h. Ch.de f. Orl
cheddite n. f.
(de C/tedde, hameau de Haute -Savoie, où la substance fut étudiée). Explosif à base de chlorate de potassium.
chef 'chéf" n. m. (du lat. capul. tête). Tête ; dragon à un seul chef. (Vx.) Bout. (Vx.i Venir à chef, venir à bout ; mener à chef, mener à bien (Vx.)
De zouave ; 2. De chasseur d'Afrique.
Celui qui est à la tête, qui a l'autorité, la direction ; chef d'une entreprise, d'une armée. Article, point capital à considérer, objet principal : chef d'accusation. Fondateur d'une dynastie, d’une institution, d'une école, d’une doctrine ; )Li(t/)er fui le chef du protestantisme allemand. ' Bios. Pièce honorable, qui occupe le tiers supérieur de l'écu. 'V. blason.) Abréviation pour maréchal DES logis chef. Chef de cuisine, cuisinier qui a des aides sous ses ordres. Chef d'orchestre. musicien qui dirige un orchestre. Chef de gare, de station, employé qui dirige les services d’une gare, d’une station. Chef de fi le, soldat qui est le premier d'une file et, au fig., meneur. Loc. adv. .: En chef, en qualité de chef. De son chef, de sa propre autorité.
Au premier chef, gravement, à un haut degré.
Chefakat [ordre du), ordre turc créé en 1880, et réservé blanc, avec liséré rouge entre deux filets verts.
Chcf-Boutonnc, ch.-l. de c. (Deux-Sevres), arr. et à IG kil. de Melle, sur la Boutonne, al'li. do la Charente ; 2.100 h. Ch. de f. Et. — Le cant. a 16 comm. et 8.340 h.
Ordre du Chefakat.
aux dames. Ruban
chef-d’œuvre [chè-deu-vre ; même au plur.] n. m. Autrefois, ouvrage que tout aspirant à la maîtrise devait soumettre à l’examen d'un jury pour être admis. Travail parfait, œuvre capitale d'un artiste: le Cid est h chef-d'œuvre de Corneille. En mauv. part : un chef-d' ceuvre d'hypocrisie. Ironiquem. ; vous avez fait un beau chef -d' ceuvre ! PL des chef s-d' œuvre.
cheffeeier n. m. v. chevecier.
chefferie [chè-fe-rî\ n. f. (de chef). Circonsci’iption militaire, dans le service du génie : la réunion d'un certain nombre de chefferies forme une direction.
chef-lieu [chèf’] n. m. Ville principale d'une division administrative; chef -lieu de département, d' arrondissement. PI. des chefs-lieux.
chégros [grd] n. m, (pour chef-gros, gros bout). Fil enduit de poix, avec lequel cousent les cordonniers. les bourreliers. Syn. ligneul.
cheik, ou Scheik [chèk] n. m. (de Tar. scheikh, vieillard). Chef de tribu ou prédicateur arabe. {Cheik el islam, le grand mufti. Cheik el Haram, le gouverneur de Médine, gardien du tombeau de Mahomet.) PI. des cheiks.
Cheik-Sa'id, territoire français d’Asie, sur le détroit de Bab-el-Mandeb.
Cheillé, comm. d’Indre-et-Loire, arr. et à 19 kil. de Chinon ; 1.190 h. Ch. de f. Et.
chéiloplastie [ké-i-lo-plas-tî] n. f. du gr. kheilos, lèvre, et piastés, qui modèle ). Restauration autoplastique de la lèvre.
Chéiloraphie [ké-î\ n. f. (du gr. kheilos. lèvre, et rhaphê, suture). Opération chirurgicale qui consiste à coudre provisoirement, du moins en partie, les lèvres, pour assurer l'immobilité de la bouche et des régions voisines.
cheimatobie [ké-i] n. f. Nom scientifique de la phalène hyémale. 'V. phalène.
chéir [khé-ir'] préfixe (du gr. kheir, main). Se trouve dans les mots scientifiques avec le sens de main. (On l'écrit aussi chir.)
ChéiranthuS [âé-t-ran-tMss] n. m. Bot. Nom scientifique du genre giroflée.
