‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 429 sur 1225 · CHARENTE-INFERIEURE · texte numérisé non relu

CHARENTE-INFERIEURE

charger yO v. a. (du bas lat. carricare, charrier. — Prend un e muet après le g devant a et o : je chargeai, nous chargeons.) Mettre une charge sur : charger un portefaix, une voiture. Couvrir : charger une table de mets. Fop. Prendre comme charge : cacher qui a chargé un client. Fig. Investir : charger quelqu'un d'une mission. Imj)oser une charge : on nous charge d'impôts. Déposer contre : charger un accusé. Accabler : charger de coups, de malédictions. Attaquer avec impétuosité ; charger l'ennemi. Mettre dans une arme à feu de la poudre, des projectiles ; dans un ustensile, ce qui est nécessaire pour qu'il fonctionne : charger un fusil, un fourneau, une pipe. Charger une lettre, y mettre des valeurs et la faire partir avec certaines formalités. CV. chargement.) Exagérer, enfler : charger un récit, un compte : cet acteur charge trop. Rendre ridicule : charger xm portrait. Se charger v. p. Prendre sur soi comme charge. Recevoir la charge ; cation qui se chaige par la culasse. S'attaquer réciproquement. Prendre le soin, la conduite de quelque chose : je me charge de tout. Se charger de quelqu'un, l’entretenir, ou se porter fort de le vaincre, de le déterminer. Le temps se charge, se couvre de nuages. Ant. Décharger.

Chargette [jè-te] n. f. Petite éprouvette méiallique à manche, avec laquelle on mesure la poudre on le plomb qui doivent entrer dans une cartouche de fusil de chasse.

chargeur n. m. Ou- cinuijeue.

vrier qui charge des marchandises, ou qui entretient un fourneau de forge. Armateur, négociant, etc., qui frète, expédie un bâtiment, avec marehandises, etc. Celui qui charge, une bouche à feu. Dispositif permettant d'introduire plusieurs cartouches dans le magasin d'une arme à répétition. V. cartouche.

Chargeure [y'tt-rej n. f. Pièce de blason qui en charge une autre : la chargeure ne diminue pas la noblesse comme fait la brisure.

Chari, grand fleuve intéricvir de l'Afrique centrale, jrihutaire méridional du lac Tchad. Sa vallee inférieure appartient à la France. Les hippopotames et les crocodiles abondent dans son cours parsemé d'iles et de bancs de sable.

Charidème [Aa], générai grec, né en Euhée (iv' s. av. J.-C). Il servit Athènes, le roi de Thrace Cotys et le satrape Artabaze.

dharilaos [Aa-n'-la-oss], roi de Sparte, fils de Polydecte, neveu et pupille de Lycurgue ; il collabora à ses réformes. Il combattit les Argions et les Tégéates.qui le firent prisonnier.

chariot [ri-o] n. m. (rad. char). Voiture à quatre roues et à ridelles, pour les fardeaux : les rois fainéants se promenaient dans des chciriots traînés ]iar des bœufs. Appareil roulant, au milieu duquel un enfant qui commence à marcher est placé debout et maintenu. Pièce mobile d'une machine-outil, portant l'outil qui mord sur Tobj et à travailler. Partie mo-

son gouvernement près d'un souverain étranger, à défaut d'ambassadeur ou de ministre plénipotentiaire. Ilomme d'affaires, mandataire. Chargé de cours, celui qui fait un cours sans être professeur titulaire.

chargeant fy'an], e adj. importun, lourd à l'estomac. (Vx.)

chargement Iman] n. Action de charger : le chargement des navires s'effectue au moyen de grues. Charge d'une voiture, d'un bâtiment, d'une bête de somme, etc. : assujettir, assurer un chargement. Action de préparer et d'expédier une lettre chargée :

Modèles de cbai'^emeul».

cette lettre même ; la poste n'est responsable des chorqements que jusqu'à concui'reixce de leur valeur déclarée. Action de mettre la charge dans une arme à

feu : Le charge7nent par laculasse est plus facile, plus

rapide et plus sCir que le chargement par la bouche. Dr. mar. Acte délivré par un armateur pour certifier rembarquement de certaines marchandises, élément essentiel du contrat d’assurance. Ant. Déchargement.

— Encycl. Les lettres chargées doivent être sous enveloppe scellée de cinq cachets de cire gravés d’une marque (initiales) particulière à l’envoyeur.

Les boîtes contenant des valeurs doivent mesurer au plus 0®.30 en longueur et 0™,10en hauteur et en largeur : 1 épaisseur des parois doit êt»re de O^.OOS. Elles sont, comme les lettres, scellées de cachets, et doivent être garnies de papier blanc sur les deux faces (dessus et dessous i.

charge-mulet [lèj n. m.

Variété de raisin noir malitor., nommé ainsi dans le Midi à cause de sa fécondité.

chargeoir [joir] n. m. //o?’fiC. Sorte de sellette <à trois pieds, sur laquelle on place une hotte avant de la mettre sur le dos.

chargeon jon n. m. Sarment de vigne taillé à un. deu.K ou trois veux.

Chargeoir.

chvcoiil, appuya Iv niGiiveiuont de la grande armée ruyalisle cuntre Nanle.s, fit ensuite une guerre de surprises et de coups de main, dépol-i les armes après le 9-Thermidor. les reprit cii.siiite, fut tait prisonnier et fusillé à Naiife., en 1796.

- Son petit-neveu. Athanase, général fr.ni(;ais.

né à Nantes, m.

au château de la Basse Mottè Illeet A'ilaine,

1911;. coiiimanda avec distinction, en 1S70-1ST1. lo corps des zouaves pontiftcaii.x à l'armée de la Loire, charge n. f,

Me charger).

Faix, fardeau :

donner trop de Char.u..

chargea un plancher. Ce que peut

porter un hoinine. un animal, un objet ; la charge d'un cheval, d'une voilure. Pop. En avoir sa charge, se dit d'une personne ivre ou obèse. Série de coups : donner, recevoir une charge de coups de poing, de coups de bâton. Savire de charge, qui accompagne une escadre pour porter des munitions, cto.

