GHA
CHA
charpenté, e [pan] adj. Constitué, bâti (au prop. et au fig.) : homme, drame solidement charpenté.
Charpenter [pan-té] v. a. Tailler pour une charpente. Fig. Disposer le plan de : charpenter un drame. Tailler maladroitement, (l'eu us.)
charpenterie [pan-te-rfl n. f. Art ou travail du charpentier. Chantier de charpentes.
Charpenteur [pan] n. m. celui qui charpente, dispose les diverses parties d’un drame, d'un roman.
charpentier [pan-£i-é] n. m. Artisan qui travaille en charpente. Entrepreneur de travaux de charpente. Celui qui dépèce la baleine. Adjectiv. : matelot charpentier.
Charpentier [pan-ti-é] (Jacques), philosophe et médecin français, né à Clermont (Oise) [1B24lB7t]. 11 eut de vifs démêlés avec Ramus, qu’il fit, dit-on, assassiner lors de la Saint-Barthélemy.
Charpentier (François), littéi-ateur et érudit français, né et m. à Paris (1620-1702); secrétaire perpétuel de l’Académie française.
Charpentier (Marc-
Antoine), musicien français, né et mort à Paris (1634-1702) ; écrivit une Médée et la musique du Malade imaginaire.
Charpentier (Gustave) , compositeur français, né à Dieuze en 1860 ; musicien original et vigoureux, auteur de Louise,
Julien, opéras-comiques, et de suites d’orchestre remarquables : Impressions d'Italie,ta Vie du poète, etc.
Membre de l’Académie des beaux-arts (1912).
Charpentier
(Alexandre), sculpteur français. né àParis.m, à Neuilly (18S6-1909) ; auteur du moilument de Charlet et de grands bas-reliefs ; Tireur d'arc, la Famille heureuse, etc.
Charpentier (Félix- Maurice), sculpteur français, né à Bollène (Vauclu-
Gustave Charpeutier.
Alexandre Charpentier.
se), m. à Paris (1858-1024). On voit de lui au musée da Luxembourg- : ImpromsateuT, r Illusion; on lui doit de nombreux portraits.
cliarpentiëre [panti-è-re] n. f. Femelle d'insecte qui perce le bois pour y déposer ses œufs.
cfiarpi n. m. {de charpir ; V. chakpie). Billot sur lequel 1 e tonnelier taille les douves des tonneaux.
charpie [pî] n. f.
(vx fr. charpir, mettre en menus morceaux; du lat. carpere). Produit qu’on obtient par l’effile- Charpentier,
ment ou le rapage de la
vieille toile et avec lequel on pansait les plaies. (Son emploi est aujourd’hui presque complètement abandonné ; elle est remplacée par le coton hydrophile et la gaze.) Viande en charpie, trop courte, qui s'effiloche. Mettre en charpie, détruire, au propr. et au fig.
Charpy (Georges) , ingénieur français, né à Oullins (Rhône) en 1865. L'industrie mélallurgique lui est redevable de sérieux progrès. Membre de l’Académie des sciences (1913).
charquGr \ké] v. a. Dessécher la viande pour la conserver.
charquerle [ke-rî\ n. f. usine où l’on abat beaucoup de bétail pour en faire des conserves, etc.
CharraS [rass] (Jean-BapUste-Adolphe), colonel français, né à Phalshourg, m. à Bâle (1810-1865). Ministre de la guerre en 1848, collaborateur de Cavaignac, déporté en 1852. Il est l’auteur d’une Histoire de la campagne de ISIS : Waterloo (1857).
charrée {eha-ré\ n. f. (lat. ciîierafa). Cendre qui a servi à faire la lessive et qu’on emploie comme engrais : les charrées entrent dans la composition des verres à bouteilles.
charretée [cha-re-ti] n. f. Contenu d’une charrette : une charretée de bois, de foin.
charretier [cha-re-ti-é], ère n. Qui conduit une charrette. Jurer comme un charretier, souvent et grossièrement. Adj . Par où les charrettes peuvent passer ; voie, porte charretière.
— Encyol. Le charretier doit se placer à la gauche de l’attelage. Il est passible d’une amende, lorsqu’il ne se tient pas près de ses chevaux, ou n’est pas en état de les guider.
charreton ou charretin [cha-re] n. m. Petite charrette sans ridelles.
charrette [cha-rè-te] n. f. (de char). Voiture de charge non suspendue, à deux roues, à ridelles et à timons. Charrette à bras, charrette légère que traine un homme.
Charrette anglaise, petite voiture de luxe , à deux roues, à deux Cbarretle anglaise,
ou quatre places. Sous la Terreur, tombereau conduisant des condamnés à la guillotine ; ensemble de ces condamnés : André Chénier fut d'une des dernières charrettes.
— En'cycl. La charrette comporte un plancher, dont les pi’olongements des brancards forment les bâtis qui s'appuient sur Tessieu des roues, soit direcU'uicnt, soit par l'intermédiaire des ressorts. La cliarrette est moins loui’de que le chariot, et tourne plus facilement. La charrette traînée par
Chabrue : 1. Simple (araire); 2* A avaat-traîn 3. Brabant double, dont l’un des corps est monté en défonceuse; Charrue balance polysoc ; 5. Charrue balance actionnte par un tracteur-treuil.
Mancherons
ulateup
de
dimension
■ latr
Entretoise
pport
Ctiarretteri© [cha-rè-te-rî] n. f. Remise à charrettes.
Cliarrial>l6 [c/ta-7»i] adj. Qui peut être charrié, charriage [cha-
ri-a-je] n. m. Action de charrier.
charrier [cha-
ri-é] n m. Grosse toile qui se met entre la cendre et le linge, dans un cuvier, lorsqu’on fait la lessive.
charrier [ch a-
ri-é] V. a. (Se conj.
comme prier.) Transporter dans un char ou une charrette ; charrier des pierres. Emporter dans son cours : le fleuve charrie du sable.
Absolum. Porter des glaçons : la rivière charrie. Arg. v. a. Mystifier ; V. n. Exagérer.
charrière [cha-
ri-è-re] n. f. Chemin rural où les charrettes peuvent passer.
ChaiTière (Agnès-
Isabelle - Emilie Van ZuYLEN. dame de), femme de lettres, née à Utrecht, m. à Colombier (canton de Neuchâtel) [1741-1806;. Elle a écrit avec une élégante finesse les Lettres neuchâtelûises, Caliste, sa Correspondance, etc.
Charrieur, euse [cha-ri-eur, eu-ze] n. Celui, celle qui fait le charroi.
charroi [cha-roi] n. m. Transport par chariot : les chemins de fer ont porté un coup mortel au charroi. Convoi militaire.
(Vx. ; on dit auj. train.)
charron [cha-ron] n. m. Artisan qui fait des charrettes, des charrues, des voitures.
