‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 407 sur 1225 · CÉS · texte numérisé non relu

CÉS

physiologique est mal établi. On le considère en général comme un centre de coordination des mouvements.

cer'velière [sêr] n. f. Petite coupole d’acier, ronde ou pointue, que les gens de guerre portaient au moyen âge sous le bassinet et le heaume.

cer’velle [sèr-uè-ie] n, f. ‘lai. pop. cerebella). Substance du cerveau ; retiré de la tète, le cerveau n'est plus qu'une cervelle. Fig. Pensée, esprit. Personne considérée au point de vue du jugement ; une sage cervelle. Homme, tête sans cervelle, fou, évaporé. Avoir une cervelle de lièvre, manquer de mémoire. Brûler la cervelle, tuer d’un coup de feu dans la tète. Rompre la cervelle, fatiguer par du bruit, des importunités. Faire bouillir la cervelle, incommoder fortement, en pai-lant d'une chaleur excessive ; impatienter vivement. Mettre, tenir en cervelle, causer de l’inquiétude, de l’émoi. ('V’x.) Allus. littér. : Belle tète..., mais de cervelle, point. V. TÊTE.

— Encycl. Cuis. Faire dégorger les cervelles, enlever la membrane qui les entoure et les faire cuire dans de l’eau à laquelle on ajoute un peu de vinaigre, thym, laurier, poivre et sel.

Cervelle au beurre noir. Mettre sur un plat chaud des tranches de cervelle cuite ; ajouter sel, poivre, jus de citron. Mettre à la poêle du beurre, puis le verser chaud sur les cervelles. Rincer la poêle avec un filet de vinaigre, et le verser sur les cervelles, -p On sert aussi les cervelles frites, panées, en beignets, etc.

Cer'Vical, e, aux [sé)-] adj. (du lat. eervix, icis, tète). Qui appartient au cou ; la tête s'appuie sur la première vertèbre cervicale. S’applique aussi au col de la matrice : métrite cervicale.

eer'V’icapre [sêr] n. m. Genre de mammifères, comprenant des antilopes dites communément ca priconies à bézoard, qui vivent dans 1 Inde et le Sud africain.

cervidés [sèr] n. m. pl. Famille de ruminants, ayant pour type le genre cerf. S. un cervidé.

cervier [sé?vi-é] adj. m. (lat.

eei'varius). V. loupcervier.

cervin, e [sèr] adj. Qui ressemble au cerf.

Cervin (mont) ou M a 1 1 e r horn, sommet des Alpes Pennines, entre le Valais et le Piémont, et dominant la vallée de

Cerv'icapre,

Zermatt ; 4.482 m. C’est une pyramide rocheuse, d'ascension très difficile, gravie pour la première fois en 1865.

Cervione, ch.-l. de c. {Corse}, arr. et à 53 MI. de Bastia, sur le mont Castello ; L640 h. — Le cant. a 4 comm. et 2.800 h.

Cervoise [sèr-voî-ze] n. f. {lat. cerevisîa). Bière des anciens Gaulois, faite avec de l'orge fermenté.

Cervoisier* [voi-zî-é] n. m. Fabricant de cervoise. (Vx.)

Cervole (Arnaud de). V Arnaud.

Cervon, comm. de la Nièvre, arr. et à 37 tilde Clamecy ; 1.650 h. Ch, de f.

eervule r.sérj n. m. Genre de mammifères, renfermant de petits cerfs d’Asie.

céryle n. m. Genre de passereaux, renfermant de grands martins-pêcheurs, gris ou blancs, vai’iés de noir.

ces [se] adj. dém. V, ce.

Césaire [zè-re] (saint), frère de saint Grégoire de Nazianze, médecin des empereurs Constance et Julien '^329-368). Fête le 25 février.

Césaire (saint), moine de Lérins, puis évêque d'Arles, né à Chalon-sur-Saône (470-542). Il combattit l'arianisme, présida plusieurs conciles, et fonda des monastères.

Fête le 27 août.

Césalpin (André), naturaliste, médecin et philosophe italien, né à Arezzo, m. à Rome (1519-1603). Il reconnut le premier le sexe dans les fleurs.

césalpinle [zalpi-nî] n. f. Genre de légumineuses des pays chauds et tempérés, dont plusieurs espèces fournissent un bois utilisé pour teindi’e en rouge {bois de Brésil., brésillet de Pe7ma77i~ bouc, brésillet des Indes, catnpèche, etc.).

césar n. m. Variété de cépage rouge cultivé dans l'Yonne.

César [zar] n. m.

Empereur de la famille de Jules César : Suétone a écrit Vhistoire des douze Césars. Titre donné, depuis Dioclétien, à Théritier présomptif de l’empire l'omain. Roi, empereur, souverain : les Césars allemands. Homme très brave, héros.