Ligne de charge, syn. de ligne de flottai- SO.N. Poids de certains objets, par rapport à la quantité qui peut en être portée, et servant approximativement de mesure : une charge de blé, de bois. Quantité de poudre, de projectiles, de combustible, etc., qu'il faut pour obtenir de bons résultats : la charge d'un fusil, d'un fourneau. Quantité d'électricité contenue dans un appareil. Fig. Obligation onéreuse : «roir de grandes cAarges. Etre à charge à quelqu'un, lui occasionner des dépenses ; lui être pénible, lourd à supporter. Etre à la charge de quelqu'un. être payé, entretenu par lui ; être confié à ses soins. Fonctions publiques ; oceuprr de hautes charges. Emploi ; les charges d'officiers ministériels sont vénales. Impôt : les charges publiques. Obligation envers ÏEtat. Mission, mandat ; avoir charge de vendre un bien. Charge d'âmes, devoir de diriger l'esprit, de former les mœurs : tout éducateur a charge d'âmes. Présomption, preuve de culpabilité ; relever de lourdes charges contre un incul]>é. Action ; l” de faire un chargement : surveiller la charge d'un navire; 2» de charger et de manœuvrer un fusil : apprendre la charge; 3° de se jeter impétueusement sur l'ennemi ; charge à la baïonnette. Batterie de tambour, sonnerie de clairon, de trompette, pour avancer sur l'ennemi : balire.sonner la charge .Charge en ligne ou en bataille, charge de cavalerie en ordre compact. Charge en fourrageurs, charge de cavalerie en ordre dispersé. Fig.

Tentative : revenir à la charge. Femme de charge, quia soin du linge, de la vaisselle, etc.

Témoin à charge, qui dépose contre un accusé. Fig. Caricature, Imitation grotesque : charge littéraire, artistique; faire la charge de quelqu'un. Par ext. et fam. Plaisanterie : ce que vous proposez là n'est pas sérieu.v; c'est une charge. Loc. adv, : A charge de, sous la condition de. Fam. A charge de revanche, à la condition qu'on en usera de la même fai;<in.

— Enoycl. Mitit. On donne plus particulièrement le nom de charge aux attaques de la cavalerie.

r P — f -5 — ^ La c

Allegro

larg-e ( tambour).

Charge eu fourrageui t.

Celle-ci charge soit en ordre compact, en ligyie on en btitaiUe. soit en ordre dispersé, en fourrayenrs. soit enfin par échelons, plusieurs unités étant disposées pour charger successivement, mais vers divers points cl de façon différente.

chargé, e adj. Qui a reçu une charge ; voiture chargée: ftisil chargé. Qui a trop : discours chai'gé de cxtatioiifi. Soumis à une charge : régiment chargé par la cavalerie cnnemfe. Fig. Comblé : chargé d'honneurs.^ Temps chargéy couvert de nuages. Lettre c-targée, lettre contenant des valeurs dont l’envoi par la poste est soumis à des formalités pour garantie. JA . chap.(;emf.nt.) N. m. Chargé d'affaires. agent diplomatique représentant momentanément

CHA

bile des métiers à filer. Echelle pour porter les décors de- théâtre. Nom donné à divers appareils de transmission, de transport, etc. Chariot automoteur, petit tracteur à deux ou quatre roues automotrices qu’on utilise à la remorque de petits -wagonnets dans les gares ou les chantiers. Allus. littéA. ; Le chariot de Thespis, expression employée pour laprentière fois par Horace, et qui désigne les acteurs nomades, leur vie errante, etc. V. Tuespis.

— Encycl. Le chariot a deux grandes roues en arrière et deux roues plus petites sur le devant. Le

Chariot ; I. De fei-me*; 2. Automoteur ; 3. D’enfant.

plancher est garni sur le côté de ridelles qui ressemblent à des râteliers d’écurie, ou de panneaux en planche. On préfère d’ordinaire le chariot à la charrette dans les endroits peu accidentés. Toutefois, ou constate une perte appréciable de travail utile, lorsque le nombre des chevaux attelés à la charrette est considérable.

Chariot. Astron. V. OÜE.SE.

charitable adj. Qui a de la charité pour son prochain. Qui fait des aumônes. Doux, indulgent : il faut être charitable, surtout envers ceux que le malheur frappe. Qui part d’un principe de charité : sentiments charitables. Ant. Egoïste, inhumain.

charitablement [man] adv. D'une manière charitable. Se dit souvent par ironie : on avertit charitablement les autres de leurs défauts.

charité n. f. (lat. caritas, amour). Amour de Dieu et du prochain : la charité est une des trois vertus théoloqales. Vertu qui porte à faire ou à désirer le bonheur d’autrui : la charité nous fait aimer. Complaisance, condescendance ; ayez la charité de m'écouter. Aumône : c’est un art véritable que de faire à propos la charité. Bureau de charité, où Ton distribue des secours aux indigents (aujourd'hui bureau de bienfaisance). Frères de charité, sœurs de charité, religieux (frères de Saint-Jean de Dieu), religieuses (sœurs de Saint-Vincent de Paul) qui se vouent au soulagement des pauvres et des malades. Dames de charité, dames qui secondent les bureaux de charité. Prov. : Charité bien ordonnée commence par soi-mème, maxime égoïste qui signifie : « Avant de songer aux autres, pensons à nous r.

— Encycl. Les frères de la charité îiirent établis à Grenade en 1640 par saint Jean de Dieu et introduits en France sous Henri IV. Les sœurs de charité furent instituées par saint Vincent de ï’aul, de 1617 à 16-43. Elles ont des établissements dan^ le monde enlier, surtout en France; elles ont pris le nom de « sœurs de Saint-Vincent de Paul ».

Frère de charité. Sœur de oharilé.

Charité romaine, trait d'àmour filial raconté par Valcre Maxime. Une Romaine, condamnée à mourir de faim, avait une fille qui la visita dans la prison et la nourrit de son lait. Ce ti’ait a été aussi attribué à deux Grecques. Il a insph'é de nombreux artistes : le Parmesan (.Naples) ; le Fiammingo (villa Albani) ;Bendetto Crespi (Madi’id); le Guide (Marseille et Gênes) ; Gérard Ilonthorst (Munich) ; Bachelier (Louvre) ; Jules Lefebvre (i804) ; etc.

Charité (Za), chefd ’ œuvre d’Andréa de!