Cheire [chè-re] n. f. Nom donné aux coulées de lave des volcans d’Auvergne.
chéirogale ou chirogaleus lé- Mss] n. m. Genre de mammifères lémuriens, renfermant de petites formes nocturnes, propres à Madagascar. V. LÉMURIENS.
chéiromys n. m. Zooi. v. chiromys.
chéiroptères [ké-i\ n. m. pl. v. chiroptères. Chelard (Ilippolyte), compositeur français, né à Paris, m. à 'Weimar (1789-1861) , auteur de chœurs, messes, cantates et opéras (Macbeth, Minuit, Aquila romana, etc.).
chélate [A'é] n. m. (du gr. khêlè, pince). Appendice d'un crustacé, terminé en pince.
chelem ou schelem [che-lèm] n. m. invar, (de Tangl. siam, écrasement). Au boston, au whist, au bridge, etc., réunion de toutes les levées dans la main de deuxjoueui's associés. Petit chelem, réunion de toutes les levées moins une. Adjectiv. Etre chelem, n’avoir fait aucune levée.
ehélicère [/t-ë] n. f. Appendice pair, situé en avant du céphalothorax des ai-achnides et représentant l'antenne modifiée : c'est à l'aide des chélicêres que les araignées foudroient les insectes dont elles font leur proie.
chélidoine [ké\ n. f. Genre de papavéracées, dont une espèce est appelée éclaire ou grande chélidoine-: le suc caustique de la chélidoine a été employé contre les verrues. Variété d’agate.
chelidon [Wi n. m. (gr. kehlidôn). Genre d’hirondelles, dont l'hirondelle des fenêtres (chelidon urbiea) est le type.
chélidonine [ké\ n. f. Alcaloïde extrait de la grande chélidoine.
Chéllff (le), le plus long fleuve d'Algérie : il arrose Boghar, Orléansville, et se jette dans la Méditerranée ; cours 680 kil.
chelingue [lin-ghe] n. f. Bateau pointu des deux bouts, en usage sur la côte de Coromandel, naviguant à la pagaie et à l'aviron.
Chelléen, enne [chè-lé-in, è-ne] adj. de Chelles, n. de localité). Se dit du temps qui marque le début de l’âge quaternaire : période chelléenne. N. m. ; le chelléen.
Chelles [c/iè-/e], comm. de Seine-ct-Marne. arr. et à 26 kil. de Meaux, sur la Marne ; 4.000 h. [Chellèens ou Chellois,. Ch. de f. E. Chilpéric pr en 684, et Childéric II en 673. y furent assassinés. Ruines d'une célèbre abbaye de femmes, fondée au VI® siècle par sainte Clotilde. rebâlie au vu® siècle par la reine Balhilde. illustrée par des abbesses de sang royal, supprimée en 1790. Station préhistorique. V. CUELLÉEK.
CHE
CHE
Cll6llllOIlS)ti (Joseph), peintre polonais, né à Betchki, m. à Kuklowska (1849-1914). 11 a peint des paysages et des scènes de la vie populaire polonaise : Au milieu des bléSy le Dimanche en Pologne, la Retraite de Russie, etc.
chélodine [ké] n. f.
Genre de reptiles chéloniens, renfermant des tortues d’eau douce, à cou très long, de l’Amérique du Sud et de l’Australie.
chéloïde [Ae] n. f.
(dugr.AAe/é, pince). Soi*te de tumeur cutanée sedéveloppant de préférence sur une cicatrice opératoire.
chélonée iké-io-né] cheimonski.
n. t. (du gr. khelonê, toi’-
tue). Genre de reptiles chéloniens, renfermant des tortues de mer, dont certaines espèces atteignent deux mètres de long et un poids de 500 kilogr.
chéloniens
[ké-lo-ni-in] n. m.
pi. (du gr. khelonê, torlue). Sousclasse des reptiles, renfermant les tortues. S. un chélo-
chéloniidés Chélodine.
[ké] n. m. pl. Famille de chéloniens, dont la chélonée est le type. S. un chélonoiidé.
Chélonite [ké] n. f. pl. (du gr. khelonê, tortue). Tortue pétrifiée, pierre de tortue.
chélonographie [ké, ft] n. f. (du gr. khelonè, tortue, et grajjhein, décrire). Partie de l’histoire naturelle qui traite des tortues.
Cholsea [^c/ié^sf] v. d'Angleterre, aujourd'hui réunie à Londres, sur la Tamise. Hôtel des Invalides. Maison des orphelins militaires.
Cheltenham, V. d'Angleterre feomtéde Gîocester) ; 4o.û00 h. Sources minérales, chlorurées sodiques (lymphatisme, rachitisme, scrofule).
Chemazé, comm. de la Mayenne, arr. et à 7 kil. de Château- Goniier ; 1.560 h. Ch. de f. Et.
Chémer [me] (se) v. pr. (ital. scemar, du lat. semis, moiüé). Se réduire de moitié. Dépérir. (Vx.)
Cheméré, comm. de la Loire-Inférieure, arr. et à 25 kil. de Paimbœuf ; 1.290 h. Ch. de fer Et.
