‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 406 sur 1225 · h. ; le cant. a 15 comm · texte numérisé non relu

h. ; le cant. a 15 comm

et 11.500 h.

cereus rsé-rê-uss] n. m.

Bot. Nom scientifique des cierges.

céreux, euse [ret'i, eu-ze] adj. Se dit d'un oxyde de cérium.

cerf \sèr ou sèrf] n. m.

(lat. cervus). Genre de mammifères ruminants, à tête garnie de prolongements osseux et ramifiés (bois) et dont la Armes de Céret. chair est très estimée : ta

biche est la femelle du cerf. Fig. et fam. Peraonne qui court très vite. Caractère lâche.

— Encycl. Zool. Il existe un grand nombre de sous-genres et d’espèces de cerfs établis sur la forme des bois. Le cerf commun habite tout l’ancien monde. L’Amérique possède le wapiti, le cariacou, etc. En Asie, vivent les rusa, cerf de David, cervule, etc. On connaît un grand nombre d'espèces fossiles.

— Yéner. De toutes les chasses, celle du cerf est la plus importante par les connaissances cynégéti-

Sonneries de trompe indiquant l’â^e du cerf,

(V. ROYALE, JBUNEMENT.)

ques qu'elle exige. On chasse le cerf à courre, à l’affût, au fusil, aux traques ou battues et aux pièges.

Avant de chasser le cerf à courre, il est d’usage de le détourner, c’est-à-dire, de le trouver dans son gîte. Cette manœuvre est la plus difficile et la plus pénible. I.e veneur doit, en effet, découi'rir l’enceinte où

gîte la bête par l’examen attentif des foulées, des fumées, des abattures, afin de déterminer la taille, le sexe et l’âge approximatif de l’animal. La meute poursuit ensuite le cerf, qui, malgré toutes ses ruses, ne tarde pas à être aux abois. Un veneur le sert, c'est-à-dire le tue, d’un coup de cai-abine. Puis on procède à la curée, et le maître d’équipage fait lee honneurs du pied (c’està-dire offre le pied droit de devant de la bête abattue à Tun de ses invités). Les différentes phases de la chasse (lancer, débûcher, le cerf à l’eau, hallali, curée, honneurs) des sonneries de trompe.

Le bois du cerf s'augmente andouiller, et c’est le nombre de ces andouillers qui sert à déterminer l’âge de la bête, à laquelle ou donne, suivant le cas, les noms de daguet, dix cors, grand cerf, grand vieux cerf, etc.

Cerfs (Combat de), tableau de Courbet (Louvre, 1861). Magistralement peint, il représente deux cerfs qui se battent furieusement, tandis qu’un troisième brame au bord d’un étang (v. p. 430).

cerfeuil [sèr-feu, l mil.] n. m. (lat. cærefolium). Genre d'ombellifère annuelle, dont les feuilles sont employées comme condiment, ou prescrites parfois comme diurétique.

cerf-volant [sèr-vo-lan] n. m. Nom vulgaire d’un gros coléoptère à pinces très développées, le lucane. Jouet d’enfant consistant en un polygone, en un cœur, etc., composé de baguettes légères, recouvertes de papier , que l'on fait voler : c'est au moyen d'un cerf-volant que Franklin reconnut la vraie nature de la foudre. Pl. des cerfsvolants.

— Enxycl. Ce jouet, perfectionné, sert à élever dans les hautes régions des appareils météorologiques enregistreurs, à porter une amarre d’un navire à la terre, etc.

cérianthe n .

m. Zool. Genre de polypes charnus, fixés dans le sable par leur extrémité inférieure amincie, et dont l'espèce type habite la Méditerranée.

cérldes n. m.

pl. Nom des corps simples, de la famille du cérium.

cérifère adj.

(du lat. cera, cire, et ferre, porter). Qui produit de la cire ; plante, insecte cérifère.

cérificateur

n. m. (du lat. cera, cire, ei faeere feSi'e).

Apic. Appareil permettant de recueillir la cire pure des débris des rayons.

cérifieatiOU [sZ-on] n. f. (de cérificateur). Phénomène par lequel les cellules d'un végétal s’incrustent de cire.

eérigère adj.

(du lat. cera, cire, et gerere, porter).

Hîst. nat. Qui porte une membrane particulièi'e appelée cire.