Sarto, au Louvre. Une femme ayant deux enfants dans ses bras et un autre endormi à ses pieds.

Cette toile célèbre fut peinte en France pour François !«*•. (V. p. 430).

Charité (Za), groupe de Paul Dnbois, qui fait partie du tombeau de Lamoricière dans la cathédrale de Nantes (1876).

Charité {hôpital de la), fondé en 1602. à Paris, rue des Saint-Pères et rue Jacob, par Mar/e de Médicis, qui fit venir, fiqur les y étaolir, les religieux hospitaliers do Florence.

La Charité, d'après P, Dubois.

Charité (La) oa La Charité-sur-Loire,

ch.-l. de c. (Nièvre), arr. et à 28 kil. de Cosne, sur la Loire; 5.260 h. [Charitois]. Ch. de f. P.-I..-M. Vins, quincaillerie. — Le cant. a 14 comm. et 13.570 h.

Charités [kd\, nom générique des déesses de la Grâce, chez les Grecs. S. une Charité. V. Grâces.

Chariton [Ita], romancier grec du Bas-Empire, auteur des Amouî-s de Chéréas et de Callirrhoé (v® s.).

charivari n. m. Bruit tumultueux de poêles, de chaudrons, accompagné de cris et de huées, que l'on fait devant la maison de ceux qui ont excité un mécontentement : donner un charivari. Fig. Musique discordante. Tapage en général.

Charivari (le), journal satirique fondé en 1832, par Charles Philipon ; feuille remplie de facéties spirituelles et mordantes et de charges des meilleurs caricaturistes ; Daumier, Gavarni, Chara, etc.

charivarieur ou charivariseur, euse

[zeur, eu-ze) ou Charivariste n. Personne qui prend part a un charivari.

charivarique adJ. Qui tient du charivari.

charivariser [zé] v. a. Donner un charivari à. On a dit aussi ch.4.rivarier.

chaTlataU, e n. (ital. ciarlatano ; de ciarlare, parler avec vanité). Personne qui. sur lés places publiques, vend des drogue^ arrache des dents, etc., avec un grand luxe de discours, de facéties ; Tabarin fut le roi des charlatans. Médecin ignorant et impudent. Imposteur qui exploite la crédulité publique.

Charlatan (le), tableau de Gérard Dov, peint sur bois (1652) ; au musée de Munich. Au Louvre, on voit les charlatans italiens de Karel Dujardin. (V. p. 430).

charlataner [né] v. a. Tromper par de belles paroles, à la façon des charlatans ; ne vous laissez pas charlataner. (Peu us.) V. n. Faire le charlatan.

charlatanerie [rî] n. f. Caractère, profession i et manière de faire du charlatan.

CharlatanesqUG [-Uès-7ie] adj. Qui sent le charlatanisme ; habituel aux charlatans.

charlatanisme [nis-me\ n. m. Hâblerie de charlatan. Exploitation de la crédulité publique.

Charlemagne 'Charles le Grand) ou Charles I®’’, roi des Francs et empereur d'Occident, né en Neustrie, m. à Aix-la-Chapelle (742-814). H était flls de Pépin le Bref et de Berthe au Grand pied. H succéda à son père en 768 et régna avec son frère Carloman jusqu’en 771. Devenu seul roi à cette époque, par suite de la mort de Carloman, il soumit les Aquitains, les Lombards, dont il fit prisonnier le roi Didier, les Bavarois, les Saxons, les Avares, et lit contre les Arabes d’Espagne une expédition signalée par la défaite de son arrière-garde à Roncevaux, où périt Roland. Ses derniers jours furent attristés par les premières invasions des Normands. En 800, le pape Léon III l'avait couronné empereur d'Occident ; il a donné son nom à la dynastie carolingienne. Législateur, Charlemagne essaya, dans la-mesure du possible, d'organiser sou empire .sur le modèle de l'empire romain, publia les lois dites Capitulair'e s , et réforma la justice ; protecteur des lettres, U créa des écoles et aussi l’Académie palatine, où Alcuin et Eginhai'd enseigné rent.

Chai’lema g n e est la plus grande figure du moyen âge, car, t O U t en g U e r r o y a nt avec succès, il fit de persévérants efforts pour réunir en un seul faisceau les races diverses de ses Etats. Grâce aux assemblées des grands (placita), réunies deux fois chaque année (champ de mai, etc.), pour donner leur avis aux capitulaires, et aux envoyés royaux (missi dominici), sortes d'inspecteurs des provinces, il était constamment tenu au coui-ant des besoins de son immense empire, compris entre la mer du Nord, l'Elbe, la Bohème, le Garigliano, TEbre, les Pju-énées et l’Atlantique ; mais d'œuvre politique de Charlemagne ne lui survécut pas, ses faibles successeurs n'ayant point les qualités qui lui avaient permis de l'accomplir (742-814). 11 se maria quatre fois, et sa seconde femme Hildegarde lui donna six enfants. — La Saint- Charlemagne (28 janvier) est restée la fête des écoles.

— Jeit. Faire Charlemagne, se retirer après avoir gagné, sans donner de revanche. (Allusion sans doute à ce fait que Charlemagne quitla le jeu de la -vie, sans avoir rien rendu de ses conquêtes.)

Charlemagne (Couronnement de), tableau de Henri Lé-vy, au Panthéon, à l'aris (v. p. 430',. — Charlemagne, statue équestre, par Rochet, sur le parvis Notre-Dame, à Paris.

Charleroi, v. de Belgique, sur la Sambre ; 28.000 h. (Carolorégiens.) Houille. Hauts fourneaux, fonderies, forges. Charleroi a donné son nom à une bataille considérable, livrée à la fin d aoùt J9J4 aux Allemands de von Bülow et de von Hausen, en avant de la frontière française, par les troupes du général Lanrezac. Ecarté dès le 21 août des bords de la Sambre, ce général dut laisser aux Allemands, le lendemain, la possession des passages de la rivière ; le 23, après la prise de Namur, il dut renoncer à fermer la trouée de l'Oise à l’invasion, et pour sauver son armée, opérer un mouvement de recul. Ce mouvement de recul et celui du maréchal anglais Frenc.h k Mons devant von Klück (23 août) déterminèrent la retraite des armées alliées jusqu'à la Marne. — Au cours de la joiu'née du 22 août, Charieroi, défendu par Franchet d'Esperéy, fut pris et repris jusqu'à cinq fois.