Charron^ comm. de la Charente - Inférieure, arr. et à 13 kil. de La Rochelle, près de l'Océan et de l’embouchure de la Sèvre Niortaise; 1.420 h.
{Charvonnais). Parcs à moules.
Charron (Pierre) , moraliste français, né et m à Paris (1541-1603). p charron.
D abord avocat au Parle •
ment, il entra dans les ordres et devint un prédicateur raiommé. Dans son Traité de la Sagesse, ouvrage lourd et pédantesque, il imite Senèque, Plutarque, sur tout du Vair et son ami Montaigne, dont il transpose les Essais sous une forme méthodique et dogmatique.
'cha-ro-7ia~je] n. m. Métier ou frêne, l'orme, le chêne, l'êra-
charronnage
ouvrage de charron
ble, le hêtre, le charme sont les principaux bois de charronnage.
charronnerie [cha-ro-ne-rî] n. f. industrie du cliarronnage.
Charroux \cha-rou] , ch.-l. de c. (Vienne), arr. et à 11 kil. de Civray, près de la Charente ; 2.060 h. {Charlois). — Le cant. a 9 comm. et 8.420 h. Ch. de f. O.
charroyer [cha-roi-ié] v. a. (de charroi. — Se conj. comme aboyer.) Transporter par chariots, charrettes, tombereaux, etc. : charroyer des pierres.
charroyeur [cha-roi-ieur] n. m. Qui charroie.
Charruage [cha-ru] n. m. Etendue de terre
qu’on peut cultiver avec une seule charrue. Labourage à la charrue : le chairuage se complète par le hersage et le roulage.
charrue [cha-rû] n. f. (lat. carruca). Machine à la'bourer la terre : Dombasle a perfectionné la charrue araire. Etendue de terre qu’on peut mettre en valeur avec une charrue : ferme de deux charmes. Fig. Cheval de charrue, personne robuste, mais peu intelligente. Tirer la charrue, avoir beaucoup de peine. Faire passer la charrue sur quelque chose, en détruire tout vestige. Prov. : C’est une charrue mal attelée, se dit d’une entreprise dirigée par des associés qui ne s’entendent pas. Mettre la charrue avant (ou devant) les bœufs, commencer par où l'on devrait finir.
— Encycl. Les parties essentielles de la charrue ordiivaire sont : le coutre, qui découpe la terre dans le sens vertical ; le soc, qui la découpe horizontalement ; le versoir, qui retourne la tranche découpée par le coutre et le soc. Le bâti se compose du .sep, au moyen duquel la charrue repose et glisse sur le sol ; de Vage. sorte de timon pourvu de mancherons pour diriger la charrue ; d'une tige ou d’une cliaîne, à laquelle on accroche les traits; enfin, des élançons, qui relient le sep à Tage ; en tête de l'age sc trouve le régulateur, pour régler la profondeur du labour. La charrue pourvue d’un avant-train, une fois bien réglée, ne nécessite pas, comme la charrue ordinaire, une action incessante sur les mancherons. La charrue dite brabant double ou tuurne-oreille a im double corps de travail, qu’on fait pivoter autour de l’age lorsqu’on arrive au laout du sillon et qu ou
CHÂ
veut labourer en sens inverse. Dans le même but, on a imaginé les charrues balances ou charrues à bascules, possédant deux jeux de pièces travaillantes, qui fonctionnent alternativement. La charrue tilbury est pourvue d'un siège pour le conducteur ; les charrues pohjsocs retournent simultanément plusieurs bandes de terre : elles sont généralement traînées par un moteur mécanique. Il existe également des cliai-rues automobiles, et des charrues dans lesquelles le soc et le versoir sont remplacés par des disques. Charruer v. n. conduire la charrue, charte, jadis chartre n. f. (du lat. charta, papieri Ancien titre concédant des franchises, des privilèges ; les chartes des monastères sont de précieux documents historiques. Lois constitutionnelles d'un Etat: Charles X fut renversé pour n' avoir pas respecté la Charte. Par ext. Loi, règle fondamentale. Ecole des chartes, v. école. Charte-partie, acte qui constate le louage de tout ou partie d'un navire. (On dit aussi AFFRÈTEMENT dans Ics ports de l'Océan, et nolisement dans les ports de la Méditerranée.)
— Encycl. Le mot charte (autref. chartre] se dit des anciens livres et papiers relatifs à l'histoire, au droit public, etc., ou appartenant à une ville, à une communauté, etc. Mais on donne surtout ce nom à l'acte en vertu duquel certaines libertés fondamentales sont octroyées au peuple. Deux chartes sont célèbres ; la Grande charte d’Anç/leterre, base des libertés anglaises, donnée en 1215 par le roi Jean sans Terre, et la Charte constitutionnelle de France, octroyée en 1814 par Louis XVIII et revisée en un sens plus libéral encore en 1830, après la déchéance de Charles X.
Chartes des libertés anglaises, recueil d'actes du moyen âge concernant la constitution du royaume d'Angleterre, publié par Ch.
Bémont (1892).
chartered [pron. angi.
lchar-teurd'\ad} . et n.f. (signif.
pourvu d un traité). Nom donné, en Angleterre, à certaines compagnies auxquelles TEtat accorde des privilèges particuliers.
chartergue [tèr-ghe] n.
m. Genre d'insectes hyménoptères , renfermant des guêpes américaines qui ^ se
construisent des nids dont 1 en- Charlerg'ae et son nid. veloppe ressemble à du carton.
Chartier [ti-é] (Alain), poète français, né à Baveux avant 1399, m. vers 1441. 11 devint secrétaire des rois Charles VI et VII. On lui doit des poésies d'un tour charmant, d'une vive sensibilité, et qui témoignent, par endroits, d’un réel patriotisme [le Poème dea Quatre dames; le Traité de l'espérance). Son plus beau livre politique, en prose, est leQuadrilone invectif. Jean Bouchet, dans ses Annales d'Aquitaine, raconte sur lui l'anecdote suivante : un jour,
Marguerite d’Ecosse, première femme du dauphin (depuis Louis XI), ayant vu Chartier endormi sur une chaise, s’approcha de lui et lui donna un baiser, « chose dont s’estant quelques-uns esmerveil- Alain Chartier, lés, parce que nature avoit enchâssé en lui un bel esprit dans un corps laid » , la princesse leur répondit quelle n’avait pas baisé l’homme, mais la bouche d’où sortaient « tant de mots dorés ».
chartil [ïî; n. m. (de charrette). Longue et forte charrette pour transporter les gerbes. Appentis servant de remise à charrettes, etc.
chartisme [tis-me] n. m. Mouvement libéral anglais, qui se forma vers 1838 çour obtenir l’extension des droits de la classe ouvrière.
chartiste [ïfs-îe] n. m. En Angleterre , partisan du chartisme. En France, élève de l'Ecole des chartes. Adjectiv. : mouvement chartiste.
chartographe [kar] n. m. (de charte, et du gr.
qraphein, décrire ) . Celui qui recueille ou explique les anciennes chartes.
chartograpMe [har, fi] n. f. Science, art duchartographe.
chartograpliique
[fcar, /î-Ae] ad j. Qui se rapporte à la chartographie :
travaux chartographiques.
chartoil n. m. charretier, (Vx.)