Cerignola v,

du royaume d’Ita- Oérificaieur.

lie ( Apulie) , près

de laquelle, en 1503, Gonzague de Cordoue défit les Français ; 24.000 h.

CérigO, une des îles Ioniennes, au S. de la Morée ; à la Grèce : 15.000 h. ; ch.-l. Capsoli. Vignes, oliviers, coton, pâturages. C’est l'antique Cythère.

Cérilly [ll. mil.], ch.-l. de c. (Allier), aiT. et à 40 kil. de Montluçon, sur la Marmande, affl. du Cher ; 2.900 h. Coutellerie. — Le cant. a 12 comm. et 13.000 h.

cèrine n. f. (du lat. cera, cire). Un des principes Immédiats de la cire des abeilles.

Cérintlie, hérésiarque et gnostique juif du l'r siècle, un des adversaires de saint Pasl.

cérintllienL [ti-in] n. m. Membre de la secte fondée par l'hérésiarque Cérinfhc.

cérique adj. Qui a rapport au cérium, qui appartient à ce métal: minerai cérique ; alliages cériques.

cerisaie [zè] n. f. Lieu planté de cerisiers.

cerise [n’-ze] n. f. (lat. cerasus). Fruit du cerisier. Fig. et fam. Panier de cerises, ensemble d’objets également séduisants. (Cette locution est due à M“« de Sévigné, qui disait des fables de La Fon-

Cerfs-volanls : I et 2. Français; 3* Japonais.

Cerf.

sont signalées par chaque année d’un

Cerfeuil ; a, fleur ; b, graine.

CER

CÊR

tainc- « C'est un panier de cerises ; on veut choisir les plus belles, elle panier reste vide. Petite ckcroissancc rouge, sur les plaies de la sole du cheval. Adiectiv Qui est de la couleur de la cerise : des n/énn.s cerise. Koune cerise, couleur claire et vive, eue prend un corps suffisamment chaufife. Substanfiv. n. m Couleur de la cerise: le cerise est une couleur

Encycl. Econ. dom. Confiture de cerises. Mettre dans une bassine 5 kilogr. de cerises, auxquelles on a ôté queues et noyaux, ajouter le jus de 500 gr. de OTOseilles. de 500 gr. de framboises et 4 kilogr. de sucre ; faire bouillir, écumer. remettre à bouillir 1 heure en remuant constamment. 'Verser dans un vase de terre vernissé, laisser étuver 24 heures et couvrir. , „ ,

Cerises à l'eau-dc-vie. Choisir des fruits peu mûrs, en couper la queue à moitié, les mettre dans de bonne eau -de-vie, remplir le bocal jusque près du bord. (On a placé dans un petit sachet quelques aromates ; girofle, cannelle, etc., et l'on met ce sac avec les cerises.) Boucher hermétiquement dun bouchon et d'une feuille de parchemin ficelée autour du goulot.

Mettre en lieu sec et laisser macérer un mois.

Au bout de ce temps, ajouter 250 grammes de sucre en poudre par litre de jus, boucher de nouveau. On peut consommer après quelques semaines.

Conservation des cerises. Choisir des fruits ni trop mûrs ni meurtris, leur couper la queue près de la chair et les placer dans des flacons que l'on bouche soigneusement. Disposer ces flacons le goulot en l’air, dans un vase pouvant aller sur le feu. On verse de l’eau dans ce vase, et l’on chauffe jusqu'à ébullition. Après i-efroidissement, on retire les flacons et on recouvre de cire les bouchons afin d’empôcher toute rentrée d'air. Ainsi préparées, les cerises conservent leur saveur primitive pour de longs mois.

Cerisette [zè-te] n. f. Cerise séchée. Noni vulgaire de la morelle faux piment. Boisson rafraîchissante, à base de cerises.

cerisier [zi-e'] n. m. Genre de rosacées, voisin du genre prunier, tribu des amygdalées, produisant la cerise : te cerisier paraît originaire d'Asie Mineure.

Cerisiers [zi-e'], ch.-l. de c. (Yonne), arr. et à 24 kil. de Joigny, sur un affluent de la Vanne ; 1.080 h. Toiles. — Le cant. a 9 comm. et 4.300 h.

CériSOleS, village d ltalie (Piémont) ; 480 hab. En 1544, les Français, commandés par le comte d'Enghicn, y défirent les Espagnols et les Impériaux.

Cerisy-la-Forêt, comm. de la Manche, arr. et à 14 kil. de Saint-LÔ ; 1.480 h.

