‹ Larousse universel en 2 volumesChapitre 430 sur 1225 · h. Ch. de f. Et. Filatures de coton · texte numérisé non relu

h. Ch. de f. Et. Filatures de coton

Charleval (Charles Faucon de Ris ou de Ry de), poète et bel esprit du xviie s., né en Normandie, m. à Paris (1613-1693).

Charleville, ch.-l. de c. (Ardennes), arr. et à 1 kil. de Mézières; 22.630 h. (Carolopolitains). Sur la Meuse, en face de Mézières, ch. de f. E. Industrie active : forges et fonderies ; étampage ; fabriques de brosses, pincëaux. Jolie place Ducale, de l'époque Louis XIII. -- Le cant. a 11 comm., et 35.880 h.

CharlevoiX [roi] (François-Xavier de), jésuite et voyageur français, né à Saint-Quentin, m. à La Flèche (1682-1761); il explora le Saint-Laurent et le Mississipi. Chateaubriand s’est beaucoup servi de son Histoire et description générale de la Nouvelle-France (1744).

CharliôU, ch.-l. de c. (Loire), arr. et à 20 kil. de Roanne, sur le Sornin, affl. de la Loire; 5.010 h. (Charliandins). Ch. de f. P.-L.-M. Etoffes de soie et de coton. — Le cant. a 14 comm. et 17.960.

Charlet.

CllRrloiS (Auguste-IIonoré-Pierre), astronnrae français, né à La Cadière (Var), ra. à Nice (1864-1910). Dirigea l'observatoire de Nice. On lui doit l'appli» cation de la méthode photographique à la l'ccherche des planètes.

Cbarlot [lo] n. m. Ornitk. Nom vulgaire du grand courlis, de ralouette de mer, etc.

Cliarlot [lo] Arg. L'exécuteur des hautes œuvres, le bourreau (du nom de Chariot, le bourreau qui exécuta Damiens).

Cliarlot (Charlie Spencer Chaplin, dit;, acteur de cinéma, anglais, né près de Londres en 1889, naturalisé américain; créateur d’un type comique {Chariot) devenu populaire.

charlotte \lo-te] n. f. Plat d’entremets, consistant en une marmelade de pommes entourée de tranches de pain grillées et frites. Charlotte l'usse, charlotte dans laquelle la marmelade est remplacée par de la crème fouettée, et le pain par des biscuits.

charlotte n. f. Chapeau de femme, garni de dentelles et de volants.

Charlotte (Joachime DE Bourbon), fille de Charles IV d Espagne et de Marie-Louise de Parme, femme de l’infant Jean de Portugal (1775-1830). Elle se sépara de son mari en 1806. conspira contre lui, et fut, en 1820.

le chef du parti absolutiste en Portugal, en opposant dom Miguel. son fils, à son propre père.

Vaincue, elle fut enfermée dans un couvent.

Chariot.

Charlotte (laprincesse). fille du roi des Belges, Léopold pr, et de Louise d’Orléans, née à Laeken en 1840. Elle épousa le frère de l’einçereur François- Josejih d'Autriche, l'archiduc Maximilien, plus tard empereur du Mexique, et dont la mort tragique troubla sa raison.

Charlotte, touchante figure, une des créations de Gœthe, dans ^Verther.

Charlotte Corday. Biogr. v. Cokday.

7 — te

CHA

Charlotte Corday, drame historique en cinq actes, de Kr. Ponsard, une des meilleures productions de ce poète (1850).

Charlotte de Savoie, femme de Louis XI, mère de Charles VIII et d’Anne de Beaujeu (H45-1483).

Charlotte- Elisabeth de Bavière, seconde femme du duo d'Orléans, frère de Louis XIV, mère du Régent, dite la princesse Palatine, parce qu elle était fille de l’électeur palatin du Rhin, née à Heidelberg, m. à Saint-Cloud (1652- 1722). Ni belle ni gracieuse, elle déplut à la cour par son langage et ses manières brusques. Sa correspondance est un document des plus curieux pour l'histoire des mœurs de la fin du règne de Louis XIV.

Charlotte de Nassau,

grande-duchesse de Luxembourg, née au château de Berg en 1896 ; a succédé à sa sœur Marie-Adélaïde, qui abdiqua en 1919 ; elle a épousé le prince Félix de Bourbon de Parme (1919).

Charlottenbourg,

v.de Prusse (Brandebourg), sur la Sprée ; 237.000 h.

Sources minérales, manufacture de porcelaine, ver-

Chiarly, ch.-i. de c.

(Aisne), arr. et à 15 kil. de Château -Thierry, sur la Marne; 1.970 h. (en 1914).