Chémery, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 27 kil. de Blois, sur un affl. du Cher; 1.310 h.
Cheminé [il mil.], ch.-l. dec. 1 Maine-et-Loire), arr. et à 22 kil. de Cholet, sur l'IIyrome, s.-affi. de la Loire, par le Layon ; 4.170 h. Ch. de fer O. Filatures, toiles. — Le cant. a 11 comm. et 12.470 h.
chemin n. m. (celt. camen ; de cam, pas). Voie de terre, terrain préparé pour aller d'un lieu h un autre : chemin vicinal, forestier. Voie de communication quelconque : les grands chemins de la mer. Distance, espace : la ligne droite est le plus court chemin entre deux points. Passage, issue : s'ouvrir un chemin à travers les ennemis. Chemin ferré, chemin formé de p’avois. Chemin battu, chemin fréquenté et, au pg., routine. Chemin de ronde, chemin sur la saillie de la muraille, derrière les créneaux. (Vx.) Chemin couvert, défense en arrière de la crête du glacis. Chemin de fer, dont la voie est formée par deux lignes parallèles de rails d'acier sur lesquelles roulent les trains. Administration des chemins de fer: emploi de comptable au chemin de fer. Chemin mobile^ v. rampe mobile. Fig. Voie qui conduit à un but : le chemin de la gloire, du déshonneur, Faire son chemin, réussir. Aller le droit
Chemin ou Route des Dames
chemin, procéder avec droiture. Montrer le chemin, donner l’exemple. Chemin des écoliers, le plus long. Chemin de velours, de fleurs, voie commode, agi*éable. Ne pas y aller par quatre chemins, aller droit au but, sans ménagements. Faire la moitié du chemin, faire des avances. Mener quelqu'un par un chemin où il ny a pas de pierres, le poursuivre à outrance, le malmener. Chemin dupavadis,^^!^ difficile. Chemin de la croix, route qu'a parcourue le Christ chargé de sa croix, de Jérusalem au Calvaire ; suite de quatorze tableaux où sont représentées les 2, 3. Chemin de ronde,
diverses scènes
de la Passion. Ai.lus. hist. : Chemin de Damas, V. Paul [saint'. Prov. : Tout chemin mène à Rome, bien des procédés conduisent au même résultat. Qui trop se hâte reste en chemin, il faut ménager ses forces, si l’on veut arriver à un but.
— Encycl. Techn. Chemin de fer. L'idée première des chemins de fer est due à l’ingénieur anglais Vivian, véritable inventeur du rail. Stephenson en Angleterre, et en P'rance Marc Séguin, établirent les premières locomotives. La première voie ferrée exploitée en P'rance fut celle de Lyon à Saint- Etienne (1823) ; enfin, c'est de 1837 à 1848 que se créèrent les grands réseaux.
L'établissement d'une voie ferrée comprend essentiellement le tracé du parcours, l'établissement d'un profil aussi horizontal que possible au moyen de déblais, terrassements, ponts, viaducs, tunnels, etc., enfin, la mise en place de la superstructure (traverses, ballastage, aiguillages, croisements de voies, plaques tournantes, chariots roulants) et des signaux (disques, sémaphores, iiidicateurs de vitesse, etc.). La voie normale est large de 1“.44.
Le materiel roulant comprend, outre les locomotives (à vapeur ou électriques), un grand nombre de types de véhicules destinés à répondre aux besoins variés du transit (wagons à voyageurs, à marchandises , à bestiaux , plates-formes , trucs , wagonsposte, wagons-restaurants, etc.), munis de freins. On distingue dans l’exploitation des voies ferrées la traction de l'exploitation commerciale proprement dite.
Les chemins de fer, selon leur destination, peuvent se grouper en chemins" de fer à voie normale, à voie étroite, chemins de fer sur route, funiculaires, aériens, électriques, atmosy)hériques, etc.
Finances. Il existe en P'rance des chemins de fer d’intérêt général, de.s chemins de fer d'intérêt local, des chemins de fer industriels, des tramways sur routes. (V. tramways.)
Cheiïiins de fer d'intérêt géiiéral. L’exécution des travaux peut être faite sous l'une des trois formes ci-après : 1» l'Etat exécute seul les travaux, soit pour exploiter lui-même, soit pour faire exploiter par une compagnie ; 2o l'Etat acquiert les terrains et fait les travaux d'infrastructure, laissant à une compagnie le soin d’établir la voie et les travaux de superstructure; 3® une compagnie concessionnaire exécute tous les travaux et exploite elle-même, avec le concours financier de l’Etat. En P’rance, le système d'exploitation directe est appliqué en ce qui concerne le réseau de l'Etat ; le système de la concession est en vigueur en ce qui concerne les réseaux du Nord, d'Orléans, etc.