Cerisy-la-Salle, ch.-l. de c. (Manche), arr. et à 14 kil. de Coutances, sur la Soulle, tributaire de la Manche ; 1.340 h. — Le cant. a 11 comm. et 8.430 h.

Cèrite n. f. silicate hydraté naturel de cérium : la cérite est infusible au chalumeau. (On dit aussi

CÉRÉTITE.)

cérithe n. m. Genre de mollusques, renfermant des animaux marins, à longue coquille turriculée.

cérium [ri-om'] n. m. Métal de densité 6, 8 à 0», que l'on trouve dans un certain nombre de minerais, tels que la cérite, l’ortite, et dont l'oxyde, niélangé à ceux de thorium, yttrium, etc., sert à la fabrication des manchons à incandescence.

Cerizay [zè], ch.-l. de c. (Dcux-Sèvres),arr. et à 14kil.de Bressuire. près de la Sèvre Nantaise ; 1.920 h. Ch. de f. Et. Granit. — Le cant. a 13 comm. et 14.100 h.

Cerises : a,

b, courtes-

cermoise [sèr-moi-ze] n. f. Variété de tulipe bigarrée.

Cerna, Cserna, Tcherna ou Tzerna,

rivière de Serbie-Croatie-Slavonie, en Macédoine, affluent droit du Vardar. Née dans la Karadjitsa- Planina, la Cerna (le Kara-sou des Turcs, la n Rivière noire ») décrit une grande boucle autour de la Seltsa-Planina, ai ant d'aller se jeter dans le Vardar en av.al du confluent de la Bregalnitza et en amont des défilés de Démir-Kapou (la Porle-de-Fer). 186 kil. de cours dans une vallée profondément encaissée, en plein cœur de la péninsule balkanique.

Au cours de la Grande Guerre, de nombreuses opérations militaires ont eu lieu sur les bords de la Cerna, qui faisait partie du « front de Macédoine >■, en avant du grand camp retranché de Salonique, La section historique de l'état-major de l'armée a donné le nom de cette rivière à trois batailles successives. Celle de la Cerna-Monastir, à laquelle prirent part les Français, les Serbes et les Russes, puis les Italiens, en octobre-novembre 1916, au cours de la « manœuvre de Monastir », se termina par la prise de cette ville serbe sur les Bulgares. Un peu plus tard, la bataille de la Bouel* de la Cerna vit progi'csser de concert Français, Italiens, Russes et Serbes au cours de 1’ « offensive d'ensemble » de mai 1917. Après le rappel du général Sarrail, un autre combat fut encore livré, sous la haute direction du général Franchet d'Esperey. sur les bords de la Cerna. Il eut lieu les 19-20 septembre 1918, au cours de cette bataille de Monastir-Doiran, qui est une des principales opérations par lesquelles, dans la seconde moitié de septembre 1918, fut rompu le front ennèmi de Macédoine.

Cernavoda, v. de Roumanie, en Dobroudja, sur le Danube : 15.000 h. Pont sur le fleuve, faisant communiquer le reste de la Roumanie, par voie fen-ée, avec le port de Constantsa. l’ris par Mackensen, avec une armée germano-bulgare, le 25 novembre 1916.

Cernay [sér-né], v. d’Alsace, ch.-l. de c. du Haut-Rhin, arr, de Thann, sur la Thur, affl. de l'Ill ; 4.800 h.

Cernay-la-'Ville, comm. de Seine-et-Oise, arr. et à 12 kil. de Rambouillet ; 760 h. Environs très pittoresques. Ruines de l'abbaye des Vaux-de- Cernay fondée en 1118.

cerne \sèr-ne] n. ra. (du lat. circinus, compas, cercle). Cercle. CVx.) Cercle bleuâtre autour des yeux d’une personne fatiguée. Cercle livide autour d'une plaie, d'une contusion, etc. Couche concentrique qui chaque année se forme d.ans le bois d'un arbre par une nouvelle couche d'aubier qui devient ligneuse : le nombre de cernes sert à reconnaître l'âge d'un arbre. Cercle de vapeurs autour de la lune.

cerné, e [sèr] adj. Entouré. Veux cernés, entourés d'un cercle bleuâtre.

cerné n. m. Céram. Petite cloison affirmant les lignes du décor et destinée à empêcher que les émaux ne se mélangent entre eux.

cerneau [sèr-nô] n. m. Chair des noix vertes. Vin de cerneaux, bon à boire à l’époque des noix vertes.