Passementerie. Détruit en partie pendant la Grande Guerre.' — Le cant, a 19

comm. et 11.620 h. Charlotte de Luxembourg.

charmant [man], e

adj. Qui a du charme : un convive, un séjour charmant. Je vous trouve charmant 1 Se dit par ironie à quelqu’un ou de quelque chose qu’on n'approuve pas du tout. Prince charmant, personnage séduisant des contes de fées ; beau jeune homme. Substantiv. n.m. Ce qui plaît, amuse: le charmant de l'histoire, c'est que... N. Mon charmant, ma charmante, ternies d’affection. Ant. Désagréable, déplaisant, choquant.

Charmant [mon' [le Prince), nom donné dans plusieurs contes de fées à un jeune prince excessivement beau, qui surgit à point nommé pour délivrer les princesses innocentes et persécutées. C'est le chevalier inévitable des féeries.

charme n. m. (lat. carmen, mot magique). Em chantement magique ; rompre le charme. Ce qui produit cet enchantement : acheter un charme. Pig. Grand agrément, puissant attrait : le charme de la vertu. PI, Appas, beautés : les charmes d'une femme.

charme n. m. (lat. carpinus). Arbre de haute tige, à bois dur et blanc, famille des castanéacées. Loc.

prov. : Se porter comme un charme, jouir d’une boime santé, être robuste.

— Encyci,. Arboric. On compte une dizaine d’espèces de charmes en Europe, dans l’Amérique du Nord, dans TInde orientale. Le charme commun d'Europe est très répandu en France ; il dépasse rarement 20 mètres. Il aime les solsargilo-calcaires.

Ses racines sont traçantes, et ne s’enfoncent pas à plus de Oiv.SO de profondeur. Il se multiplie ordinairement par semis. Il supporte bien la taille en toutes saisons, et prend toutes les formes. Ou peut en faire des haies et des abris ou charmilles. Son bois est blanc, très dur, coriace, d'une densité homogène. Il est fréquemment employé par les charrons et les formiers. Comme bois de chauffage et de charbon, il est de première qualité. Ses feuilles , vertes ou sèches, sont recherchées pour, l’alimentation des bestiaux.

charmer \mé]v. a. (de charme). Ensorceler, soumettre à une infiuenee magique (une arme, un breuvage, un animal). Fasciner; le serpent, dit-on, charme l'oiseau. Pig. Plaire extrêmement, ravir d’admiration: charmer l'esprit. Donner de l’agrément à; l'oiseau charme le bocage. Suspendre, adoucir l’effet d'un sentiment triste, pénible ; charmer la douleur, la peine. Ant. Blesser, choquer, déplaire.

Charmes, ch.-l. de c. (Vosges), ai'r. et à 19 kil. de Mirecourt. sur la Moselle; 4.090 h. (Charmais). Ch. de f. E. Quincaillerie, distillerie. — Le cant. a 26 comm. et 13.670 h.

Charmes (trouée de), nom donné par les militaires au IC corridor d’invasion r, laissé par le général Séré de Rivières et par ses collaborateurs entre les fortifications de la place d’Epinal et les défenses de la grande zone fortifiée Verdun-Saint-Mihiel-Toul. Au début de la guerre de 1914-1918, les Allemands ont essayé de pénétrer dons le Bassin parisien par cette trouée (dont Charmes, sur la Moselle, occupe â peu près le milieu) et de collaborer à la

figantesque manœuvre 'enveloppement des armées françaises projetée par leur état-major. Mais laVIIe armée(von Heeringen) en fut empêchée par les armées Dubail (Ir») et Castelnau (II®), qui, non contentes de lui défendre d'arriver à la Moselle, la rejetèx-ent depuis Rozelieures jusque sur la rive droite de la Mortagne (23-29 août 1914).

Charmes (Francis), publiciste et homme politique français, directeur de la » Revue des Deux

ChariDe®

Francis Charmes.

Mondes «, né à Aurillac, m. à Paris (1848-1916). Membre de l’Académie française (1908;. — Son frère Xavier, né à Aurillac, m. à Paris (1849-1919), administrateur et publiciste. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques. ; — Gabriel, frère des deux précédents, né a Aurillac, m. à. Paris, publiciste colonial distingué (1850-1886).

Charmettes Imè-te] (Les), hameau pittoresque de Savoie, près de'Chambéi-j’, illustré par le séjour qu'y fit, de 1736 à J. -J. Rousseau, auprès de

Mme de Warens, dans une maison qui subsiste encore, avec une partie de son ameublement.

charmeur, euse [eu-ze] n. Qui fait des enchantements. Charmeur, charmeuse de serpents, qui fait des tours avec des serpents, hig. Qui charme. (En ce sens, le fém. cuarmeresse est quelquef. employé.)