Statue de Chafleai agiie, par Rochetj àParis.

Couronne

dite de Charlemagne.

CHÂ

dia-rles-Martel, prince fi'anc et maire du palais (689-741), fils de Pépin d’Héristal et d’une concubine, Alpaïde. Il triompha des Neiistriens et des Frisons, et écrasa, à Poitiers, en 732 comme avec un marteau,

(d’ou son nom), les Sariasins Monnaie de Charles-Martel,

comm an d é s

par Abd-er-Rahman. Par cètte victoire, il sauva la civilisation chrétienne et l'Occident de la conquête musulmane,

Charles le Chauve, roi de France, né à Franofort-sur-le-Mein, m. à Avrleux (823-877), flls de Louis le Débonnaire et de Judith de Bavière. Après avoir vaincu , àFontenoy-en- Puisaye (841) , son frère Lothaire, avec Tappui de son autre frère Louis le Germanique, il signa avec eux le traité de Sceau de Charles le Chauve.

Verdun ( 843 )

qui, démembrant définitivement le grand empire de Charlemagne, le fit roi de France. H ne sut pas défendre son royaume contre les Normands, et alla en Italie pour se faire couronner empereur à Rome, après avoir rendu le capitulaire de Kiersysur-Oise. (V. Kiersy.) Il mourut à son retour, au pied du mont Cenis. Il avait épousé en 842 Hei’men- ' ti-ude, fille d’Eudes comte d'Orléans. Son flls Louis le Bègue, lui succéda.

Charles lO Gros, né en 839, m. à Neidingen en 888, fils de Louis le Germanique et d’ Emma de Bavière , empereur d'Allemagne et d'Italie en 882, roi de France en 884, à la mort de Carloman. Monnaie de Charles le Gros.

Il fut déposé

à la diète de Tribur en 887, à cause de sa lâche conduite devant les Normands, et remplacé sur le trône par Eudes.

Sceau de Charles le Simple.

Ctiarles HI, le Simple, fils posthume de Louis le Bègue et d’Adélaïde, né en 879, m. à Péronne en 929. Il partagea le trône avec Eudes en 893. Devenu seul roi de France en 898, il donna par le traité de Saint- Clair- sur- Epte la Normandie à Roîlon. 11 fut vaincu par Hugues le Grand à Soissons et détrôné en 923. Il mourut prisonnier dans la tour de Péronne, où l'avait enfermé le comte de Vermandois •Herbert. Il eut pour successeur son fils Louis IV que lui avait donné sa troisième femme, Ogive, fille d’Edouard 1er, roi d’Angleterre.

Ctiarles IV, le Bel, troisième flls de Philippe le Bel et de Jeanne de Navarre (1294-1328). Il devint roi de France à la mort de son frère Philippe V en 1322, et fut le dernier des Capétiens directs. Il avait épousé successivement Blanche de Bourgogne,

Marie de Luxembourg et Jeanne d’Evreux.Son neveu Philippe VI de Valois lui succéda.

Charles V, le Sage (c’est-à-dire, dans la langue du temps, le Savant), fils de Jean le Bon et de Bonne de liuxembourg, né à Vincennes, m. au château de Beauté (1337-1380) ; roi de France en 13G4. Il prit la lieutenance du royaume, pendant que son père, vaincu à Poitiers, était prisonnier à Londres. Il vit la Jacquerie, assista aux troubles qui se produisirent à Paris (Etienne Marcel dut le coifTer de son chaperon pour le protéger contre la populace), et put négocier avec Edouard III le traité de Brétigny (1360). Devenu roi, il reprit aux Anglais presque toutes les provinces qu’ils avaient conquises : à sa mort, les Anglais n’occupaient plus que cinq places dans le royaume. Ces succès furent dus à sa prudente politique, ainsi qu’à l'héroïsme de Du Guesclin, de Clisson et de Boucicaut. Sous son règne eut lieu la guerre de la succession de Bretagne ou guerre des Deux Jeamies.

— On doit à Charles V d'heureuses réformes financières, l’extension des privilèges de l’Université et la fondation de notre première bibliothèque nationale, formée d'un millier de manuscrits, la construction ou rembellissement de plusieurs palais (hôtel Smnt- Paul, Louvi’e, etc.). Il fixa à treize ans révolus lâge de la majorité des rois. Christine de Pisan a écrit sou éloge. Il avait épousé en 13dÜ Jeanne de Bôurbon. Son fils, Charles VI, lui succéda.

Sceau de Charles IV.

Statue funéraire de Charles V.

Charles VI, le Bien-Aimé, fils de Charles V et de Jeanne de Bourbon, né et in. à Paris (1366-1422^, roi de France en 1380. 11 succéda à son père et gouvema d'abord sous la tutelle de ses oncles, qui dilapidèrent le Trésor et provoquèrent, par l’établissement de nouveaux impôts, la révolte des MailloWis- Devenu roi, il défit les Flajnands à Rosebecque et, peu après, il renvoya ses oncles pour les remplacer par les Marmousets, hommes de petite naissance, mais

CHA

Cll.\

dont l'administration m-udente et honnête fit donner au roi le surnom de Bim-Aiiiié. Malheureusement, Charles VI fut frappé de folie dams la forêt du Mans, ati cours d'une expédition contre le duc do Bretagne, Dés lors, son royaume, déchiré par la rivalité des BouruuiSnnns et des .Irmai/nacf. livré à l'anarchié, gouverné par la reine, 1 infâme Isaoeau de Bavière, tomba presque tout entier, par le traité de Troyes iU20), entre les mains des Anglais, vainqueurs à Azincourt (lil5,’. C h arles V I eut pour successeur son fils Chai’les VII.

Charles VI, opéra en cinq actes, paroles de Germain et Casimir De- Sceau le L'hailea vi. lavigne, musique d’Ha- ^ ^

lévy (1843'. Kpisode de la guerre de Cent ans. Odette de Champdivers, fille d un vieux soldat, quitte sa chaumière et se rend auprès du roi, dont elle devient une sorte d'ange gardien. Le livret renferme de remarquables vers ; les situations sont dramatiques et intéressantes ; la partition est une des meilleures qu'ait écrites Ilalévy. C’est là que se trouve le fameux chant patriotique ; Guerre aux tyrans, la ballade Chaque soir Jeanne sur la plage, etc.