Cernement [sèr-ne-man] n. m. Action d'entourer. (Peu us.) Arbor. Action de cerner l'écorce.

cerner [sèr-n{] v. a. (de cerne). Faire une incision autour de : cerner un arbre. Préparer des cerneaux : cerner des noix. Entourer d'un cercle livide ou bleuâtre : la fatigue cerne les yeux. Investir pour empêcher qu’on ne sorte, qu’on ne parte : César cerna Vercingétorix dans Alésia. Fig. Circonvenir ; cerner quelquun.

Cernoir [sér] n. m. Sorte de serpette. Ancien couteau à ouvrir les noix ou cerneaux.

CernunnOS, ancienne divinité gauloise, représentée sur les monuments avec des cornes.

cernure [sèr] n. f. Etat des yeux cernés. Cercle bleuâtre qui e n toure les yeux fatigués.

Cernus chi

[sér-nus-ki] (Henri), homme politique et économiste italien, né à Milan, m. à Menton (1821-1896).

Il légua, en mourant, à la Ville de Paris, une superbe collection d’objets d’art japonais et chinois, réunis dans son hôtel de l'avenue 'V'élasquez, devenu depuis le musée Cemuscài.

cérocome n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, renfermant des formes élégantes veloutées, bleues ou vertes, habitant les régions chaudes et tempérées de l'ancien monde.

cérographie [fî] n. f. (du gr. héros, cire, et graphein, écrire). Gravure à l’encaustique.

céroïde adj. (du gr. héros, cire, et eidos, aspect). Qui a l'apparence de la cire.

céroléine n. f. (du lat. cera, cire, et oleuni, huile). Nom de l’une des trois substances qui constituent la cire des abeilles.

eéromel [7nèl] n. m. (du gr. Icét’os, cire, et meli, miel). Mélange de cire vierge et de miel, dont on composait autrefois des emplâtres.

Gérons, comm. de la Gironde, arr. et à 28 kil. de Bordeaux, sur la Garonne ; 1.430 h. (Céronais). Ch. de f. Midi. Pierre à bâtir. Vins blancs estimés.

CéroplaStique [plas-ti-ke] n. f. (du gr. héros, cire, et plaslès, qui façonne). L’art de modeler en cire : la céroplastique était connue des anciens.

cérosie [zt] n. f. (du gr. héros, cire). Matière cireuse ; cire de la canne à sucre.

Cérotique adj. (du gr. héros, cire). Se dit d’un acide retiré de la cire d'abeilles.

céroxyle n. m. Genre de grands palmiers des Andes du Pérou, qui atteignent 60 mètres de hauteur et qui sécrètent une cire abondante [cera de palma, céroxyline).

Cerqu© [sèr-Zee] n. m. (du gr. herhos, queue). Appendice pair, dépendant de l'abdomen des insectes orthoptères.

Cérquemanage [sèr-âe] n. m. Bornage, établissement ou recherche de bornes. (Vx.)

CerqUemaneUT [sèr-hé\ n. m. Expert chargé des bornages. (Vx.)

CerqUOZZi (Michel-Ange), peintre de batailles et graveur italien, né à Rome, artiste plein do mouvement et de gaieté dans les batailles et les scènes populaires (1602-1660).

eerro n. m. (mot esp.) Colline, mamelon. (Mot usité en géogr.)

Cerro de Paseo, v. du Pérou (prov. de Pasco) ; 14.000 h. Centre minier.

certain, e \sèr-tin, è-ne] adj. (lat. certus). Indubitable, vrai : fait certain. Qui n’a aucun doute : tétnoin certain de ce qu'il a vu. Sûr, assuré : gage certain. Déterminé : se réunir à certaines heures. Un, quelque (s’appliquant à des personnes ou des choses incomplètement désignées) : certain auteur ; femme d'un certain âge; de quelque prix : vin d'une certaine renommée. S’emploie aussi avec une nuance de mépris : certaine presse. Impersonnellera. Il est certain que, on ne peut douter que. N. m. Chose certaine : préférer le certain à l'incertain. Ant. Incertain, douteux.

certainement [sèr-té-tie-man] adv. Assurément, indubitablement.