Charmey, comm. de Suisse (cant. de Fribourg) ; 1.250 h. Industrie laitière. Centre de la fabrication du fromage de Gruyère.

Gharmidés, dialogue de Platon sur la sagesse, qui tire son titre du nom d un des interlocuteui’s, le philosophe athénien Charmidès (450-404).

charmille [il mll., e] n. f. Pépinière de petits charmes. (Vx.) Allée, berceau de charmes et, par ext., de toute sorte d'arbres.

charmoie [moi] n. f. Bois de charmes. (Vx.) Charmoise (race de la). Se dit d'une race de moutons obtenue au domaine de la Charmoise (Loiret-Cher ) par croisement entre béliers Ne'w-Kent (variété de Dishley) et brebis berrichonnes ; elle est remarquable pour sa précocité et son aptitude â la production de la viande.

Charnacé (llercule-Girard de), diplomate français, un des serviteurs les plus dévoués de Richelieu, né à Charnacé (Maine-et-Loire), tué au siège de Bréda (1588-1637.)

Charnage n. m. (du lat. caro, camis, chair). Temps pendant lequel l’Eglise catholique permet de manger de la viande. (Vx.)

eharnaigre [ni-gre] n. m. Métis de lévrier et de chien courant.

Charnalité n. f. (lat. camalitas). Caractère de ce qui est charnel. (Peu us.)

Charnay [nè] (Désiré), voyageur français, né à Fleurieux (Rhône) [1828-1915], On lui doit d’originales études sur l’ancienne civilisation mexicaine.

Charnay [nè], comm. de Saône-et-Loire, arr. et à 3 kil. de Mâcon ; 1.960 h. Ch. de f. P .-L.-M. ^ ins blancs renommés.

charnel, elle [nèl, è-le] adj. (lat. camalis ; de caro, camis, chair). De la chair, par opposition à l’esprit : plaisirs charnels. Substantiv. Qui est adonné aux plaisirs des sens : les charnels sont les riches, les rois. (Pascal.)

charnellement [nc-le-man] adv. D une manière charnelle.

Charner [né] (Victor-Joseph), amiral français, né à Saint-Brieuc (1797-1869) ; commandant la flotte française lors de l’expédition de Chine et de Cochinchine, sous le second Empire.

eharneux, euse [neü, eu-ze] adj. (lat. camosus). Qui est principalement composé de chair. (Vx.)

Charneux, comm. de Belgique (prov. de Liège, arr. de Verviers); 2.000 h. Draps.

charnier [ni-é] n. m. (lat. camarium; de caro, camis, chair). Lieu où Ton conserve des viandes salées, ou destinées la consommation. (Vx.) Cimetière. (Vx.) S. n.

peu us. de carnier. Dépôt d’ossements humains. Entassement de cadavres. Récipient qui contient de Teau pour l’équipage, à hord d’un navire. Cuve de travail, à bord des navires morutiers.

charnière n. f. (bas lat. cardinaria ; de cardo, inis, gond). Appareil composé de deux pièces métalliques assemblées sur un axe commun. Tune au moins étant mobile autour de cet axe. (Les charnières servent à assujettir les portes, les fenêtres.) Charnière universelle ou genou de Cardan, appareil au moyen duquel ou peut transmettre le mouvement d'un arbre à un autre (l'angle formé par les deux arbres ne dépassant pas 141®). Partie d'une coquille par laquelle se tiennent les deux valves. Burin de graveur en pierres fines.

Archéol. Sorte de grande bourse.

Charnizay, comm. d’Indre-et-Loire, arr. et à 27 kil. de Loches ; 1.270 h.

Tuileries, moulins.

charnon n. m. Œil d'une charnière, qui reçoit la broche réunissant les lames.

charnu, e adj. (du lat. caro, camis.

chair). Formé de cha'ir : masse charnue.

Bien fourni de chair : bras charnus. Fig.

Se dit des fruits, des feuilles, qui ont la consistance de la chair: la pêche est charnue. Ant. Maigre, décharné.

Charnure n. f. (du lat. caro, carnis, chair.) Constitution, ensemble des parties charnues du corps ; une charnure femie. (Peu us.)

Charny, ch.-l. de c. (Meuse), arr. et à 8 kil. de Verdun, sur la Meuse; 500 h.

(en 1914). Ch. de f. E. Totalement détruit pendant la Grande Guerre. — Le cant. a 21 comm. et 11.880 h. (en 1914).

Charny, ch.-l. de c. (Yonne), arr.

et à 27 kil. de Joigny, sur TOuanne. affi. du Loing: 1.430 n. Ch. de f. P. -L.-M. —

charogne n. f. (du lat. caro. chair.