Charles VII, le victorieux, fils de Charles VI et d'Isabeau de Bavière, né à Paris, m. à Mehunsur-'Yèvre (1403-1461) ; roi de France en 1422. à la mort de son père. A son avènement, les Anglais occupaient presque toute la France. Le jeune roi, indolent, ne tenta d'abord rien pour repousser les envahisseurs. Ne rêvant que fêtes et plaisirs, il achevait de perdre gaiement son royaume », lorsque le patriotisme français se réveilla à la voix de Jeanne d’Arc. Les victoires de la Pucelle et de ses compagnons ébranlèrent la domination anglaise et, même après le martyre de Jeanne, l'impulsion qu elle avait donnée ne se ralentit point . V Indolent « roi de Bourges » devint le 'Victorieux. Au bout de vingt ans de luttes, où se distinguèrent Richemont, La Ilire, Xaintrailles, Jean Bureau, etc., les Anglais, battus à Formigny et à Castillon, étaient chassés de France, où ils ne conservaient que Calais. Charles VII

Charles VII, portrait attribue à Fouquet (Louvre J,

essaya d'assurer à la France un bon gouvernement et une armée permanente (institution des francs-archers et des compagnies d’ordonnance), débarrassa le pays des écorcheurs, et triompha de la Praguerie, révolte des seigneurs, que soutenait son propre .fils, plus tard Louis XI ; 11 donna au clergé la Pragmatique sanction. L’histoire, qui l’a parfois surnommé le Bien servi, lui a reproché ses complaisances pour la favorite Agnès Sorel, ainsi que son ingratitude envers Jeanne d'Aro, qu'il laissa brûler, et envers 'son argentier Jacques Cœur, qu’il sacrifia à ses ennemis. Charles VII se laissa, dit-on, mourir de faim, craignant que son fils ne l’empoisonnât. C’est sous son règne que l'imprimerie se répandit en Europe. Il avait épousé en 1422 Marie d’Anjou, fille de Louis II, duc d'Anjou et roi de Sicile. Louis XI, fils de Charles VII, lui succéda.

Charles VII chez ses grands vassaux, tragédie romantique en cinq actes et en vers, d'Alexandre Dumas père (1831', dramatique tableau d'histoire, renfermant de belles scènes et quelques vers bien frappés.

Charles 'VIII, fils de Louis XI et de Charlotte de Savoie, né et m. à Amboise (U’(0-1498i, roi de France en 1483, à la mort de son père, sous la tutelle de sa sœur Anne de Beaujeu. Son règne débuta par la réunion des états généraux de 1484. Mécontents de l'autorité d'Anne de Beaujeu, le duc d'Orléans et d’autres soigneurs se soulevèrent Iguerre Folh' , mais ils furent vaincus à Saint-Aubin-du-Cormier ,1488 . En

Charles VIII.

Charles Vil.

Charles IX, d’après le tableau de Fr. Clouet.

1191. Charles épousa Anne de Bretagne, héritière du riche duché de ce nom, bien qii il fût déjà fiance par le traité d’Arras (1482) à la fille de Maximilien d'Autriche. Esprit chimérique et romanesque, amourAx des grandes chevauchées, il sacrifia les intérêts immédiats du myaume au désir de faire valoir les prétentions des princes français au royaume de Naples, qu'il conquit rapidement (1493), mais qu'il dut bientôt abandonner, devant le soulèvement de l'Italie entière. A son retour en France, il se fraya un passage à la journée de F’onioue, où triompha la « furie française ». Il mourut à Amboise, des suites d'un coup qu'il se donna à la tète. Son beaufrère et cousin, Louis XII, lui succéda.

Charles IX, deuxième fils de Henri II et de Catherine de Médicis, né à Saint-Germain en-Layc, in. à Vincennes (15.60-1074), roi en 1560, à la mort de son frère François II. Il régna d'abord sous la tutelle de sa mère. Les principaux événements de sa minorité furent : l’édit de janvier, le colloque de Poissy, le massacre de Wassy, la première guerre de religion, terminée par la paix d'Amboise et pendant laquelle François de Guise fut assassiné. La paix de Longjumeau mit fin à la seconde, signalée par la bataille de Saint - Denis, où tut tué Montmorency. Enfin, la paix de Saint- Germain arrêta la troisième, signalée par les combats de Jarnao (après lequel fut tué Condé) et de Moncontour.

Sans tenir compte de cette paix,

Charles I X, circonvenu par sa mère et parles Guises, donna le signal de la Saint-Barthé- Icmy, à laquelle, dit-on,

il aurait pi’is part en personne. Les protestants, outrés de tant de mauvaise foret soutenus parles malcontents ou politiques, recommencèrent une quatrième guerre civile, et ils en entreprenaient une cinquième lorsque Charles IX mourut, dévoré de remords. De sa femme Elisabeth d’Autriche il eut une fille, qui ne lui survécut que quatre ans, et de Marie Touchet, sa favorite, un fils. le duc d Angoulème, qui mourut en 1650. Son frère Henri III lui succéda.

Charles IX {représentation de), portrait délicieux par François Clouet, dit Jehannet (Louvre) ; — Buste par Germain Pilon, daté de 1568 (Louvre).

Charles IX ou l’Ecole des rois, tragédie de M.-J. Chénier (1789), dirigée contre la royauté ; elle présente quelques passages d'une remarquable énergie.

Charles X, né à Versailles, m. à Goritz (1757- 1836), quatrième enfant du dauphin fils de Louis XV, et de Marie-Josèphe de Saxe, frère de Louis XVI et de fAfÿ' ■ ' Louis XVIII, auquel il succéda sur le trône de France, en 1824. Æ }

Il appartenait au parti de ces émigrés qui, disait-on, étaient rentrés en France sans avoir « rien oublié ni rien appris ».