certeau [sèr-tô\ n. m. Variété de poire d’été, au goût musqué. •

certes [sér-fe] adv. Certainement, assurément, certificat [sér, ha] n. m. (du lat. certum, certain, et facere, faire). Ecrit officiel ou dûment signé d'une personne compétente qui atteste un fait ; un certificat de bonne conduite ; un certificat de maladie ; un certificat de capacité, de résidence, d'indigence, de mariage, de presence sous les drapeaux, etc. Certificat de vie, pièce officielle, délivrée par un notaire, un maire, etc., attestant qu’une personne est vivante. (V. pensions.) Certificat d'études, diplôme témoignant, à la suite d’un examen, qu’un élève des écoles primaires a terminé ses études. (Il y a aussi un certifleat concernant les études primaires supérieures, certaines études secondaires, etc.) Par ext. Preuve, assurance : soyez tempérants, c'est un certificat de longue vie,

— Encycl. Instr. publ. Certificat d'études pritnaires. Les enfants peuvent se présenter à l'examen dès l’âge de onze ans. Des commissions cantonales, chargées de procéder à l'examen, se réunissent soit au chef-lieu de canton, soit dans une commune

centrale. L’inspecteur primaire préside de droit- L’examen comporte des épreuves écrites et orales. Les premières comprennent ; 1» une dictée d’orthographe ; 2» deux questions d’arithmétique sur les applications du calcul et du système métrique, avec solution raisonnée ; 3» une rédaction d’un genre simple portant sur l’un des trois ordres de sujets suivants : a) instruction morale ou civique ; b) histoire et géographie ; c) notions élémentaires des sciences, avec leurs applications. Ces trois épreuves sont éliminatoires: A l’examen écrit on ajoute, mais sans la considérer comme éliminatoire : a) pour les garçons : une épreuve d'agriculture ou de dessin, ou des notions sur la profession du marin et du pêcheur : 6) pour les jeunes filles, un travail de couture ou de dentelle à la main. Les candidats peuvent présenter à la commission leur cahier de devoirs mensuels. Il faut, pour être admis aux épreuves orales, avoir la moyenne des points pour les épreuves écrites ; de plus, une épreuve nulle entraine l'élimination. Les épreuves orales comprennent : 1° une lecture expliquée ; 2» des questions d'histoire et de géographie. Pour être reçu définitivement, il faut avoir au moins la moitié des points du total maximum. Enfin, il y a une matière facultative, mentionnée sur le certifleat. lorsqu'elle a obtenu la moitié de la note maximum : c’est, pour les jeunes filles, une épreuve de dessin linéaire ou d’ornement, épreuve que peuvent aussi subir les garçons des écoles rurales (l'épreuve de dessin étant obligatoire dans les écoles urbainesi.

— Admin. Certificat d'addition. V. brevet d’invention.

Certificat de bonne vie et mœurs. Il est délivré par le maire de la résidence (à Paris, par les oommissaires de police) et atteste que la personne qui requiert la délivrance de ce certifleat jouit d'une bonne réputation. Le certifleat de bonne vie et mœurs est principalement exigé des candidats à une fonction publique.

Certificat de propriété. Ce certificat atteste aux yeux d'un comptable les droits de la partie prenante, lorsque celle-ci n’est qu’un ayant cause; il est délivré, selon les cas, par un juge de paix, un notaire, un greffier du tribunal civil ou de cour d’appel, un consul français.

certificateur [sèr] n. m. Qui certifie quelque chose. Celui qui garantit en sous-ordre la solvabilité d’une première caution. Adjectiv. : agent certificateur.

certificatif, l'y© [sér) adj. Qui est propre à certifier -.pièces certificatîves.

certification [sèr, si-on] n. f. (de certificateur). Assurance donnée par écrit : certification de caution.

certifier [sér, fi-i] v. a. (du lat. certum, certain, et facere, faire. — Se conj. comme prier.) Donner, assurer comme certain ; affirmer, attester : Galilée certiha que la terre tourne. Certifier une caution, promettre de remplacer au besoin la personne qui la première s’est portée caution.

certitude [sèr] n. f. (lat. certitudo ; de certus, certain). Qualité de ce qui est certain : la certitude des faits historiques est souvent difficile à établir. Conviction, adhésion entière et volontaire de l'esprit à un fait, à une opinion. Fermeté de rnain : traits gravés avec certitude. Loc. adv : De certitude, certainement, assurément. (Vx.) Ant. Doute, incertitude.