C h. a r t O û (Edouard- Edouard Charton.
Thomas), écrivain et homme
politique français.néà Sens, m.àVersailles (1807-1890). On lui doit la fondation de plusieurs périodiques de vulgarisation: le .Vagasinpittores^ue,\a. Bibliothèque des merveilles, V Illustration, le 'Jour du Monde, etc.
Chartrain(pAYs\ anc.
pays de France. Il faisait partie de la Heauoe et était compris dans l'Orléanais, sauf pour les parties nord et est, qui, sous le nom de Ckartrain français, dépendaient de l'Ile de France.
Capit. Chartres.
Chartran (Sébastien), général français, né à Carcassonne on 1779. 11 se distingua en Italie, sur le Rhin, en Russie, et fut fusillé à Lille en i8i6, pendant la Terreur blanche.
Cliartran (Théobaid), charirao.
peintre franç. , né àBesançon,
m. à Neuilly-sur-Seine '1849-1907). Il s'est distingué dans le portrait XIII, et dans le geni-e religieux
Champmol. En 1257, saint Louis fit venir des chartreux à Paris et les installa rue d’Enier. Leur couvent fut supprimé en 1790. En 1903, les chartreux de France, expulsés, sont allés s établir les uns en Autriche, les autres à Tarragone (Espagne), où la fabrication de la liqueur a été reprise, la plus grande partie enfin au monastère de Farneta (Italie), qui de ce fait a pris le nom de Grande-Chartreuse,
chartreux [ireil] n. m. et adj. Chat à poil gris bleuté, introduit en France par les chartreux.
chartrier [tri-^ n. m. (de chartre ou charte). Gardien de chartes, dans un couvent. Recueil de chartes : le chartrier de France, Salle où se trouvaient rangés les chartes, titres, etc.
Charybde [Ara] et Scylla, tourbillon et écueil célèbres du détroit de Messine, elfroi des navigateurs anciens. Quand on avait évité l'un, on se brisait souvent contre l'autre, ce qui adonné lieu au proverbe : Tomber de Charybde en Scylla, d'un mal en un pire. Myth. Monstres qui personnifient ce gouffre et cet écueil.
ehas [cW] n. m. (de cAâsse). Trou d’une aiguille. Carré de métal percé d’un trou central, par lequel on fait passer le fil à plomb. Colle d’amidon, que 1 on tire du grain par expression.
Cliaseret [ze-rè] n. m. Petit châssis à fromage.
Chasles [châ-le] (Michel), mathématicien français, né à Eperaon, m. à Paris (1793-1880). Il a traité les questions géométriques sans le secours du calcul, selon la méthode des géomètres de l’antiquité. Membre de l'Académie des sciences (185i). Il fut la dupe du faussaire en autographes Vrain-Lucas.
Chasles (Philarète), bibliographe et critique français, né à Mainvüliers, près de Chartres, m. à Venise (1798-1873).
chasmanthère [kas-m.an] n. f. Genre de plantes grimpantes de l'Asie et de l’Afrique tropicales. La racine de la chasmanthère palmée fournit le Colombo.)
chasme [kas-mê) n. m. (gr. khasma). Ouverture béante, gouffre.
chasmorhynque [kas-mo] n. m. Genre de passereaux dentirostres, voisins des cotingas et renfermant des oiseaux américains dont le bec est orné
et historique ' Richelieu et l'Eminence grise. Prise de Rome parles Gaulois. la Vision de saint François d' Assise, saint François d' Assise chantant au labour, etc.).
chartre n. f. idu lat. carcer, cachot). Prison, (’Vx.) Tenir quelqu’un en chartre privée, le détenir sans autorité de justice. Syn. anc. de charte.
Chartré, e adj. (pour charté). Qui possède une chartre, un privilège accordé sous forme de chartre.
Chartres, ch.-l. du dép. d'Eure-et-Loir, sur l'Eure : ch. de f. Et., à 88 kil. de Paris ; 24.100 h. [Chartrains). Evêché, belle et célèbre cathédrale gothique achevée vers 1200.
(V. cathédrale). Grains, bestiaux ; pâtés renommés.
Patrie de Fulbert, Desportes, Régnier, Nicole, Félibien, Daiigeau, l’étion,
Marceau, (hauveau-Lagarde, etc. — L'arr. a8 cant.,
100 comm., 110.000 h. Le cant. Nord a 20 comm. et 21.560 h. ; le cant. Sud a 16 comm. et 23.170 h.
Chartres (Robert
d'ORLÉANS, duc de), second fils du duc d'Orléans, et petit-fils de Louis-Philippe, né à Paris, m. au château de Saint-Firmin, près 1910). En 1870, il servit dans
Armes de Chartres.
de Chantilly (1840- Tarmée de Chanzy
sous le nom de Robert le. Fort.
Chartre-sur-le-Loir (La), ch. -i. de c.
(Sarthe), arr. et à 50 kil. de Saint-Calais ; 1.680 h. [Chartrains). Ch. de f. Et. — Le cant. a 9 comm. et 9.470 h.
chartreuse [treu-ze] n. f. (du n. du premier monastère de 1 ordre). Couvent de chartreux : les chartreuses sont constniites dans des lieux solitaires. Fig. Retraite. Petite maison de campagne isolée, chartreuse [treu-ze] n. f. Liqueur tonique
tr^es^^m^m chartreuse tire son nom du couvent delà Grande-Chartreuse (Isère) et s'obtient au moyen de plantes alpestres que l’on fait macérer dans de vieil alcool et qu’on distille ensuite ; l’alcool fourni par la distillation est mélangé de sirop et donne la chartreuse verte, jaune ou blanche. La loi de 1903 ayant obligé les religieux qui fabriquaient la chartreuse à évacuer leur couvent, leur marque continue d’être exploitée à la Grande-Chartreuse ; mais, retirés en Espagne, à Tarragone, les chartreux y ont repris la fabrication de leur liqueur.
Chartreuse (Massif de la Grande ), massif montagneux de la France, entre le Rhône et l'Isère ; 2.000 in. d'alt. moyenne.
Chartreuse (la Grande ), célèbre monastère fondé par saint Bruno en J084, au fond d'une vallée des Alpes, dans un lieu désert, appelé primitivement Chartroux, Chartrousse ou Chartreuse. Le monastère luimême a donné son nom au massif de la Grande-Chartreuse (dép. de l'Isère). Il a été évacué en 1903.