— On disait autref. carogne.) Cadavre en décompo sition d’une bête : l'hyène se repaît de charognes Par dénigr. Cadavre humain. Pop. Injure grossière charbgneux, euse [gn mil., eù. eu-ze] adj Qui tient de la charogne: vapeurs charog7ieuses. Qui se repaît de charognes : vautour, corbeau charogneux. (On dit aussi charognard.)

Charnières : 1» Ordinaire; 2. Universelle.

Araies de C'haroiles.

Charolais ou Charollais [ro-lè], ane. pays de France, dans la Bourgogne : ch.-l. Charolles.

Charolais, e [W, é-ze], habitant ou originaire de Charolles ou du Charolais ; les Charolais. Adj. ; population charolaise. Race charolaise, race de bovidés dont les sujets constituent d’excellents animaux de boucherie.

Charolles, ch.-l. d’arr.

Saône-et-Loire), au confluent de TArconce et de la Semence, affi. de la Loire ; ch.

de f. P.-L.-M., à 51 kil. de Mâcon; 3.740 h. (Charollais ou Charolais). Important commerce de bestiaux, volailles. — L’arr. a 13 cant.,

138 comm., 126.000 h. ; le cant. a 13 comm. et 10.510 h.

Charon. Myth. v. Caron.

Charon de Lampsaque, historien grec, contemporain des guerres médiques, auteur d’une Histoire des Pfrses et d'une Histoire grecque.

CharondaS [ka-ron-dass], législateur de Catane, disciple de Pythagore. Il se tua pour avoir enfreint involontairement une loi qu’il avait portée (600 av. J.-C.).

CharondaS (Loys Le Caron, dit), jurisconsulte français, auteur du Grand coutumier de France, né à Paris (1536-1617).

Charonne, anc. comm. du dép. de la Seine, réunie en 1860 à Paris (auj. le XX® arrond.) ; sur son territoire fut formé, au xvii® siècle, l’enclos de Mont-Louis, devenu le cimetière du Père-Lachaise.

Charonton ( Enguerrand ) , peintre primitif français du xv® siècle, né à Lyon, auteur du Triomphe de la Vierge (Louvre).

Chârost [ro] ch.-l. de c. (Cher), arr. et à 24 kil. de Bourges, sur TArnon, affi. du Cher; 1.550 h. Ch. de f. O. — Le cant. a 13 comm. et 13.800 h.

Charotte ou charrotte \cha-ro-te] n. f. Panier contenant les filets et engins de la chasse au pluvier.

charpagne n. f. sorte de panier, dans Test de la France.

charpe ou charpenne [pè-ne] n. m. (du lat. carpinus, même sens). Nom vulgaire du charme.

charpentage [pan] n. m. Travail de la charpente d’un navire. Art du charpentier.

charpente [pan-te] n. f. fdu lat. carpentvm, char). Assemblage de pièces de bois ou de niétal, servant aux constructions: les charpentes métalliques sont de¬

venues d’usage courant. Bois de chaiyentc, propre à faire des pièces de charpente : le chêne est le bois de charpente par excellence. Fig.

Assemblage des os : la charpente osseuse. S tr U c ture d’un ouvrage d’esprit ; l a charpente d'un drame.

— Encycl .

Constr. La charpente est l’ossature e n bois.ferou fonte, de toutes les constructions. Ces matériaux, assemblés suivant certaines règles, constituent un tout capable de supporter d’autres matériaux. En matière de travaux publics, cette dénomination s'applique aux ponts, échafaudages, cintres, écluses, etc. ; en travaux civils, elle s’applique également aux escaliei'S, planchers, murs, pans de bois, etc. ; enfin, dans le génie maritime, â la construction des carcasses de navires, jetées, brise-lames, etc. Quelles que soient les formes et les directions données aux pièces d’ossature, une charpente se com-

Linteau

Baie

de

fenêtre

tnlretoise

sablière

Sablière

[X^oNfes "JT"

Charpente.

Cbarpextks :

e, jambettes; f, j, sablières ; k, triera ;

i. En bois (a, entrait; b, arbalétriers; c, poinçon; d, contre*tiche ; faîtage; g, pannes; h, cbantignollea ou tasseaux; i, chevrons; coyau ; m, lattes; n, tuiles; o, cheneau). — 2. En fer (a, arbalê» b, bielles; c, cordes; d, plaques ; e, obappes; f, poinçon).

pose de travées de longueur proportionnée à la résistance des poutres et à leurs charges futures. Il existe, pour l'établissement d'une charpente, des principes essentiels : reporter les charges sur les points d’appui ; contreventer avec soin, de façon â assurer l'invariabilité du système et éviter toute déformation. V. ferme, maison.

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