— Encycl. Phil. Le problème de la certitude est un des plus importants de la philosophie. Les éléafe» puis les sophistes sceptiques commencent à saper les fondements de la certitude. Mais Socrate, tournant ses spéculations vers la philosophie morale, relève le dogmatisme négligé par Platon et par Aristote. La question de la certitude est discutée par les épicuriens, les stoïciens, la moyenne et la nouvelle Académie : c'est alors que surgit le probabilisme. Dans la philosophie moderne. Descartes place le critérium de la certitude dans l'évidence rationnelle, qu'il confirme par la véracité divine. Leibniz fonda la certitude sur les deux principes d’identité et de raison suffisante. Mais, à la suite de Berkeley et de Locke, Hume la réduit à une attente empirique. D’après Kant, la science possède la certitude mais seulement dans le domaine des phénomènes. A la suite de Renouvier, les philosophes contemporains ont discerné dans la certitude un élément volontaire.

Cerularius (Michel), patriarche de Constantinople en 1045. Il consomma la séparation de l’Eglise grecque et de l’Eglise romaine ; m. en 1058, exilé par Isaac Comnène, dont il avait favorisé l’avènement.

cérulé, e adj. (lat. cæruleus). Qui a une teinte azurée ; oiseaux cérulés.

céruléen, enne [lé-in, è-ne] adj. (de cérulé). Qui a une teinte bleue ou bleuâtre.

cérulescent [Zês-san], e adj. (de cérulé). Qui tourne au bleu azuré.

céruléine n. f. Syn. de vtirt d'alizarine, vert danthracène.

céruléum [lé-om'] n. f. (de cérulé). Couleur bleue minérale, obtenue par un mélange d’oxyde, d'étain et de protoxyde de cobalt.

Cérulipède adj. (du lat. cæruleus. bleu, et pes, pedis, piedi. Quia les pieds bleus, les pattes bleues.

cérulipenne [pè-ne] adj. (du Isd.cæruleus. bleu, et penna, plume). Qui a les plumes, les ailes bleues.

cérumen [mèn] n. m. (du lat. cera, cire). Matière jaune et épaisse, qui se forme dans l’oreille.

— Encycl. Quand les soins de propreté manquent trop, le cérumen s’accumulant dans le conduit auditif peut donner lieu à des bourdonnements d'oreille et à une certaine dureté de l'ouïe. On expulse le bouchon de cérumen à l'aide d’injections d’eau tiède, additionnée de glycérine ou d’éther.

cérumineux, eus© [neû. eu-ze] adj. Qui a rapport au cérumen ; matière cérumineuse.

Céruse [ru-ze] n. f. (lat. ce-russa). Carbonate de plomb, appelé aussi blanc de céruse ou blanc d'argent, que l'on emploie en peinture ; la céruse est un poison violent.

— Encycl. La céruse se prépare de différentes façons : dans le procédé hollandais, on introduit dans des pots de terre vernie, à double fond, des lames de plomb enroulées en spirales ; on verse du vinaigre dans la partie inférieure du vase et, sur le double fond, on dispose les lames métalliques. Le récipient est recouvert d’une plaque de plomb, et le tout est enfoui pendant cinq semaines environ dans du fu-

CER

miei’ de cheval et du tan ; sous l'influence de la fermentation du fumier et des vapeurs d’acide acétique, les lames de plomh se recouvrent de céruse. Dans le procédé français ou procédé de Cliehy, qui n’est plus guère appliqué, on traite la litharge par l'acide acétique, puis on fait passer un courant de gaz cartonique sur l’acétate tribasique formé.

La céruse s’emploie en peinture ; elle donne avec l'huile une couleur blanche, qui s’étend bien au pinceau et sert également par simple mélange à étendre les autres couleurs. Elle a l’incotivénient de noircir au contact des émanations sulfureuses.' Elle sert aussi à la préparation des couvertes dans les fabriques de faïence.

L’emploi de la céruse présente pour la santé des ouvriers des inconvénients qui ont motivé l’intervention du législateur. L'usage de la céruse est interdit dans tous les travaux exécutés par les peintres, depuis le Dr juillet 1915.

cér’USier [zi-é\ n. m. Ouvrier qui travaille à la fabrication de la céruse.

cérusite [zi-te] n. f. Carbonate naturel de plomb. Pj COb Syn. blanc de céruse.