Chartreuse de Champmol, ancien monastère des faubourgs de Dijon, fondé par le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi (1383) ; on y voit le fameux Puits de Moïse, de Clans Sluter.
Chartreuse de Pavie, célèbre monastère situé à une lieue de Pavie ; magnifique spécimen de l'architecture de la Renaissance, riche en peinture et en sculptures.
Il fut fondé par Jean-Galéas Visconti (1396), en expiation du meurtre de son oncle Barnabo et de ses cousins. C'est de cette chartreuse que François If captif écrivit à sa mère, le soir même de la bataille de Pavie, une letiro restée célèbre. (V. Pavie.)
Chartreuse de Parme [la), roman de Stendhal (Henri Beyle) 11839] .
un de ses chefs-d'œuvre; peinture des mœurs des petites cours italiennes après 1815. Les principaux personnages sont Taventureux Fabrice del Don go, l'amoureuse délia Conti, la charmante duchesse Sanseverina, et le fin courtisan comte Mosca.
De ce roman, Paul Ginisty a tiré une pièce en cinq actes et un prologue.
chartreux, euse {trei'i. eu-ze] n.
Religieux; r-eligieuse de l'ordre de Saint-Bruno :
les chartreux vivent dans des ermitages reliés à un cloître commun. .
— Encycl. Cet ordre fut fondé en 1084 par saint Bruno, aidé de six compagnons, à la Grande-Chartreuse, près de Grenoble.
Le saint donna à ses religieux la règle des bénédictins.
Leurs couvents ou chartreuses sont formés par la réunion de petits ermitages, où chaque moine vit dans sa petite demeure, qu’accompagne un petit jardin ; l'ensemble des ermitages est relié par un cloitre commun, qui conduit à Téglise commune et au cimetière. Parmi les chartreuses célèbres, il faut citer, outre la Grande-Chartreuse du Dauphiné i Isère), les chartreuses de Pavie, de Florence, de Xérès, de
Charlreu**
Chartreuse de Pavie.
de caroncules souvent fort longues. (V. les planches
OISEA.UX.)
chassable [cha-sa-ble] adj. Qui peut être chassé ; cerf chassable. Qui mérite d'être chassé ; espion chassable.
chassage [cha-sa-je] n. m. Dans une mine.
galerie qui se prolonge en suivant la direction d'un filon.
Chassagne-Montrachet, comm. de la Côte-d’Or, arr. et à 14 kil. de Beaune ; 780 h. \in3 (blanc principalement) universellement réputés.
Chassang (Alexis), professeur français, né à Bourg-la-Reine, m. à Paris (1827-1888); auteur d'un dictionnaire grec, de grammaires grecques, latines, françaises.
chasse [cha-se] n. f. (de chasser). Action de poursuivre, de tuer, de prendre le gibier : la chasse, avant d'ètre un plaisir, fut une nécessité pour l'homme. Terrain réservé pour chasser ; chasse gihoyeuse. Gibier pris ou tué en chassant : manger de sa chasse. Chasseurs, chiens, équipage de chatse : perdre la chasse. Permis de chasse, autorisation de chasser délivrée par l’administration. Poursuite, notamment d’un navire : donner la chasse à l ennemi, à U7i voleur. Fiç. ' faivê la chasse aux ecus, aux honneurs. Ecoulement rapide des^ eaux. Pop. Verte réprimande : donner une chasse a un yamin. Ara. mil. Peloton de chasse, peloton de punition, dans lequel on prend des hommes pour les corvées, etc. Ballant du [métier de tisserand. Ixcl. I ariie de
CHA
CHA
la couverture qui déborde en tête et en queue des livres reliés. Prov. : Qui va à la chasse perd sa place, quitter sa place c’est s'exposer à la trouver occupée, quand on voudra la reprendre. V. vénerie.
— Encycl. Dr, Exercice du droit de chasse. Nul ne peut chasser si la chasse n'est pas ouverte, et s’il ne lui a été délivré un permis de chasse.
Nul n’a la facilité de chasser sur la propriété d’autrui, sans le consentement du propriétaire ou des ayants droit. Le propriétaire ou possesseur peut chasser ou faire chasser en tout temps, sans permis de chasse, dans ses possessions ' attenantes à une habitation et entourées d'une clôture continue.
Les préfets déterminent, par arrêtés publiés au moins dix jours à l’avance, les époques de l’ouverture et celles de la clôture des diverses chasses.
Il est interdit de mettre en vente, de vendre, d'acheter, de transporter et de colporter du gibier pendant le temps où la chasse n’est pas permise.
Les permis de chasse sont délivrés, à Paris, par le préfet de police ; dans les départements, par les préfets ou les souspréfets. La demande doit être adressée sur papier timbré. Les permis sont personnels : ils sont valables pour toute la France ou pour un département et -pour un an seulement. Suivant le cas, leur délivrance donne lieu au payement d'un droit de 100 francs ou de 40 francs.
Le permis de chasse ne peut être délivré : aux mineurs qui n’auront pas seize ans accomplis ; aux mineurs de seize à vingt et un ans, à moins que le permis ne soit demandé pour eux par leur père, mère ou curateur, porté au rôle des contributions ; aux interdits ; aux gardes champêtres ou forestiers des communes et établissements publics, ainsi qu’aux gardes forestiers de l'Etat et aux gardespêche ; à ceux qui, par suite de condamnations, sont privés du di’oit de port d’armes ; à ceux qui n’ont pas exécuté les condamnations prononcées contre eux pour l’un des délits prévus par la loi de 1844 ; à tout condamné placé sous le régime de l’interdiction de séjour pour une durée de cinq ans au maximum: atout individu condamné pour délit de chasse, mais, en ce cas, les tribunaux sont libres de prononcer ou non l’interdiction.
Les délits de chasse sont prouvés soit par procès-verbaux ou rapports, soit par témoins à défaut de rapports ou procèsverbaux, ou à leur appui. Ils ne peuvent être excusés par la bonne foi.
Les procès-verbaux des maires et adjoints, commissaires de police, officiers, maréchaux des logis ou brigadiers de gendarmerie, gendarmes, gardes forestiers, gardes-pêche, gardes champêtres ou gardes assermentés des particuliers font roi jusqu’à preuve contraire. V. braconnage.
Chasse {la). Parmi les nombreuses peintures représentant des chasses, citons les plus célèbres : chasse au cerf, chefd’œuvre de Ruysdaël (galerie de Dresde).
— Chasse au faucon (la), tableau de Ph. ■Wouwerman, chef-d'œuvre de délicatesse et de précision ; au musée d’Amsterdam. — Chasse au lion, tableau de Rubens, peint avec une incomparable vigueur (Munich) : chasse à l'ours, beau tableau de Snyders (Ermitage) ; etc.