Sous le nom de comte d Ai'tois,

il avait d'ailleurs été un de

leurs chefs. La loi du sacrilège,

l'indemnité donnée aux émigrés,

la loi contre la liberté de la m Sv

presse, l'infiuenee des jésuites

et de la Congrégation soûle- 'vas”‘'^îal£ï^'^

vèrent contre Charles X, pen- Charie» x.

dant le ministère de Villèle, une

impopularité que ne diminuèrent ni la victoire de Navarin, ni l'avènement du ministère Martignac (1828). La Chambre, ayant refusé toute confiance au cabinet Polignac, fut dissoute, mais les élections furent favorables à l’opposition ; les ordonnances du 25 juillet 1830, dissolvant la Chambre non encore réunie et modifiant la Charte, provoquèrent la révolution de 1830 et l'avènement de Louis-Philippe. Peu de temps auparavant avait eu lieu la prise d'Alger. Charles X se retira en Angleterre, puis à Prague, et enfin à Goritz, où il mourut. Charles X avait épousé Marie-Thérèse de Savoie, dont il eut deux fils : les ducs d' Angoulème et de Berry.

Charles d’Anjou, frère de saint Louis, m. à Foggia (1226-1285). Il épousa Béatrix, fille du comte de Pro ;ence, Raymond Béranger, suivit saint Louis en Egypte, devint roi de Naples, après avoir battu Manfred à Bénévent, et perdit la Sicile, conquise par Pèdre d'Aragon, après les Vêpres siciliennes.

Charles de Blois, neveu de Philippe de Valois (1319-1364). Il épousa Jeanne de Penthièvro, et fut tué à la bataille d’Auray.

Charles de 'Valois, troisième fils de Philippe le Hardi, et frère de Philippe le Bel : 1270-1325). Il fut un des plus grands capitaines de son siècle, et le père de Philippe VI de Valois.

Charles le Mauvais, roi de Navarre, fils de Philippe d'Evreux et de Jeanne de France, et petit-fils de Louis X le Hutin (1332-1387). Habile, audacieux, il contribua à affaiblir le royaume, pendant la guerre de Cent ans, se posant lui-mcme en prétendant à la couronne de France. Il soutint Etienne Marcel, puis s'allia avec les Anglais et fut battu à Cochercl, par Du Giiesclin.

Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, fils de Pliilippe le Bon ei d’Isabelle de Portugal, né à Dijon, m. à Nancy 1+33-1477). C’était un

Chari«f le Téméraire.

prince belliqueux et violent, politique médiocre, mais non sans goûts littéraires et artistiques, et dont la cour fut très brillante. Maître de la Bourgogne et de la Flandre, il essaya de se constituer une principauté aussi puissante que la monarchie capétienne, à laquelle il fit courir de grands dangfers.

Chef de la Ligue du Bien puhlic, il fit signer à Louis XI les traités de Contlans et de Saint-Maur, après la bataille de Mont- Ihéry. Vainqueur de l'insurrection liégeoise, il forma une seconde ligue contre le roi de France et le retint prisonnier à Pérenne : à la suite d’une troisième ligue, il saccagea la Picardie et Nesle, mais il échoua devant Beauvais. Il soumit la Lorraine, mais fut vaincu par les Suisses à Granson et à Moi-at. En 1477, U fut tué devant Nancy, dans ' un combat contre René II, duc de Lorraine, qu il avait dépossédé. On retrouva son cadavre nu, et à demi enfoncé dans la glace et la neige.

Charles la Téméraire, roman historique, par Walter Scott (1829). Dans le vaste cadi'C adopté par l’auteur, on voit se dessiner nettement chaque physionomie, avec le caractère qui lui est propre. Le romancier fait assassiner le duc, au siège de Nancy, par un gentilhomme lorrain, Albert de Geierstein.

Charles IV, né et m. à Prague (13)6 1378), empereur d'Allemagne de 1.346 à 1378, fils de Jean de Luxembourg, roi de Bohême. H promulgua la Bulle d'Or, qui fut longtemps la charte d’organisation de l’Empire germanique, fonda les universités de Prague et de Vienne, et fit fleurir en Bohême les arts et rindustrie.

Charles V ou Charles-Quint, fils de Phi lippe le Beau et de Jeanne la Folle, né a Gand. m. à Yuste (1500-1558) ; roi d’Espagne en 1516, élu, contre François l'r, empereur d’Allemagne en 1519. Maître d’immeiises donjaines, de l’Espagne et de ses colonies, d’une partie de l’Italie , de la Flandre, d e l’Autriche, et pouvant dire que le soleil ne secouchait pa.s sur son empire, il rêva un moment la domination universelle. Mais il eut à lutter contre François I«r, avec lequel il eut quatre guerres ; contre' Soliman II, sultan des Ottomans, et surtoutoontre les luthériens d'Allemagne.

Ne pouvant,

malgré son habileté et sa froide énergie, réaliser complètement ses ambitieux projets, fatigué du pouvoir et de plus en plus menacé d'ailleurs par les progrès du protestantisme, il abdiqua en 1555 et se retira au monastère de Ynste (Estrémadure). — La retraite si extraordinaire de Charles-Quint et surtout ses funérailles anticipées, auxquelles, d'après une légende aujourd'liui reconnue fausse, il aurait voulu assister avant sa mort, sont restées, dans la langue, l'objet de fréquentes allusions. Mais il ne faudrait pas croire que Charles- Quint, après avoir renoncé au trône dans un accès de mysticisme, eût passé le reste de sa vie dans la pénitence et les prières. De la retraite magnifique qu'il s’était fait construire dans le voisinage du monastère de Yuste, il dicta souvent ses volontés à ses successeurs ; Ferdinand son frère, et Philippe II son fils.

Charles-Quint (.Apothéose de), chef- d'œuvre du Titien, au musée de Madrid; une merveille do couleur.

Charles-Quint (portrait équestre de), tableau dy

CharJes-Quiut, d’apris Anjbere;er,

Charles-Quint au monastère de Ynste, d’après Robert-Fleury.

Titien.au musée royal de Madrid; magnifique peinture.

Charles-Quint au monastère de Yuste, tableau de Robert-Fleury (1857); Charles-Quint est représenté recevant les ambassadeurs de son fils et successeur'Philippe II.