César (Jules), célèbre général romain, l'un des plus grands capitaines de l'antiquité (100-44 av. J.-C.) Il se disait le descendant, par Enée, de Vénus et d’Anchise. De bonne heure très populaire, habile, éloquent, énergique et d’un merveilleux sens politique, il affecta d'abord de servir, contre le toutpuissant Pompée, la cause du peuple. Consul en 59, la conquête des Gaules (59-51; lui donna la gloire militaire, et aussi une armée dévouée. Rival déclaré

Jules César.

de Pompée, après avoir un moment formé avec lui et Crassus un triumvirat, il se débarrassa bientôt de son adversaire à la journée de Pharsale, et défit ses lieutenants à Thapsus et à Munda (45). De retour à Rome, il gouverna en dictateur, mais sans excès, rétablissant l'ordre en Italie, sans cesser de favoriser la démocratie. C’est alors qu’il écrivit ses fameux Commentaires (v.* ce mot) sur la guerre des Gaules. Mais, ayant été soupçonné d’aspirations monarchiques, il se forma contre lui, entre les aristocrates du sénat, une conspiration, où entra même Brutus, qui passait pour être son fils. Le dictateur fut assassiné au milieu du sénat, aux ides de mars,

— Le nom de César, comme celui d’A lexandre, est resté synonyme de grand guerrier, de conquérant civilisateur.

— Différentes circonstances de la vie du célèbre dictateur ont donné lieu à des allusions littéraires:

1« J'aimerais mieux être le premier dans un village que le second à Borne, mot que répondit César en traversant un pauvre village perdu au fond des Alpes, à ses amis qui lui demandaient, en plaisantant, si l’ambition du pouvoir et le désir des dignités occasionnaient aussi des débats dans cette boui'gade. 2® La femme de César ne doit pas même être soupçonnée ; César prononça cette phrase lorsque, le patricien Clodius s’étant introduit chez lui sous des habits féminins, il répudia sa femme, bien qu'il ci*ût à son innocence ; on rappelle ces mots pour indiquer qu'il ne faut pas que les personnes dans une certaine situation soient effleurées du soupçon le plus léger. 3® Franchir le Bubicon (v. Rubïcon).

4® Tu portes César et sa fortune, mots que César, monxé dans une fragile embarcation et assailli par une tempête, fît entendre au pilote épouvanté, qui voulait rentrer au port. Dans l'application, cette phrase exprime la confiance qu'on a en son étoile. 5® Soldat, frappe au Jules César. visage, ordre que Césai* donna

à ses vieux légionnaires à la bataille de Pharsale, parce qu il savait que les jeunes patriciens de l’armée de Pompée fuiraient pour ne pas être défigurés. 6® Veni, vidi, vici, « Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ». (V. à son ordre alphab.) 7® Tu quoqm, fili mi, « Et toi aussi, mon fils ». V. Bru- Tus. Quant à la locution : Il faut rendre à César ce qui appartient à César, elle est tirée de l’Evangile, et signifie « il faut rendre à chacun ce qui lui est dû ».

César {Histoire de Jules), ouvrage inachevé, paru en 1865-1866, sous la signature de Napoléon III. L’empereur y exposait la fameuse théorie des « hommes providentiels ».

César [Jules], tragédie en cinq actes, de Shakespeare, un de ses chefs-d’œuvre. C’est la mort du dictateur mise sur la scène ; mais la pièce expose aussi les événements qui suivirent, et le héros véritable est Brutus. Les mouvements de la foule y sont rendus avec une étonnante vérité (1601).

César [la Mort de), tragédie de Voltaire, en trois actes et en vers (1743), une de ses meilleures oeuvres dramatiques ; Faction en est simple et forte.

César [représentations diverses de). Parmi les portraits antiques de César, on cite les statues et bustes des musées Capitolin, du Louvre, de Naples, de Berlin, des Offices ; et, parmi les œuvres des peintres modernes : le Triomphe de César, de Mantegna (Hampton Court) ; la Mort de César, par Court, Piloty, Rochegrosse, et par Gérome, tableau dans

La Mort de César, d’après Gérôme.

lequel l’artiste représente la fuite éperdue des assassins après le crime (1850). V. curée.

César Birotteau, roman de H. de Balzac ; c’est la satire des ambitions delà bourgoisie de son temps, avide d'honneurs et de grandeurs. Le parfumeur César Birotteau est le typ<' de l’homme profondément honnête mais faible, obsédé par la manie des grandeurs, et destiné à devenir la victime de faux amis et d’intrigants A837). Ce roman a été adapté à la scène par Emile Fabre (1910).

Césars (les douze), nom sous lequel on désigne J. César et les onze premiers empereurs romains : Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Galba, Othon, Vitellius, Vespasieh, Titus et Domitien.

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