Aux termes dei, conventions passées en 1883 avec les compagnies de chemins de fer, les payements que l'Etat fait à ces compagnies, à titre de garantie d'intérêts et en retour des travaux qui lui sont imposés, sont des avances dont il df>it être remboursé avec les intérêts simples à 4 p. lÜO sur les produits
nets des lignes auxquelles s'applique la garantie, dès que ces produits nets dépassent l’intéi’ét garanti.
Les compagnies n’ont pas 15 propriété, mais seulement la jouissance de la voie. A l'expiration de la concession, les chemins de fer font retour à l’Etat, tenu seulement de payer alors le prix du matériel, fixé à dire d'experts. Les chemins de fer font, en effet, partie du domaine public de l'Eiat, et, comme les routes, ils sont inaliénables et imprescriptibles. 11 en est de même des gares et autres bâtiments d’exploitation, considérés comme accessoires du sol.
Administration. Les compagnies, sociétés commerciales anonymes, ont à leur tête un conseil d’administration dont les pouvoirs sont délégués à un directeur. Elles sont contrôlées par le ministre des travaux publics, au triple point de vue : technique (comité de l’exploitation technique, ingénieurs des ponts et chaussées et des mines, etc.) ; financier (commission de vérification des comptes, nécessité de l'autorisation ministérielle pour l’émission d’obligations, contrôle par la Cour des comptes du compte d’ordre des opérations annuelles, etc.) ; commercial (comité consultatif des chemins de fer, fixation des horaires, détermination des tarifs).
Les commissaires de surveillance administrative, fonctionnaires publics, reçoivent dans les principales gares les réclamations du public et constatent les contraventions.
Chemin de fer d'intérêt local. Les chemins de fer d’intérêt local sont établis par les départements ou [lar les communes, dans les conditions délibérées par le conseil général ou par le conseil municipal.
Les projets sont soumis à l’examen du conseil général des ponts et chaussées et du conseil d’Etat. Si le projet a été arrêté par un conseil municipal, il est accompagné de l'avis du conseil général.
• Chemins ae fer industriels. Ils sont établis spécialement pour desservir des exploitations d’usiîies, mines, carrières, etc. ; ils font partie du domaine public. Au point de vue commercial, ils ne sont soumis à aucune réglementation; mais, atout autre point de vue, ils sont assimilés aux chemins de fer d’intérêt général.
Chemins vicinaux, ruraux. N. voirie.
Chemin de la perfection (^e), ouvrage mystique et ascétique, par sainte Thérèse (i'SGS-îSG?).
Chemin des Dames (le), route carrossable du dép. de l’Aisne, courant pendant une vingtaine de kilom. sur les plateaux entre Aisne et Ailette ou Lette, depuis les environs des fermes de l’Ange- Gardien et de la Malmaison jusqu’à la ferme Hurtebise. Ce « chemin de ronde » des hauteurs de l'Aisne, qui se prolonge sur les sommets tabulaires de Ci'aonne jusque dans la plaine champenoise et la vallée de l’Aisne, existait dès la première moitié du xviiio siècle, et il succédait à une piste du moyen âge et à une voie romaine. Les plateaux peu élevés (200 m. au point culminant) sur lesquels court le Chemin ou Route des Dames, et leurs talus, leurs corniches et leurs creuttes ou galeries naturelles ont servi, durant l'époque historique, de théâtre à plus d’une bataille. La première fut gagnée au pied sud-oriental des hauteurs de Craonne par Jules César, entre Pontavert et Berry-au-Bac en 57 avant J . - C . Napoléon Pr y battit les Prusso- Russes en mars 1814 (bataille de Craonne).^ Pendant la Grande Guerre, les hauteurs du Chemin des Dames ont été disputées durant plus de quatre ans de manière continue, entre les P’rançais et les Allemands. Prises par les Allemands dès le 2 septembre 1914, elles furent attaquées sans succès du 18 au 21 septembre de la même année par les soldats des généraux de Lamaze et de Maud’huy , puis furent sillonnées par de nombreuses tranchées ici allemandes et là anglo - françaises au cours d'une lutte qui dura plus de six mois il6 avril-25 octobre». Les hauteurs du Chemin des Dames ont été perd\ies par les Allemands puis reprises par eux le 27 mai 1918 : mais elles n'ont pas tardé à être reconquises par l’armée Mangin, du 16 septembre au 13 octobre 1918, au cours de la grande campagne