Charles-Quint et François l'-f visitant les tombeaux de Saint-Denis, tableau de Gros, au Louvre 1812 ; ; scène arrangée avec beaucoup d habileté, et peinte avec finesse et vigueur V. p. 430).

cil A

Cil A

Charles-Quint Histoire du régne de . par Robertson. L'auleur s'altaehe aux événcruenls, aux faits décisifs; son ouvrage est un des plus beaux livres d'histoire, et l'introduction est un impo.sant tableau de l'Europe à la veille du xvie siècle (n69)i

Charles-Quint, son abdication, son séjour au monastère de Yuste et sa mort, par Mignet. L'historien a tracé d'une main vigoureuse le caractère de Charles-Quint et étudié son influence sur le monde politique, principalement après son abdication (ISS'i.).

Charles "VI, né en 1G85, m. fi Vienne en ITiO; empereur d'Allemagne de 1711 à 1740, deuxième fils -de Léopold et père de Marie-Thérèse. Il passa une partie de son règne à faire accepter par l'Eurupe, au prix d'importantes concessions politiques et économiques, la Pragynatique sanction, par laquelle il garaniissait à Marie-Thérèse l'intégralité de la succession d’Autriche.

Charles VU, électeur de Bavière, né à Bruxelles, m. h Munich (1B97-174B), compétiteur de Marie- Thérèse. Elu empereur d’Allemagne en 1742. il fut chassé par sa rivale, après la défaite des Francs- Bavarois à Dettingen (17’43). Ramené à Munich par l'armée française, il y mourut.

Charles P"', empereur d’Autriche, néàPersenbeug, m. à Funchal (Madère) [1887-1922), fils de l'archiduc Othon ; succéda à son grand-oncle François- Joseph pi (1916), essaya d'entamer des négociations pour mettre fin à la Grande Guerre, et abdiqua en 1918 : il avait épousé en 1911 la princesse Zita de Bourbon-Parme.

Charles (l’archiduc), troisième fils de Léopold II, né à Florence (1771- 1847), l'un des meilleurs généraux de l’armée autrichienne dans les guerres contre la République et l'Empire; mais il fut vaincu à Zurich par Masséna, et à Wagram par Napoléon I"", qui avait pour lui une grande estime.

Charles P', roi d'Angleterre, fils de Jacques I«r de la maison des Stuarts, né à Dunfermline (Ecosse), m.

à Londres (1600-1649), roi en 162o. Poussé dans la voie du despotisme par ses ministres,

Buckingham, Strafford, l'évèque Laud, ainsi que par sa femme Henriette de France, il souleva une violente opposition dans le Parlement, qui envoya Strafford au supplice. Cette exécution, à laquelle* le roi n'eut pas le courage de s’opposer, fut bientôt suivie de la guerre civile entre les Cavaliers et les Tètes rondes. Charles pr, réfugié en Ecosse, fut livré aux Parlementaires, et un accord allait peut-être survenir, lorsque les partisans de Cromwell enlevèrent le monarque, livré par trahison, et le firent condamner à mort. Il fut décapité devant le palais de 'Whitehall.

Archiduc Charles.

Charles II d'Ang’leterre.

g'énérale de la haute

Charles 1er [portrait de], tableau de Van Dyck, au Louvre (1635); — du même, à Dresde; — du même, au Belvédère, à Vienne; — du même, au- musée de Turin ; — portrait équestre du même personnage, par le même, au château de Windsor. Le portrait qui est au Louvre est justement estimé pour son exécution savante et pour son expression pleine de finesse, de noblesse et de naturel (V. p. 429).

Charles II, fils du précédent et d'Henriette de France (1030-1686) rappelé sur le irône par le général Monk en 1660. 11 blessa le sentiment national anglais en s'alliant avec la b'rance contre la Hollande, pour s'assurer les subsides de Louis XIV, à qui il vendit Dunkerque. Son règne fut signalé par une dépravation ^ société anglaise. Charles eurpour successeur son frère Jacques II.

Charles-Edouard, dit le Prétendant, fils

de Jaeqiies Stuart et petit-fils de Jacques II, né à Rome, m. à Florence (1720-1788;. Ayant voulu reconquérir le trône des Sfuarts, il fut battu à Culloden, en 1746. Il erra en fugitif, épousa en 1772 Louise, princesse de Stolberg, qui, fatiguée des ses brutalités et de son ivrognerie, le quitta pour épouser le poète Alfieri. 11 mourut délaissé, désigné sous le nom de comte d'Aibany.

Charlos, nom de plusieurs rois de Suède, dont les plus remarquables sont : Charles IX, troisième fils de Gustave t'asa, et père de Gustave- Adolphe ; roi en 1604 { 1K50- 1611) ; — Charles X ou Charles-Gustave, successeur de Christine (1622-1660) ; — .Charles XI. fils du précédent, roi à cinq ans en 1660 ; il régna habilement à sa majorité (1655-1697).

Charles XII,flisde

Charles XI et de Ulrique-Eléonore de Danemark, né à Stockholm, m. à Frederikshald (1682-1718); prince belliqueux. Il commença, dès que les Etats l’eurent déclaré majeur, par vaincre le iv^i de Danemark à Copenhague, les Russes à Narva,et Auguste II de Pologne à Riga. Tournant de nouveau ses armées contre Pierre le Grand. Une put, malgré la valeur de ses toupes, triompher de son puissant rival à Poltava ^1709), et dut sô rélugier en Turquie. Après avoir vainement essayé de réprendre les hostilités avec^l'appui du sullàn Acbmet III. U regagna la Suède en 1715. Sur les conseils du baron de Gœrtz, il résolut de se réconcilier avec le tsar, d'enlever la Norvège au Danemark, de détrôner Georges le** d'Ecosse

Cliarles XII.

Charles XIV.

Il épousa Louise

au profit des Stuarts, et de lier ce plan à ceux d'Alberoni sur la France ci l'Esjiagne. Déjà le tsar était gagné, et une pax'tie de la ^Nôrvège , concpiise, lorsqu' un coup de ’ feu, tiré ■mystérieusement au siège de Fredcrikshald, brisa la vie du monarque et ses gigantesques projets.

Charles XII Histoire de), par Voltaire, modèle de narra- À tion élégante et rapide (1731). L 1 Charles XIII, frère de Gustave IIL roi de Suède de 1809 à 1818: il^ adopta Bernadotte. En 1814, Il reçut la couronne de Norvège, enlevée au Danemark. — Charles XIV ou Charles-Jean. V. Bërnadotte ;

— Charles XV, roi de Suède et de Norvège, fils d’Oscar pr (1826-1872). Il épousa Louise des Pays-Bas, devint roi en 1859, et se fit connaître comme écrivain militaire.