Chasse (De la), par Xénophon, où l’auteur, au lieu de considérer la chasse comme une distraction, l’envisage surtout à un point de vue moral.
diaSSC-abeilleS n. m. invar. Appareil destiné à empêcher les abeilles de revenir dans une partie de la ruche.
diasse-avaut n. m. invar. Surveillant des ouvriers, dans un grand atelier.
diasse-bondieu n. m. invar. Morceau de bois qui sert aux scieurs de long pour enfoncer le bondieu, cbasse'-clliexi n. m. invar. Bas officier autre¬
fois commis, dans les cathédrales, au soin de chasser les chiens. Syn. de chasse-coquin.
CiiaSSe-ClOU ou ctiasse’-clotisn.m. invar. Outil en forme de poinçon allongé mais non pointu, qui sert à noyer la tête des clous dans le bois.
chasse-cousin ou chasse-cousins n. m.
invar. Par plaisant. , mauvais vin. Fleuret peu pliant.
chasse-crapaud n. m. invar. Nom vulgaire de l’engoulevent.
chassé-croisé \cha-sé-kroi-zé\ n. m. Sorte de pas de danse. Fig. Suite d'évolutions ou de démarches réciproques qui se succèdent sans résultat. PI. des chassés-croisés.
Chasse, tableau de Ruyedaël»
Chasse, tableau de Rubens.
Cliasse [cha-se] n. f. Techn. Nom donné à divers outils servant à enfoncer, à refouler, et en particulier outil dont s'aide le tonnelier pour enfoncer les cercles sur un tonneau.
châsse [c/iâ-se] n. f. (lat. capsa). Coffre où l’on conserve les reliques d’un saint; la châsse de sainte Geneviève était vehérée des Parisiens. Fig. Paré coinme
Châsse d’Ambazac.
ime châsse, chargé d’ornement. Monture, place réservée pour une pièce : la châsse d'un verre de lunette. Sorte de marteau de charron. Pièce de fer en forme de couteau, qui sert à soutenir le fléau d’une balance.
— Encycl. Parmi les châsses célèbres au point de vue artistique citons la châsse de : saint Calmine, à Monzac (Puy-de-D.ôme) ; de l’église d’Ambazac ; de sainte Ursule, à Bruges ; de sainte Geneviève, à Paris ; de saint Germain-des-Près, à Paris ; de saint Sabald, à Nuremberg ; de la sainte "Vierge, à Chartres ; de la sainte Vierge à Notre-Dame de Paris ; etc.
Châsse de sainte Ursule (la), célèbre reliquaire orné de peintures par Memling, hôpital deSaint-Jean, à Bruges. Ces peintures, qui représentent les principaux traits de la vie de la sainte, sont de véritables merveilles pour la finesse de l’exécution, la perfection des détails.
chassé [cha-sé\ n. m. Temps de danse, qui consiste à déplacer un pied en le chassant avec l'autre.
Chassé (David-Henri), général hollandais, né à Thie-l (Gueldre), m. à Bréda (1705-1849). Il défendit avec distinction la citadelle d'Anvers contre les Français, en 1832.
chasS6-fl.GU.ré0 [re] n. f. invar. Palette dont se sert le teinturier pour écumer la cuve.
chasse-fusée [zé] n. m. invar. Instrument qui servait à enfoncer les fusées dans la lumière des projectiles creux.
chasse-goupille ou chasse-goupilles
n. m. invar. Outil en acier pour faire sortir une goupille du trou où elle est enfoncé'e.
chasselas ’[càa-se-/a] n. m. (de Chasselas, village de Saône-et-Loire). Variété de cépage français, cultivé surtout pour l'obtention de raisins de table : le chasselas de Fontainebleau provient de plants du Kurdistan, envoyés à François Pr par le sultan Soliman le Magnifique.
— Encycl. Des nombreuses variétés de chasselas, la plus connue est le chass üas doré, dont la culture, très répandue dans le sud-ouest de la France, se fait aussi en grand, près de Fontainebleau, à Thomei’y, puis à Conflans-Sainte-Iionorine, etc. Ce cépage donne des raisins d’une belle couleur jaune doré, à chair sucrée et savoureuse. On le cultive sur palissages. La vendange en est faite avec des soins minutieux, et chaque raisin est cueilli avec un bout de sarment d’environ 2o centimètres. Ou conserve les grappes en plongeant chaque sarment dans un petit godet plein d’eau, et en plaçant le tout dans des locaux où la température est maintenue constamment la même. De cette façon, on a des raisins de table frais pendant une bonne partie de l’année.
ChasselOUp— Laubat \lou-lô-ba] (Prosper de), général et ingénieur français, né à Saint-.Sernin (Charente-Inférieure), m. à Paris (1754-1833). Il dirigea en 18 0 7 les opérations du siège d e Dantzig.
— S O n fi 1 s ,
Justin-Prosp E R , n é à Alexandr i e , m. à Versailles(1805-1873), fut député de Marennes (où s'élève sa statue), et ministre de la marine sous Napoléon III.
ChaSSe-rJnarée n. m. invar. Voilure, voiturier qui apporte la marée. Aller d'un train de chassemarée, aller très vite. Bâtiment côtier à trois mâts.
Chasse-marée.
chasse-mouches n. m. invar. Sorte d’éventail. Touffe de crins fixée à un manche, et dont on se sert pour chasser les mouches. Sorte de filet à cordons pendants, dont on couvre les chevaux pour les garantir des mouches.
Syn. ÉMOUCHOIR.
chasse-mulet [lé] n. m. invar.
Valet de menuisier.
ehasse-ueige n. m. invar. Bouclier en forme de double versoir de charrue, à l'avant d’une locomotive, pour écarter la neige.
Chasseneuil, comm. de la Charente, arr. et à 30 kil. de Confolens, sur la Bonnieure ; 2.510 h. Ch. de f. Orl.
chasse-noix n. m. invar. Outil d’armui'ier^ espèce de chasse-goupille.
chasse-pierre ou chasse-pierres n. m.
invar. Appareil fixé à une locomotive, etc., pour éloigner les pierres où tout autre objet qui obstrue la voie.
chasse-pointe ou chasse-pointes n. m.
invar. Poinçon allongé et non pointu, qui sert à enfoncer des pointes. Longue aiguille d’exploration, qui, lorsqu’on perce un mur, sert à reconnaître les obstacles s'opposant à l’action des perforateurs.
chassepot [cka-se-po] n. m. (du n. de l’inventeur). Fusil de guerre à aiguille, en usage en France de 1866 à 1874. V. fusil.
