Etats-Unis, valant le centième d'un dollar, soit un peu plus de 0 fr. 05. (Ija pièce de 20 cents vaut donc un peu plus de 1 franc. )
Cent Nouvelles nouvelles (les), contes imités des conteurs italiens, attribués à Louis XI, mais composés eu réalité par Antoine de La Salle.
centaine fsan-iéne] n. f. Groupe de cent unités. Un grand nombre: par cent aines. Brin de fil ou desoie, qui lie ensemble tous les fils d'un écheveau.
centarque [santar-ke'i n. m. (du lat.
centum, et du gr. arklu-, commandement).
Commandant de cent hommes, dans la milice byzantine.
centaure [.Sim-tô-re] n. m. (gr. kentauros). Etre fabuleux, moitié homme, moitié cheval. Par plaisant., très bon cavalier. N. m. pi. Race d bommes
sauvages vivant, suivant la Fable, entre le Pélion et 1 Ossa, en Thessalie. Les poètes en ont fait des monstres fabuleux, moitié hommes, moitié chevaux et Zeuxis a figuré des centauresses. Ils vinrent troubler les noces de Piritboüs, roi des Lapithes ; un furieux combat s engagea, et les centaures furent exterminés par les Lapithes, aidés de Thésée et d Hercule. Le combat des Centaures et des Lapithes a été un sujet familier à Tart antique (frise du Theseion, du Parthénon, fronton d'OIympie, etc.).
Centaure (le), constellation australe, située au-dessous de la Vierge.
centaurée [san-td-re] n. f. Genre de composées vivaces ou annuelles, très répandues : la centaurée i commune est tonique et fébrifuge. Petite centaurée. Syn. de erythrée.
— Encycl. Les eentaurées sont vivaces ou annuelles. L’espèce la plus connue est la centaurée bleuet, vulgairement bleuet ou hluet, qui croît dans les céréales, et qui est même cultivée en horticulture. La centaurée jacée croît dans les bois, et sa racine est astringente. La centaurée officinale ou grande centaurée a une racine amère, très employée comme apéritif et vulnérairé.
centauresse [san-tâ-rèse] n. f. Femelle de centaure.
centauromachie [santô, chî] n. f. (de centaure, et du gr. mâché, combat). Combat Centaurée jacée : a, fleur, des centaures et des Lapithes.
centenaire [san-te-nè-re] adj. et n. Qui a vécu cent ans. Qui a cent ans : Chevreul mourut centenaire. N. m. Anniversaire d'un événement mémomorable, qui revient de cent ans en cent ans : le centenaire de la Révolution française a été célébré avec éclat.
centenier [san-te-m-é] n. m. Dans l'antiquité romaine et au moyen âge, chef d’une troupe de cent hommes.
Centenier de CapharnaUm (le), peraonnage dont parle l'Evangile, qui demanda au Christ de guérir son serviteur paralytique. Jésus, admirant sa foi, exauça sa prière. Cet épisode a inspiré plusieurs , peintres, notamment P. Véronèse. (V. p. 429), Subleyras, etc.
centennal [san-tèn-naV] e, aux adj. Qui se fait ou qui revient tous les cent ans.
centésimal, e, aux r.san-té-zi] adj. Qui est divisé en cent parties : l'échelle normale du thermomètre est centésimale. Qui se rapporte à chacune des divisions d’une échelle coupée en cent parties égales :. degrés centésimaux.
centesimo [sin-té] adv. (m. lat.).Centièmement. cent-gardes [san] n. m. pl. Garde particulière de l'empereur Napoléon III.
N. m. Soldat de cette troupe. S. un centgarde.
centi [san]
(du lat. centum, cent), préfixe indiquant la division d’une grandeur par 100 (abréviation c) : centimètre, centigramme, etc.
centiare
[san] n . m .
Centième partie de l’are (abréviation :
ca) : le centiare est le
seul sous-multiple de l'are ; il vaut 1 mètre carré.
centibar n. m. Unité de mesure de pression atmosphérique, qui est la centième partie du bar. (abrév. c6] : le centibar vaut 10.000 dynes.
centième [san-tï] adj. ord. de cent. Qui occupe une place, un rang marqué par le numéro cent. N. m.
La centième partie'. N. f. Centième représentation d'un ouvrage dramatique : fêter la centième d'une pièce.
centièmement [san, man] adv. En centième lieu.
centigrade [san] adj. (du préf. centi, et du lat. gradus, degré). Divisé en 100 degrés : thermomètre centigrade. Géom. Centième partie du grade )abrév. cgr).
centigramme [san, gra-me] n. m. Centième partie du gramme (abrév. cg).
centilitre [san] a. m. Centième pai'tie du litre (abrév. cl).
centimane [san] adj. (du lat. centum, cent, et manus, main). Mythol. Qui a cent mains, cent bras, centime tsan] n. m. Centième partie du franc.
— Encycl. Fin. Centime le franc. Pour les trois impôts de répartition (impôt foncier des propriétés non bâties, contribution des portes et fenêtres contribution mobilière), la loi fixe la part de chaque département, le département la part de chaque arrondissement, l'arrondissement la part de chaque commune, les répartiteurs communaux la part de chaque contribuable, d'après le montant de la valeur imposable qui lui est attribuée. Soit un principal de 100.000 francs pour la commune à répartir sur 1 million de valeur imposable (revenu cadastral s'il s'agit de l'impôt foncier, loyer matriciel s'il s'agit de la contribution mobilière) : la proportion sera de 10 centimes. Cette proportion constituera ce que Ton appelle le centime le franc en principal ; si le centime le franc en principal est de 10 centimes et qu'ii y ait 50 centimes additionnels de toute nature, le centime le franc total sera de 0 fr. 15 pour 100.
Les centimes additionnels constituent un supplément d'impôt d'un centime par franc ajouté au principal des contributions pour subvenir à certaines dépenses spéciales. Indépendamment du montant du