Cerutti (Joseph), jésuite et littérateur piémontais, né a 'Turin, m. à Paris (1738-1792). 11 vint se fixer en France, embrassa les idées de 1789 et fut un des collaborateurs de Mii’abeau. Il siégea à la Législative.

cer'vaison [sér-wé-son’ n. f. (de cerf). Ceiasiu. Epoque où le cerf est gras et bon à chasser (de juin à mi-septembre).

Cer'vantes [lêss] (Michel de), célèbre écrivain espagnol, né à Alcala de Hénarès, m. à Madrid (1347- 1616). Cervantes fut soldat avant d'être écrivain ; blessé à la bataille de Lépante, il resta cinq ans prisonnier des pirates barbaresques. De retour en Espagne, il se consacra à la littérature et au théâtre. 11 eut toujours une existence besogneuse. Il est l'auteur de l'immortel Don Quichotte de la Manche, de Galatée, pastorale en vers, de brillantes et spirituelles comédies et des fines et enjouées Nouvelles exemplaires.

cervantite n. f.

Oxyde naturel d’antimoine Sb^O®.

cerveau isèr-vA] n.

m, liât. pop. cerebellum).

Anat. Masse de matière Cervantes,

nerveuse, qui occupe le

crâne des vertébrés et qui est le siège des sensations et le principe des mouvements volontaires : le cerveau présente de -nombreuses circonvolutions séparées par des sillons ou scissures. Fig. Esprit, intelligence, jugement ; Napoléon fut un cerveau puissant. Centoe intellectuel : on appelle Paris le cerveau du monde. Cerveau vide, personne inintelligente, sans jugement. Cerveau creux, homme à idées chimériques. Cerveau malade, blessé, timbré, fêlé, personne folle ou ivre. Cerveau brûlé, homme exalté, extravagant. Techn. Partie supérieure d’une cloche.

— Encycl. Lé cerveau est l’organe le plus important du système nerveux. Chez l'homme, il est logé dans la boîte crânienne.

Sa forme est celle d'un ovoïde, à face inférieure aplatie. Son poids est en moyenne de 1.130 grammes chez l’homme et de 993 grammes chez la femme. Le cerveau n'est pas homogène, mais constitué par une fédération d’organes, dont les pi'opriétés et les facultés sont distinctes. Sous le nom de localisations cérébrales, on a déterminé peu à peu divers points particuliers qui sont le siège de l'audition, de la vision, du goût, de la parole ou des mouvements de la face, du „ , „

membre supérieur et du let; c, balbef D, movUe épinière, membre inférieur. La

surface du cerveau, lisse chez les animaux en général les moins intelligents, 'est, chez l'homme, sillonnée de nombreuses saillies, dites eireonvoluti07is, séparées par des scissures.

Le cerveau se compose de deux hémisphères ou lobes, réunis par le corps calleux. Chaque lobe se compose d'une substance grise à la partie centrale et à la partie périphérique ou corticale ; ces deux portions sont séparées par de la substance blanche. LÇ sang est apporté au cerveau par les deux artères carotides internes et les deux artères cérébrales postérieures. Le cerveau peut être le siège de nombreuses maladies dont les principales sont : la congestion, les hémorrhagies, le ramollissement, les tumeurs.

cervelas 'Sèr-ve-la] n. m. cei'velatto). Sorte de saucisse grosse et courte.

— Encycl. Le cervelas contenait autrefois de la cervelle de porc ; d’où son nom. On le fabrique aujoui^'hui d'un mélange de chair à saucisse, salée, épicée, que l’on introduit dans des boyaux de porc. On en fait des morceaux de 5 à 10 centimètres, que l'on ficelle aux deux bouts. On les fume pendant trois ou quatre jours, jusqu’à ce qu'ils soient secs. On les vend cuits ou crus. Les cervelas à bon marché des charcutiers sont fabriqués avec to\ite sorte de viande : veau, cheval, âne, mulet.

cervelet [Sèr-ue-iè] n. m. Partie postérieure et inférieure de l’encéphale. V. cerveau. ^

— Encycl. Le cervelet se compose de trois parties ou lobes : une médiane et deux latérales, ces dernières dites hémisphères cérébelleux. Il est constitué par de la substance grise corticale ou centrale et de la substance blanche, de telle sorte Tu’une coupe montre un aspect ai*borescent, qui iui a fait donner le nom ü'arhre de vie. Son rôle

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