Chassepot (Antoine-Alphonse), armurier français, né à Mutzig (Bas-Rhin), m. à Gagny (1833- 1905) ; inventeur du fusil qui porte son nom.
chasse-punaise n. f. Bot. Nom vulgaire de la cimicaire. PI. des chasse-punaises,
chasser [cha-sé\ v. a. (du lat. pop. captiare^ chercher à prendre). Mettre dehors avec violence : Jeanne d' Arc chassa les Anglais d'Orléans. Pousser, enfoncer : chasser un clou à coups de marteau Ecarter ce qui importune : chasser de tristes pensées. Dissiper : chasser le mauvais air. Poursuivre un gibier : on chassait jadis au faucon le menu gibier. Absolum. : chasser au fusil, au filet. Fig, Chasser sur les terres d'autrui, empiéter sur le droit des autres. V. n. Venir : le vent chasse du nord. Glisser sur un fond, sans mordre : les ancres chassent. Chasser de race, avoir les qualités, les défauts de ses asce;idants : un bon chien, dit le proverbe, chasse de race. Prov. : Leurs chiens ne chassent pas ensemble, se dit de deux personnes qui ne vivent pas en bonne intelligence. Allus. littér. ;
Chassez le naturel, il revient au gpalop,
V. NATUREL. Se chassep v. pr. Etre poursuivi, tiré: l’alouette se chasse au petit -plomb. Se renvoyer mutuellement avec violence : les partis se chassent du pouvoir.
chasse— rage n. m. invar. Nom commun de la passerage.
Chasserai, montagne du Jura, dans les cantons suisses de Neuchâtel et de Berne, délimitée par les vaux de Saint-Imier et de Péry au N.-O, et au N., et dominant le lac de Bienne et le plateau suisse. Point culminant : 1.609 m.
chasseresse [cfta-se-ré-se] n. f. Poétiq. Chasseuse. Adjectiv. : Diane chasseresse.
ChaSSéria'U (Théodore), peintre français, né à Samana (Haïti), m. à Paris (1819-1856). Il a représenté avec beaucoup de couleur et d'expression des scènes orientales ou religieuses. Citons ses belles peintures mui’alea de la Cour des comptes, en partie conservées.
chasse-rivet ou chasse-rivets n. m.
invar. Outil dont se sert le chaudronnier pour river les clous en cuivre ou en fer.
ChêlSSeron, massif du Jura, dans le canton suisse de Vaud, entre TOrbeet l’Areuse, et dominant le lac de Neuchâtel et le plateau suisse (Gros de Vaud). Point culminant: 1.611 m.
chasse-rond ou chasse-ronds n. m. in-
var. Outil servant à pousser les moulures concaves en quart de rond, appelées congés,
chasse-roue ou chasse-roues n. m. invar. Borne ou arc métallique destiné à empêcher les roues de détériorer les murs. (On ditaussi boute-roue.)
Chasseton [cha-se] n. m. Nom vulgaire du grand duc.
chasseur, euse [cha-seur, eu-ze] n. Qui chasse qui aime à chasser : la Saint- Hubert est la fête des chas- cuasM-roue. seurs. Adjectiv. Bâtiment chasseur :
10 Qui donne la chasse à un autre ; 2“ Qui porte la marée du lieu de pêche à destination. N. m. Soldat armé à la légère : l'armée française possède des régiments de chasseurs à cheval, des bataillons de chasseurs à pied, et des chasseurs alpins. (V. cavalerie, INFANTERIE.) Dans les cafés, les hôtels, domestique en livrée, qui fait les courses, les commissions, etc.
— Encycl. Il existe dans la cavalerie légère française des régiments de chasseurs de France et des régiments de chasseurs d'Afrique, stationnés en Algérie et Tunisie. Dans l'infanterie, il y a des bataillons de chasseurs, stationnés en grande partie sur la frontière de l’Est et dans les Alpes (chasseurs alpins). Ces derniers sont pourvus d’un armement et d'un matériel particuliers. CV. cavalerie, infanterie.)
Chasseur de la garde (le), tableau de Géricault, au Louvre. Ce célèbre artiste n'avait que vingt ans lorsqu'il exécuta cette peinture pleine de chaleur et de mouvement (1812) [V. p. 429].
Chasseurs (Halte de), tableau de Philips Wouwerman (Louvre), d'un coloris chaud, clair, brillant.
chassez-déchassez [cha-sé-dé-cha-sé] n. m. Pas de danse qui consiste en un chassé à droite de quatre temps, suivi d’un chassé symétrique à gauche appelé déchassé.
chassez-huit [sé-u-if] n. m. Chassé-croisé exécuté à la fois par les quatre couples d'un quadrille.
chassie [cfta-sf] n. f. (du lat. cæcus, aveugle). Humeur visqueuse et jaunâtre qui s'amasse et se durcit sur le bord des paupières.
chassieux, euse [cha-si-eü, eu-ze] n. et adj- Qui a de la chassie: une chassieuse, des yeux chassieux- Chassignolles, comm. de l’Indre, arr. et à 6 kil. de La Châtre, près de la Vauvre ; 1.280 h.
CHA
CHÂ
châssis [clw-sil n. m. (de chasse). Encadrement en bois, en fer, pour enchâsser, contenir : le châssis d'une fenêtre. Cadre sur leauel on applique une toile, un tableau. Cadre supportant la caisse d'un wagon, le moteur d'une automobile, l'affût de certains canons, l'ouverture, les parois d'un puits ou d une galerie de mine, etc. Dans une automobile, î'enseinble du cadre, du moteur et des roues (par oppos. à la carrosserie). Cadre en général Cbarpente d'une machine à vapeur. 'Toiture vitrée au-dessus d'une cour. Cha.ssis a tmvrimerie, cadre de fer pour serrer la composition. Cadre garni de vitres, que l'on met sur une couche ; le châssis est une véritable serre froide. Châssis à demeure ou dormant, celui qui est scellé. Châssis mobile, qu’on peut enlever. Tiroir mobile où se trouve la plaque sensible d’un appareil photographique. Châssis à tabatière, ouverture vitrée d un comble, dont le cadre en métal peut se soulever comme un couvercle. Châssis-presse, cadre de bois à volets, dans lequel on place un négatif photographique et le papier sensible, afin d'obtenir, par exposition à la lumière, une image positive. PI. des châssis-presses.
chassoir [e/ta-.sotr] n. m. Nom de divers ustensiles qui servent à enfoncer les cercles des tonneaux, à refouler, etc.
chassoire [cha-soi-re] n. f. Baguette sur laquelle les autoursiers reçoivent l'oiseau après le vol.
chaste [cfeas-le] adj. (lat. castus). Pur, ennemi de tout ce qui offense la pudeur : femme chaste. Substantiv. ; un chaste, une chaste. Les chastes sœurs, les muses. Les chastes servantes de Dieu, les religieuses.
Ant. Impudique, impur, licencieux, luxurieux.