Charles XllI{ordr€ de], ordre de chevalerie, fondé en 1811 par ' le roi de Suède Charles XIII, pour les hauts dignitaires de la franc-maçonnerie. Se porte en sautoir, avec plaque. Ruban rouge.

Charles I®'', roi d'Espagne, le même que l'empereur Charles V ou Charles-Quint (v. ce nom); — Charles II. fils de Philippe IV, roi d'E.Spagne de ordre de Charle. XIII, 1665 à 1700. Il fut le dernier roi de la maison de Charles-Quint.

d’Orléans, nièce de Louis XIV,

Euis Marie - Anne do Neuourg. N'ayant pas d’enfant, il désigna pour son successeur Pliilippe d'Anjou, second fils du dauphin de France. Son héritage donna lieu à la guerre de la succession d'Espagne ; — Charles HI, fils de Philippe V et d'Elisabeth Farnèse , roi d'Espagne de 1759 à 1788., Son administration fut sage et habile ; —

Charles IV, fils du précédent, roi d'Espagne en 1788.

Il fut entièrement soumis à sa femme Marie - Louise de Parme, elle -même dominée parle favori Godoï. Il abdiqua en 1808, ainsi que son fils Ferdinand, en faveur de Napoléon, qui donna la couronne à son frère Joseph ; m. à Rome (1819).

Charles-III {ordre de), fondé en Espagne par Charles III à la naissance de son petit-fils le prince des Asturies (1771). Ruban à trois raies égales :

deux bleues et une blanche au milieu.

CharleSj nom de plusieurs rois de Naples et des Deux-Siciles : Charles Im (v. Charles d'Anjou); — Charles II, dit le Boiteux, fils du précédent (1254- 1309) ; — Charles III, roi de Naples et de Hongrie, né en 1345, assassiné à Bude en 1386 ; —

Charles IV, le même que Charles- Quint; — Charles V, le même que Charles II d'Espagne; —

Charles VI, le même que Charles Vi d’Allemagne ; — Charles VII le même que Charles III d’Espagne.

Charles I'”', le Guerrier, due de Savoie de 1482 à 1490 ; — Charles II, fils du précédent, mort à neuf ans en 1496; — Charles III, le Bon, duc de Savoie de 1504 à 1553. Il institua l'ordre militaire des Saiiits- Maurice-et-Lazare.

Charles II d’Espa^-ne,

Ortire de Charles II l ( Espaf^iiej.

Charles-Emmanuel I", le Grand, fils de .Philibert-Emmanuel, né en 1562, duc de Savoie de 1580 à 1630. Quoique habile capitaine, il fut constamment malheureux.

Henri IV lui prit Gex, le Bugey et le Valmorey (1600). Ôn lui doit cette parole restée célèbre :

U L’Italie est un artichaut que la maison de -Savoie doit manger feuille à feuille >* ; — Charles- Emmanuel II, duc de Savoie de 1638 à 1675. Il fit de vastes travaux d’art et d’utilité publique dans son duché; — Charles- Emmanuel III, roi de Sardaigne de 1730 à 1773.

Son long règne fut une Charles-Albert de Savoie, ère de prospérité pour

son peuple: — Charles-Emmanuel IV, roi de Sardaigne en 1796. Il abdiqua en 1802. et mourut dans un cloiire, à Rome, en 1819.

Charles - Félix, né à Turin en 1705, roi de Sardaigne de 1821 à 1831.

Charles-Albert ,

né à Turin, neveu et successeur du précédent, né à Turin, m. à Porto (1798- 1849 ; général habile. 11 fut pourtant vaincu i>ar les Autrichiens ii Novare en 1849, et dut abdiquer en faveur de son fils Victor-Emmanuel II.

Charles I", de la

maison de Ilohcnzollern.

né àSigmaringen eu 1839, chirie. l- de Roumïme. prince de Roumanie. En

1869, il avait épousé FTlisabelh de Wied (Carmen Sylva). En 1877, il s’allia avec la Russie contre les

Ordr« de Saint-Charles (Monaco).

Turcs ; l’issue victorieuse de la guerre lui valut le trône de Roumanie ; il fut proclamé i-oi en 1881 ; m. en 1914.

Charles {ordre de Saint-), fondé en 1858 par le prince Charles III de Monaco. Ruban à trois raies verticales d'égale largeur ; deux rouges et une blanche au milieu.

Charles-Frédéric (ordre de).

ordre badois créé en 1807 par Charles-Frédéric, grand-duc de Bade.

Ruban à trois raies verticales d’égale largeur : deux jaunes et une rouge au milieu, mince liséré blanc.

Charles (Jacques - Alexandre - César), physicien français, né à Beaugency, m. à Paris (1746-1823).

Il appliqua le premier l’hydrogène aux aérostats , et inventa le mégascope. Il' fut secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences. C'est sa jeune femme que Lamartine a immortalisée sous le nom d’Elvire.

Charles (Emile), philosophe et administrateur français, né à Valenciennes, m. àClamart (1826-1897).

Charles (oap), à l'E.

du Labrador.

Charles Borromée

(saint), archevêque de Milan. né à Arona, m. à Milan /lo38-1584), neveu du pape ^Pie IV. Il contribua à la réforme catholique, et se fit remarquer par des fondations charitables et par son dévouement lors de la peste qui désola Milan. Fête le 4 novembre.

Saint Charles Borromje.

CllRrleston [pr. angl. tchar-les-ton'], v. des Etats-Unis (Caroline du Sud), port sur l’Ailantique ; 60.000 h.

Grand commerce de coton. Ce fut, en 1866, le centre de la résistance des Etats du Sud.

Charlet \lê] (Toussaint- Nicolas), célèbre dessinalcur et lithographe français, né et m.

à Paris (1792-1846). Il a excellé dans les scènes militaii'es, les types de vieux grognards.

Charleval, c O m m . de l’Eure, arr. et à 16 kil. des Andelys, sur l’Andelle, près de son confluent avec la Lieure ;

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