Chastelard [châ-te-lar] (Pierre de Boscosei. dei, petit-fils de Bayard, né en Dauphiné, m. en Ecosse (l.S40-toC4). Il conçut une passion ardente pour la reine Marie Stuart, qu’il suivit en Ecosse, fut surpris dans sa chambre, et condamné à mort. Chas'tellain ou Chastelain \châ - te - Un]
(Georges), chroniqueur et littérateur bourguignon, né dans le pays d’Alost, m. à Valenciennes (1403-U75); conseiller do Philippe le Bon et de Charles le Téméraire, qui le nomma indiciaire ou historiographe officiel de sa maison. C'est un des prosateurs les plus intéressants du xv» siècle, auteur d’une Chronique des choses de ce temps.
Chastellux [châ-te-lu] (François-Jean.marquis de), militaire et littérateur français, petit-fils de d'Aguesseau, né et m. à Paris (1734-1788). Esprit distingué et fin lettré, il se fit remarquer pendant les guerres de Sept ans et de l'Indépendance américaine.
chastement [chas-te-man] adv. D'une manière chaste, avec chasteté.
chasteté Ichas-te-té] n. f. (lat. castitas). Vertu des personnes chastes; honnête retenue dans les plaisirs permis. Abstinence des plaisirs de l’amour : faire vœu de chasteté. Ant. Indécence, lasciveté.
ChaStre [chas-trë\ n. m. Nom vulgaire du merle à plastron.
chasuble [zu-ble] n. f. (baslat. cnsiéuZa). Manteau formé de deux pans, que le prêtre met par-dessus l'aube et Tétole pour célébrer la messe : les chasubles sont faite- de soie ou de drap d'or.
— Encyci.. Primitivement poidéepar les laïcs aussi bien que par les clercs, la chasuble était complètement ronde, avec une ouverture au centre pour le passage de la tête. Elle devint un ornement sacré vers le vi« siècle et fut peu à peu échancrée jusqu'à chasuble, être réduite à deux pans . Le pan de derrière porte toujours l’image d’une croix.
Chasublerie [zu-ble-rî] n. f. Art, commerce du chasublier.
CuATS : l. Sauvag-e
: 2. Gaulé : 3. Eyra, t. Viverrin ; 5. Marbréi 6. Pojeros; 7. Angora; 8. Da Siam ; 9. Commun.
Halte de chasseurs, d’après Philips Wouwerman.
pie, un ennemi endormi. Prov. : A bon chat, bon rat, bien attaqué, bien défendu. Chat échaudé craint l'eau froide, on redoute même la fausse apparence du mal que Ton a ressenti une fois. La nuit, tous les chats sont gris, dans l’obscurité, on peut facilement confondre les personnages et les choses. Le mou est pour les chats, se dit de ce qui revient natureilement à quelqu'un. Le chat parti, les souris dansent, quand
Chat botté ((e), héros et titre d'un conte de Perrault. Un chat, par son adresse et son habileté, fait la fortune de son maître, le marquis de Carabas. Ce qui ressort du conte, petit chef-d'œuvre d’imagination, de malice et de naïveté, c'est que l'industrie et le savoir-faire valent mieux que les biens acquis.
Chat-Noir (le), cabaret artistique de Paris, fondé à Montmarti'e par Rodolphe Salis en 1881, et où so groupa toute une bande de poètes, de chansonniers, de dessinateurs, d'allures très libres et surtout satiriques : il disparut en 1897. Parmi les familiers du Chat-Noir, citons : Alphonse Allais, Georges Auriol, Mac-Nab, Maurice Donnay, Dclmet, Montoya, Xanrof, le compositeur Fragerolles et les dessinateurs Willette, Caran d'Ache, Henri Rivière, qui donnèrent des pièces d’ «ombres» [l'Epopée, la Marche à l'Etoile, etc.).
châtaigne [ti-gne] n. f. (lat. castanea). Fruit du châtaignier: lachàtaigne est nourrissante. V. châtaignier, MARRON. Art vétér. Plaque cornée située à la face interne de Tavant-bras des solipèdes (cheval, âne, mulet) et à la face interne et inférieure du jarret. Pop. Soufflet, coup. Châtaigne deau, macre.
châtaigneraie \tk-gne-ré] n. f. Lieu planté de châtaigniers ; les châiaigncraies s'accommodent du sol siliceux du Limousin et des Cévennes.
Châtaigneraie itè-gne-rê] (Lai, ch.-l. de c- (Vendée), arr. et à 22 kil. de Fontenay-le-Comte ; Ch. de f. Et. 2.020 h. Etoffes de laine. — Le cant. a 20 comra. et 22.330 h.
châtaignier \tè-gni-é] n. m. Genre de castanéacées, comprenant des arbres des deux ^mondes, qui produisent les châtaignes : le bois de châtaignier sert à la confection des treillages. ....
— Enoycl. On connaît dix-sept especes de chataio-niers, qui croissent dans l’hémisphère nord. Lespèce européenne ou châtaignier commun est un bel arbre, dont la variété la plus estimée est le marronnier ; ses fruits sont très appréciés sous le nom do marrons de Lyon ou d' Agen. Les variétés^ dites c/iataignes ordinaires et châtaignes des bois sont peu recherchées. Il faut au châtaignier un été chaud et long; aussi n’est-il guère cultivé que dans le Midi pour ses fruits ; dans le Nord il n est utilisé que
chasublier [zu-bli-{\, ère n. Qui fait ou vend des chasubles et autres ornements d’église.
chat [câa], chatte [cha-te] n. (lat. cattus). Genre de mammifères carnivores digitigrades, renfermant de nombreuses espèces, dont une domestique, qui détruit les rats et les souris : le lion, le tigre, le léopard, la panthère, etc., appartiennent au genre chat. Fam. Ternie de tendresse: mon petit chat, ma chatte. Mar. Grappin. Trou du chat, vide rectangulaire ménagé dans ia hune pour laisser un passage aux étais, aux haubans, et aux gabiers. Milit. Chat hampé, chat à griffes, instrument de fer muni de plusieurs griffes, que Ton introduit dans les canons, dans les fusils, pour s’assurer qu’il n’y existe pas de chambre. Chat à neuf ueues, fouet à neuf cores terminées par des gi'iffes de fer, avec leq^uel les Anglais châtiaient ou châtient encore les matelots, les soldats. Chat perché, chat coupé, etc., jeux d’enfants. Chat sauvage, chat plus grand que le chat domestique et vivant dans les bois, où il se nourrit de gibier, d’oiseaux, etc. Loc. fam. :
Chat fourré, magistrat.
Avoir des manières de chatte, souples, câlines Retomber comme un chat sur ses pattes, se tirer sans dommage des situations les plus périlleuses. Ecrire comme un chat, illisiblement. Il n’y a pas de guoi fouetter un chat, c’est une chose sans aucune importance. Non, c'est le chat! se dit â quelqu’un qui se défend d’une faute dont il est évidemment coupable. Il n'y a pas un chat, il n’y a personne. 'Vivre comme chien et chat, s’accorder mal ensemble. .Avoir un chat dans la gorge, être enroué. Acheter chat en poche, sans cx,amen, les yeux fermés. Réveiller le chat qui dort, réveiller une affaire assou-
les maîtres sont absents, les écoliers ou les inférieurs se livrent au désordre. Aldus, littér.:
J’appelle un chat un chat, et Holet un fripon,
vers de Boileau (satire I). Rolet était un procureur au Parlement, avide et voleur. Ce vers se rappelle pour exprimer l’absence de tout euphémisme.
- Encycl. Zool. Le genre chat comprend presque tous les mammifères carnassiers de la famille des félins. L’espèce type est le chat sauvage d’Europe, qui habite toutes les grandes toréts. Le chat domes¬
tique, répandu sur tout le globe, descend du chat des anciens Egyptiens, qui avait été domestiqué depuis les temps les plus reculés par les Nubiens. Jusqu’au xvi« 8., le chat étaitun animal rare en France, et on le mentionnait dans les inventaires. 11 e.xiste de nombreuses races de chats, provenant de croisement avec les chats d’extrême Orient.
— .Irl vétér. Le chat est assez rarement malade ; la gourme se traite par le salol en pilules.
comme arbre forestier. La longévité des châtaigniers est très grande ; sur le mont Etna, il en existe un, dit châtaignier aux cent c hevaux, dont l’âge est approximativement de quatre mille ans.
châtain [tin] n. m. (de châtaigne). Couleur entre le blond et le noir, pareille à.
celle de la châtaigne : aimer le châtain. Homme qui a les cheveux châtains : un beau châtain. Adjectiy.
Des cheveux châtains, des boucles CbàlAÎgAicr-
châtainctair, c'est- , ,,
à-dire d’un châtain clair. (On trouve le fem. chataine.i chataire n. f. Bot. v. cataire.
chat-brûlé n. m. variété de poire très pierreuse. PI. des chats-brûlés.
chat-cervier [c/ia-sér-ui-é] n. m. Nom donné
quel quefois au lynx.
PI. des chats-cerviers.
chat - chas -
teil [cha-cha-tè, l mil.] n. m. Machine de guerre en usage au moyen âge, destinée à abriter un bélier, ou à protéger les travaux d’approche ou de sape. PI. des chatschasteils.
château [td]
n. m. (du lat. ca.s-- chai-ch..U!il.
tellum, forteresse). , „
Demeure féodale foriifiée: Richelieu fit détruire un grand nombre de châteaux. Habitation royale ou seigneuriale : la plupart des châteaux des bords ce
Châssis : 1. D'aéraiçe ; 2. A tabatière; 3. Üe jardinier ; t. De photographe (châssis-presse): 5. De photographe (à rideau); 6. De menuiaier.
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CHA
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Tour de guet
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'Girouette^
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la Loire ont été construits au temps des Valois. Par ext. Sous la Restauration, le Château, le palais du roi, la cour : la ville copiait le Château. Grande et belle maison de campagne. Construction élevée aux extrémités des anciennes nefs : château d'avant, château d'arrière. Château fort, citadelle féodale : au moyen âge, la France se couvrit de châteaux forts. Château d'eau, grand réservoir d’eau surélevé ; fontaine monumentale, déversant l’eau de tous côtés. Fig. Château de cartes, ce qui est facile à détruire. Château en Espagne, rêve, projet chimérique. Prov. ; Ville prise, château rendu. Auprop., on ne peut tenir dans la forteresse quand la ville est prise; au fig., quand on a obtenu le principal, les accessoires suivent forcément.
— Encycl. Le château était non seulement la demeure du seigneur et de ses hommes, mais encore un lieu de refuge pour les paysans et leurs troupeavix. Le château fort était généralement bâti sur un lieu élevé ; il était entouré ou presque entouré de fossés, d'épaisses et solides murailles, flanqué de tours, et défendu par des ouvrages avancés : lices, barbacanes; etc. Un donjon élevé, et plus solidement bâti encore, était le centre de la résistance. On arrivait au château par un pont-levis qui, en se relevant, fermait la porte flanquée de tourelles et surmontée d'un corps de garde. Les châteaux Gaillard, d'Arques, de Montargis, de Coucy furent de notables exemples de l'architecture féodale. Violletle-Duc a reconstitué de toutes pièces, à Pierrefonds, un château du moyen âge sur l’emplacement de l'ancien. Vers la fin du xiv^ siècle, on chercha à concilier le confort de l'habitation avec la solidité de la fortification (vieux Louvre). Sous François 1er, par suite des changements survenus dans l'art de la guerre, commence la décadence des châteaux fortifiés, qui font place aux châteaux de la Renaissance (Blois, Gaillon, Loches, Chambord), magnifiques résidences construites non plus pour les besoins de la défense, mais pour le charme des yeux et l'agrément de la vie. Richelieu fît raser les forteresses féodales, dont il ne subsiste que quelques ruines.
Château-d’Eau [théâtre du), rue de Malte, à Paris ; fondé en 1866. On y a surtout représenté la féerie et le drame.
Château de Kenilworth f/e), roman de Walter Scott, la dernière de ses compositions capitales et l'une des plus pathétiq\ies (1831). C’est le tableau du règne d’Elisabeth d’Angleterre, auquel l'auteur a rattaché la mort tragique de la comtesse de Leicester, la touchante Amy Robsart.
Châteaux en Espagne (/es), comédie de Collin d’IIarleville, piquante et bien dialoguée (1789). C’est l’histoire d'im faiseur de projets dont les rêves ne se réalisent pas.
Cllàteau (Le), ch.-l. dec. (Charente-Inférieure'), dans l'île d’Oléron, arr. et à 11 kil. de Marennes; 3.330 h. Place forte; petit port sur l’océan Atlantique. Bains de mer. — Le cant. a 3 comm. et G. 630 h.
Ch-âteau-Bernard, comm. de la Charente, arr. et à 3 kil. de Cognac; 1.460 h.
Cliâteaubourg [tu-hour\, ch.-l. de c. (ilieet-A^ilaine), arr. et à Ib kil. de "Vitré, sur la Vilaine : 1.320 h. Ch. de f. Etat. Ardoisières. — Le cant. a 9 comm. et 7.020 h.
Chateaubriand [iô-brî-an'\ (vicomte François-René de), illustre écrivain français, né à ^int- Malo, m. à Paris (1768-1848). Il voyagea en Amérique, rentra en France au moment de la Révolution, émigra en 1792, servit dans l'armée des émigrés, puis vécut à Londres jusqu’en 1800. Sous la Restauration, il fut ambassadeur, ministre des affaires étrangères. On lui doit : le Génie du christianisme.